Archives de la catégorie Mon parcours

Le choc de simplification, c’est pour le prochain président ?

Aïe, ça fait encore longtemps que je ne suis pas venue par ici… En bref, depuis deux mois, j’ai fait pas mal de choses, échangé avec pas mal de monde et lu pas mal de bouquins inspirants… Je fais bouillonner tout ça et en parlerai au fil de l’eau ;-).

Aujourd’hui, je partage encore un coup de gueule ! J’ai reçu un courrier me demandant de faire mon bilan en ligne en tant qu’organisme de formation. En fait, même si je donne des formations depuis 6 ans via différents organismes, je n’ai demandé mon immatriculation en tant que formatrice que l’année dernière, à la suite d’une conversation avec une cliente, intéressée par une formation sur les réseaux sociaux, à la condition de pouvoir se faire financer par un OPCA. Qu’à cela ne tienne, je me suis renseignée, ai rempli mon formulaire en ligne (bon, c’était il y a un an, donc je fais comme si c’était simple, mais ça ne l’était pas tant que ça), suis devenue formatrice agréée comme me l’a confirmé un papier rempli à la main (oui, j’ai reçu un numéro de formateur écrit au stylo bille !!) et ai pu former ma cliente puis me faire payer par son OPCA.

N’ayant pas d’autre client intéressé (bon, je n’ai pas non plus fait de prospection sur cette thématique…), j’ai donné en tout et pour tout une formation de deux jours sur cet exercice comptable. Je dois cependant le déclarer, via un « nouveau site » (je ne le faisais pas avant, donc de toute façon, ce serait nouveau). Bref, ce matin, 8h30, je m’y colle. Je lis que j’ai deux options, remplir en ligne le formulaire, l’imprimer et l’envoyer par La Poste, ou imprimer le formulaire, le remplir à la main et l’envoyer par la Poste. J’écris mal, je choisis « remplir en ligne ». Sauf que une fois que c’est fait, je lis le bandeau en bas de page « votre déclaration désormais en ligne, blabla ». Grrrr… Pourquoi indiquer ça en bas de page et laisser l’autre « méthode » en ligne ? Vous m’expliquez ? Ca n’a aucun sens ! Je m’y colle néanmoins, on est le matin, je suis de bonne humeur… et je me rends sur le  nouveau site pour créer mon compte… Je remplis tout, clique sur « valider » et là, je vois s’afficher en rouge « erreur interne de l’application ».

Ce site a été créé par le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social.
Je demande :
– à quand une administration allégée ?
– à quand des formulaires compréhensibles ?
– à quand des sites ergonomiques ?
Bref, à quand ce choc de simplification ? Il y a 5 ans, on a seriné « le changement c’est maintenant », je n’ai rien vu, mais j’attends, et j’espère pas en vain !

 

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Un rendez-vous, un 2ème RDV, un 3ème, puis… on négocie ?

Cette agence m’a contactée dans le courant de l’été. « Ce serait bien de se rencontrer rapidement, nous avons un grand projet pour la rentrée« .

C’est loin, mais comme c’est l’été, je ne croule pas sous les missions. J’y vais. J’avais un a priori plutôt négatif (le lieu, le contenu de la mission qui me semblait flou…), mais l’interlocutrice est sympa.

Elle me demande une proposition que je devrai venir lui présenter. Je trouve cela un peu ridicule, parce que lorsqu’on a parlé une heure du projet, j’ai eu le temps d’expliquer en détail comment j’allais procéder, et il reste simplement à établir un devis. Cela m’agace, mais j’accepte.

Je reviens donc à la rentrée avec ma proposition. Le rendez-vous se passe à nouveau très bien. Mais, je parlais d’intuition l’autre jour, je sais que je ne suis pas la seule à qui on a demandé une proposition, je trouve le « process » vraiment lourd, bref, je ne le sens pas.

Contre toute attente, je suis recontactée plus d’un mois plus tard « notre projet a pris du retard, mais on a décidé de travailler avec vous, rencontrons-nous avec les différents interlocuteurs« .

J’y retourne… A nouveau, le rendez-vous se passe bien. Les différents interlocuteurs sont intéressés, à l’écoute, posent des questions pertinentes. Je repars avec pour mission de détailler mon devis pour un contrat de plusieurs mois. C’est fait le lendemain.

Une semaine passe, et je reçois un mail « peut-on revoir le tarif ?« . Je réponds dans la foulée « le tarif correspond à la mission demandée. Si vous voulez payer moins cher, je peux supprimer telle ou telle prestation« . Pas de réponse.

Quelques semaines plus tard, j’envoie mes voeux aux différents interlocuteurs rencontrés.
Aucune réponse.

 

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Le bon moment pour demander un devis

Ce billet s’adresse à toutes les sociétés qui veulent travailler avec des freelances.
A l’heure où le droit à la déconnexion est entré en vigueur pour les salariés, je ne comprends pas pourquoi des entreprises se permettent de solliciter des freelances (moi en l’occurrence, mais je sais que je ne suis pas la seule !) le dimanche à 13h avec la mention « urgent – demande de devis ».

Cela m’insupporte ! De mon côté, j’ai décidé de mon droit à la déconnexion lorsque je suis devenue freelance il y a 8 ans. Je n’ai qu’un téléphone, mais je ne réponds pas aux appels non identifiés le week-end ni après 19h, et ne consulte pas mes mails le samedi et dimanche (sauf parfois le dimanche soir quand je sais que j’ai une grosse semaine devant moi).

Quand je vois le lundi matin cette demande de devis datée de la veille, je la jette. Ce genre de demande est pour moi un indicateur très fiable : « je recherche un esclave, disponible tous les jours et à toute heure« . Merci, ce sera sans moi.

J’en ai parlé avec une amie qui m’a dit « mais tu t’en fiches, tu ne réponds que le lundi, ils comprendront bien« . Je ne suis pas sûre qu’ils comprennent quoi que ce soit, et je suis persuadée que parmi les autres personnes sollicitées, d’autres auront répondu !

 

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Oser parler d’argent et savoir poser des limites

Dans cet article paru dans Les Echos « Ces femmes entrepreneurs qui font face aux préjugés », je me reconnais dans l’interview de Chine Lanzmann, qui évoque les difficultés de certaines d’entre nous pour oser parler d’argent et savoir poser des limites.

  • Parler d’argent

A mes débuts, donner une valeur à ce que je faisais donc à « moi » me semblait très difficile, voire impossible. Cela me faisait d’autant plus enrager que lorsque je travaillais en agence, j’étais une excellente négociatrice. car cela ne me posait pas de problème de demander des remises au nom de mon agence. Mais établir une facture avec mon nom et en face une somme importante, c’était insurmontable.
J’ai travaillé avec un coach qui m’a permis de régler ce problème, même si je me dis encore parfois « je sous-facture, là, parce que je n’ose pas dire au client que le temps (l’expérience, le savoir-faire, les compétences…) que je vais consacrer à sa mission a une valeur supérieure à ce qu’il imagine « .

  • Poser des limites

Concernant « savoir poser des limites », j’ai toujours de gros efforts à faire ! Je n’arrive toujours pas à argumenter face aux clients qui abusent : vous savez, ceux qui vous demandent un devis pour telle ou telle mission, et qui vous appellent le lendemain pour un conseil sur tel point, le surlendemain pour un test sur tel autre et 3 jours après pour des dizaines de corrections (pas liées à ce que j’ai produit, mais aux changements effectués dans la tête du client…).
Cela m’arrive encore régulièrement de quasi doubler le temps chiffré pour la mission, sans revoir la facture.  Il faut que j’apprenne à dire soit « oui, je vais le faire, mais je vais d’abord vous renvoyer un devis qui tiendra compte du temps supplémentaire dévolu à cette nouvelle tâche que vous me demandez ».
Mais rien qu’en l’écrivant, je sens cette boule qui se forme dans mon plexus…

Allez, on respire un bon coup, 2017 sera l’année du prix juste 😉

 

 

 

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Les plates-formes de mise en relation freelance-entreprise, ça marche pour qui ?

Comme beaucoup d’entre nous, quand je vois apparaître une nouvelle plate-forme de mise en relation freelance-entreprise, je m’inscris. Ca ne coûte rien, ça va vite… et puis on espère toujours que cela va nous permettre de faire l’impasse sur la prospection ;-).

Pourtant, j’ai toujours déchanté : soit la plate-forme ne fonctionne pas du tout, elle est mal référencée, et les entreprises n’y vont pas, donc il n’y a jamais d’offre, soit elle communique beaucoup et tous azimuts et là on pourrait passer des journées entières à faire des devis… pour des entrepreneurs qui en sont au stade du business plan et qui ont absolument besoin de savoir « combien ça coûte une opé de relations presse ? ».  A ce jour, je n’ai jamais identifié de projet sérieux via ces plates-formes, mais je ne désespère pas ! Si elles se mettent à prospecter les PME et les grands comptes  – qui forcément se posent aujourd’hui la question de faire appel à des freelances -, nous verrons un jour apparaître des offres sérieuses.

Qu’en pensez-vous ?

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La liste de nos envies

Je paraphrase Grégoire Delacourt (j’adore cet auteur) pour répondre au commentaire de Laurence hier :

« Super cette solidarité Isabelle ! Félicitations ! Ca me fait plaisir de constater qu’elle existe encore, cette solidarité, qu’on refile les coordonnées d’un freelance spontanément en se disant que c’est la personne « ad hoc » pour tel ou tel job, même si effectivement on n’a pas des références longues comme deux bras dans le domaine concerné ! Sincèrement, tu as de la chance d’avoir pu écrire ce livre, c’est un truc que je rêve de faire depuis tellement longtemps… Mais en province, pas la peine d’y compter… »

Je persuadée que notre réussite à tous en tant que freelance est une affaire de solidarité d’une part et d’expression de nos envies de l’autre.

Il faut être solidaires contre les prix trop bas, je le répète souvent. Il faut aussi  bien entendu être solidaires sur les aspects positifs de notre boulot ! Quand je ne peux pas prendre une mission, parce que c’est hors de mes cordes (ou éventuellement parce que je n’ai pas le temps), je donne le nom de quelqu’un, toujours. Je ne laisse jamais un client potentiel se perdre dans la nature ;-).

Et de la même façon, je n’ai jamais hésité à dire « waou, moi aussi, je rêve de ça« . C’est ce que j’avais donc dit à Dominique il y a au moins cinq ans quand il m’a appris qu’il allait publier son premier livre et oui, super pour moi, il s’en est souvenu ! Donc, Laurence, je ne pense pas que le fait d’être en province soit un problème en soi. Le fait de ne pas avoir de personnes auxquelles confier ses envies ou ses rêves en est un, en revanche ! Hé oui, quand on rencontre peu d’autres freelances (la liste de mes contacts s’est raréfiée depuis que je suis à Marseille, parce que nous sommes moins nombreux ici qu’à Paris, parce que j’y suis depuis moins longtemps et donc y connais moins de monde…), on a moins de possibilités de parler de ce qui nous fait envie, et donc moins de chances que ça se réalise, tout simplement

Donc, je propose que parmi vous, ceux qui le souhaitent disent ici en commentaire (ou m’envoient par mail s’ils préfèrent) leur(s) souhait(s) de freelance, avec un lien vers leur CV (Linkedin, Doyoubuzz, Viadeo, comme vous voulez !) et je republierai tout ça dans un article, ça se référence mieux.

Je me lance pour que vous voyez l’idée :

Isabelle Prigent – consultante freelance en communication. Auteur d’un premier livre (Le guide des super grands-parents, éd. Mango), j’aimerais écrire d’autres ouvrages ! Les thèmes qui m’intéressent en particulier : la famille, le travail en indépendant, la maison, mais je suis prête à étudier toutes les thématiques ! Profil Linkedin

Bouteille d’eau à la mer ? Peut-être, mais en tout cas, c’est dit, et écrit ! J’attends les listes de vos envies 😉

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Cris et menaces

Je n’ai rien contre le fait de monter au créneau quand la cause est juste. Mais de manière générale, je déteste les situations de conflits.

Il m’arrive de temps à autre d’être face à des clients de mauvaise foi ou « qui poussent le bouchon un peu loin » en en demandant toujours plus pour moins cher. La plupart du temps, je préfère faire le dos rond (quitte à venir râler ici ;-)), et ça passe.

En fin d’année dernière, j’ai travaillé via une agence pour un groupe du CAC 40, de ceux qui ont signé des accords de RSE et qui sont irréprochables sur les délais de paiement. Mais l’agence, elle, a « oublié » de me payer. J’ai réclamé, par mail, une fois, une semaine après expiration du délai « d’un mois à réception de facture ». On m’a répondu que j’allais être payée une semaine plus tard. Toujours rien.

Alors j’ai appelé le directeur et laissé un message « si je ne suis pas payée à la fin de la semaine, j’appelle le client« .
C’est légitime, non ? Hé bien pas pour le directeur de l’agence, qui m’a rappelée en hurlant « qu’est-ce que c’est que ces menaces ? Je déteste les menaces ! Tu ne sais pas ce que c’est que le monde de l’industrie (le secteur d’activité du client), on te paiera quand on te paiera… Et puis, je déteste les gens qui menacent, on ne menace pas, on met à exécution, et puis voilà ! Et si tu joues à ça, je vais te pourrir ta réputation. Essaie de les appeler, on va bien rigoler« . Et il m’a raccroché au nez.

J’ai appelé la cliente. Qui m’a précisé bien sûr que le règlement de l’agence avait été effectué depuis bien longtemps et qui m’a demandé en quoi elle pouvait m’aider. Je lui ai demandé d’envoyer un mail à l’agence, ce qu’elle a fait immédiatement.

J’attends maintenant de pied ferme de savoir ce qui va être fait pour pourrir ma réputation… mais j’ai de quoi contre-attaquer si besoin ;-).

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Démarchage par mail et numéro surtaxé

Pour info, voici ce que j’ai reçu récemment à deux reprises (je décline toute responsabilité concernant les fautes d’orthographe qui sont d’origine, bien entendu ;-)).

Est-ce que je peux parler d’arnaque, au risque de recevoir comme il y a quelques années un courrier d’avocat me sommant de retirer un billet de blog sous peine de poursuites  😉 ?

J’ai essayé de dénoncer cette pratique auprès de la CNIL… mais son formulaire à multiples entrées nous demandant ensuite de nous référer à la FAQ est parfaitement décourageant, et c’est probablement conçu dans ce but, je ne me fais plus aucune illusion !

De : Paul Lafargue <a.p.lafargue@emploirelais.net>
Date : 9 octobre 2015 15:40
Objet : Urgent
À : isabelle.prigentchesnel@gmail.com

Bonjour,

Je vous avez contacté il y a peu pour un recrutement. Nous avons des employeurs intéressés par votre profil. Nous avons changé de numero de téléphone. Vous pouvez désormais nous contacter au 0 899 866 615. (Service 0.5e/min + prix appel – ouvert du lundi au samedi) Veuillez me demander au nom Fabien Clement en donnant votre numéro dossier: fb130599r. Si je ne suis pas là l’un de mes collègues pourra vous répondre.

En attendant votre appel, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.

Paul Lafargue

Contact:

Ce message et toutes les pieces jointes (ci-apres le message) sont etablis a l’intention exclusive de ses destinataires et sont confidentiels. Si vous recevez ce message par erreur ou s’il ne vous est pas destine, merci de le detruire ainsi que toute copie de votre systeme et d’en avertir immediatement l’expediteur. Toute lecture non autorisee, toute utilisation de ce message qui n’est pas conforme a sa destination, toute diffusion ou toute publication, totale ou partielle, est interdite. L’Internet ne permettant pas d’assurer l’integrite de ce message electronique susceptible d’alteration, Service Emploi (et ses filiales) decline(nt) toute responsabilite au titre de ce message dans l’hypothese ou il aurait ete modifie, deforme ou falsifie. N’imprimez ce message que si necessaire, pensez a l’environnement.

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L’Urssaf – suite !

Je ne résiste pas à partager mes derniers échanges ubuesques avec l’Urssaf. Après que mon dernier interlocuteur m’a raccroché au nez (mon dossier était probablement trop compliqué), j’ai reçu un courrier intitulé « dernier avis avant poursuites », qui me demande de payer trois trimestres 2014 (déjà payés à Paris – et dont le virement a été effectué il y a deux mois à Marseille, comme l’atteste le courrier que j’ai reçu en copie de l’Urssaf IDF) et un trimestre 2015, le tout assorti de pénalités bien sûr, mais il n’y a nulle part mention du dernier trimestre 2014 et des deux premiers trimestres 2015, dont je suis redevable et dont je veux connaître le montant afin de m’en acquitter(bon sang de b… !!!) …
J’ai cette fois décidé de signaler l’erreur par e-mail.

J’ai reçu au bout de trois jours (!) un email me disant que j’avais une réponse sur le site. Evidemment, ce n’est jamais simple de se reconnecter, le mot de passe ne fonctionne jamais, il faut en redemander un  nouveau… Bref, 15 minutes plus tard, j’arrivais à une page, où figurait le .pdf de mon « état de dettes »… Toujours le même !

J’ai rerereresignalé l’erreur. Mon chéquier est prêt. Je n’attends plus que le montant. Mais je pense qu’ils m’enverront un huissier avant d’avoir pris la peine de faire le bon calcul.
Ca les amuse de nous rendre fous ?

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Les dysfonctionnements des organismes collecteurs (ènième édition !)

J’ai déjà parlé des péripéties liées à mon déménagement il y a plus de deux ans. Tout cela n’est toujours pas terminé.

Ma situation n’est toujours pas réglée auprès de l’URSSAF. J’ai signalé mon déménagement en 2013, puis ai continué à recevoir des appels de cotisations de Paris jusqu’au 3ème trimestre 2014. Que j’ai dûment réglés, tout en reprécisant chaque trimestre, par téléphone (appels surtaxés, évidemment) que j’avais déménagé.

Comme je n’ai pas reçu d’appel de cotisation pour le 4ème trimestre 2014, j’ai contacté Paris, qui m’a appris dans un premier temps… que j’avais cessé mon activité (!) avant de me dire que mon dossier avait été transféré à Marseille. Là, j’ai cru que c’était gagné. Mais à partir de là, plus de nouvelles. J’ai appelé, rappelé (mais personne ne pouvait me répondre, je n’avais pas de numéro de compte dans le département), alerté mon expert-comptable, persuadée que j’allais me retrouver un jour assignée au tribunal pour non- règlement de dettes… Merci mon expert-comptable au passage, il m’a rassurée en me m’expliquant que plusieurs de ses clients avaient eu les mêmes problèmes lors d’un déménagement.

Il a fallu que j’attende cet été. Après quinze jours de vacances, je suis rentrée et j’avais une dizaine de courriers de l’URSSAF dans ma boîte aux lettres, et le lundi suivant un recommandé avec accusé de réception émanant d’une société de recouvrement…
J’ai appelé une conseillère, qui m’a dit de tout jeter,  et d’adresser à l’URSSAF mes revenus 2013 et 2014. Après cet appel, je me suis rappelée que je n’avais pas mentionné mes règlements à Paris. J’ai encore téléphoné, suis tombée sur une autre conseillère, nettement plus inquiète que la première, qui m’a dit qu’il fallait que j’appelle Paris parce que les différentes URSSAF ne communiquent pas entre elles (!!!), et peut-être que je vienne les voir (à 1h en transports en commun de chez moi, je n’ai que ça à faire !).

J’ai appelé Paris. La conseillère m’a dit que mon dossier allait être examiné, et que j’aurais une réponse dans 10 jours. 10 jours plus tard, je recevais un avis de transfert de versement. Tout ce que j’avais versé à Paris alors que j’habitais à Marseille avait donc été transféré.

J’ai attendu de recevoir le montant de ce que je devais payer ici. Ce lundi, j’ai reçu un premier avis. Aujourd’hui, un état de dettes avec des majorations de retard (« qui seront remboursées ultérieurement en envoyant un courrier justifié » !!!)  et comprenant… les sommes versées à Paris en 2014 !!

J’ai téléphoné. J’ai eu un conseiller. Ai dit que j’en avais vraiment ras-le-bol. Il m’a répondu de rester en ligne, qu’il avait besoin de quelques minutes pour examiner mon dossier. Au bout d’un quart d’heure de musique d’attente, j’ai entendu un bip…bip. Il avait raccroché.

Je ne vous raconte pas la RAM (une année entière de remboursement de frais médicaux de mes enfants perdue parce qu’ils les ont fait disparaître de ma carte vitale lors de mon déménagement…) et la CIPAV (qui me demande de cotiser cette année à hauteur de près de la moitié de mon bénéfice de l’année dernière).

C’est terminé le stress et les bagarres permanentes avec ces organismes. Je vais passer en portage, au moins j’aurai de la visibilité sur ce que je gagne et je serai probablement moins stressée (si mon compte est bien géré…).
Si vous avez des sociétés de portage à me recommander, cela m’intéresse, merci par avance !

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