Archives de la catégorie Mon parcours

Formation : ce que l’on apprend en regardant faire les autres

J’ai longtemps travaillé mes sujets de formation en me projetant vers « l’idéal selon moi-même »… qui n’est certainement pas celui des autres, je m’en doute bien ;-). De manière générale, je travaille beaucoup et longtemps sur le support, malaxant le sujet sous tous les angles possibles (tout du moins ceux que j’identifie !) afin de m’assurer que j’aurai répondu à toutes les attentes (et de cette façon que les participants aient le sentiment d’en avoir pour leur argent !). Toujours mon bon vieux syndrome de l’imposteur…
En assistant à des formations données par d’autres, et en échangeant librement avec les participants de ces formations, j’ai appris pas mal de choses qui m’ont aidée à améliorer les miennes (enfin je crois !). Un échantillon des formations qui m’ont marquée/appris :

  • 1. C’était une formation sur un thème « développement personnel » donnée bénévolement sur une demi-journée au sein d’une association par une femme (qui avait elle aussi visiblement beaucoup travaillé son support !). Quand elle est entrée dans la pièce, nous étions déjà plusieurs à l’attendre. Jetant un coup d’œil à la liste des participants, elle a dit « oh, vous êtes trop nombreux, je n’aurai pas le temps de tout vous montrer« . Après le premier exercice, que nous avons tous trouvé intéressant, elle a dit « bon, on ira plus vite sur les autres, sinon, je n’aurai pas le temps« . Elle a survolé les exercices suivants, s’assurant de terminer dans les temps la partie théorique. Résultat : frustration d’une partie de l’assemblée, plusieurs personnes ont dit « dommage que… » vite coupées par la formatrice « oui, j’ai su en vous voyant si nombreux que je n’aurais pas le temps pour les exercices« .
    Autre point que j’ai trouvé un peu étrange : la formatrice a précisé « je vous enverrai le support uniquement si vous me le demandez« , et elle l’a répété. Elle juge probablement de notre intérêt ou pas concernant sa formation en fonction du nombre de mails de demande reçus ensuite ? Il se trouve que j'(avais tout juste fini de lire Mari Kondo et) avais bien pris conscience du fait qu’une formation a de la valeur au moment où on la suit. Jamais je n’ai rouvert de support ensuite… Donc je ne l’ai pas contactée pour le lui demander (mais aujourd’hui je me dis que j’aurais dû lui envoyer un message d’explication, parce que c’était vraiment quelqu’un de super investi, elle a dû être déçue par notre attitude).
  • 2. Cette autre formation, sur un thème « communication professionnelle » cette fois, avait lieu sur le créneau du déjeuner. Elle a été illustrée quasiment uniquement par des exemples issus de la vie privée de l’oratrice. Et en fait, j’ai trouvé que c’était plutôt bien amené et intéressant. Or, j’y suis allée accompagnée de deux amis, une femme et un homme, qui ont tous les deux trouvé ça insupportable « elle manquait tellement d’exemples qu’il fallait qu’elle nous cite les pensées de son chat, c’était désespérant ! » Probablement, réflexion faite, ça m’a plu parce que c’était vraiment à l’opposé de ce que j’ai l’habitude de proposer. La formatrice débordait de confiance en soi. Et je crois que cela m’impressionne toujours. J’ai finalement décidé de ne jamais m’en inspirer ;-).
  • 3. Cette fois-là – c’était un autre sujet autour du développement personnel – la formatrice a évoqué son parcours, le bien et le moins bien, avec beaucoup d’honnêteté et d’énergie, et toujours le sourire aux lèvres. Elle a fait beaucoup de digressions, à chaque fois pour répondre précisément aux questions des participants. Du coup, je me suis fait une longue to-do list de livres à lire et de vidéos à regarder… Cette personne était une publicité vivante pour son propos, c’était parfait !
  • 4. Et la dernière (c’est marrant, je ne cite que des rencontres/formations animées par des femmes…), intervenait au sein d’un bureau de coworking (j’ai remarqué ensuite que ce bureau recherche en permanence des intervenants, pour faire venir du monde, ce qui générera des inscriptions de nouveaux coworkers) sur un thème comme « développer son chiffre d’affaires » si je me souviens bien. Bref, cette fois, c’était mauvaise pioche, car l’intervenante était aussi intéressée qu’eux par le développement de son business. Arrivée avec une demi-heure en retard (pour une intervention de deux heures…), elle ne s’est absolument pas excusée, mais en entrant a jeté un coup d’œil circulaire à la salle assorti d’un long soupir. Visiblement, notre assemblée hétéroclite ne correspondait pas à ses attentes. Il y avait pas mal de juniors (chercheurs d’emploi, freelances débutants…) et l’intervenante a décidé de proposer à chacun…. de se présenter (nous étions 30 !). Le troisième ou quatrième était comique tellement il était prétentieux. Il avait tellement « tout-vu-tout-fait » et l’a expliqué tellement longuement que l’on pouvait se demander ce qu’il faisait là. Elle l’a saluée d’un « mais c’est génial, c’est parfait ! J’espère que vous avez tous écouté parce que Machin a vraiment la recette magique« . Evidemment, on arrivait à la moitié du temps imparti à la session, donc la formatrice a décidé que c’était le moment d’accélérer, et donc, de zapper les 25 autres présentations ! Ce que n’a pas aimé une participante un peu « senior » qui a dit « OK, très bien, ce que fait Machin est génial, mais pas du tout adapté à mon business !« . Elle a expliqué brièvement (elle était artiste et cherchait une façon de communiquer autrement que sur le format et le prix de ses œuvres) et elle a eu le droit à la réponse expéditive « Ah ben ça, les goûts et les couleurs, c’est pas du tout mon créneau« . Bref, le suite de la présentation a été faite pour Machin, les yeux dans les yeux, et quand il a été question de récupérer les cartes de visite, bizarrement, on a constaté que seul Machin avait pensé à prendre la sienne…-> Ce que j’ai retenu ? On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est certain, mais on peut faire en sorte, avec un minimum de cadre, d’apprendre des choses à chacun. Et pour cela, le B.A-BA (je passe sur la ponctualité, qui ne doit même pas être discutée !), c’est d’être à l’écoute, de bonne humeur, d’être honnête, humble, et de savoir s’adapter en permanence aux attentes de son public.
    D’autres points de vues de formateurs ou de conférenciers pour m’aider à progresser ? 😉

 

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Animer une formation… masquée !

Quand j’anime des formations, on me dit souvent que « ça se voit que je suis du Sud » parce que je parle beaucoup avec les mains. Je trouve cela très drôle, parce que je suis née en Bretagne et ai passé la plus grande partie de ma vie dans la moitié Nord de la France. Ca ne m’empêche pas d’être expressive, heureusement :-). « J’anime », au sens littéral du terme, les formations, en y mettant beaucoup de gesticulations peut-être, mais pour moi c’est une condition sine qua non pour être efficace.

Lorsque j’ai dû il y a plusieurs années donner une formation à douze personnes dans une salle minuscule où je n’avais même pas de bureau pour poser mon ordinateur (j’ai dû l’installer sur celui d’une participante), avec moins d’un mètre carré autour de moi pour agiter les bras, je me suis sentie comme un lion en cage. En plus, je n’avais pas le recul suffisant pour voir les visages des deux stagiaires qui étaient littéralement collées à moi. Et l’une d’elles a rendu une évaluation négative. Pas sur moi ni sur le contenu de la formation, mais sur les locaux et les conditions du stage. Je ne pouvais que la comprendre mais cela m’a mise dans une colère ! J’ai ensuite refusé de retravailler avec cet organisme, alors que j’intervenais pour la première fois pour eux, et qu’en plus la formation se passait à Marseille… Bon, en fait je ne regrette rien. Une deuxième session dans ces conditions aurait été impossible.

La semaine prochaine, j’anime une formation intra dans les locaux d’une entreprise à Marseille. J’ai reçu avec mon contrat les horaires, le code d’accès et la mention « vous devrez porter un masque« . Evidemment ai-je pensé, je vais passer deux jours avec ces personnes dans une salle de réunion. Et puis je me suis dit que je serais masquée et qu’ils le seraient eux aussi… Est-ce que l’on va pouvoir se comprendre avec les yeux ? Bon, je ne suis pas inquiète, mais curieuse de savoir comment ça va se passer. Pour l’instant, je n’ai porté un masque qu’une fois, pour entrer dans un supermarché. Je me suis très vite habituée à voir les autres en porter, mais je me suis sentie très mal à l’aise avec le mien. Il fait déjà très chaud à Marseille et c’est inconfortable. Je sais, c’est sans doute une fausse excuse. C’est certainement tout aussi inconfortable d’en porter l’hiver, même si ça tient chaud.

Est-ce que je vais pouvoir voir dans leurs yeux qu’ils ont compris, qu’ils acquiescent, qu’ils doutent, qu’ils réfutent mes propos ? Je découvrirai tout cela au fur et à mesure. Et probablement, après ces deux jours, j’aurai appris à animer une formation masquée, et pourrai éviter la prochaine fois d’éventuels écueils. L’adaptabilité, c’est bien l’une de nos caractéristiques d’humains, n’est-ce pas ?

 

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Le choc de simplification, c’est pour le prochain président ?

Aïe, ça fait encore longtemps que je ne suis pas venue par ici… En bref, depuis deux mois, j’ai fait pas mal de choses, échangé avec pas mal de monde et lu pas mal de bouquins inspirants… Je fais bouillonner tout ça et en parlerai au fil de l’eau ;-).

Aujourd’hui, je partage encore un coup de gueule ! J’ai reçu un courrier me demandant de faire mon bilan en ligne en tant qu’organisme de formation. En fait, même si je donne des formations depuis 6 ans via différents organismes, je n’ai demandé mon immatriculation en tant que formatrice que l’année dernière, à la suite d’une conversation avec une cliente, intéressée par une formation sur les réseaux sociaux, à la condition de pouvoir se faire financer par un OPCA. Qu’à cela ne tienne, je me suis renseignée, ai rempli mon formulaire en ligne (bon, c’était il y a un an, donc je fais comme si c’était simple, mais ça ne l’était pas tant que ça), suis devenue formatrice agréée comme me l’a confirmé un papier rempli à la main (oui, j’ai reçu un numéro de formateur écrit au stylo bille !!) et ai pu former ma cliente puis me faire payer par son OPCA.

N’ayant pas d’autre client intéressé (bon, je n’ai pas non plus fait de prospection sur cette thématique…), j’ai donné en tout et pour tout une formation de deux jours sur cet exercice comptable. Je dois cependant le déclarer, via un « nouveau site » (je ne le faisais pas avant, donc de toute façon, ce serait nouveau). Bref, ce matin, 8h30, je m’y colle. Je lis que j’ai deux options, remplir en ligne le formulaire, l’imprimer et l’envoyer par La Poste, ou imprimer le formulaire, le remplir à la main et l’envoyer par la Poste. J’écris mal, je choisis « remplir en ligne ». Sauf que une fois que c’est fait, je lis le bandeau en bas de page « votre déclaration désormais en ligne, blabla ». Grrrr… Pourquoi indiquer ça en bas de page et laisser l’autre « méthode » en ligne ? Vous m’expliquez ? Ca n’a aucun sens ! Je m’y colle néanmoins, on est le matin, je suis de bonne humeur… et je me rends sur le  nouveau site pour créer mon compte… Je remplis tout, clique sur « valider » et là, je vois s’afficher en rouge « erreur interne de l’application ».

Ce site a été créé par le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social.
Je demande :
– à quand une administration allégée ?
– à quand des formulaires compréhensibles ?
– à quand des sites ergonomiques ?
Bref, à quand ce choc de simplification ? Il y a 5 ans, on a seriné « le changement c’est maintenant », je n’ai rien vu, mais j’attends, et j’espère pas en vain !

 

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Un rendez-vous, un 2ème RDV, un 3ème, puis… on négocie ?

Cette agence m’a contactée dans le courant de l’été. « Ce serait bien de se rencontrer rapidement, nous avons un grand projet pour la rentrée« .

C’est loin, mais comme c’est l’été, je ne croule pas sous les missions. J’y vais. J’avais un a priori plutôt négatif (le lieu, le contenu de la mission qui me semblait flou…), mais l’interlocutrice est sympa.

Elle me demande une proposition que je devrai venir lui présenter. Je trouve cela un peu ridicule, parce que lorsqu’on a parlé une heure du projet, j’ai eu le temps d’expliquer en détail comment j’allais procéder, et il reste simplement à établir un devis. Cela m’agace, mais j’accepte.

Je reviens donc à la rentrée avec ma proposition. Le rendez-vous se passe à nouveau très bien. Mais, je parlais d’intuition l’autre jour, je sais que je ne suis pas la seule à qui on a demandé une proposition, je trouve le « process » vraiment lourd, bref, je ne le sens pas.

Contre toute attente, je suis recontactée plus d’un mois plus tard « notre projet a pris du retard, mais on a décidé de travailler avec vous, rencontrons-nous avec les différents interlocuteurs« .

J’y retourne… A nouveau, le rendez-vous se passe bien. Les différents interlocuteurs sont intéressés, à l’écoute, posent des questions pertinentes. Je repars avec pour mission de détailler mon devis pour un contrat de plusieurs mois. C’est fait le lendemain.

Une semaine passe, et je reçois un mail « peut-on revoir le tarif ?« . Je réponds dans la foulée « le tarif correspond à la mission demandée. Si vous voulez payer moins cher, je peux supprimer telle ou telle prestation« . Pas de réponse.

Quelques semaines plus tard, j’envoie mes voeux aux différents interlocuteurs rencontrés.
Aucune réponse.

 

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Le bon moment pour demander un devis

Ce billet s’adresse à toutes les sociétés qui veulent travailler avec des freelances.
A l’heure où le droit à la déconnexion est entré en vigueur pour les salariés, je ne comprends pas pourquoi des entreprises se permettent de solliciter des freelances (moi en l’occurrence, mais je sais que je ne suis pas la seule !) le dimanche à 13h avec la mention « urgent – demande de devis ».

Cela m’insupporte ! De mon côté, j’ai décidé de mon droit à la déconnexion lorsque je suis devenue freelance il y a 8 ans. Je n’ai qu’un téléphone, mais je ne réponds pas aux appels non identifiés le week-end ni après 19h, et ne consulte pas mes mails le samedi et dimanche (sauf parfois le dimanche soir quand je sais que j’ai une grosse semaine devant moi).

Quand je vois le lundi matin cette demande de devis datée de la veille, je la jette. Ce genre de demande est pour moi un indicateur très fiable : « je recherche un esclave, disponible tous les jours et à toute heure« . Merci, ce sera sans moi.

J’en ai parlé avec une amie qui m’a dit « mais tu t’en fiches, tu ne réponds que le lundi, ils comprendront bien« . Je ne suis pas sûre qu’ils comprennent quoi que ce soit, et je suis persuadée que parmi les autres personnes sollicitées, d’autres auront répondu !

 

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Oser parler d’argent et savoir poser des limites

Dans cet article paru dans Les Echos « Ces femmes entrepreneurs qui font face aux préjugés », je me reconnais dans l’interview de Chine Lanzmann, qui évoque les difficultés de certaines d’entre nous pour oser parler d’argent et savoir poser des limites.

  • Parler d’argent

A mes débuts, donner une valeur à ce que je faisais donc à « moi » me semblait très difficile, voire impossible. Cela me faisait d’autant plus enrager que lorsque je travaillais en agence, j’étais une excellente négociatrice. car cela ne me posait pas de problème de demander des remises au nom de mon agence. Mais établir une facture avec mon nom et en face une somme importante, c’était insurmontable.
J’ai travaillé avec un coach qui m’a permis de régler ce problème, même si je me dis encore parfois « je sous-facture, là, parce que je n’ose pas dire au client que le temps (l’expérience, le savoir-faire, les compétences…) que je vais consacrer à sa mission a une valeur supérieure à ce qu’il imagine « .

  • Poser des limites

Concernant « savoir poser des limites », j’ai toujours de gros efforts à faire ! Je n’arrive toujours pas à argumenter face aux clients qui abusent : vous savez, ceux qui vous demandent un devis pour telle ou telle mission, et qui vous appellent le lendemain pour un conseil sur tel point, le surlendemain pour un test sur tel autre et 3 jours après pour des dizaines de corrections (pas liées à ce que j’ai produit, mais aux changements effectués dans la tête du client…).
Cela m’arrive encore régulièrement de quasi doubler le temps chiffré pour la mission, sans revoir la facture.  Il faut que j’apprenne à dire soit « oui, je vais le faire, mais je vais d’abord vous renvoyer un devis qui tiendra compte du temps supplémentaire dévolu à cette nouvelle tâche que vous me demandez ».
Mais rien qu’en l’écrivant, je sens cette boule qui se forme dans mon plexus…

Allez, on respire un bon coup, 2017 sera l’année du prix juste 😉

 

 

 

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Les plates-formes de mise en relation freelance-entreprise, ça marche pour qui ?

Comme beaucoup d’entre nous, quand je vois apparaître une nouvelle plate-forme de mise en relation freelance-entreprise, je m’inscris. Ca ne coûte rien, ça va vite… et puis on espère toujours que cela va nous permettre de faire l’impasse sur la prospection ;-).

Pourtant, j’ai toujours déchanté : soit la plate-forme ne fonctionne pas du tout, elle est mal référencée, et les entreprises n’y vont pas, donc il n’y a jamais d’offre, soit elle communique beaucoup et tous azimuts et là on pourrait passer des journées entières à faire des devis… pour des entrepreneurs qui en sont au stade du business plan et qui ont absolument besoin de savoir « combien ça coûte une opé de relations presse ? ».  A ce jour, je n’ai jamais identifié de projet sérieux via ces plates-formes, mais je ne désespère pas ! Si elles se mettent à prospecter les PME et les grands comptes  – qui forcément se posent aujourd’hui la question de faire appel à des freelances -, nous verrons un jour apparaître des offres sérieuses.

Qu’en pensez-vous ?

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La liste de nos envies

Je paraphrase Grégoire Delacourt (j’adore cet auteur) pour répondre au commentaire de Laurence hier :

« Super cette solidarité Isabelle ! Félicitations ! Ca me fait plaisir de constater qu’elle existe encore, cette solidarité, qu’on refile les coordonnées d’un freelance spontanément en se disant que c’est la personne « ad hoc » pour tel ou tel job, même si effectivement on n’a pas des références longues comme deux bras dans le domaine concerné ! Sincèrement, tu as de la chance d’avoir pu écrire ce livre, c’est un truc que je rêve de faire depuis tellement longtemps… Mais en province, pas la peine d’y compter… »

Je persuadée que notre réussite à tous en tant que freelance est une affaire de solidarité d’une part et d’expression de nos envies de l’autre.

Il faut être solidaires contre les prix trop bas, je le répète souvent. Il faut aussi  bien entendu être solidaires sur les aspects positifs de notre boulot ! Quand je ne peux pas prendre une mission, parce que c’est hors de mes cordes (ou éventuellement parce que je n’ai pas le temps), je donne le nom de quelqu’un, toujours. Je ne laisse jamais un client potentiel se perdre dans la nature ;-).

Et de la même façon, je n’ai jamais hésité à dire « waou, moi aussi, je rêve de ça« . C’est ce que j’avais donc dit à Dominique il y a au moins cinq ans quand il m’a appris qu’il allait publier son premier livre et oui, super pour moi, il s’en est souvenu ! Donc, Laurence, je ne pense pas que le fait d’être en province soit un problème en soi. Le fait de ne pas avoir de personnes auxquelles confier ses envies ou ses rêves en est un, en revanche ! Hé oui, quand on rencontre peu d’autres freelances (la liste de mes contacts s’est raréfiée depuis que je suis à Marseille, parce que nous sommes moins nombreux ici qu’à Paris, parce que j’y suis depuis moins longtemps et donc y connais moins de monde…), on a moins de possibilités de parler de ce qui nous fait envie, et donc moins de chances que ça se réalise, tout simplement

Donc, je propose que parmi vous, ceux qui le souhaitent disent ici en commentaire (ou m’envoient par mail s’ils préfèrent) leur(s) souhait(s) de freelance, avec un lien vers leur CV (Linkedin, Doyoubuzz, Viadeo, comme vous voulez !) et je republierai tout ça dans un article, ça se référence mieux.

Je me lance pour que vous voyez l’idée :

Isabelle Prigent – consultante freelance en communication. Auteur d’un premier livre (Le guide des super grands-parents, éd. Mango), j’aimerais écrire d’autres ouvrages ! Les thèmes qui m’intéressent en particulier : la famille, le travail en indépendant, la maison, mais je suis prête à étudier toutes les thématiques ! Profil Linkedin

Bouteille d’eau à la mer ? Peut-être, mais en tout cas, c’est dit, et écrit ! J’attends les listes de vos envies 😉

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Cris et menaces

Je n’ai rien contre le fait de monter au créneau quand la cause est juste. Mais de manière générale, je déteste les situations de conflits.

Il m’arrive de temps à autre d’être face à des clients de mauvaise foi ou « qui poussent le bouchon un peu loin » en en demandant toujours plus pour moins cher. La plupart du temps, je préfère faire le dos rond (quitte à venir râler ici ;-)), et ça passe.

En fin d’année dernière, j’ai travaillé via une agence pour un groupe du CAC 40, de ceux qui ont signé des accords de RSE et qui sont irréprochables sur les délais de paiement. Mais l’agence, elle, a « oublié » de me payer. J’ai réclamé, par mail, une fois, une semaine après expiration du délai « d’un mois à réception de facture ». On m’a répondu que j’allais être payée une semaine plus tard. Toujours rien.

Alors j’ai appelé le directeur et laissé un message « si je ne suis pas payée à la fin de la semaine, j’appelle le client« .
C’est légitime, non ? Hé bien pas pour le directeur de l’agence, qui m’a rappelée en hurlant « qu’est-ce que c’est que ces menaces ? Je déteste les menaces ! Tu ne sais pas ce que c’est que le monde de l’industrie (le secteur d’activité du client), on te paiera quand on te paiera… Et puis, je déteste les gens qui menacent, on ne menace pas, on met à exécution, et puis voilà ! Et si tu joues à ça, je vais te pourrir ta réputation. Essaie de les appeler, on va bien rigoler« . Et il m’a raccroché au nez.

J’ai appelé la cliente. Qui m’a précisé bien sûr que le règlement de l’agence avait été effectué depuis bien longtemps et qui m’a demandé en quoi elle pouvait m’aider. Je lui ai demandé d’envoyer un mail à l’agence, ce qu’elle a fait immédiatement.

J’attends maintenant de pied ferme de savoir ce qui va être fait pour pourrir ma réputation… mais j’ai de quoi contre-attaquer si besoin ;-).

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Démarchage par mail et numéro surtaxé

Pour info, voici ce que j’ai reçu récemment à deux reprises (je décline toute responsabilité concernant les fautes d’orthographe qui sont d’origine, bien entendu ;-)).

Est-ce que je peux parler d’arnaque, au risque de recevoir comme il y a quelques années un courrier d’avocat me sommant de retirer un billet de blog sous peine de poursuites  😉 ?

J’ai essayé de dénoncer cette pratique auprès de la CNIL… mais son formulaire à multiples entrées nous demandant ensuite de nous référer à la FAQ est parfaitement décourageant, et c’est probablement conçu dans ce but, je ne me fais plus aucune illusion !

De : Paul Lafargue <a.p.lafargue@emploirelais.net>
Date : 9 octobre 2015 15:40
Objet : Urgent
À : isabelle.prigentchesnel@gmail.com

Bonjour,

Je vous avez contacté il y a peu pour un recrutement. Nous avons des employeurs intéressés par votre profil. Nous avons changé de numero de téléphone. Vous pouvez désormais nous contacter au 0 899 866 615. (Service 0.5e/min + prix appel – ouvert du lundi au samedi) Veuillez me demander au nom Fabien Clement en donnant votre numéro dossier: fb130599r. Si je ne suis pas là l’un de mes collègues pourra vous répondre.

En attendant votre appel, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.

Paul Lafargue

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