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Et toi, tu votes pour qui ?

« On n’a pas le droit de parler politique ou de religion dans l’entreprise… On ne met pas d’affectif dans son travail, donc, on se désengage de l’entreprise« ….

Un rendez-vous très intéressant, la semaine dernière, m’a donné plusieurs suggestions de nouveaux billets !

Avez-vous déjà parlé de politique (ou de religion, mais bon, restons sur la politique, puisque c’est d’actualité !) au boulot ? Moi oui. La présidentielle de 2007 a été l’objet de débats passionnés à la cantine, lorsque j’étais encore salariée. Effectivement, ce sujet restait cantonné à la « petite bande de proches » avec lesquels je déjeunais tous les jours. Même si nous n’étions pas d’accord (toutes les sensibilités étaient représentées, sauf l’extrême droite), chacun donnait son point de vue et c’était vraiment très intéressant. En tant que « traumatisée de 81 », – je me souviens des cris provenant de la salle à manger de ma grand-mère, car le ton montait souvent entre mes parents et mes oncles et tantes -, j’ai pris l’habitude d’aborder le sujet « politique » avec des pincettes, et j’ai apprécié de pouvoir parler librement avec mes collègues.

Ces derniers temps, j’ai souvent posé la question « alors, tu votes pour qui ? » à mes amis, mais je n’ai évoqué le sujet qu’une fois avec une cliente, fort peu courageusement d’ailleurs, car je me doutais à ses propos qu’elle votait comme moi ;-)…

Je n’arrive pourtant pas à me faire un avis sur la question. La politique doit-elle rester dans la sphère de l’intime ou être étalée sur la place publique ?

Il n’est plus très compliqué, en lisant certains tweets, écrits « à chaud » de connaître l’avis de leurs émetteurs… Mais est-ce que cela ne contribue pas à les mettre « dans des cases » comme on sait si bien le faire en France ?

Alors, qu’en pensez-vous ? … (Je ne vous ne demande pas plus, car je ne vous dirai pas non plus pour qui j’ai voté ;-))

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Etes-vous un slasheur ?

Pour le savoir, il faudra que vous lisiez l’article Génération freelance dans lenouveleconomiste.fr

L’article comporte quelques confusions étranges, la journaliste ne comprend pas que « freelances, auto-entrepreneur et indépendant » sont des mots différents pour désigner des indépendants… et surtout elle parle du coworking comme alternative au CDD ! Depuis quand le coworking est-il un statut ? Quant au portage, il n’est pas du tout abordé, alors que cela doit quand même concerner pas mal d’indépendants… Bref, ces remarques mises à part, l’article est plutôt complet et je suis surtout entièrement d’accord avec la conclusion, une citation de Mike Burke, expert en management, que je reproduis telle quelle :

 “[…] comment sortir le meilleur de chacun lorsqu’on n’a plus le levier du clan, de l’attachement au groupe, et de l’affectivité qui va avec, ni celui du contrat et de la sécurité qui l’accompagne ? insiste-t-il. Autrefois, l’entreprise jouait un rôle social essentiel ; ce rôle est en perte de vitesse constante.” Ce qu’il reste ? Une juxtaposition d’individualités dont la vie sociale, l’attachement et la fidélité s’ancrent ailleurs que dans les locaux d’un employeur. Pour faire face à ce bouleversement et y survivre : il y a un mode de pensée à remanier et un risque à gérer. “Parce que cette population n’étant pas redevable, elle n’est pas non plus contrôlable”, avertit Mike Burke. A moins bien sûr d’inventer au plus vite d’autres ressorts que ceux de l’affect et de la sécurité.

Qu’en pensez-vous ?

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Portrait : Stéphanie Will, SW&Vous, Assistanat business development et communication

J’ai rencontré Stéphanie pour la première fois il y a près d’un an, lors de mon tout premier Café des Freelances. Je n’avais pas encore lancé mon activité alors qu’elle projetait déjà sa sortie de couveuse. Ensuite, j’ai commencé à lire son blog, au même moment que celui de Thierry, et me suis rendue compte qu’ils se connaissaient. Et un jour, Stéphanie est arrivée sur ce blog, sans avoir fait le rapprochement avec la peut-être future freelance du Café. Bref, il y a eu entre nous pas mal de quiproquos amusants 😉 et depuis un an, un long chemin parcouru !
Stéphanie a maintenant monté sa SARL et – presque scoop ! – recruté sa première collaboratrice ce mois-ci. Elle raconte d’ailleurs son parcours tous les lundis sur Maviepro, je vous recommande ses articles, souvent drôles, toujours sincères et pleins d’énergie, comme elle !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase :
Stéphanie, j’ai (bientôt 😉 34 ans, je suis une ex-assistante de communication cantonnée, devenue chef d’entreprise en imaginant une offre d’assistanat business personnalisé – de l’assistanat à temps partagé et en mode projet, qui repose sur mon expertise en communication des entreprises et stratégie de communication en ligne.

Depuis quand es-tu indépendante ? 
 L’offre est opérationnelle depuis fin 2007, mais mon démarrage a vraiment été amorcé par mon entrée en couveuse d’entreprises 6 mois plus tard, ce qui m’a permis de faire un exercice presque complet sans m’immatriculer. Ma société existe depuis juin 2009.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi de créer ta société ?
Ma formation et mon expérience ont fait de moi un être hybride qui ne trouvait plus sa place dans le salariat : pas assez diplômée pour être recrutée en CDI comme chargée de communication ; trop expérimentée, trop habituée à des projets hors normes où l’on m’a donné beaucoup de responsabilités, pour me placer sur des postes stables mais sans ambitions.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
Ayant fait une première année en couveuse où mon CA a dépassé le stade micro, j’ai compris que je pouvais voir plus loin que la création de mon propre emploi. Puisque je pouvais alimenter une machine financière, il fallait aller au bout de ce pari : j’ai créé une SARL et je me projette aujourd’hui en agence d’assistants projet. J’accueille d’ailleurs cette semaine ma première recrue : une alter ego, pas « l’assistante de l’assistante », qui s’appelle Sophie.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Non, cela n’existe pas du tout, car tout en étant très organisée je dois mener jour après jour une vie « multi-projets » et cette histoire s’écrit tous les jours. C’est la version parfaitement rock n’roll que j’attendais de l’indépendance, alors je ne me plains pas, mais je reconnais que je vis mon boulot et ma propre vie de façon totalement imbriquée. Je suis incapable, par exemple, de citer « une passion ou un hobby » qui soit sans rapport avec mon activité professionnelle !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
J’imagine avoir réussi à quitter la maison pour des locaux extérieurs, accueillant mon entreprise et mes salariés – entre 5 et 10, ce serait le bonheur !

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?
Je lui dirais de s’assurer très vite de pouvoir vendre quelque chose à quelqu’un au juste prix. Il n’est pas raisonnable de basculer vers un statut d’entrepreneur si son offre n’est pas finalisée, testée auprès d’un premier client (un seul suffit à donner la confiance), et négociée au bon tarif, celui que l’on peut s’autoriser quand on entre sur le marché mais qui reste rentable. 
Comme on ne peut réussir en indépendant qu’avec une expertise très solide, il faut rapidement monter en puissance en sortant du système « premier prix » et valoriser financièrement son savoir-faire.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Je ne suis pas très active sur Viadeo, je préfère Facebook ! Mon blog se trouve à l’adresse www.stephaniewilletvous.com/blog tandis que l’adresse de mon nouveau site est www.assistants-projet.com… mais c’est une page provisoire ! N’hésitez pas à prendre contact à partir d’eux.

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La famille et les hommes (par Raphaël Y.)

En réponse  à mon billet sur « l’entreprise et les femmes »,  Raphaël avait expliqué que les hommes étaient eux aussi confrontés à certaines problématiques… dans le domaine familial ! Je lui ai proposé d’en parler ici. Voici donc son billet. Merci Raphaël 😉
(NB : Et si vous souhaitez faire de même, n’hésitez pas à m’envoyer vos articles, je me ferai un plaisir de les publier !)

Ce billet est un commentaire approfondi au billet d’Isabelle sur «l’entreprise et les femmes».  Effectivement, on évoque souvent les difficultés que peuvent rencontrer les femmes pour trouver un équilibre entre l’entreprise et la vie famille, mais très rarement la position des hommes par rapport à leur famille. C’est pourtant, pour moi, deux choses qui sont profondément liées, j’y reviendrai par la suite.

Personnellement, je travaille en freelance depuis près de 10 ans et je m’organise de manière à pouvoir m’occuper de mes enfants et de la vie famille quotidiennement. J’accompagne mes enfants à l’école ou dans leurs loisirs et m’occupe régulièrement des courses et de la cuisine.
Et il y a des jours où j’ai franchement l’impression de passer pour un extraterrestre ! Cela passe par des détails : lors de l’inscription à la cantine, on demande à ma femme un justificatif comme quoi elle travaille ; moi, rien… A la sortie de l’école, une mère qui demande à mon fils ce que je fais comme travail, sous-entendu «il est chômage ? le pauvre…», ou de manière plus positive des amies s’adressant à ma femme «Tu as de la chance toi, ton mari est là pour t’aider !»

Pour confirmer, ce que l’on constate facilement, à savoir que les hommes passent plus de temps en entreprise et donc moins en famille, il faut regarder les statistiques de l’INSEE . Chez les cadres, la durée de travail est de 1 930 heures/annuelles pour les hommes contre 1 700 pour les femmes (en temps complet, 230 jours/an). Soit une heure de plus en moyenne par jour pour les hommes.

En France, il y a une pression sociale forte pour rester au travail. Il faut faire acte de présence, «sous surveillance», notamment chez les hommes qui n’ont pas «l’excuse» d’aller chercher les enfants. Accessoirement, cela explique aussi le faible développement du télétravail en France. Cette situation paternaliste ou scolaire est, à ma connaissance, une particularité française. Dans le monde anglo-saxon ou même en Allemagne, la journée de travail se termine à l’heure dite. Rester tard est signe de lenteur et de désorganisation.

Travailler en freelance permet d’éviter ces pressions sociales liées à un trop gros attachement affectif à une entreprise. On délimite mieux les deux mondes. Le travail est défini à chaque fois par une mission, un prix et un contrat. Si vous êtes présent dans les locaux d’une entreprise, c’est pour une raison donnée, une réunion, une séance de travail. Une fois le travail fini, vous repartez et tout le monde trouve ça normal. Cela me paraît plus sain comme relation.

Les articles parlent souvent du «plafond de verre» que les femmes ne peuvent pas franchir en entreprise, mais il faudrait surtout faire descendre les hommes de leur estrade. Déjà, comme se le demande Isabelle, tout le monde n’a pas pour seule ambition de siéger au Comex, même chez les hommes ! La parité dans les entreprises est souvent évoquée pour les salaires et les postes à responsabilité, mais ce n’est que le petit bout de la lorgnette. Il faudrait appliquer la parité, dans les deux sens, à tous les domaines : du congé parental, aux retraites, à la garde des enfants en cas de divorce,…

Par exemple, le congé paternité actuel est ridicule : deux semaines, et encore pas toujours prises. Sur deux semaines, il y en a une consacrée à la garde des enfants pendant que la mère est la maternité avec le nouveau-né, et juste une ensuite, pour l’aider quand elle revient à la maison. C’est plus que court ! En Suède ou au Danemark, le congé est d’un an à partager entre la mère et le père avec beaucoup de souplesse. Cela permet au père de s’approprier son rôle, de trouver sa place dans la famille et par rapport à ses enfants. Par la suite, il poursuit naturellement ce rôle et il ne devient pas le papa «qui rentre tard le soir, parce qu’il travaille».
Et à partir du moment ou l’équilibre famille/entreprise est respecté pour chacun, j’ai l’impression que l’on résoudrait beaucoup de disparités.

J’ai la chance d’avoir trouvé cet équilibre, mais encore une fois j’ai plus l’impression d’être une exception. Je vois mal, aujourd’hui, comment j’aurais pu faire cela en étant salarié. Bizarrement, il existe de nombreux réseaux de femmes qui se battent pour diverses causes, généralement pour «prendre» la place des hommes dans les entreprises, mais jamais pour «libérer» un peu de place aux hommes dans les familles !

Pour conclure, je vous propose un petit test : proposez à votre conjoint (ou conjointe) de faire «père au foyer» à plein-temps. Voyez sa réaction, imaginez la transition, la réaction des enfants, de l’entourage… J’aimerais bien connaître le résultat !

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Focus métier : Les relations publiques

Je n’aime pas beaucoup ce terme de « relations publiques ». De plus en plus souvent d’ailleurs, en entreprise, on appelle les relations publiques « marketing opérationnel » (même si le champ d’intervention de celui-ci est plus réduit), peut-être parce que cela semble plus parlant et plus « orienté retour sur investissement », surtout lorsque l’on s’adresse à des décideurs.

Les relations publiques ont pour but de créer et d’entretenir l’image et la notoriété d’une entreprise.  Il ne s’agit pas de vendre directement un produit ou un service, mais de renforcer le capital confiance et sympathie envers l’entreprise. Les relations publiques sont souvent liées aux relations presses : les journalistes sont souvent conviés aux événements et manifestations diverses.
Les relations publiques ont aussi pour but d’entretenir le dialogue entre l’entreprise et ses publics « prescripteurs » : le monde politique, les organisations économiques (CCI…), les associations locales, etc.

Les types de manifestations associées aux relations publiques :

L’événement : il est organisé par l’entreprise pour marquer un temps fort (fusion, lancement d’un produit, anniversaire, nouvelle orientation stratégique…). Il permet de valoriser un message spécifique dans un contexte festif.

Le salon : La participation à un salon relève avant tout de la politique commerciale. Il s’agit globalement de se faire connaître, mais aussi de présenter produits et services, de développer des contacts commerciaux et si possible…  d’enregistrer des commandes ! La dimension communication reste essentielle dans ce contexte, car l’image de l’entreprise passe à travers la décoration du stand, son animation, ou encore la prise de parole des intervenants.
Un bon salon est une excellente occasion d’enrichir son carnet de commandes, mais un « mauvais » salon ou simplement un mauvais emplacement peuvent faire perdre beaucoup de temps et d’argent ! Il est indispensable de prendre à l’avance un maximum de renseignements (et idéalement d’avoir déjà visité une édition précédente du salon en question).

Le parrainage : ou sponsoring, ou mécénat. L’entreprise s’associe à un événement ou une activité qui n’est pas lié à son coeur de métier. Le sponsoring est en général associé au sport, le mécénat concerne le champ de la culture, de l’éducation, les actions humanitaires ou liées au développement durable…
L’objectif est de valoriser l’engagement social de l’entreprise. Si c’est un facteur de notoriété et de crédibilité auprès du grand public (si l’engagement est réel, bien entendu !), c’est aussi un facteur très fédérateur pour les salariés de l’entreprise. Je me souviens d’une chargée de recrutement qui m’avait expliqué avec énormément d’enthousiasme qu’elle aimait sa société parce que les dirigeants de son entreprise s’étaient engagés dans une action de mécénat auprès de chirurgiens qui oeuvraient auprès d’enfants du Tiers-Monde. La semaine dernière encore, j’ai discuté, à l’ESCP, avec le commercial d’une marque de soupes, qui expliquait, avec des étoiles dans les yeux, que ses dirigeants reversent chaque année 30 % de leurs bénéfices à diverses associations humanitaires (c’est un autre sujet, mais je pense que si certaines entreprises s’engageaient de manière pragmatique, elles recruteraient beaucoup plus facilement des jeunes de la génération Y).

La semaine prochaine, nous parlerons de communication de crise…

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Mompreneur, une nouvelle façon de renvoyer les femmes à la maison ?

Créer son entreprise, c’est un boulot « plus qu’à plein temps », c’est une envie longtemps mûrie et la capacité à travailler en indépendant, c’est inné, c’est un tempérament… Ca, ce sont des arguments que j’entends tous les jours de la part de mes copains freelances, et je suis entièrement d’accord avec eux.

Alors voir Le Monde s’emparer du phénomène purement marketing de la « mompreneur » en nous resservant du jouet en bois, de la nourriture bio en veux-tu en voilà, et vas-y que j’ouvre ma boutique pour m’occuper de mes enfants et vivre en harmonie avec mes convictions (mais sans salaire, hein, parce qu’il ne faudrait pas en plus devenir millionnaire !), je vois rouge ! C’est encore une façon de « renvoyer les femmes à la maison », puisque même quand elles créent leur entreprise, ce n’est pas par ambition personnelle, c’est pour garder un oeil sur leurs enfants !

J’ai deux enfants. Le retour de mon premier congé de maternité ne s’est pas fait avec une remise de colliers de fleurs et des chants sur la plage… Mais. Mais depuis toute petite, je m’étais juré que « quand je serai grande, je n’aurai pas de chef ». Et j’ai profité du temps libre que m’a procuré mon deuxième congé de maternité pour réaliser ce projet. Mon choix est purement égoïste. J’ai choisi pour moi, parce que cela correspondait à mon objectif professionnel de toujours, de travailler en solo.

Il se trouve que cela satisfait toute la famille. Tant mieux. Je suis heureuse d’aller (presque) tous les jours chercher mes enfants à la crèche et à la garderie (à 18h30) et de pouvoir passer du temps avec eux (jusqu’à 20h30, parce qu’ensuite, je me remets au boulot !). Mon mari est ravi de ne pas à avoir à gérer une fois sur deux (oui, chez nous, on fait « équitable », sur  la garde des enfants comme sur les tâches ménagères…) le départ précipité du boulot pour cause de « … a de la fièvre, venez le chercher immédiatement ». Je suis à côté, donc je gère. Avec le sourire, en plus 😉

Il faut vraiment en finir avec cette vision machiste et étriquée des femmes qui se doivent de consacrer leur vie à leurs enfants. Elles ont aussi le droit de faire pour elles leurs choix de carrière.

Alors je vous recommande plutôt la lecture des commentaires de cet article du Monde, parce que si les journalistes perdent la tête, les lecteurs savent le leur signaler !

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Réussir sa vie, c’est quoi ?

Non, non, je n’ai pas décidé de donner une nouvelle orientation « développement personnel » à mon blog, parce que je ne connais rien à ce domaine, et que je n’ai jamais été capable de lire deux pages du magazine Psychologies sans qu’il me tombe des mains… Donc comme d’habitude, je vais partir sur mes réflexions bien basiques !

La semaine dernière, j’ai déjeuné avec un ancien collègue. Pas vu depuis 9 ans. Nous nous sommes retrouvés sur… Viadeo 🙂
Il a mon âge, une femme, que je connais aussi, car il l’a rencontrée au boulot, et ces dernières années, ils ont eu deux enfants. Comme moi.
Sauf que des vies parallèles ne sont pas symétriques. Je n’ai pas traversé ces dernières années, comme lui, de gros coups durs, de ceux qui modifient de manière irréversible le cours d’une vie.

Après avoir parlé de tout ça pendant quelques instants, forcément chargés d’émotion, nous avons parlé du boulot. Il est toujours dans la société où nous travaillions ensemble. Il en a parlé sur un ton plutôt gêné, « j’ai dû privilégier ma famille », « j’ai le sentiment de ne rien savoir faire d’autre ». Et c’est vrai qu’à 35 ans, quand on n’a pas bossé dans 5 entreprises, et qu’on n’a pas évolué dans chacune, quand on n’est pas membre du comité exécutif, quand on n’a pas un salaire de xK€, aujourd’hui, on s’excuse de ne pas avoir « réussi »…

Voilà pourquoi les revendications actuelles de certaines femmes vis-à-vis de l’entreprise me rendent mal à l’aise. En fait, elles partent du pré-requis que la réussite, c’est la réussite professionnelle. Et que si on n’a pas au boulot la même « trajectoire possible » qu’un homme, nous sommes brimées, bridées, condamnées à contempler le fameux plafond de verre…

Ma vie personnelle a fait que j’ai eu le temps de réfléchir à cela et de faire des choix. Ce qui compte avant tout pour moi, c’est ma famille. Je veux voir grandir mes enfants, je veux les rendre heureux. Pour une fois, j’impose mon avis, mais ce doit être ça, la quête de toute une vie. Tous les matins, se lever en disant que tout va bien. Sourire. Donner du bonheur aux autres.

C’est tout bête, hein ? Oui, on dit même, « naïf et gentillet », « inconscient des réalités » quand on est formaté pour la sacro-sainte réussite… sociale. Et puisque ce sont les autres qui sont juges de votre réussite, il faut leur en montrer, des grosses voitures, des belles montres, des salaires qui permettent de partir en vacances plusieurs fois par an le plus loin possible. Pas la peine d’évoquer les contreparties, tout le monde les connaît, mais beaucoup les revendiquent.

Je ne rejette pas en bloc le monde professionnel, sinon je serais allée vivre dans une grotte et je ferais pousser mes salades. Mais j’ai eu besoin à un moment donné de choisir une façon d’exercer mon métier qui soit en accord avec mes convictions. Donc mes objectifs sont très clairs : je veux vivre de mon activité, faire bien des choses qui m’intéressent, rendre service dès que c’est possible. C’est tout et largement assez, non ?

Le matin, quand j’habille mes enfants, on chante (enfin mon fils chante, et moi avec lui). Et souvent je repense à il y a deux ans, quand je partais en courant alors qu’il dormait encore à poings fermés. Quand à 7h45 j’étais déjà entre deux trains, le coeur battant à 150 pulsations seconde parce que j’allais encore arriver en retard et encore rater un début de réunion hyper important et que forcément, à un moment de la journée, on allait me reprocher mon manque de disponibilité…

Aujourd’hui, tout cela est bien fini. Je suis même devenu mon propre symbole de réussite. Je fais ce que j’aime, et en plus, cela me permet de passer plus de temps avec ceux que j’aime. Alors je laisse avec grand plaisir leurs débats sur la réussite sociale à ceux qui ont besoin de cela pour être heureux 🙂

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Les sites de missions pour freelances

Je rebondis sur une question posée hier par Dominique du Blog du Freelance sur le thème de la prospection.
Il y a un outil que je n’ai pas utilisé, ce sont les plates-formes de mise en relation freelances/entreprises.

Je me suis inscrite à tous ceux que j’ai identifiés, c’est-à-dire :
– Freelance.com (à l’abandon, semble-t-il),
– Progonline (énormément de propositions, mais pour… des programmeurs, comme son nom l’indique !),
– Motamot (ils ne proposent pas d’alertes email, autant dire que j’y pense donc tous les deux mois !),
– Codeur (beaucoup d’offres, mais des prix moyens très bas, semble-‘il !),
– Cyberworkers (des annonces plus qu’alléchantes, mais la mise en relation est payante). Cela me fait un peu penser à certaines agences immobilières qui font payer un abonnement avant de visiter l’appartement, qui finalement ne correspond jamais à la description…

Donc, concernant l’utilisation de ces sites, j’en suis au point 0. Cela m’intéresse, dans l’absolu, mais je ne connais personne qui ait trouvé une mission par cet intermédiaire. Si c’est votre cas, je serais très heureuse de connaître votre point de vue…

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C’est la rentrée !

Je suis de retour de vacances depuis mercredi midi. L’après-midi, j’étais en train de commencer à vider les valises quand le téléphone a sonné. L’un de mes clients me demandait d’être présente à un rendez-vous important… hier.
J’ai préparé ce rendez-vous pendant une partie de la journée de jeudi et m’y suis rendue hier après-midi. Tout s’est bien passé. J’ai maintenant les éléments nécessaires pour rédiger une plaquette qui devrait paraître fin septembre !

J’ai plusieurs autres projets importants en cours et contrairement à l’époque où j’étais en entreprise et que je soupirais en voyant arriver le boulot, là, je l’envisage avec grand plaisir !

L’autre excellente nouvelle du jour – je n’en ai pas parlé plus tôt parce que je n’arrivais pas à y croire ! – c’est qu’un article où je suis citée  est paru dans… Time Magazine !

Fin juillet, j’ai répondu à une proposition de témoignage en ligne sur le site de la Fédération des Auto-entrepreneurs. Dans les jours qui ont suivi, j’étais appelée par un journaliste de Time, qui à la suite de la lecture de ce texte, avait décidé de m’interviewer dans le cadre d’un article sur les auto-entrepreneurs… Enorme, non ? En tous cas, moi je ne m’en remets pas d’être citée dans un journal américain 😉

Allez, je me concentre sur la réalisation de mon album de photos de vacances parce qu’à partir de lundi… il va falloir s’atteler à la tâche !

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Portage vs Auto-entrepreneur

portagevsaeJe connaissais le portage car l’un de mes amis, ingénieur en informatique indépendant, y a recours « de manière contrainte » pour pouvoir effectuer des missions dans des sociétés qui ne travaillent qu’avec des entreprises référencées. Il se fait donc « porter » par une SSII, qui n’est pas, il est vrai, une société spécialisée dans le portage.

Depuis la mise en place du statut d’auto-entrepreneur, les sociétés de portage fleurissent et se font plus agressives commercialement que jamais, alors que leur argument-clé « on s’occupe de la gestion de votre entreprise » n’a pas valeur à convaincre quelque auto-entrepreneur que ce soit (si on ne sait pas gérer en auto-entrepreneur, franchement, il vaut mieux rester salarié…).

A l’époque de la ruée vers l’or, les fabricants de pelles et de pioches ont fait fortune, alors que pour  les chercheurs d’or…
Je n’aime pas du tout l’idée que les sociétés de portage se fassent de l’argent sur le dos des auto-entrepreneurs. Le fait que les « intermédiaires » s’enrichissent plus que ceux qui sont au coeur de l’action me pose réellement problème.
Cela dit, je ne veux pas polémiquer de manière gratuite : je pense que le portage a son intérêt lorsque l’on monte une société et que la « paperasserie » peut devenir un vrai cauchemar pour un néophyte. Seulement, même dans ce cas, le portage n’est pas la seule solution : il est aussi possible de s’adresser à un expert-comptable ou même à un freelance spécialisé dans la gestion des TPE/PME.

A ma connaissance, seul le site Cadremploi a « mis les pieds dans le plat » en proposant un article sur le match entre les options portage et et auto-entrepreneur.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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