Articles tagués indépendant

Portrait : Catherine Louis, Dirigeante de Sensgiving

J’ai rencontré Catherine par l’intermédiaire d’Ariane. Après 20 ans de salariat, elle se lance en solo. Une belle histoire que je vous laisse découvrir !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase :
Je m’appelle Catherine, j’ai 45 ans et après plus de 20 ans de « on and off » entre l’entreprise (Air France), les agences et la formation, j’ai décidé de créer mon agence de conseil en communication, Sensgiving, en 2010.

Depuis quand es-tu indépendante/as-tu créé ta société ?
J’ai toujours voulu être la plus indépendante possible même dans le cadre formel et souvent consensuel de l’entreprise! J’ai toujours tenté de proposer des solutions originales aux problématiques posées. Mais je suis devenue vraiment indépendante depuis septembre 2010 quand j’ai créé Sensgiving et quitté, cette fois définitivement, Air France. C’est donc très récent même si j’élaborais mon projet depuis plusieurs mois déjà.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi de créer ton entreprise ?
Parce qu’il m’a semblé que c’était maintenant ou jamais. Que j’avais suffisamment fait le tour de l’entreprise pour à la fois la quitter et lui proposer mes services ! Par défi personnel aussi : pour me prouver que j’arriverais à concilier ma volonté d’être vraiment indépendante, mon choix de vie et mon activité professionnelle. Et aussi – soyons pragmatique – parce que j’ai acquis une certaine sécurité à la fois financière et personnelle qui me le permet aujourd’hui.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
EURL, c’est la structure qui convient le mieux à mon projet de développement. Même si c’est un peu lourd au démarrage… Je compte sur l’effet diesel !

C’est quoi, ta journée-type, si ça existe ?
Je me lève et me prépare tôt comme si j’avais un RDV à l’extérieur ou presque, ensuite je consulte mes mails et plus largement Internet. Si je reste travailler chez moi, je hiérarchise les priorités et je les répartis sur la journée. Si je dois rédiger du contenu, je vais souvent à la bibliothèque : je m’y sens bien et l’atmosphère studieuse est propice à la concentration. Quand il s’agit de mise en page, de graphisme, je travaille souvent avec une amie après avoir réfléchi à une ou deux pistes au préalable : en cas de blocage je trouve qu’il est salvateur d’échanger ! Je déjeune souvent chez moi en écoutant France Culture. Je suis encore dans la phase de développement de mon projet et j’évite de trop m’éparpiller car je trouve que le temps passe très vite quand on gère seule son activité. Si j’ai des RDV à l’extérieur j’essaye le plus possible de les caler en fin de journée au moment où la maison se remplit et qu’il n’est plus possible de travailler. Je n’ai donc pas de journée type et c’est, je pense, une des choses que j’apprécie le plus dans ma nouvelle vie même si les choses vont bien évidemment se structurer avec le temps.

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
J’aimerais avoir une activité suffisamment soutenue pour que Sensgiving devienne une belle petite agence (avec son local ) et que je puisse embaucher ou m’associer avec quelqu’un. Si un jour je peux choisir, je préférerais pouvoir travailler avec quelqu’un qu’avoir le luxe d’être exigeante sur la sélection de mes clients. La diversité des projets sur lesquels je suis amenée à travailler est une des raisons majeures de mon choix d’être free lance.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?
Etre bien entouré : professionnellement et personnellement. Avoir confiance en soi et dans ses interlocuteurs : les moments de doute sont fréquents, en tout cas au début et surtout pour les gens comme moi qui ont toujours été salariés. Rencontrer d’autres free lance ou indépendants le plus possible pour échanger, apprendre et donc se rassurer. Se servir des réseaux sociaux : c’est facile, rapide, peu coûteux, assez valorisant et il n’y a rien à perdre. Se permettre d’être de nouveau « un débutant » : même si cela peut paraître étrange, il faut considérer cette nouvelle situation comme une chance et non pas comme un handicap. Avoir déjà un contrat récurrent (même petit !) est aussi,
à mon avis, un très bon atout. Et puis ne pas être trop sévère avec soi même, se faire plaisir et se féliciter quand on gagne un contrat ou qu’un client est content !

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Le blog Sensgiving va arriver très vite, en attendant je suis sur Viadeo et Facebook.
Catherine Louis : calouis3@gmail.com 
Sensgiving : sensgiving@gmail.com

, ,

Poster un commentaire

Moi aussi, j’veux du ROI !

Je suis tombée il y a quelques mois, par hasard, sur une plateforme de mise en relation entreprises-clients, très spécialisée dans un domaine qui m’intéresse. J’ai contacté le service commercial, pour savoir si je pouvais, en tant qu’indépendante, proposer mes services sur le site.

J’ai reçu le meilleur accueil, tout m’a été parfaitement expliqué, le service payant, le service gratuit, « bien entendu nous acceptons les indépendants« … bref, il ne me restait plus qu’à remplir mon profil. J’ai commencé, puis il y a eu un bug, j’ai donc arrêté et… tout oublié !
Mais quelques jours plus tard, j’ai été recontactée par cette société « Vous n’avez pas fini de remplir votre profil, pourquoi ?« . J’explique donc ce qui s’était passé, et, mise en confiance, je demande à mon interlocuteur si en tant qu’abonné « gratuit » j’allais être mise en relation avec des entreprises, de la même manière que les « abonnés payants ».
Bien entendu, je me doutais que la réponse serait non. Et ce fut le cas. Je ne serai mise en relation que si aucun abonné payant n’a le même profil que moi (joke : j’ai encore de l’espoir, j’ai un profil tellement rare ;-)).

Alors j’ai expliqué que je ne prenais pas d’abonnement sans être assurée d’un résultat positif, en prenant l’exemple de Viadéo : il y a un an, je n’étais pas abonnée, mais j’ai été contactée par une entreprise avec laquelle j’ai signé un projet. J’ai donc immédiatement considéré Viadéo comme un service efficace et me suis abonnée (bon, il y a eu des péripéties dans notre histoire d’amour, j’en ai déjà parlé ici, mais je reste globalement satisfaite).

Je suis persuadée que si les sites de mise en relation proposaient un véritable essai gratuit, ils seraient plus efficaces, plus intéressants, plus rentables, pour les clients, pour les prestataires,  pour le site lui-même : les clients seraient séduits par la « masse » des profils à leur disposition, les prestataires par le nombre de missions proposées, le site gagnant en notoriété ensuite par le simple bouche à oreille. Vous me direz que s’ils sont payants d’emblée, c’est qu’ils s’assurent ainsi un minimum de revenu, indépendant de leur efficacité… mais justement, je refuse d’essuyer les plâtres, et nous sommes nombreux j’espère, à penser de la même façon. Avec ce fonctionnement, ces sites s’assurent probablement… de péricliter à plus ou moins long terme.

A ce jour, je n’en ai testé aucun, parce que je refuse de dépenser mon argent pour (« éventuellement », « certainement », « probablement » rayez la mention qui vous convient) rien. Je suis freelance en communication, pas joueuse professionnelle à la loterie… Je veux et j’exige un ROI !

, , , , , , ,

10 Commentaires

Conseils « de base » pour auto-entrepreneurs débutants

Ce billet fait écho à une conversation téléphonique que j’ai eue hier avec une future nouvelle auto-entrepreneuse. Nous avons discuté longuement tarifs, réseau, positionnement et prospection et du coup, cela m’a donné envie de revenir sur ces points.

1. Les tarifs

Lorsque l’on débute en indépendant, on se sent « p’tit nouveau » et on a tout à coup tendance à faire abstraction de ses années d’expérience en tant que salarié… Hé bien, ce n’est pas une bonne idée ! Votre expérience antérieure a un coût !
Et même si on est OK sur ce point, on a tendance à proposer des tarifs bas parce que au choix : « on veut se faire une première référence », « on n’a pas trop confiance en ses compétences en indépendant », « on ne connaît pas bien les prix du marché et on ne voudrait surtout pas être au-dessus ».
En plus, si on a choisi le statut d’auto-entrepreneur, on se dit que les charges sont tellement faibles que l’on peut proposer des prix très bas… en gagnant correctement sa vie. Ce qui est une stratégie court terme foireuse (je pèse mes mots !) : non seulement vous allez vous faire des ennemis (alors que si vous pratiquez des tarifs « normaux », vous pourrez réellement établir des partenariats et travailler en confiance avec des gens qui font le même métier que vous), vous risquez de passer pour un incompétent (si votre prospect rencontre plusieurs personnes et que vous êtes deux fois moins cher, il va se poser des questions) et… vous ferez comment lorsque vous allez passer en SARL ou EURL avec des charges beaucoup plus élevées ? Dire à vos clients historiques, ceux qui vous ont fait confiance dès le début « je change de statut, j’ai donc décidé de multiplier mes tarifs par deux »?. Pas très sérieux !
Si malgré tout ça, vous avez peur d’annoncer des tarifs élevés, ayez bien en tête les avantages que vous procurez au client : expertise, souplesse et adaptabilité (vous l’accompagnez quand il le souhaite, au rythme qui lui convient), tarif net (il ne paiera pas de charges en plus de votre facture, n’est pas obligé de vous mettre un bureau et du matériel à disposition, etc). Tout cela a un prix !

2. Le réseau

Le réseau, celui que vous avez et celui que vous allez développer maintenant que vous êtes indépendant, est essentiel. Aujourd’hui, on dit que 70 % des CDI en France sont pourvus par le réseau. Je ne sais pas s’il existe des chiffres officiels concernant les missions des indépendants, mais à mon avis, on est au-delà des 70 %. Donc commencez par informer TOUT votre entourage de votre nouvelle activité (j’ai bien dit tout le monde, de la voisine retraitée à la baby-sitter, en passant par votre coiffeur et votre dentiste). C’est un excellent exercice qui vous aidera de plus à trouver les mots-clés pour définir votre offre (le fameux elevator pitch, indispensable !), toujours utile lors d’un premier rendez-vous.

3. Le positionnement

Sur ce point, je n’ai pas envie de donner de conseil, car justement, je pense que le meilleur positionnement, c’est celui qu’on se donne en fonction de ses compétences et de ses envies. Si on est soi-même convaincu de son positionnement, on saura le présenter avec enthousiasme, et convaincre les prospects. On a la chance en tant qu’indépendant de ne pas devoir se trouver « la case » qu’on l’on a tous en entreprise, profitons-en ! (bon, il vaut mieux quand même éviter les consultants en communication interne et décorateur, ou coiffeuse-plombier… On se garde un coeur de métier et des compétences annexes !).

4. La prospection

Vaste sujet ! Pour certains métiers, la prospection téléphonique fonctionne très bien. Pour d’autres (le mien par exemple…), ce n’est quasiment pas la peine d’essayer. Evitez aussi tout ce qui coûte cher et a un rendement aléatoire, comme la disribution de mailings ou prospectus en boîte aux lettres (pas très développement durable, de toute façon !). Identifiez les outils qui vous conviennent au niveau personnel. Vous êtes une « Facebookeuse assidue » ? Créez la page Fan de votre entreprise. Vous aimez écrire ? Un blog pourra être un sérieux atout pour convaincre vos premiers clients…

Voilà de manière résumée (et probablement plus claire !) les conseils que j’ai donnés à Corinne. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas ! 😉

, , , , ,

15 Commentaires

Portrait : Karine Raczak, assistante indépendante

Les lecteurs réguliers de ce blog se souviennent de Karine, qui s’est retrouvée seule contre tous à défendre les Mompreneurs il y a quelque temps.
Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer Karine, qui habite loin (en Isère) mais je lis régulièrement son blog et j’admire son dynamisme de « salariée créatrice » et son organisation sans faille, grâce à la méthode GTD, qu’elle évoque régulièrement (je rêve d’être organisée, mais mettre en place une méthode pour m’organiser, c’est déjà au-dessus de mes forces, alors j’applaudis à deux mains !).

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 😉

Je m’appelle Karine, j’ai 37 ans. Mon parcours m’a mené depuis mon BTS Assistant Technique d’Ingénieur à la fonction d’assistante d’exploitation en passant par assistante QSE, et maintenant je suis en plus assistante indépendante dans quatre domaines ; secrétariat, technique, qualité et communication.

Depuis quand es-tu indépendante ?

Je suis officiellement déclarée depuis le 1er octobre 2009, après un an et demi de préparation. Mais c’est un peu particulier car pour le moment je combine deux activités : une en tant que salariée et à côté mon activité d’indépendante qui débute petit à petit, jusqu’à ce que les proportions s’inversent et que je puisse totalement vivre de mon activité d’indépendante.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?

J’ai pris ma décision en juillet 2008. C’est la solution qui m’est apparu la plus évidente face à un problème de recherche de sens à mon travail, à un moment où la vie en entreprise me pesait. Je pense qu’être indépendante me permet d’évoluer, de maintenir une veille sur mon métier, de voir plus loin, de faire ce que j’aime, d’organiser mon temps comme je l’entends pour être plus disponible pour ma famille ou autres, et à terme j’aimerais donner un sens, une utilité à mon entreprise mais là le projet est un peu long à expliquer.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

Au départ, j’avais opté pour le portage salarial et puis finalement j’ai choisi le statut auto-entrepreneur qui convient parfaitement à mon type d’activité. Ce sont bien entendu la simplicité de déclaration et le fonctionnement fiscal qui m’ont aidé dans mon choix. Je suis l’exemple type de la personne qui utilise ce statut pour tester son entreprise avant de voir plus grand, ce que je souhaite.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?

Je ne dirais pas que ce sont des « journées-type » mais elles ont en commun l’organisation. J’essaie de bien m’organiser pour arriver à tout caser. J’essaie d’appliquer la méthode GTD et pour le moment ça me convient. En général, le matin je m’occupe de mes filles (même si elles sont ados, elles ont toujours besoin de moi) et les emmène au collège, puis je fais ma première journée de travail. En revenant, c’est toujours pour ma famille avec mes filles et leurs devoirs, le dîner, la maison… et ensuite j’attaque ma deuxième journée de travail (mais beaucoup plus courte bien sûr). J’ai la chance d’avoir une pièce-bureau que j’ai aménagé pour me sentir bien, un bon cadre de travail pour écrire les articles de mon blog, réseauter, réfléchir, lire, créer…

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Waouw ! Dans 10 ans je pourrais être grand-mère ça fait peur ! J’espère surtout que je serai à la tête d’une entreprise florissante, avec des salariés. Mon idéal serait de faire reconnaître les avantages d’une assistante indépendante auprès des entreprises, le tout en parfait accord avec les assistantes salariées. J’ai une idée très précise de ce que j’aimerais mais c’est assez complexe et il est beaucoup trop tôt pour en parler. Alors comme dit  la chanson : « tiens, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans… »

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Je dirais qu’il ne faut pas avoir peur de prendre son temps. Ne pas précipiter les choses. Prendre le temps de la maturation des idées de prestations, de marketing… Le temps de la préparation est très important. Et puis être ouvert à tout. Un jour tu parlais de sérendipité et c’est exactement ce genre de choses qui peut faire avancer un projet. En s’ouvrant à toutes les idées ; une idée rebondit sur une autre et sans le savoir on trouve une solution à un problème, une nouvelle idée de prestation ou comment la présenter…

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Oui j’ai un blog  et un profil Viadeo

, ,

3 Commentaires

Les freelances (indélicats), pires ennemis des freelances (honnêtes) ?

Je ne sais pas si comme moi vous avez vu fleurir ces dernières semaines sur les hubs Viadeo des messages d’indépendants recherchant des prestataires freelances, le plus souvent graphistes ou attachés de presse, parce qu’ils ont un projet extraordinaire et ont besoin de communiquer sur ce thème… « pour pas cher » (et si ce pouvait être gratuit, ce serait encore mieux, n’est-ce pas ?).

Récemment, j’ai répondu à un inconnu qui m’a carrément appelée au secours par email, parce qu’il avait absolument besoin d’une attachée de presse pour lancer son projet « à potentiel énorme » (et que personne sur Viadeo ne lui répondait !). Je lui ai répondu de manière détaillée, en lui disant avec quelle plate-forme je travaille, combien coûte l’abonnement, combien je facture une journée et ce que je suis capable de fournir dans le temps imparti et… je n’ai même pas eu de réponse ! Même pas  simplement  « merci, cela me semble trop cher, est-il possible de négocier ? » ce  qui semble pourtant la moindre des choses !

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse

Je ne comprends pas la manière de travailler de ces personnes. Je suis peut-être profondément marquée par la morale judéo-chrétienne , mais je n’ai jamais pensé un seul instant solliciter un freelance pour lui demander de m’aider à développer « mon super business pour pas cher ». Il a les mêmes  impératifs que moi, je n’imagine pas gagner ma vie à son détriment ! Rien que la simple idée de faire travailler quelqu’un sur un devis alors que je n’ai pas la moindre intention de dépenser un centime (enfin, plus d’un euro !) me semble exagérée !

Et le réseau, ce n’est pas du « gagnant-gagnant » ?

Comment ces personnes imaginent-elles travailler en réseau si elles placent avant tout leurs propres intérêts ? Cela pourra fonctionner une fois, pas deux… Ont-elles simplement réfléchi à leur projet, à leur besoins, en termes humains comme financiers, avant de se lancer dans le grand bain de la création d’entreprise ?

Quant au banquier, qu’en dit-il ?

Tout le monde sait bien que la meilleure des idées, si elle n’est pas diffusée, restera au fond d’un tiroir.
Et ces « opportunistes » qu’ont-ils présenté comme business plan à leur banquier ? Un budget de zéro euro pour la communication « je vais travailler avec un indépendant, entre nous nous sommes solidaires, il ne me facturera pas, et comme cela je vais marger à 100 % ? » C’est n’importe quoi ! On ne peut pas s’attribuer seul le gâteau entier quand on a absolument besoin des autres pour le fabriquer…

Et la politesse, c’est pour les chiens ? 😉

Sur le fait de ne même pas répondre à des interlocuteurs qu’on a soi-même sollicité, c’est encore pire ! Tout le monde sait bien que le monde est petit, et que l’on retrouve souvent, lorsqu’on est salarié, quelqu’un qui connaît quelqu’un qui… Chez les freelances, cela arrive encore 10 fois plus souvent. Alors si l’on s’est « grillé » bêtement auprès de l’un des maillons de la chaîne, c’est fichu !

Bref, voilà. J’ai juste perdu du temps, ce qui n’est pas bien grave en soi. Mais je pense que ce type de comportement ternit l’image de tous les indépendants.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Que répondez-vous quand par exemple vous êtes sollicité par un freelance qui joue sur la corde sensible pour vous faire baisser vos prix, voire qui vous propose de travailler pour ses beaux yeux  ? 😉

, , ,

12 Commentaires

Portrait : Elisabeth Prigent, traductrice

Quand je vous disais que « Freelance, c’est de famille »… Elisabeth est ma cousine, et elle aussi travaille « en indépendante », depuis 3 ans maintenant.
Je vous laisse découvrir son parcours !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 

Elisabeth, 34 ans (enfin presque !), traductrice depuis une dizaine d’années  ; je m’efforce de démontrer au quotidien que l’expression « Traduttore, traditore » (Traducteur, traître) est un non-sens et que la traduction est un moyen pour l’auteur de diffuser plus largement son message, donc un vecteur de communication.

Depuis quand es-tu indépendante ?

Au fond de moi : depuis longtemps, je pense, car j’ai toujours aimé pouvoir gérer ma charge de travail comme je le souhaitais, sans intervention systématique d’un supérieur hiérarchique. Dans les faits : officiellement depuis le 1er octobre 2006.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?

Cette idée a rapidement germé après mes études. C’était d’autant plus réalisable que nombreux sont les traducteurs qui travaillent en freelance, c’est d’ailleurs le statut que choisissent la majorité des traducteurs. Mais j’ai d’abord préféré occuper un poste de salarié afin de gagner en expérience au contact d’une équipe. Puis, au bout de quelques années, alors que j’avais la sensation d’avoir un peu « fait le tour » de mon poste en entreprise et que je traversais une période où je redéfinissais mes propres priorités, j’ai décidé de me lancer en indépendante pour enfin faire mes propres choix sur le plan professionnel et arrêter de subir des règles auxquelles je n’adhérais pas forcément.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

J’ai pris la décision de me lancer en freelance d’autant plus facilement qu’une amie a souhaité m’accompagner dans l’aventure. C’est bien connu, à deux, on est toujours plus fort ! Nous avons décidé de monter une affaire ensemble, plutôt que chacune de notre côté : nous avions des compétences complémentaires, notre offre était donc susceptible de toucher une clientèle plus large. Pour créer une structure à 50/50, nous n’avions pas vraiment le choix, nous devions créer une SARL (Lexicae Traduction). Avec ce statut d’entreprise, nous avons naturellement la possibilité de recruter, ce qui nous permettrait en outre de développer plus largement notre activité, mais ce n’est aucunement dans nos projets. Ce « manque d’ambition » surprend souvent, mais l’idée est pourtant simple : le statut d’indépendant procure une certaine liberté que l’on perd dès lors qu’on devient « responsable » de salariés et cette liberté m’est essentielle aujourd’hui. En outre, j’aime la richesse liée à la diversité des contacts entre indépendants, qu’ils soient nos fournisseurs, nos clients ou tout simplement l’occasion de simples rencontres.

C’est quoi, ta journée-type, si ça existe ?

Je n’ai pas vraiment de journée-type, je m’adapte un peu à l’activité du moment. Dans la traduction, les délais sont souvent courts, la réactivité est donc le maître-mot. Quand la période d’activité est dite « normale », disons que je me mets au travail vers 9 heures et je termine vers 20 heures. S’il s’agit d’une période plus chargée, la journée démarre plutôt vers 8 heures et se termine vers… minuit ! Et à certaines périodes, j’en oublie même la notion « semaine/week-end »… par contre, dès que c’est plus calme, j’en profite pour aller me balader, même en pleine semaine !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Avoir presque 44 ans ! Et continuer à faire mes propres choix tout en ayant moins peur de déplaire aux clients… ben oui, quand on est indépendant, on reste toujours dépendant de quelqu’un, et ce quelqu’un, c’est le client ! Et au départ, ça n’est pas toujours évident à gérer. Et puis qui sait, peut-être que dans 10 ans, c’est moi qui ferais traduire mes propres ouvrages ?!! En résumé, si de nouvelles opportunités s’offrent à moi dans les années à venir, j’espère que je saurai les saisir…

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Croire à fond en son projet et ignorer les commentaires « négatifs », soi-disant bienveillants, des personnes axées sur la sécurité de l’emploi, le salaire fixe qui tombe à la fin du mois, les vacances, les RTT… Il ne faut pas rêver, rien n’est idéal, le statut d’indépendant non plus. Certes, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et encore moins en tant qu’indépendant ; il y a (presque) toujours des périodes de flottement, de creux d’activité, doutes. Il convient donc de savoir s’entourer de personnes compétentes (expert-comptable, juriste…) pour ne pas avoir trop de préoccupations sur le plan juridique, administratif ou comptable, et pouvoir se concentrer sur ce qu’on sait faire. Je conseillerais également de s’ouvrir aux expériences d’autres indépendants, quel que soit leur domaine d’activité, on apprend toujours au travers des autres.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Je suis joignable via le site web de mon agence de traduction, Lexicae (www.lexicae.fr) ou par email à l’adresse suivante : eprigent@lexicae.fr

,

Poster un commentaire

Mompreneur, une nouvelle façon de renvoyer les femmes à la maison ?

Créer son entreprise, c’est un boulot « plus qu’à plein temps », c’est une envie longtemps mûrie et la capacité à travailler en indépendant, c’est inné, c’est un tempérament… Ca, ce sont des arguments que j’entends tous les jours de la part de mes copains freelances, et je suis entièrement d’accord avec eux.

Alors voir Le Monde s’emparer du phénomène purement marketing de la « mompreneur » en nous resservant du jouet en bois, de la nourriture bio en veux-tu en voilà, et vas-y que j’ouvre ma boutique pour m’occuper de mes enfants et vivre en harmonie avec mes convictions (mais sans salaire, hein, parce qu’il ne faudrait pas en plus devenir millionnaire !), je vois rouge ! C’est encore une façon de « renvoyer les femmes à la maison », puisque même quand elles créent leur entreprise, ce n’est pas par ambition personnelle, c’est pour garder un oeil sur leurs enfants !

J’ai deux enfants. Le retour de mon premier congé de maternité ne s’est pas fait avec une remise de colliers de fleurs et des chants sur la plage… Mais. Mais depuis toute petite, je m’étais juré que « quand je serai grande, je n’aurai pas de chef ». Et j’ai profité du temps libre que m’a procuré mon deuxième congé de maternité pour réaliser ce projet. Mon choix est purement égoïste. J’ai choisi pour moi, parce que cela correspondait à mon objectif professionnel de toujours, de travailler en solo.

Il se trouve que cela satisfait toute la famille. Tant mieux. Je suis heureuse d’aller (presque) tous les jours chercher mes enfants à la crèche et à la garderie (à 18h30) et de pouvoir passer du temps avec eux (jusqu’à 20h30, parce qu’ensuite, je me remets au boulot !). Mon mari est ravi de ne pas à avoir à gérer une fois sur deux (oui, chez nous, on fait « équitable », sur  la garde des enfants comme sur les tâches ménagères…) le départ précipité du boulot pour cause de « … a de la fièvre, venez le chercher immédiatement ». Je suis à côté, donc je gère. Avec le sourire, en plus 😉

Il faut vraiment en finir avec cette vision machiste et étriquée des femmes qui se doivent de consacrer leur vie à leurs enfants. Elles ont aussi le droit de faire pour elles leurs choix de carrière.

Alors je vous recommande plutôt la lecture des commentaires de cet article du Monde, parce que si les journalistes perdent la tête, les lecteurs savent le leur signaler !

, ,

21 Commentaires

Portrait : Sophie Brocart, graphiste

sbTrès récemment, j’ai voulu vérifier sur Viadéo que j’étais bien présente avec les critères « Freelance » et « Chaville » (ma ville). Je n’y étais pas. Mais Sophie, oui. Dans la journée, elle m’a contactée en me disant « merci pour la visite sur mon profil ». Je lui ai proposé une rencontre autour d’un café, et nous nous sommes retrouvées un matin, après avoir déposé nos filles respectives au jardin d’enfants et à la crèche, au bar du Campanile local. Je crois que j’ai beaucoup parlé (mais elle aussi ;-)) et deux heures se sont très rapidement écoulées ! Bon, comme nous sommes voisines, on va pouvoir continuer à se voir régulièrement pour échanger et je l’espère, pour travailler ensemble à l’occasion !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase

Bonjour. Sophie, 36 ans, liée irrémédiablement à la communication visuelle, je ne peux penser autrement que par l’image. Mais je relève le défi de l’interview.

Depuis quand es-tu indépendante ?

Je le suis officiellement depuis mars 2009, mais je pense l’avoir toujours été.
Du moins en ce qui concerne ma façon de travailler.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?

L’envie d’indépendance s’est installée discrètement.
Au fil du temps, j’ai rencontré autant de graphistes salariés que de graphistes freelances.
Je me suis toujours questionnée sur les raisons du choix de chacun.
Un matin, lasse de ne pas trouver de réponse, j’ai saisi l’opportunité d’en faire l’expérience et de cette façon m’en faire ma propre idée.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

Mes prestations de créatif me permettent de me rattacher à la Maison Des Artistes.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?

J’ai un emploi du temps rythmé par la famille (départ et retour du jardin d’enfants et du travail). Ça lui donne un cadre assez classique finalement.
Je commence la journée par la partie administration, communication, information, veille, etc…
Parce qu’une fois le travail entamé, j’ai du mal à en sortir.
Il n’y a que le retour de la petite famille vers 18h30, pour me sortir la tête de l’ordi.

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Si on part du principe que je suis en mode défi.
Avec une confiance assez fluctuante en l’avenir…
Je me poserai la question en mars, avec le bilan de l’année entre les mains.

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Un conseil ?

pas facile à ce stade de l’expérience.
Peut-être savoir faire face à ses points faibles pour y trouver un remède.
Quitte à ne pas les affronter seul(e).
J’avoue, j’y travaille en ce moment, et ce n’est pas simple.
Mais si je ne le fais pas, mon projet est voué à l’échec.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Oui, j’ai tout ça.
Au choix :
mon portfolio : www.bro4.net
mon blog : blog.bro4.net
un mail : graphisme[at]bro4.net
twitter : sbro4
viadéo
J’aimerais juste conclure par ce que l’indépendance m’a apporté.
Je redécouvre mon métier. Devoir rendre des comptes à un employeur m’avait fait oublier que j’avais choisi ce métier par passion.
J’ai enfin des retours directs sur mon travail en rencontrant  l’utilisateur.
J’étends mes compétences.
Je fais des rencontres enrichissantes.
Et, je ne vais pas le nier, j’ai aussi découvert l’incertitude et les soucis.
Mais il doit forcément y avoir une solution quelque part.
J’y crois.

, ,

Poster un commentaire

Portrait : le créateur d’entreprise*

portrait_robot

Pas d’interview aujourd’hui, j’ai donc décidé d’aller voir du côté de l’INSEE pour tenter de dresser un portrait-robot du créateur d’entreprise. Les chiffres datent de 2006, gageons qu’ils seront  fortement influencés dans les prochaines années par la création du régime auto-entrepreneur.  Ce portrait sera donc probablement celui d’un créateur d’entreprise « à l’ancienne » 😉

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 

Je m’appelle Christophe, je suis entrepreneur dans le bâtiment, et j’ai 38 ans et demi. J’étais auparavant salarié dans le même secteur d’activité.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendant ?

Je voulais créer mon propre emploi, et même si c’est ma première création de société, j’ai le goût d’entreprendre et de relever des défis. J’espère aussi augmenter ainsi mes revenus.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

J’ai monté une SARL. Les récents dispositifs pour favoriser la création de sociétés m’ont incité à choisir cette orientation. Cela m’offre des avantages en termes de fiscalité et de protection de mon  patrimoine.

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

10 ans, c’est loin ! Malgré tout, sur le court terme, je suis confiant : j’ai prévu de développer mon entreprise en recrutant plusieurs salariés dans les douze prochains mois.

*Lire l’intégralité de l’étude sur la création d’entreprise (INSEE, 2006)

La semaine prochaine, un nouveau portrait de « jeune freelance », et si vous souhaitez que le vôtre soit publié, n’hésitez pas à me demander la trame d’interview par email. Merci !

,

Poster un commentaire

Portrait : Julie Beaudouin, conceptrice-rédactrice

Julie BeaudouinJulie commentait le Blog du Freelance, que je lisais depuis plusieurs semaines. A chaque fois, je me retrouvais dans ses propos. Le jour où Dominique a publié mon interview, Julie l’a également commentée, disant en gros qu’elle aussi se retrouvait dans mes propos. Je l’ai alors contactée et ai découvert, dépitée, qu’elle habitait… Bordeaux. Cela dit, depuis, de loin en loin « on se tient au courant de notre actu de jeunes freelances » (hum, même si j’ai dix ans de plus qu’elle, oui, je suis malgré tout une jeune freelance moi aussi ;-)) car le blog abolit l’espace, c’est bien connu.

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 😉
Alors Julie, 26 ans, je suis conceptrice-rédactrice pour le web et le print, après un parcours en agence et chez l’annonceur à Paris et Bordeaux ! J’écris, je blogue, je rédige, je parle, je papote…

Depuis quand es-tu indépendante ?
Je suis indépendante depuis février 2009, c’est donc encore tout récent  ! Mais je crois que « indépendante » est un de mes traits de caractère, donc j’ai envie de dire que ça fait depuis toujours…

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?
J’ai choisi d’être indépendante pour plusieurs raisons : l’envie de me prouver à moi-même que je pouvais le faire, l’envie de changer de métier et de faire quelque chose qui me passionne (l’écriture), la prise de risque et surtout ne plus avoir de patron ! Je souhaitais aussi tester MA manière de fonctionner avec les clients et  voir ce que cela pouvait donner de travailler tout le temps avec le sourire, avec des gens compétents et qui s’investissent, résultat c’est quand même beaucoup mieux !

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
J’ai choisi le statut d’auto-entrepreneur qui est tombé à pic pour moi, je ne sais pas si j’aurais eu le courage ou le culot de me lancer sans ce statut. Il est simple, il me permet de gérer ma trésorerie facilement et comme je suis en profession libérale je n’ai pas d’achat, donc ce statut est parfait pour moi ! Le but est tout de même de passer un jour en entreprise individuelle, ce qui voudrait dire que j’ai dépassé le cap du chiffre d’affaires fatidique.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Effectivement, il n’y a pas de journée type, aucune ne se ressemble et c’est cela qui m’intéresse et me stimule ! Pourtant j’essaie de respecter des horaires de bureau pour ne pas me noyer dans le travail ou au contraire attendre que le temps passe, il faut savoir se motiver ! Depuis quelque temps j’ai un bureau ce qui me permet d’encore mieux structurer mes journées. Mais la liberté d’être indépendante c’est aussi pouvoir prendre du temps pour soi lorsque les autres travaillent et de travailler parfois le dimanche pour rattraper !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
J’ai beaucoup de mal à me projeter car je suis encore dans la période « tout nouveau, tout beau » donc je ne vois que les avantages ! Pourtant, au fur et à mesure, je me dis que l’idéal serait peut-être à terme d’être en mi-temps dans une société et de continuer mon activité de freelance à côté. Ce serait l’idéal, alors qui sait peut-être dans 10 ans.

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?
A mon avis, il est impératif de commencer avec un carnet d’adresses et quelques pistes parce que cela permet d’être tout de suite actif et de surfer la vague ! Au départ, il est  facile de se décourager à cause de l’administratif (pour moi ça a été très éprouvant), des clients qui ne viennent pas, des galères en tout genre, donc gardez votre motivation et votre envie d’être free quoi qu’il se passe ! Parce qu’une fois qu’on a son réseau et que cela commence à se stabiliser, on apprécie vraiment…

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Vous pouvez me retrouver sur www.lesmotsdejulie.com ou sur mon blog www.lesmotsdejulie.com/blog (tous les deux bientôt en rénovation !), sinon sur Viadéo.

, , , ,

3 Commentaires

%d blogueurs aiment cette page :