Articles tagués relations presse

Les RP, de plus en plus compliquées

Dans ma revue de presse de ce matin, cet excellent article du Nouvel Economiste, « RP, le casse-tête de la mesure » dont le titre ne résume qu’une partie du propos.

En effet, cet article explique d’abord pourquoi les RP ont changé ces 10 dernières années (parce le nombre de journalistes a diminué, parce que les médias se sont diversifiés, parce que les influenceurs se sont multipliés…), et en quoi c’est devenu un travail global avec des résultats attendus sur le moyen ou long terme, en passant bien sûr par le fait qu’il est de plus en plus difficile de quantifier l’impact d’une opération.

Pourtant, j’ai toujours des prospects qui me disent « je veux faire un seul communiqué et en fonction des résultats, je vous attribuerai du budget pour en faire un autre ou pas« , « comment ça, je suis obligé de m’engager sur six mois ?« , ou encore « si vous envoyez le CP mais n’appelez pas les journalistes, ce sera mieux, car ça me coûtera moins cher » et « vous pouvez déjà me dire combien ça va me rapporter au niveau des ventes ? » et l’éternel « j’aimerais un passage télé, dans telle émission, parce que ma mère/ma soeur/ ma copine/ mon ex-patronne » (peut évidemment être décliné au masculin) la regarde« .

Je retiens de cet article l’idée d’un audit initial déclinant les attentes du client. En général, je note sur la proposition ce qui envisageable, mais me rend compte parfois en fin d’opé que le client, dès le début, espérait bien plus. Donc pourquoi ne pas imaginer carrément un tableau avec différents items et en face des colonnes « possible » et « impossible » ?
Cela permettrait d’avoir les idées claires dès le début ;-).

 

Poster un commentaire

L’attaché de presse indépendant : expert et multispécialiste ?

Avez-vous entendu parler des sites de sourcing pour journalistes ? Ils s’inspirent d’un modèle présent depuis de nombreuses années dans les pays anglo-saxons et permettent aux journalistes de publier leurs besoins (ex : « je dois écrire un article pour « Jardins + » sur les arrosoirs du futur, merci de m’envoyer les fiches techniques de vos produits« ).  L’annonceur doit payer un abonnement pour avoir accès aux coordonnées du journaliste et lui envoyer ses communiqués, plaquettes, descriptifs en tout genre… voire les articles déjà rédigés !

J’ai ricané il y a quelques mois quand ma cliente anglaise m’a dit qu’elle s’était abonnée à un de ces sites qui se lançait en France, en lui disant « Ici, on ne travaille pas comme ça, les journalistes veulent enquêter par eux-mêmes et ils ont l’habitude de se renseigner auprès des services presse pour obtenir des renseignements complémentaires, blabla« … Je me suis quand même abonnée à la rubrique « Art de vivre » version gratuite du site en question et je reçois de plus en plus d’alertes, plusieurs chaque jourµ… Avec des demandes tellement précises des journalistes qu’elles me laissent penser que certains d’entre eux ne sélectionnent ensuite que les articles déjà pré-rédigés.

Si les journalistes ont trouvé le bon filon pour se simplifier la vie, tant mieux ! Mais cela me fait encore m’inquiéter sur l’avenir du métier d’attaché de presse – d’autant plus en freelance, car les agences ont une force de frappe qui leur permettra de faire du lobbying, de travailler en permanence sur leurs contacts privilégiés et donc… de voir venir, au moins pendant un temps !

Les attachés de presse indépendants devront je pense à la fois se spécialiser dans un domaine (plus la peine d’imaginer passer du high-tech au lifestyle puis au développement durable…) et enrichir leurs compétences en rédaction & webmarketing pour répondre aux besoins du marché.

Qu’en pensez-vous ?

, , ,

1 commentaire

Chacun son métier (et les vaches…) !

Quand je lis sur le site d’un graphiste qu’il peut se charger de la « conception-rédaction » de tout type de message, ou quand je vois un développeur s’improviser « expert de la communication sur les médias sociaux », parfois je ricane, parfois ça m’énerve vraiment !

Car certains d’entre eux réussissent à gagner des projets dans ces domaines où ils n’ont aucune compétence ! Et quand on voit les résultats, on comprend pourquoi certains de nos clients disent « j’ai fait réécrire tous mes messages par un concepteur rédacteur pour qu’ils soient plus accrocheurs, ça n’a rien donné » ou « j’ai demandé à un expert de mettre en place ma stratégie de communication digitale, mais au bout d’un an, je n’ai pas 100 fans sur Facebook« … et concluent par « la com’, aujourd’hui, c’est du vent !« . Forcément, on peut les comprendre.

J’ai déjà souvent le sentiment de devoir me justifier quand je dis que je suis une communicante qui fait des formations (à la com’ !), des relations presse (pas dans tous les secteurs ! J’ai des références en high-tech et art de vivre)  de la rédaction (et pas de la conception-rédaction, car trouver la formule qui fait mouche, le slogan ou la signature de marque, c’est encore une autre métier !), et de l’accompagnement sur les médias sociaux (je me suis formée « sur le tas », soit, mais j’ai des références et des résultats à montrer !) parce qu’on n’est pas « expert tous domaines » évidemment !

En tout cas, jamais je ne prétendrais avoir un avis intéressant à donner pour la création d’un logo ou la création d’un site e-commerce. Je me cantonne à mon champ de compétences et c’est déjà pas mal ! J’entends ceux qui disent « oui, mais si mes clients me le demandent, je prends ça comme une opportunité et je fonce »… au risque de se prendre un mur ?! Quand un client me demande quelque chose que je ne sais pas faire, je le mets en contact avec quelqu’un qui sait.  Ca me semble être la solution gagnant-gagnant, parce qu’ainsi je suis sûre de ne pas me décrédibiliser auprès de mon client – qui reviendra vers moi à l’occasion – et je peux espérer un retour d’ascenseur de la part de la personne que j’aurai recommandée ;-).

Et vous, vous faites comment ?

, , , , , ,

3 Commentaires

Communiquer sur son entreprise : on commence par où ?

Vous venez de lancer votre entreprise, vous avez besoin de faire parler de vous. Tout le monde vous dit « il faut communiquer », mais vous ne savez pas vraiment de quoi il s’agit…
En quelques points, voici la marche à suivre !

si votre objectif est de travailler en solo dans la durée, le meilleur vecteur (et aussi le moins cher) sera le bouche-à-oreille. Allez à toutes sortes de RDV réseaux, présentez-vous et distribuez votre carte de visite (téléphonez, envoyez des mails si vous avez un tempérament commercial affirmé !).  En parallèle, créez un blog WordPress, que vous utiliserez comme un site. Pas d’obligation de publier tous les jours, mais vous aurez une vitrine sur le web, c’est essentiel. De manière générale, pensez « gratuit ». Que pouvez-vous faire pour être le plus visible possible sans dépenser d’argent ? Un bémol si vous vendez des produits, vous devrez peut-être faire des relations presse et de la publicité (voir ci-dessous). Budgétez-le avant de vous lancer pour vous assurer que votre business sera viable.

si votre objectif est de développer votre société – en recrutant, en réalisant un chiffre d’affaire de plusieurs centaines de milliers d’euros... – vous devrez d’emblée voir grand. Faites-vous créer un site par un pro (un développeur WordPress travaillant en freelance pourra vous proposer quelque chose de pro à un tarif acceptable), lancez un plan de com’ comprenant le bon mix d’actions : publicité en boîte aux lettres, publicité presse, publicité télé (contactez une agence, ou deux freelances : un concepteur/rédacteur + un graphiste – ainsi qu’une société spécialisée dans l’achat d’espace qui vous conseillera sur les supports et négociera les tarifs), relations presse parce que les articles des journalistes ont plus d’impact auprès des potentiels clients que la pub – mais les parutions ne sont pas garanties ( là encore, vous pouvez choisir un(e) freelance ou une agence). Pensez aussi à la newsletter électronique (à faire réaliser par un webdesigner) si vous avez un fichier de contacts (cela peut aussi s’acheter auprès de sociétés spécialisées) et à la plaquette commerciale, pas seulement si vous avez prévu d’être présent sur des salons : cela sera utile de « laisser quelque chose » aux prospects que vous rencontrerez.
Créez un tableau de bord où vous noterez chaque mois, par outil de communication, les contacts et le chiffre d’affaires générés. Cela vous permettra d’ajuster vos actions au fil du temps et de dépenser votre budget le plus efficacement possible.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

, , , , , ,

Poster un commentaire

Le couteau suisse, hyper vendeur ?

Il y a près de 5 ans, j’ai publié un billet intitulé « je suis votre couteau suisse » et quand je jette un coup d’oeil aux statistiques de ce blog, je constate qu’il est encore très régulièrement lu !

Pourquoi le « couteau suisse » est-il autant recherché dans Google ? Je ne sais pas, mais s’il a autant de succès, je crois que je peux persister dans mon fonctionnement « couteau suisse », moi aussi, en proposant aux TPE un service « multi-cartes » en communication, et aux PME, des prestations de formation ou de conseil en communication ou de relations presse ou de rédaction de contenus !

Et vous, êtes-vous « couteau suisse » ou hyper spécialisé ?

, , , , ,

5 Commentaires

Relations presse : comment avoir accès à l’intégralité de la pige ?

La question du jour s’adresse aux chargé(e)s des relations presse !
Je sais, bien sûr, qu’il est possible de souscrire un abonnement auprès de sociétés spécialisées pour avoir accès à l’ensemble des retombées presse concernant une société.

Mon problème récurrent est que mes (petits) clients ne veulent pas de cet abonnement, qu’ils jugent trop cher pour leur budget, et comptent sur moi pour les informer de la parution d’articles. Or, je n’ai pas les moyens, ni matériels ni physiques (!) d’acheter/de lire toute la presse… et forcément, nombre de retombées doivent m’échapper ! C’est très embêtant, car évidemment, je suis jugée par mes clients sur le nombre et la qualité des articles parus.

Je me sers des alertes Google et de Pickanews, mais cela ne permet pas de savoir s’il y a des parutions en presse écrite, par exemple. L’année dernière, ma partenaire presse Céline a découvert complètement par hasard, pendant ses vacances, qu’un produit pour lequel nous avions fait partir un CP en juin était cité dans un dossier du mois d’août du ELLE ! Si les journalistes nous disent lors de la relance qu’ils vont  « faire quelque chose », nous essayons d’acheter et de lire intégralement les magazines concernés, sinon… on ne sait pas !

Donc, si vous avez des trucs et astuces pour identifier les retombées presse de manière « efficace et pas chère », je suis fortement intéressée et vous remercie par avance !

, ,

Poster un commentaire

Quand une proposition est perdue… On la recycle !

Je n’aime pas perdre les projets qui m’intéressent et sur lesquels j’ai passé du temps… Nos chers amis les prospects ne se rendent pas toujours compte des efforts déployés pour aboutir à une proposition assortie d’un devis ! Je viens donc de faire l’inventaire de mes propositions perdues depuis un an, en regardant pour chacune ce qui pouvait être applicable à d’autres. Oyez, oyez, par ici on arrête le gaspillage et on recycle 🙂
Voici mon stock :

– Une stratégie de veille internet sur la marque employeur (plutôt pour une grosse entreprise)
– Des stratégies relations presse + médias sociaux pour l’univers alimentaire (l’une concerne un produit de niche, l’autre la restauration).
– Une stratégie médias sociaux pour une boutique physique
– Une newsletter pour un réseau de prescripteurs (ce n’est ni de l’interne, ni de l’externe, c’est juste entre les deux)
– Une formation à l’animation d’une page Facebook (initiation pour débutants)
– Un blog déco prêt à l’emploi
– Un accompagnement au déploiement d’un plan de communication interne

Il s’agit bien à chaque fois de propositions complètes, assorties d’un tarif… et prêtes à être adaptées, voire mises en oeuvre immédiatement. Si vous êtes intéressé, contactez-moi !
PS : C’est ma journée « laboratoire », je suis très curieuse de savoir si ce genre d’offre peut aboutir à de nouveaux projets 😉

, , , , , ,

6 Commentaires

Bilan d’un mois de prospection

Avec Céline, nous avons décidé de prospecter par téléphone pour présenter notre offre de relations presse.

Après une demi-journée de « préparation du discours et des supports », nous nous sommes lancées dans le grand bain, hésitant encore sur la cible. Je me suis décidée pour les PagesJaunes et ai prospecté les SSII de Boulogne Billancourt. Les raisons : j’ai travaillé 9 ans dans ce domaine et Boulogne est tout près de chez moi. Ca n’a absolument rien donné. Le jeudi matin suivant, je me suis rabattue sur annuaire répertoriant des noms de dircom, abandonné dans ma bibliothèque. Bilan, nul. Le troisième jeudi, pour nous redonner le moral (Céline avait testé la prospection « réseau », sans plus de succès) nous avons testé la prospection sur un salon, celui du Bien Etre et de la Thalasso, Porte de Versailles. Une de mes clientes y était présente et m’avait envoyé des invitations. Nous avons erré dans les allées, peu convaincues par les produits présentés, et un peu apitoyées par la pauvreté de la présentation des stands (comment une société qui se présente sur un salon avec pour toute déco trois slides Powerpoint imprimés en A3 peut-elle investir en RP ?). Bref, on a laissé tomber.

Le jeudi suivant, j’avais trop de boulot, nous avons décidé toutes les deux de reporter notre session à la semaine suivante. Mais la semaine suivante, on a oublié.

Pourtant, notre bilan du mois est à la hauteur de nos espérances ! Nous nous étions en effet donné comme objectif de décrocher 4 rendez-vous et 2 nouveaux clients (des chiffres pris un peu au hasard, mais quand on prospecte, on doit avoir des objectifs !) : en fait, j’ai reçu deux mails (de personnes m’ayant identifiée via Google) qui m’ont demandé une proposition de RP, ai été appelée par une amie d’ami, et Céline a repris contact avec une ancienne cliente… Un mois après notre première séance de prospection, nous avons envoyé 4 propositions,  2 ont déjà été signées, et un premier CP a été envoyé.

Quand je vous dis que parfois, les choses se font « comme par magie » ?;-)

, ,

15 Commentaires

La ritournelle de la prospection

En 2011 encore, je n’aurai pas prospecté. Pourtant, régulièrement, je me dis que ce serait plus prudent, et je prends immédiatement la résolution de me lancer dans la prospection téléphonique la semaine suivante…

Evidemment, si un jour je n’ai pas le choix, je m’y mettrai. En attendant, j’ai quelques bonnes raisons de ne pas avoir fait de prospection :

1. A la rentrée de septembre, je me suis dit « une semaine sans RDV prospect, et je m’y mets ». Mais il se trouve que depuis septembre, chaque semaine, mon téléphone a sonné et un nouveau rendez-vous m’a été proposé… Le hasard fait tellement bien les choses 😉

2. Le livre de Francine Carton, qui m’a chaudement été recommandé  « réussir sa prospection téléphonique », n’est jamais en stock quand je pose la question à la FNAC. OK, si je regarde sur Amazon, ça devrait résoudre mon problème…

3. Prospecter, ce n’est pas non plus téléphoner tous azimuts ! C’est dire ce qu’on sait faire, ce dont on a envie ou besoin, au bon moment et au bon endroit. Alors j’essaie ici : en 2012, j’aimerais avoir 3 (si c’est plus, on pourra s’arranger, ne vous inquiétez pas !) contrats annuels d’écriture pour des blogs d’entreprise, plusieurs missions de community management (j’aime bien quand c’est autour de personnages…), des missions en communication interne et RH (des sites, des livrets d’accueil, des plaquettes, si vous avez des projets en stock…), j’aimerais bien aussi m’occuper de toute la communication d’une petite entreprise, et puis aussi, très important, je veux développer le sujet « relations presse » dont je parlais hier.

, , , ,

4 Commentaires

%d blogueurs aiment cette page :