Articles tagués auto-entrepreneur

Portrait : Christel Caulet, journaliste rédactrice

Je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer Christel (elle habite Toulouse), mais je suis sûre que nous avons beaucoup de points communs. Je me retrouve souvent dans ses commentaires ici, et également dans ses billets de blog. Et quand je lui ai dit qu’elle « défendait sa corporation » lorsque j’ai attaqué les journalistes, il fallait le prendre comme un compliment : je suis également, pour ma part, toujours solidaire avec les communicants 😉

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase
Christel, 32 ans, journaliste depuis 15 ans (carte de presse : 101264) et rédactrice depuis  même pas 1 an.

Depuis quand es-tu indépendante ?
Indépendante depuis la maternelle. Mes parents m’ont éduquée comme cela. J’ai très tôt dû prendre mes responsabilités. Mais je ne pensais pas être « obligée » en quelque sorte de monter ma boîte pour vivre. J’ai bossé pour de nombreux média nationaux en télé et en presse magazine. Les budgets « piges » étant régulièrement à la coupe, j’ai dû opter pour une alternative afin de boucler les fins de mois tant cela devenait compliqué de piger.  Je propose désormais mes compétences rédactionnelles et en SEM ( j’ai bossé chez Yahoo pendant 3 ans) en freelance.  Je cumule les deux statuts : celui de pigiste et celui d’auto-entrepreneur, ce qui est un peu compliqué des fois en terme de compta !

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendant(e)/ de créer ton entreprise ?
Je l’ai fait parce que la conjoncture économique m’y a obligée, grosso modo. Et comme je suis une battante, j’ai décidé de faire avec et de tenter l’aventure à fond. J’essaye de trouver des avantages à cette situation même si je la subis. De nombreuses rédactions demandent aujourd’hui le statut d’auto-entrepreneur, ce qui les arrange bien en termes de charges sociales… Je n’ai donc pas eu vraiment le choix.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
J’avais initialement opté pour le statut d’auto-entrepreneur. Mais comme je vais sans doute dépasser les limites imposées en termes de chiffre d’affaires, je vais devoir par conséquent changer de statut très prochainement. Tout cela est très nouveau pour moi et je ne me suis jamais habituée à effectuer des devis et des factures.  Alors passer à un autre statut avec ce que cela implique administrativement m’inquiète un peu.   Je suis d’une nature angoissée et exigeante.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Une journée type, c’est très difficile car cela dépend de l’actualité pour ma part. En fait, selon les collaborations et les commandes que j’ai, côté média, je cours pour accomplir mes missions car on nous impose aujourd’hui une réactivité de dingue. Si je n’ai rien à faire pour les média, je peux être devant mon écran de 9 heures le matin jusqu’à 22 heures le soir si besoin est. Je m’impose une véritable discipline et une rigueur dans mon travail. Les matinées sont généralement consacrées aux interviews et les après-midi au travail purement rédactionnel . Cela peut aller à l’écriture pure d’un blog, la création d’un magazine interne ou externe, du contenu rédactionnel adapté pour des sites internet, des newsletters, des emailings… Je n’ai pas beaucoup de temps pour profiter réellement de mon statut de freelance. Ce qui n’est pas plus mal, pour l’angoissée du boulot que je suis. Cela me ferait trop culpabiliser !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
Ouh là, si je suis réaliste, je vais dire à bosser davantage pour ne pas gagner plus. Si je suis idéaliste, je rêve de bosser avec des gros média sur des thématiques qui me passionnent. Si je suis utopiste, je suis directrice d’un média avec un super salaire qui compenserait, enfin, mes années de galère !

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer  ?
Je lui dirais de bien réfléchir à ce qu’il veut et à ce qui l’attend. Car être auto-entrepreneur, c’est beaucoup d’heures à prospecter et surtout un changement radical dans la perception globale du travail. Et j’ai encore beaucoup de mal avec ça. Au départ, je raisonnais en terme de revenus mensuels alors que l’on doit considérer le chiffre d’affaires qui, lui, est annuel. La partie commerciale, également… 
S’il veut être journaliste, je lui dirais aussi d’être prêt à faire quelques sacrifices… Je suis partie vivre loin des miens pendant des années en travaillant dans les Dom-Tom au début, ensuite en Angleterre et en Irlande. Ces expériences m’ont endurcie et m’ont permis d’apprendre mon métier de journaliste !
Je lui dirais également de savoir faire preuve d’originalité et d’une véritable expertise. Aujourd’hui, toutes les rédactions se ressemblent. Les places sont chères et c’est de plus en plus compliqué pour parvenir à se faire un réseau afin de rester en contact avec les bonnes personnes.  D’où le besoin nécessaire d’avoir une véritable expertise dans un secteur. Cela permet d’être plus facilement pris au sérieux.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
J’ai un blog où je conte mes histoires de journaliste : http://christelcaulet.blogspot.com/
J’ai un site pour mes activités : www.mediaenpassion.com qui va être prochainement restylisé
Et enfin j’ai un blog qui marche bien sur ma passion, le tennis,  où je relate l’actualité de ce sport avec un ton résolument franc et plein de rentre-dedans avec humour bien sûr ! http://cauletchristel.wordpress.com/

, , ,

5 Commentaires

Auto-entrepreneurs, des pigeons à plumer ?

« J’ai eu vos coordonnées par un annuaire d’auto-entrepreneurs, je souhaiterais vous rencontrer« .

Il y a un an, cette phrase d’introduction était très positive. Aujourd’hui, non. Il y a un an, un journaliste du Time me contactait avec cette phrase. La semaine dernière, c’était une agence, bien décidée à travailler avec « les free les moins chers du monde ». Une fois encore, on m’a proposé des tarifs incroyablement bas, et j’ai bien vu sur la page du cahier de la dame (rencontrée le lendemain de l’appel) que d’autres avant moi avaient accepté . J’ai dit non, calmement, en expliquant que je ne pouvais pas m’aligner sur ce tarif. Et là, j’ai eu le droit à un étonné « mais vous êtes bien auto-entrepreneur? »…  Je ne sais pas pourquoi dans l’esprit (obtus) de certaines personnes, les auto-entrepreneurs sont quasi des bénévoles !

De retour chez moi, j’ai décidé de supprimer mon nom de tous les annuaires d’auto-entrepreneurs. Et puis non. Mais je l’ai quand même enlevé de certains, ceux qui effectivement laissent supposer que nous sommes « de la main d’oeuvre à bon marché ». J’ai remarqué au passage que certains sites n’offrent pas l’option « désinscription »…

Il y a peu, je disais « je resterai auto-entrepreneur le plus longtemps possible, en passant en portage les grosses missions« .
Aujourd’hui, je doute. Pas parce que le statut ne me convient pas, mais parce que certains de mes interlocuteurs pensent que cela les autorise à me payer moins cher !

, , ,

8 Commentaires

L’auto-entrepreneur n’est pas un salarié précaire !

Billet écrit  » à chaud » après une interview téléphonique.

Un journaliste d’une radio lyonnaise vient de m’appeler et m’a posé à brûle-pourpoint quelques questions sur le statut d’auto-entrepreneur, toutes axées sur la « précarité du travail liée au statut ». J’imagine que mes réponses ne seront pas diffusées, car elles n’ont pas du tout correspondu à l’orientation que le journaliste souhaitait donner à son interview !

Il m’a posé des questions sur « mon employeur« , sur « les salariés qui se précarisent« , sur « les charges que vous devez entièrement payer en tant qu’auto-entrepreneur » puis m’a demandé si « je m’en sortais par rapport à un salarié« …

Je lui ai expliqué que j’avais fait le choix de devenir auto-entrepreneur dans le cadre de la création de mon entreprise. L’aspect administratif a été réglé en une demi-journée, cela m’a donc permis de me consacrer ensuite sereinement à ma prospection commerciale et à mes clients, puisque je savais que je ne paierais de charges que sur les factures réglées. De mon point de vue, avec un an de recul, l’auto-entrepreneur n’a toujours que des aspects positifs !  

Quand je lui ai dit que si effectivement des patrons détournaient le système à leur avantage, cela pouvait poser problème, il m’a demandé si je connaissais des auto-entrepreneurs concernés. Non seulement je n’en connais aucun, mais je commence à me demander si ces histoires-là ne sont pas montées de toutes pièces par la presse, qui parle bien plus souvent des problèmes rencontrés que des réussites !!! Jamais ce  journaliste ne m’a demandé si j’étais satisfaite du choix de mon statut… Mes réponses toutes positives étaient complètement hors-sujet semble-t’il…

Si vous êtes un auto-entrepreneur « contraint », « précarisé », avec « un seul employeur » qui se « décharge sur vous de ses charges », merci de laisser un commentaire, j’aimerais savoir si vous existez pour de vrai…

, , ,

6 Commentaires

Entreprendre, disons-nous…

Ca fait longtemps que je n’avais pas fait allusion ici à la newsletter Management du Journal Du Net !
J’avais laissé de côté cet édito du 4.11.09, de Pascal Abel, Directeur Associé de sefairepayer.com, pour en reparler « le jour où ». Nous y sommes ! Il y évoque trois risques encourus par tous les créateurs d’entreprise.

Les impayés :
« Plus de 70 % des TPE et auto-entrepreneurs déclarent avoir des problèmes de recouvrement importants« . Je ne sais pas d’où il tient ce chiffre énorme, qui s’il est vrai, me semble particulièrement inquiétant. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que tous les projets sont réalisés en l’absence de contrat, sans précision de la date de paiement ? Dans ce cas, il est urgent de suggérer à M. Novelli d’ajouter au remplissage du formulaire « je veux être auto-entrepreneur », la réussite au QCM « le B.A-BA » de l’entrepreneur !

Les clients toxiques :  
Pascal Abel explique également qu’il est fondamental d’identifier les prospects et clients « toxiques ». Seulement, j’en ai parlé récemment, on ne peut faire confiance qu’à l’intuition pour cela, et si l’intuition était un facteur rationnel, ça se saurait ! Bon, on va dire que l’expérience favorise l’identification immédiate du futur client à problème, mais justement, c’est bien là le souci quand on se lance !

Faire attention à ses marges :
« Il est, de plus, important de garder à l’esprit qu’une structure naissante doit conserver un niveau de marge rentable. Les prix pratiqués doivent donc être définis par l’entrepreneur et non le client qui aura tendance à négocier en expliquant qu’il prend un risque… »
Cela me semble également une vérité de la Palisse… mais je crains que cet argumentaire ne soit réellement bâti sur des cas réels. J’avais été très étonnée, par exemple, de constater qu’une infime minorité d’auto-entrepreneurs étaients inscrits fin 2009 sur les sites de la Fédération des Auto-entrepreneurs et du Syndicat National des Auto-Entrepreneurs. Si la création d’entreprise est totalement improvisée, pas étonnant que la relance des impayés, la gestion des clients, comme la définition des tarifs, le soit aussi !

Et vous, que pensez-vous de cela ?

,

1 commentaire

Conseils « de base » pour auto-entrepreneurs débutants

Ce billet fait écho à une conversation téléphonique que j’ai eue hier avec une future nouvelle auto-entrepreneuse. Nous avons discuté longuement tarifs, réseau, positionnement et prospection et du coup, cela m’a donné envie de revenir sur ces points.

1. Les tarifs

Lorsque l’on débute en indépendant, on se sent « p’tit nouveau » et on a tout à coup tendance à faire abstraction de ses années d’expérience en tant que salarié… Hé bien, ce n’est pas une bonne idée ! Votre expérience antérieure a un coût !
Et même si on est OK sur ce point, on a tendance à proposer des tarifs bas parce que au choix : « on veut se faire une première référence », « on n’a pas trop confiance en ses compétences en indépendant », « on ne connaît pas bien les prix du marché et on ne voudrait surtout pas être au-dessus ».
En plus, si on a choisi le statut d’auto-entrepreneur, on se dit que les charges sont tellement faibles que l’on peut proposer des prix très bas… en gagnant correctement sa vie. Ce qui est une stratégie court terme foireuse (je pèse mes mots !) : non seulement vous allez vous faire des ennemis (alors que si vous pratiquez des tarifs « normaux », vous pourrez réellement établir des partenariats et travailler en confiance avec des gens qui font le même métier que vous), vous risquez de passer pour un incompétent (si votre prospect rencontre plusieurs personnes et que vous êtes deux fois moins cher, il va se poser des questions) et… vous ferez comment lorsque vous allez passer en SARL ou EURL avec des charges beaucoup plus élevées ? Dire à vos clients historiques, ceux qui vous ont fait confiance dès le début « je change de statut, j’ai donc décidé de multiplier mes tarifs par deux »?. Pas très sérieux !
Si malgré tout ça, vous avez peur d’annoncer des tarifs élevés, ayez bien en tête les avantages que vous procurez au client : expertise, souplesse et adaptabilité (vous l’accompagnez quand il le souhaite, au rythme qui lui convient), tarif net (il ne paiera pas de charges en plus de votre facture, n’est pas obligé de vous mettre un bureau et du matériel à disposition, etc). Tout cela a un prix !

2. Le réseau

Le réseau, celui que vous avez et celui que vous allez développer maintenant que vous êtes indépendant, est essentiel. Aujourd’hui, on dit que 70 % des CDI en France sont pourvus par le réseau. Je ne sais pas s’il existe des chiffres officiels concernant les missions des indépendants, mais à mon avis, on est au-delà des 70 %. Donc commencez par informer TOUT votre entourage de votre nouvelle activité (j’ai bien dit tout le monde, de la voisine retraitée à la baby-sitter, en passant par votre coiffeur et votre dentiste). C’est un excellent exercice qui vous aidera de plus à trouver les mots-clés pour définir votre offre (le fameux elevator pitch, indispensable !), toujours utile lors d’un premier rendez-vous.

3. Le positionnement

Sur ce point, je n’ai pas envie de donner de conseil, car justement, je pense que le meilleur positionnement, c’est celui qu’on se donne en fonction de ses compétences et de ses envies. Si on est soi-même convaincu de son positionnement, on saura le présenter avec enthousiasme, et convaincre les prospects. On a la chance en tant qu’indépendant de ne pas devoir se trouver « la case » qu’on l’on a tous en entreprise, profitons-en ! (bon, il vaut mieux quand même éviter les consultants en communication interne et décorateur, ou coiffeuse-plombier… On se garde un coeur de métier et des compétences annexes !).

4. La prospection

Vaste sujet ! Pour certains métiers, la prospection téléphonique fonctionne très bien. Pour d’autres (le mien par exemple…), ce n’est quasiment pas la peine d’essayer. Evitez aussi tout ce qui coûte cher et a un rendement aléatoire, comme la disribution de mailings ou prospectus en boîte aux lettres (pas très développement durable, de toute façon !). Identifiez les outils qui vous conviennent au niveau personnel. Vous êtes une « Facebookeuse assidue » ? Créez la page Fan de votre entreprise. Vous aimez écrire ? Un blog pourra être un sérieux atout pour convaincre vos premiers clients…

Voilà de manière résumée (et probablement plus claire !) les conseils que j’ai donnés à Corinne. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas ! 😉

, , , , ,

15 Commentaires

Les 5 liens de la semaine

Pas de thématique précise cette semaine, mais des liens vers des articles, billets ou sites qui m’ont plu, informée, intéressée ou fait sourire, et que je voulais partager !

1. Découvert via Twitter, Plume interactive, un blog très intéressant qui explique les secrets de l’écriture web. Chaque article est une mine d’informations ! 

2. Sur Planète Auto-entrepreneur, un dossier complet sur le thème « comment faire d’un blog un vrai site Internet » : clair et complet. Ce site est vraiment un incontournable !

3. Beaucoup de journalistes sont sur Twitter, alors que souvent ils désignent tout ce qui est « online » comme l’ennemi à combattre. Cela faisait donc longtemps que je souhaitais avoir l’avis de l’un deux sur Twitter. Et c’est plutôt bien argumenté dans ce billet de Jean-Christophe Féraud : to be or not to be a tweet journalist

4. A la question, « C’est quoi être entrepreneur ? » Michel de Guilhermier donne des réponses qui me plaisent !

5. Et anticipons sur le sujet de lundi, la communication du développement durable, avec « la communication responsable, une profession en marche« , sur le blog du collectif Adwiser.

, , , , ,

2 Commentaires

Portrait : Karine Raczak, assistante indépendante

Les lecteurs réguliers de ce blog se souviennent de Karine, qui s’est retrouvée seule contre tous à défendre les Mompreneurs il y a quelque temps.
Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer Karine, qui habite loin (en Isère) mais je lis régulièrement son blog et j’admire son dynamisme de « salariée créatrice » et son organisation sans faille, grâce à la méthode GTD, qu’elle évoque régulièrement (je rêve d’être organisée, mais mettre en place une méthode pour m’organiser, c’est déjà au-dessus de mes forces, alors j’applaudis à deux mains !).

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 😉

Je m’appelle Karine, j’ai 37 ans. Mon parcours m’a mené depuis mon BTS Assistant Technique d’Ingénieur à la fonction d’assistante d’exploitation en passant par assistante QSE, et maintenant je suis en plus assistante indépendante dans quatre domaines ; secrétariat, technique, qualité et communication.

Depuis quand es-tu indépendante ?

Je suis officiellement déclarée depuis le 1er octobre 2009, après un an et demi de préparation. Mais c’est un peu particulier car pour le moment je combine deux activités : une en tant que salariée et à côté mon activité d’indépendante qui débute petit à petit, jusqu’à ce que les proportions s’inversent et que je puisse totalement vivre de mon activité d’indépendante.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?

J’ai pris ma décision en juillet 2008. C’est la solution qui m’est apparu la plus évidente face à un problème de recherche de sens à mon travail, à un moment où la vie en entreprise me pesait. Je pense qu’être indépendante me permet d’évoluer, de maintenir une veille sur mon métier, de voir plus loin, de faire ce que j’aime, d’organiser mon temps comme je l’entends pour être plus disponible pour ma famille ou autres, et à terme j’aimerais donner un sens, une utilité à mon entreprise mais là le projet est un peu long à expliquer.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

Au départ, j’avais opté pour le portage salarial et puis finalement j’ai choisi le statut auto-entrepreneur qui convient parfaitement à mon type d’activité. Ce sont bien entendu la simplicité de déclaration et le fonctionnement fiscal qui m’ont aidé dans mon choix. Je suis l’exemple type de la personne qui utilise ce statut pour tester son entreprise avant de voir plus grand, ce que je souhaite.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?

Je ne dirais pas que ce sont des « journées-type » mais elles ont en commun l’organisation. J’essaie de bien m’organiser pour arriver à tout caser. J’essaie d’appliquer la méthode GTD et pour le moment ça me convient. En général, le matin je m’occupe de mes filles (même si elles sont ados, elles ont toujours besoin de moi) et les emmène au collège, puis je fais ma première journée de travail. En revenant, c’est toujours pour ma famille avec mes filles et leurs devoirs, le dîner, la maison… et ensuite j’attaque ma deuxième journée de travail (mais beaucoup plus courte bien sûr). J’ai la chance d’avoir une pièce-bureau que j’ai aménagé pour me sentir bien, un bon cadre de travail pour écrire les articles de mon blog, réseauter, réfléchir, lire, créer…

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Waouw ! Dans 10 ans je pourrais être grand-mère ça fait peur ! J’espère surtout que je serai à la tête d’une entreprise florissante, avec des salariés. Mon idéal serait de faire reconnaître les avantages d’une assistante indépendante auprès des entreprises, le tout en parfait accord avec les assistantes salariées. J’ai une idée très précise de ce que j’aimerais mais c’est assez complexe et il est beaucoup trop tôt pour en parler. Alors comme dit  la chanson : « tiens, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans… »

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Je dirais qu’il ne faut pas avoir peur de prendre son temps. Ne pas précipiter les choses. Prendre le temps de la maturation des idées de prestations, de marketing… Le temps de la préparation est très important. Et puis être ouvert à tout. Un jour tu parlais de sérendipité et c’est exactement ce genre de choses qui peut faire avancer un projet. En s’ouvrant à toutes les idées ; une idée rebondit sur une autre et sans le savoir on trouve une solution à un problème, une nouvelle idée de prestation ou comment la présenter…

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Oui j’ai un blog  et un profil Viadeo

, ,

3 Commentaires

Portrait : Christophe Lastennet, Consultant en conduite du changement

 

La conduite du changement, voilà un domaine passionnant que j’ai découvert récemment, au hasard d’un projet pour lequel j’ai été sollicitée. La communication interne a une place importante dans la conduite du changement, car elle permet dans le contexte de projets stratégiques, d’expliquer, d’accompagner et de faire adhérer les salariés de l’entreprise…
J’ai échangé avec Christophe à la suite d’un « clic » sur son profil Viadeo (!), nous nous sommes rencontrés « de visu » fin décembre et j’espère que nous travaillerons très bientôt ensemble sur des projets !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase

Christophe, 36 ans,  franco-danois basé en région lyonnaise, Consultant (et accessoirement bloggeur!) en Conduite du Changement, discipline que j’exerce depuis 2002 en conseil et en entreprise, après une première partie de parcours dans le recrutement.

Depuis quand es-tu indépendant ?

J’ai fait le grand saut depuis 9 mois environ.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendant ?

Liberté, autonomie, créativité, challenge, opportunités, rencontres, partenariats, apprentissage, développement !

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

Auto-entrepreneur : Ma chambre de commerce m’avait mis en garde en me disant que cela pouvait nuire à mon image alors je m’étais mis en tête d’opter pour le régime micro-social et fiscal sans passer par la voie auto-entrepreneur avant de me rendre compte que cela revenait au même. Au final, je suis donc auto-entrepreneur et satisfait de l’être car les avantages fiscaux et administratifs sont certains. Si j’excède le plafond de CA je compléterai par le portage salarial.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?

En mission, la journée s’organise autour de sessions de travail, formations et réunions à animer; j‘ai toujours aimé le conseil pour la variété des contextes dans lesquels on peut évoluer : un jour peut être passé avec du personnel de production d’une centrale thermique, l‘autre avec des commerciaux en informatique ; tout cela est très enrichissant. 
Hors mission, ma journée est plus typique. Je prends mon scooter puis le tram jusqu’à la Part-Dieu à Lyon où je peux utiliser un bureau 10 jours/mois chez Regus (je me permets de leur faire un peu de pub car c’est un bon plan pour ceux qui comme moi peuvent difficilement travailler à domicile!).
Dans le tram, je lis sur mon mobile mes flux d’actualités, articles, blogs, qui m’intéressent et contribuent à alimenter le contenu de mon propre blog.
Puis, au bureau, j’enfile ma casquette de commercial (du moins j’essaye!) : je passe des coups de fil, j’envoie des mails, je ‘viadeo-te‘, et me déplace pour d’éventuels rdv ou salons. Enfin je termine la journée par la rédaction d’un billet pour mon blog.

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

10 ans c’est loin ! Eh bien j’espère m’établir comme l’un des interlocuteurs privilégiés des entreprises souhaitant mener à bien de gros projets de transformation, en particulier dans le domaine du développement durable auquel je suis attaché. J’envisage aussi  un Phd/doctorat en conduite du changement mais je sais que cela demanderait un gros investissement temps.

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Je ne sais pas si pourrais trop me le permettre, je manque sans doute encore un peu de recul… Néanmoins, la principale leçon que je retiens de mon début de parcours est de se fixer des objectifs chaque semaine et en fonction de ceux-ci bien déterminer et sélectionner ses activités , enfin… quand même laisser de la place à l’instinct!

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Oui, ma panoplie « visibilité » :

www.appetiteforchange.net (méthodes, outils, cas et témoignages en français et en anglais sur la conduite du changement) : abonnez-vous à la newsletter mensuelle et vous recevrez une présentation sur la conduite du changement.  Une nouvelle version est sur le point d’être publiée, accessible déjà sur http://ap4ch.wordpress.com/.

Mes profils: Viadeo, LinkedIn

Mes présentations: http://www.slideshare.net/clastennet  

, ,

1 commentaire

Revue de web en 5 points

Dans le panorama de la semaine, des sourires, mais un peu jaunes : Facebook fait des siennes (qui est étonné ?), la frontière entre la communauté/adeptes devient parfois floue, le bon manager est le meilleur manipulateur, l’auto-entrepreneur est un (pauvre) imbécile heureux…
Heureusement, on termine sur une note positive avec le blog et son ROI du tonnerre. Qui n’a pas le sien ?

1. Voici un lien vers un blog québécois (en fait, il faut le lire aussi pour cette raison, car le vocabulaire utilisé est parfois…original) qui explique, en 32 points, comment utiliser Facebook pour son entreprise.
Pour ma part, je n’ai pas du tout apprécié la surprise de la semaine dernière, l' »ouverture par défaut » des paramètres. Donc j’ai bien ri quand j’ai vu que le fondateur de Facebook s’était lui même fait prendre à son « piège ». 

2. Les « clients », les « consommateurs » (et ne parlons pas d' »usagers » !), c’est fini ! Aujourd’hui, les bons marketeurs ont une communauté. J’en parle ironiquement, mais en fait, je trouve ce virage intéressant… dans certains cas de figure.  Si quelqu’un a sous le coude une enquête sociologique sur ce sujet, ça m’intéresse ! En attendant,voici les informations utiles pour créer votre communauté.

3. Affirmez votre leadership par le storytelling : en gros, construisez vous une histoire… Il y a quelques années, une personne utilisant ces techniques auraient été traitée de mythomane manipulatrice. Aujourd’hui, tout centre de formation digne de ce nom propose des cours de storytelling ! Et pourtant, cela ne devrait pas être mis entre toutes les mains… Qu’en pensez-vous ?

4.  les résultats de l’Observatoire des auto-entrepreneurs : 83 % d’entre eux sont satisfaits de leur statut ! 40 % sont exclusivement auto-entrepreneurs, et ils ont gagné en moyenne… 775 € nets par mois.
Que demande le peuple ? En ces temps de crise, l’auto-entrepreneur est heureux d’être libre et autonome… et se nourrit probablement d’amour et d’eau fraîche !

3. Je suis personnellement convaincue de l’intérêt, pour toutes les entreprises, de mettre en place un blog. Cette étude – dommage qu’elle ne soit pas plus détaillée ! – donne quelques éléments intéressants concernant le ROI d’un blog. Edifiant !

Bonne lecture et promis, je reviens lundi de meilleure humeur 😉

 

 

 

 

, , , ,

Poster un commentaire

5 bons plans pour les auto-entrepreneurs

Et oui, côté auto-entrepreneur, il y a toujours du nouveau, en bien, comme en moins bien ! Petit tour d’horizon :

1. Auto-entrepreneur et portage : Je ne voyais pas, a priori,  l’intérêt pour un auto-entrepreneur de choisir le portage. Et pourtant, il y en a au moins un ! En portage, on est considéré comme salarié, et on peut donc cumuler le portage et une activité en auto-entrepreneur. Intéressant par exemple si l’on décroche une mission à 20 000 euros sur l’année… On fait passer celle-ci en portage et pour les missions ponctuelles, on reste auto-entrepreneur… Et on obtient ainsi un CA parfaitement légal de 52 000 euros sur l’année ! (qui a haussé les épaules en disant « Pff, si c’était aussi simple… ? »!) Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil à ce très bon article de l’entreprise. com.

2. L’auto-entrepreneur n’est pas assujeti à la taxe professionnelle, la taxe professionnelle va disparaître, oui… Mais pour bénéficier de l’exonération, il faut remplir des papiers… J’ai reçu le formulaire hier, juste après avoir lu cette info (ça m’a évité de faire des bonds dans tous les sens ;-)).

3. Auto-entrepreneur sans chiffre d’affaires : attention, vous basculez dans le régime micro-entreprise automatiquement !  Et là, ça ne rigole plus ! Donc, si vous vous êtes déclaré auto-entrepreneur en début d’année, simplement pour être paré le jour où une mission vous tomberait du ciel, il est encore temps de déclarer votre fin d’activité.

4. Pour terminer sur une note positive, une synthèse intéressante pour les Consultants en auto-entrepreneur : 3 étapes pour réussir vos premiers pas

5. Et enfin, parce qu’ils nous ont encore appris plein de choses intéressantes cette semaine, je vous propose de rejoindre, si ce n’est pas déjà fait, la sympathique et fort efficace communauté du salon des Micro-entreprises/Planète auto-entrepreneurs  sur Facebook .

10 Commentaires

%d blogueurs aiment cette page :