La liste de nos envies

Je paraphrase Grégoire Delacourt (j’adore cet auteur) pour répondre au commentaire de Laurence hier :

« Super cette solidarité Isabelle ! Félicitations ! Ca me fait plaisir de constater qu’elle existe encore, cette solidarité, qu’on refile les coordonnées d’un freelance spontanément en se disant que c’est la personne « ad hoc » pour tel ou tel job, même si effectivement on n’a pas des références longues comme deux bras dans le domaine concerné ! Sincèrement, tu as de la chance d’avoir pu écrire ce livre, c’est un truc que je rêve de faire depuis tellement longtemps… Mais en province, pas la peine d’y compter… »

Je persuadée que notre réussite à tous en tant que freelance est une affaire de solidarité d’une part et d’expression de nos envies de l’autre.

Il faut être solidaires contre les prix trop bas, je le répète souvent. Il faut aussi  bien entendu être solidaires sur les aspects positifs de notre boulot ! Quand je ne peux pas prendre une mission, parce que c’est hors de mes cordes (ou éventuellement parce que je n’ai pas le temps), je donne le nom de quelqu’un, toujours. Je ne laisse jamais un client potentiel se perdre dans la nature😉.

Et de la même façon, je n’ai jamais hésité à dire « waou, moi aussi, je rêve de ça« . C’est ce que j’avais donc dit à Dominique il y a au moins cinq ans quand il m’a appris qu’il allait publier son premier livre et oui, super pour moi, il s’en est souvenu ! Donc, Laurence, je ne pense pas que le fait d’être en province soit un problème en soi. Le fait de ne pas avoir de personnes auxquelles confier ses envies ou ses rêves en est un, en revanche ! Hé oui, quand on rencontre peu d’autres freelances (la liste de mes contacts s’est raréfiée depuis que je suis à Marseille, parce que nous sommes moins nombreux ici qu’à Paris, parce que j’y suis depuis moins longtemps et donc y connais moins de monde…), on a moins de possibilités de parler de ce qui nous fait envie, et donc moins de chances que ça se réalise, tout simplement

Donc, je propose que parmi vous, ceux qui le souhaitent disent ici en commentaire (ou m’envoient par mail s’ils préfèrent) leur(s) souhait(s) de freelance, avec un lien vers leur CV (Linkedin, Doyoubuzz, Viadeo, comme vous voulez !) et je republierai tout ça dans un article, ça se référence mieux.

Je me lance pour que vous voyez l’idée :

Isabelle Prigent – consultante freelance en communication. Auteur d’un premier livre (Le guide des super grands-parents, éd. Mango), j’aimerais écrire d’autres ouvrages ! Les thèmes qui m’intéressent en particulier : la famille, le travail en indépendant, la maison, mais je suis prête à étudier toutes les thématiques ! Profil Linkedin

Bouteille d’eau à la mer ? Peut-être, mais en tout cas, c’est dit, et écrit ! J’attends les listes de vos envies😉

, , ,

3 Commentaires

« Le guide des super grands-parents » est paru !

J’en avais parlé ici, j’ai passé pas mal de temps en fin d’année dernière à écrire « Le guide des super grands-parents ». Il est publié aux éditions Mango (Fleurus) et disponible à la vente depuis aujourd’hui ! Plus d’infos ici (je n’ai pas la liste exhaustive des points de vente ;-)).

Merci à Dominique Dufour, qui s’est souvenu  du « fais passer mon nom quand tu pourras » (je lui ai dit ça il y a plusieurs années, quand il a lui-même écrit « Comment devenir un super papa« ), merci à Séverine Charbonnel de m’avoir fait confiance (pas simple quand on a comme seule référence un blog de freelance ;-)) , et merci à Nathalie et Annie, deux lectrices de ce blog, jeunes grands-mères, qui ont spontanément répondu à mon appel à témoignages et à tous les autres grands-parents qui ont participé !

J’ai adoré cette expérience, qui finalement est un concentré de mes missions « traditionnelles » : faire des recherches, lire, analyser, synthétiser, interviewer, rédiger, expliquer… et suis prête à recommencer dès demain (allez, cet après-midi si besoin !). J’attends vos appels😉

, , , ,

4 Commentaires

Combien la journée de formation ?

J’ai été contactée par un organisme de formation qui m’a proposé… 300  € HT la journée.

Sachant qu’à ce prix, on doit réaliser le support – et pour ce faire, j’achète régulièrement 1 ou 2 bouquins pour avoir des sources « de référence » à présenter aux stagiaires, m’inspirer de schémas qui illustreront mon document, etc (50 € à la louche), et que la réalisation du support me prend au grand minimum deux jours pleins (le plus souvent trois, pas parce que je suis inutilement perfectionniste, mais parce que la formation c’est du sérieux et qu’on ne peut pas se présenter devant des stagiaires en étant approximatif, donc il faut faire de la veille, lire, faire une synthèse puis créer un powerpoint qui soit clair et explicite). Ensuite, la veille de la formation, je passe une demi-journée à relire mon support pour l’avoir bien en tête et surtout pour anticiper et préparer les réponses aux demandes des stagiaires.

Bref, vous l’aurez compris, pour deux jours de formation effective rémunérés, je travaille au minimum cinq jours et j’ai des dépenses annexes. Pour cette formation-là, j’aurais gagné royalement… aux alentours de 110 €/ jour HT (les transports sont pris en charge – j’espère – mais bien évidemment pas la baby sitter que je devrai sans doute prendre ce jour-là pour emmener mes enfants à l’école le maintenant puis les récupérer à la sortie de l »étude…). Qui dit mieux ?

Je n’ai pas hésité un instant quand j’ai appris le tarif. J’ai dit « non, à ce prix, c’est impossible« .  Ce à quoi mon interlocutrice m’a répondu « on ne peut pas vous rémunérer plus, parce qu’il n’y aura qu’une personne à cette formation« . En quoi est-ce un argument valable ? On ne maintient pas une formation pour une seule personne. Sauf quand on se dit que le manque à gagner va entièrement être compensé… par une plus faible rémunération du formateur ! La bonne idée, n’est-ce pas ?

En tout cas, pour ce genre de plan, merci, oubliez-moi ! Et les autres formateurs, s’il vous plaît, dites-non, c’est en étant solidaires qu’on maintiendra des tarifs acceptables pour tous.

, ,

13 Commentaires

C’est vous qui savez !

Qui a le savoir ? Notre client et sa connaissance de son univers métier, ou nous, le prestataire détenteur d’une expertise ?
Ce n’est pas toujours simple de trancher. Je crois que je me suis souvent abritée derrière la formule « le client est roi », en m’adaptant à ses demandes, tout en n’étant pas toujours convaincue qu’il avait raison.
Je persiste à penser – mais peut-être à tort ! – que c’est l’attitude qui convient dans 99 % des cas.

Et pourtant, quand je parle de mes clients avec d’autres freelances, il m’arrive d’entendre de péremptoires « il faut que tu dises ça à ton client » ou « ton client a besoin de ça« . A  partir du moment où il n’y pas de demande clairement formulée du client, j’estime qu’il n’y a pas lieu de monter au front (bien entendu, quand il s’agit d’une démarche « gagnant-gagnant », dont je suis persuadée, je n’hésite pas à m’exprimer !). Par exemple, je ne dirai jamais, comme certains de mes confrères ou consoeurs, « ce n’est pas possible de lancer des relations presse, parce que vous n’avez pas de stratégie d’entreprise. On en reparlera quand ce sera le cas« .

Si mes clients veulent lancer des relations presse, je leur demande pour quelle raison, ce qu’ils en attendent et ce qu’ils souhaitent dire. Ils sont assez grands à ce moment-là pour comprendre que « je veux faire des RP parce que mon concurrent en fait« , « je veux être en une de tous les supports de presse nationale » et « dites-moi ce que je peux dire » ne sont pas des arguments😉.

Lorsque mes clients me confient une mission de rédaction,  je reste persuadée que leur connaissance métier est capitale et que le texte que je vais écrire ne sera qu’une « mise en forme », un « enrobage » d’un message qu’ils détiennent et je suis totalement ouverte à leurs remarques qui me permettent souvent de mieux comprendre leurs problématiques et donc d’écrire des textes plus percutants.

Il arrive pourtant que des clients me disent « C’est vous qui savez ! C’est pour cette raison que je vous confie la mission« . Je trouve cela flatteur, mais c’est aussi parfois inconfortable. Car j’ai beau me prévaloir d’une expérience, de compétences et d’un esprit de synthèse qui me permettront de conseiller un client en lui présentant d’autres « cas » similaires déjà expérimentés, je reste persuadée que sa compétence métier restera essentielle pour toute action de communication.

… Et vous ? (je ne suis pas sûre d’avoir été hyper claire, mais j’aimerais que vous me donniez votre point de vue si vous êtes confrontés à des situations similaires ;-))

2 Commentaires

Cris et menaces

Je n’ai rien contre le fait de monter au créneau quand la cause est juste. Mais de manière générale, je déteste les situations de conflits.

Il m’arrive de temps à autre d’être face à des clients de mauvaise foi ou « qui poussent le bouchon un peu loin » en en demandant toujours plus pour moins cher. La plupart du temps, je préfère faire le dos rond (quitte à venir râler ici ;-)), et ça passe.

En fin d’année dernière, j’ai travaillé via une agence pour un groupe du CAC 40, de ceux qui ont signé des accords de RSE et qui sont irréprochables sur les délais de paiement. Mais l’agence, elle, a « oublié » de me payer. J’ai réclamé, par mail, une fois, une semaine après expiration du délai « d’un mois à réception de facture ». On m’a répondu que j’allais être payée une semaine plus tard. Toujours rien.

Alors j’ai appelé le directeur et laissé un message « si je ne suis pas payée à la fin de la semaine, j’appelle le client« .
C’est légitime, non ? Hé bien pas pour le directeur de l’agence, qui m’a rappelée en hurlant « qu’est-ce que c’est que ces menaces ? Je déteste les menaces ! Tu ne sais pas ce que c’est que le monde de l’industrie (le secteur d’activité du client), on te paiera quand on te paiera… Et puis, je déteste les gens qui menacent, on ne menace pas, on met à exécution, et puis voilà ! Et si tu joues à ça, je vais te pourrir ta réputation. Essaie de les appeler, on va bien rigoler« . Et il m’a raccroché au nez.

J’ai appelé la cliente. Qui m’a précisé bien sûr que le règlement de l’agence avait été effectué depuis bien longtemps et qui m’a demandé en quoi elle pouvait m’aider. Je lui ai demandé d’envoyer un mail à l’agence, ce qu’elle a fait immédiatement.

J’attends maintenant de pied ferme de savoir ce qui va être fait pour pourrir ma réputation… mais j’ai de quoi contre-attaquer si besoin😉.

, , , ,

12 Commentaires

De « l’art » de jongler entre les missions

Depuis septembre 2015, j’ai : donné des formations sur l’apprentissage de la concentration et les nouveaux intranets , écrit un guide à destination des grands-parents, défini et rédigé les contenus du site d’un concepteur d’escaliers, défini une stratégie de communication interne dans un contexte de conduite du changement, écrit plusieurs articles pour des blogs professionnels, lancé les relations presse d’une société d’informatique…

Comment peut-on intervenir (correctement !) sur des missions aussi différentes ? me demande-t-on parfois. Je réponds que ce n’est pas possible dans l’absolu. C’est possible parce que j’en ai envie et que mes clients acceptent les règles du jeu : je leur dis ce que je comprends, ce que je comprends pas, ce que je pense pouvoir leur apporter… ou pas. Donc parfois, les missions ne se font pas, parce que je dis non, ou parce que les clients potentiels se désistent quand je leur explique que c’est trop compliqué pour moi !

Il m’arrive de me dire, dans les mauvais jours, que mon métier est difficile et inconfortable. La plupart du temps, j’ai le sentiment que cette nécessité d’apprendre en permanence me permet de ne jamais m’ennuyer et que c’est là que réside mon principal moteur. Faire tous les jours quelque chose de nouveau, toujours explorer des territoires vierges… et parfois hostiles, au fond, c’est ce qui me plaît😉. Je me rends compte d’ailleurs qu’autour de moi certains freelances travaillent sur des sujets auxquels ils ne comprennent vraiment rien, en se disant qu’ils vont apprendre, ou pire, que le client n’y verra que du feu – la plupart du temps parce qu’ils ont besoin d’argent.
C’est pour moi une limite à ne pas franchir, même si ça m’est arrivé d’être tentée par une valise de dollars😉. Quand je m’engage, je fais complètement, pas à moitié (même si c’est mal fait du point de vue du client, ce qui peut arriver… mais je n’ai pour l’instant jamais eu de conflit là-dessus).

Personnellement, le seul risque que je prends, c’est celui de passer trop de temps sur une mission, parce que j’ai dû me former plus longtemps que prévu. Cela ne pose pas de problème à mon client, puisqu’il ne voit que le résultat, livré dans les temps impartis (il ne saura jamais rien des soirées, week-end et jours fériés passés à cravacher !).

Et vous, quels risques prenez-vous ?

2 Commentaires

Belle année 2016

Que peut-on se souhaiter cette année ? Allez, partons pour les traditionnels santé, bonheur et réussite… auxquels j’ajoute pour cette fois sérénité et douceur, ce ne sera pas du luxe…

DSC06545

PS : ce billet devait paraître lundi, je me suis emmêlé les pinceaux avec mes dates de publication😉

Poster un commentaire

Communiquer… jusqu’où ?

Je ne sais pas si vous avez déjà eu ce débat avec vos clients, mais pour moi il est revenu régulièrement récemment. J’essaie de faire court pour expliquer quelque chose de plutôt long à faire comprendre, en fait :
– Un outil de communication est choisi pour permettre de diffuser au mieux un message vers sa cible. Si on prend l’exemple des relations presse, on utilise les communiqués pour informer les journalistes de l’actualité d’une organisation, d’une marque, etc. Une plaquette commerciale est quant à elle un support qui permettra de valoriser ses produits auprès de ses clients et prospects. Un site internet est une vitrine généraliste plutôt pour les prospects.  Et ainsi de suite.

Quand je définis avec mes clients un plan d’actions de communication, je leur explique sur quels points je peux intervenir. Par exemple, si on décide de créer une plaquette, je leur dis par exemple « je peux l’écrire de A à Z, mais j’ai besoin d’interviewer au préalable votre directeur commercial et trois clients« , ou « votre produit étant très complexe techniquement, j’ai besoin de beaucoup de documentation, ou d’interviews ou d’échanges » voire « je ne peux pas écrire les contenus, mais je vais vous proposer un rubricage et un rewriting accrocheurs« .

Sauf que, mauvaise foi (ou pas, je n’en ai aucune preuve), les clients reviennent ensuite la bouche en coeur en disant « écrire ce n’est pas mon métier, j’ai besoin que tu le fasses« . Quand je leur réponds que depuis le début les choses sont claires, sur leur sujet précis, je ne sais pas faire, ils s’offusquent « ah bon, mais pourtant c’était mon besoin« .
Pour une newsletter, il m’arrive d’intervenir du choix des sujets au rubricage à la rédaction, sans aucune intervention qui me dirait « ce n’est pas judicieux dans notre contexte actuel, il vaudrait mieux parler ce ça ou ça« . Quand il s’agit de relations presse, je peux donner des idées de sujets qui plairont aux journalistes, mais je ne peux pas inventer l’actualité de la société, c’est donc à mes interlocuteurs internes de me faire part de ces messages pour que je les utilise. Mais souvent, ils me demandent aussi de trouver les sujets.
J’estime que c’est beaucoup trop de pouvoir qu’on m’accorde… probablement parce que j’ai travaillé en entreprise et que je me souviens très bien que les agences avec lesquelles je travaillais ne pouvaient pas connaître les messages que j’avais à diffuser parce qu’ils étaient issus d’une connaissance approfondie de la société, ou de débats lors de réunions interminables et aussi parfois de conversations à la machine à café ! Un chef de projet en agence n’a pas le don d’ubiquité et en plus, il gère de nombreux clients aux problématiques toutes différentes. Idem pour moi en freelance. Je ne peux pas devenir l’experte des problématiques de chacun. Pour cela, il faudrait me recruter en CDI😉

Ca vous arrive, ce genre de « problème » ?

7 Commentaires

Evaluations clients : est-ce réellement un critère fiable/intéressant ?

J’ai peu écrit ces derniers temps parce que je suis débordée (et tant mieux !). Il y a néanmoins un truc qui me trotte dans la tête et que j’ai envie de partager, c’est le côté absurde de l’évaluation client, que l’on propose désormais partout (que pensez-vous de ce tapis rouge que vous avez acheté en ligne ? de ce plat de pâtes dégusté dans une brasserie ? de cet hôtel à l’étranger où vous avez séjourné ???).
J’ai été « notée » plusieurs fois récemment, dans deux contextes bien différents :

  • en tant que formatrice, j’interviens principalement pour deux organismes de formation professionnelle. Je remets systématiquement en fin de stage à mes stagiaires des fiches d’évaluation. Et je constate régulièrement que des gens qui se sont montrés particulièrement enthousiastes au cours du stage sont seulement « satisfaits » en fin de formation (il est possible de cocher « très satisfait », bien entendu). Explication d’une statisticienne : « c’est un truc français : on n’est jamais très content par principe. Si on utilise un système de note sur 10, on voit des gens réellement enchantés indiquer… 6 !« . C’est embêtant, mais aussi désolant, cette propension permanente à l’insatisfaction, non ?
  • en tant que nouvelle « hôtesse » AirBnB : il y a au rez-de-chaussée de ma maison un appartement que nous avons fait refaire à neuf. Nous l’avons mis en location sur AirBnB, parce que nous trouvons sympa de rencontrer des voyageurs (et que nous pouvons ainsi garder disponible l’appartement pour la famille et les amis quand ils souhaitent nous rendre visite).
    Nous avons apprécié, en tant que voyageurs, de louer des logements AirBnB (à Palerme, c’était cher, et tout était parfait. A Berlin, notre hôte nous a oubliés la première nuit mais nous a remboursés et tout s’est très bien passé pour les nuits suivantes. A Copenhague, l’appartement n’était franchement pas nickel, mais c’était le moins cher pour la date choisie, donc j’estime qu’en terme de rapport qualité/prix, il correspondait à mes exigences – donc à chaque fois, j’ai été très satisfaite, parce que les prestations ont correspondu à mes attentes).
    Pour mon propre appartement tout neuf, à la déco encore minimaliste (j’ai vraiment envie d’en faire quelque chose de sympa, donc je me laisse le temps de trouver des affiches pour les murs, des coussins pour le canapé, etc.) mais au confort irréprochable (literie neuve, linge de maison neuf, appareils électroménagers idem…), j’ai suivi les conseils de AirBnB et proposé un prix très bas « pour avoir mes premières appréciations et monter les prix ensuite« . Résultat, pour un deux pièces avec jardinet de 45 m2 environ, en ville mais au calme, avec lit fait, serviettes fournies etc, les voyageurs ont payé entre 25 et 30 € la nuit (pour deux). Je pensais que cette prestation recueillerait des 5 étoiles partout. Hé bien non. Les commentaires sont enthousiastes mais mentionnent l’absence de télé (que j’ai bien sûr signalée dans le descriptif) ou la présence de « traces de chantier » (sans autre explication, donc je ne sais pas de quoi il s’agit !) qui vaut un 3 étoiles sur 5 en propreté (!) et mettent un 3 étoiles également pour l’emplacement… Pourtant, je précise la distance par rapport au métro (10 minutes à pied) et au bus (3 minutes) et le fait que l’accès à notre ruelle étant compliqué, il est impossible de s’y garer. Ceux qui choisissent de venir ici le font donc en connaissance de cause (ce sera toujours moins cher que le Vieux-Port puisque ce n’est pas un quartier touristique, mais en contrepartie, on est au calme comme à la campagne) mais critiquent quand même. De quoi s’arracher les cheveux.
    Pour l’instant, je n’ai mis que des 5 étoiles à mes hôtes… mais je me demande si je ne dois pas préciser que « celui-ci n’a pas fait la vaisselle » ou celui-là « a laissé deux cheveux dans le lavabo » pour faire part de mon insatisfaction… légitime ?😉

Bref, au delà de mon histoire personnelle,  je me dis que ces notations proposées en tout sens ne servent pas le stagiaire suivant, ou le locataire suivant, qui ont des attentes forcément différentes, mais vont pourtant se fier à l’avis de quelqu’un d’autre qui a « expérimenté la formation/le logement ».
Ces notations servent plutôt d’exutoire à l’insatisfaction de gens qui n’ont pas pris le temps de choisir ce qui leur correspondait, ou qui estiment ne jamais en avoir assez pour leur argent !

Pour les formations, je n’ai pas trouvé de « solution ». L’un des organismes pour lequel je travaille s’intéresse énormément à ces évaluations, l’autre pas du tout – pour lui, mon expérience et mon assiduité sont des garanties suffisantes (et puis le formateur n’est pas responsable de tout : j’ai vu des gens insatisfaits parce que leur chaise grinçait… bien entendu, ils n’ont pas pensé à demander à l’échanger contre une autre pendant la formation !).
Pour mon appartement, j’ai… augmenté le prix : je me dis que ceux qui cherchent « le moins cher » trouvent tout trop cher. J’attends les nouvelles réservations pour savoir si j’ai choisi la bonne option😉

1 commentaire

Entrer en résistance

Avons-nous le choix, puisque nous sommes « en guerre », une guerre impossible à gagner puisque nous sommes des brebis face aux loups, des civils désarmés face aux kamikazes…, juste « protégés par des fleurs et des bougies » ?

Hier soir, je suis allée à un concert. Le concert de Yael Naïm au Théâtre de la Liberté à Toulon. C’était très beau et la salle était pleine.

Comme tout le monde, je suis bouleversée, choquée par ce qui s’est passé. J’avais toujours  « Je suis Charlie »  comme profil Facebook, et j’étais bien décidée à le garder un an, pour me rappeler, chaque jour… Et j’ai dû remplacer cette image, plus tôt que prévu, par un drapeau français.

Je parle souvent avec mes enfants de religion et de patrie (pas celle des Le Pen, entendons-nous bien, la patrie des soldats de 14-18, dont les lettres dans le recueil « Paroles de poilus« , m’ont marquée pour toujours). Et hier soir, je me suis dit aussi qu’il fallait aussi leur parler d’art. Je les emmène beaucoup dans les musées, depuis toujours. Ils aiment parfois, et parfois pas, mais ça fait partie de leur vie.

Ils ont commencé tous les deux le piano à la rentrée, ce n’était pas vraiment mon choix, parce que je suis assez peu sensible à la musique, mais celui de mon mari, qui trouve que c’est bien d’apprendre à jouer d’un instrument. Hier soir, je me suis dit que nous devions aussi les emmener au théâtre, aux concerts. Leur montrer absolument toutes les formes d’art, toutes les formes de beauté que nous offre la vie.

Pour que jamais ils n’aient l’idée de détruire la vie des autres. Pour que toujours ils aient une raison de se dire que la vie est belle. Pour que leur vie ait un sens, le sens qu’ils choisiront de lui donner évidemment, mais c’est à nous parents de leur montrer chaque jour tout ce qui est beau, à portée de leurs mains ou de leurs yeux.

C’est une énorme responsabilité que nous avons nous tous parents, de faire que  nos enfants aiment la vie et n’aient pas besoin d’aller faire le jihad pour lui donner un sens. Entrons en résistance avec eux et pour eux. Pensons à eux, qui aimaient la musique, boire un verre ou partager un repas avec leur amis, rappelons-nous toujours…
Pour que demain, plus tard, le choix de la paix soit celui de toute leur génération.

Poster un commentaire

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 3 055 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :