Archives de la catégorie Mon métier

Première formation donnée en ligne !

Ca y est, j’ai donné ma première formation en ligne ! Je réclamais depuis longtemps à l’organisme pour lequel je travaille régulièrement depuis des années de pouvoir être formée à le faire, mais ce qui n’était auparavant pas une priorité l’est devenu avec le confinement.
Fin mars, j’ai suivi une formation express (en ligne pour le faire en ligne, donc !) pour comprendre essentiellement la dimension technique des outils (très simple en fait, les outils sont bien conçus !). J’ai ensuite retravaillé mes supports de mon côté, de manière à les rendre « plus digestes » pour une présentation sur écran d’ordinateur. En fait, j’ai ajouté pas mal de visuels et tenté de mieux rythmer l’alternance cours/exercices pour ménager des « pauses » aux participants.
Une session prévue courant avril ayant été reportée, je n’ai donc pu animer ma première session que la semaine dernière.

Si les participants sont motivés, tout va bien !

J’ai adoré donner cette formation. J’avais un groupe de quatre personnes, vraiment top, très impliquées et motivées. Ils ont tous expérimenté le télétravail pendant la crise du Covid (ils étaient d’ailleurs encore tous en télétravail à temps plein ou partiel et étaient connectés de chez eux pendant ces trois jours) et étaient donc parfaitement familiarisés avec l’outil, ce qui m’a certainement rendu la tâche plus facile. J’ai été étonnée de la connivence qui peut se créer à travers un écran, et de la facilité à repérer dans un regard, une moue, celui qui n’a pas compris ou n’est pas d’accord, les hochements de tête et les sourires d’acquiescement… Franchement, je m’inquiétais un peu, pensais que cela allait être long et très fatigant pour tous, et finalement ces trois jours sont passés à la vitesse de l’éclair !

Nécessité d’adapter les supports et les exercices

J’ai quand même noté, comme à chaque fois, des points d’amélioration : il faut que je prépare plus d’exercices (il n’y en a jamais trop !), de manière à parfois proposer des exercices différents en fonction des niveaux/centres d’intérêt de chacun. J’y pense aussi pour le présentiel, mais ce n’est pas si simple à mettre en oeuvre. J’ai aussi le défaut de vouloir « tout dire » sur un sujet, ce qui n’est pas possible dans les temps impartis (il faudrait une formation d’un an ;-))… Autour de moi, d’autres formateurs font le choix d’aborder uniquement les points qui leur semblent essentiels, et proposent des exercices sur la moitié du temps. Bon, les participants leur reprochent parfois de ne pas avoir traité ou approfondi les sujets qui les intéressaient… Que faire alors ? Poser la question en début de session ? Si la moitié veut « tout voir » et assister à une sorte de cours magistral et l’autre aborder l’essentiel et parfaire ses apprentissages via des exercices en autonomie, je ferai comment pour arbitrer ? C’est au formateur de trancher, et c’est un sujet qui nécessite encore de la réflexion de mon côté !

Les points à retenir

Les points forts d’une formation en ligne selon moi : c’est plus facile à caser dans l’emploi du temps d’un salarié, ne nécessite pas de déplacement ni de gestion de toutes sortes de contraintes logistiques. On peut même imaginer de donner une formation prévue sur deux jours par séquences de deux heures réparties sur plusieurs semaines, voire mois. Bref, c’est très facilement adaptable selon les priorités des participants.
Les points faibles (exprimés lors de cette session par deux participantes) : on ne se rencontre pas « en vrai », et on n’a pas le sentiment de couper avec le quotidien de son travail (voire de « partir à l’aventure », comme lorsque la formation a lieu dans une autre ville, que l’on va découvrir le soir, après les heures de formation).
Pour ma part, j’ai eu le sentiment de nouer le même type de relations qu’avec les autres stagiaires que j’ai formés : on n’a pas eu les échanges un peu personnels que l’on peut avoir lors des pauses et des déjeuners partagés, mais en étant chacun chez soi, l’une avec un chaton en goguette dans la pièce, l’autre dont le petit garçon est passé quelquefois faire un coucou, on a créé une proximité différente et appris à se connaître !

La formation en ligne ne correspond certainement pas aux besoins de tout le monde, mais la formation en présentiel ne permet pas non plus de répondre aux contraintes de chacun, c’est donc une option essentielle à proposer de mon point de vue. Je serai en tout cas ravie de réitérer l’expérience.
N’hésitez pas à me contacter pour toute question à ce sujet (y compris si vous êtes formateur, c’est toujours intéressant de partager nos expériences !).

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D’une formation (dé)masquée à une formation à distance, mes découvertes du moment

Je devais donc donner une formation masquée mardi et mercredi dernier. J’avais des masques en tissu, mais mes exemplaires étant « peu respirables », j’ai acheté des masques en papier jetables, que j’ai trouvés un peu plus confortables lors de l’essayage à la maison. Mardi matin, avant de sonner à l’interphone de la société où j’allais donner une formation de deux jours en intra (thème : définir sa stratégie de communication), j’ai précautionneusement sorti mon masque de son emballage et l’ai accroché derrière mes oreilles (NB : j’avais bien aimé l’idée de la visière, mais je n’en ai pas trouvé dans le commerce et n’ai pas réussi à en fabriquer).
A l’étage, la personne qui m’a ouvert arborait un grand sourire… et pas de masque. Elle m’a emmenée dans la salle de réunion, je lui ai parlé du masque, elle m’a précisé que les participants en porteraient aussi « si je le souhaitais ». Bon, ce que je souhaitais, c’était que personne n’en porte, mais sous mon masque, mes propos étaient semble-t-il un peu confus. J’ai jugé utile de l’enlever pour installer mon ordinateur et brancher le vidéoprojecteur ;-), ça m’a rendue bien plus libre de mes mouvements !
Quand l’ensemble des participants (quatre) sont arrivés dans la salle, je leur ai proposé de s’installer au bout de la table (la salle de réunion était grande), précisant que je préférais parler fort et à distance plutôt que près sous un masque. Ma proposition a été acceptée et j’ai donc pu très rapidement – et avec soulagement ! – reléguer mon masque au fond de mon sac.

Cette semaine, de mercredi à vendredi, je travaille pour un centre de formation parisien qui pour l’instant n’a pas rouvert et m’a donc proposé d’animer la formation prévue au calendrier à distance. Il s’agit cette fois du thème « écrire pour le web ». J’ai revu mon support de manière à rythmer plus équitablement les séquences « théorie/pratique » dans le but de donner aux participants de vraies « pauses » de travail personnel.
J’ai le sentiment que le plus compliqué à gérer pour chacun sera d’être seul et « collé » à son ordinateur pendant trois jours, mais encore une fois, je suis curieuse d’expérimenter cette nouvelle pratique ! Les premiers retours que j’ai eus de la part d’amis qui en ont donné sont « c’est plus fatigant que le présentiel », ce qui ne m’étonne pas vraiment. A mon avis, je vais dépenser beaucoup d’énergie pour m’assurer que mes participants ne s’endorment pas ;-).
Je vous raconterai !

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Notes, évaluations… quand s’arrête-t-on ?

Ma première grosse déception avec les notes a eu lieu en CE2. J’avais décidé d’avoir 20 de moyenne au premier trimestre. J’ai eu 19,6, à cause d’un 9/10 en récitation et d’un 9/10 en rédaction. Quand la maîtresse m’a donné mon bulletin, j’ai pleuré toute la journée. Le soir, elle m’a raccompagnée jusqu’à la voiture, disant à ma mère « elle est déçue de ses notes, impossible de la consoler ». Ma mère a dit « je suis fière de toi quand même, c’est très bien« , « très bien, c’est 20« , ai-je sangloté. La maîtresse a répondu qu’elle « ne pouvait pas » mettre 10/10 en rédaction et en récitation. « Pourquoi ? » « Parce que ça ne peut pas être parfait« .
Voilà comment naît un traumatisme. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je déteste les notes.

Et pourtant, j’ai le sentiment que les notes ont de nouveau envahi ma vie, alors qu’il y a bien longtemps que je suis sortie du système scolaire. Lorsque je donne des formations, je remets à mes stagiaires une « fiche d’évaluation ». C’est le pire moment. J’ai essayé de ne pas les lire, mais ça me trotte quand même dans la tête ensuite. Je me souviens du premier organisme où j’ai donné une formation, de la « recruteuse » qui m’a dit sur un ton jubilatoire « très satisfait, on le traduit par 20, satisfait, c’est 15. Veillez à ce que votre moyenne reste au-dessus de 17, sinon…« .

Une ancienne statisticienne a assisté à l’une de mes formations. Elle m’a expliqué que lors des grandes enquêtes internationales, les notes données par les Français sont systématiquement revues à la hausse pour pouvoir être exploitables. Car un Français très content mettra un 15/20, alors qu’un Américain moyennement satisfait choisira 18. Les Français sont pointilleux, sourcilleux. Je le constate sur la plupart des questionnaires d’évaluation que je reçois. Un commentaire dithyrambique et à côté, la case cochée est « satisfait ». A chaque fois que je donne une formation, c’est un stress énorme, des cauchemars la nuit qui précède. Je pensais que ça s’arrangerait avec le temps. Pas du tout. Je forme les gens sur des sujets que je connais sur le bout des doigts, que j’ai expérimentés durant toute ma vie professionnelle. J’ai des tonnes d’exemples à leur donner. Je réponds à toutes leurs questions, m’adapte à leurs demandes, leur envoie plein de documents complémentaires… Ce n’est jamais assez pour être parfait.

Au rez-de-jardin de ma maison ici à Marseille, il y a un appartement que nous louons sur Booking depuis l’année dernière. Et chaque voyageur est susceptible de mettre une note. Toujours pareil, des gens très contents notent à 8/10. Ils ont la plupart du temps un truc à redire « La rue est étroite, je n’ai pas trouvé de place pour me garer« . Une fois, c’était « 5/10 », sans commentaire. J’ai contacté les gens, qui avaient noté anonymement (j’aime !) mais que forcément j’avais reconnus puisqu’ils étaient les seuls de la semaine à avoir loué pour une nuit, en leur demandant ce qui leur avait déplu, de manière à ce que je puisse améliorer les choses… Ils ne m’ont pas répondu. Quant à celle qui a mis 4, elle m’a parlé « d’un long cheveu blond » sur ses draps et « d’une odeur générale de pipi de chat« . Bien entendu, d’un chat imaginaire et comme elle avait elle-même de longs cheveux blonds… Je ne parle pas des gens très contents qui mettent 10, il y en a beaucoup, mais j’ai l’impression de faire énormément d’efforts et de ne jamais être « récompensée » à la hauteur de l’investissement (bon, j’ai sans doute un travail à faire sur moi, je sais très bien que ce n’est pas ma « valeur personnelle » qui est notée, mais à chaque fois, je reviens en CE2…).

Au début de cette année, j’ai essayé Vinted. Pour vendre des trucs d’occasion. Quand j’ai présenté à 20 € un livre neuf que j’ai acheté il y a 6 mois 39 € en librairie, j’ai eu une proposition à 15 €. J’ai refusé. Et la même personne m’a recontactée avec un sibyllin « allez, 17 €, pour le geste ?« . Pour le geste ? Une vente à 50 %, ce n’est pas déjà un geste ??? J’ai retiré le livre de la vente. Ce monsieur n’aura qu’à aller négocier avec son libraire !
Une autre, à qui j’ai vendu 8€ le déguisement de carnaval porté une fois par ma fille (acheté au moins 20 €), a mis 3/5 parce qu’elle l’avait reçu froissé…

Tout ça me fatigue, m’exaspère, parfois m’empêche de dormir. Et je ne suis certainement pas la seule. L’année dernière, j’ai repéré un restaurant de quartier qui venait d’ouvrir. Le soir où j’ai réservé, il n’y avait que nous. Plats délicieux, mais le patron-serveur était tellement empressé que c’était presque comique. Et nous avons compris à la fin. « Si ça vous a plus, pourrez-vous mettre une bonne note sur…?« . Je trouve ça terrible. Dans ce restaurant très bon et bien placé, il y a un couple, elle en cuisine et lui en salle, qui tremble à l’idée d’être mal noté. Ou pas noté, donc ignoré ? J’ai bien sûr mis la meilleure note et comme commentaire « parfait ». J’ai participé à ce système que je déteste, mais au moins ça fait une très bonne note. Une note parfaite ;-).

Je ne posterai plus de nouvelle annonce sur Vinted. J’ai mis mon appartement en loc’ sur Le Bon Coin (pas de système de note sur ce site, pour l’instant !). Quant à la formation… aujourd’hui je n’ai pas le choix. Une amie m’a raconté une formation à laquelle elle avait assisté. La formatrice leur a fait remplir l’évaluation en restant debout derrière eux, regardant par-dessus leur épaule. Mon amie n’était pas très contente, mais a coché « très satisfaite », « pour avoir la paix » m’a-t-elle dit.
Je suis incapable de manipuler mes stagiaires de cette façon, mais je sais que m’affranchir totalement de ce système de notes serait une vraie libération. Si vous avez des trucs et astuces, ça m’intéresse 🙂

 

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Le réseau social d’entreprise, la solution pour un télétravail efficace ?

Je donne depuis plusieurs années des formations autour du réseau social d’entreprise. Comment le mettre en oeuvre, comment le faire vivre…
S’il a eu son heure de gloire il y a dix ans (enfin, on peut dire qu’il a été adopté en masse dans les grosses sociétés à cette époque), depuis trois ou quatre ans, l’intérêt pour le RSE décline. Cet outil qui devait supplanter la messagerie et l’intranet s’est souvent ajouté aux deux, et n’a pas convaincu les salariés (« encore un truc en plus pour nous faire perdre du temps« ).

Fournie avec la suite Office, donc considérée comme « gratuite », Yammer, la solution RSE de Microsoft, a été mise en place massivement dans les entreprises. Copiée sur Facebook, elle ne nécessite pas de formation, « tout le monde sait se servir de Facebook » pour être prise en main, donc son implémentation n’a souvent été accompagnée d’aucune communication. Si on ajoute à cela des managers un peu dubitatifs « c’est quoi cet outil qui permet à tout le monde de se parler ?« … on a tous les ingrédients d’une recette ratée.

Pourtant, les éditeurs ont continué d’y croire, proposant régulièrement nouvelles solutions et fonctionnalités. Facebook a lancé sa solution, Workplace, fin 2016, bien après tout le monde, mais après s’être laissé le temps de la réflexion. Champion du réseau social grand public, il devait devenir celui de l’entreprise. C’est comme cela qu’il a été accueilli par tous les consultants. Mais l’affaire Cambridge-Analytica – entre autres – a sérieusement ébranlé la confiance des entreprises, très logiquement soucieuses de la confidentialité de leurs données. Le succès de Workplace, qui avait d’emblée pris une importante part du marché des RSE, s’est vite essoufflé.

Dans les mois à venir pourtant, si le télétravail prend l’essor escompté (le nombre d’alertes Google sur le sujet !), le réseau social va devenir un incontournable. C’est en effet, à mon sens, la meilleure façon d’être « au boulot avec ses collègues », à distance. Pour ceux qui ne connaissent pas, ou n’ont jamais utilisé de réseau social d’entreprise, comparez avec votre utilisation de Facebook : un post, et vous informez tous vos amis de votre actu. Avec vos collègues, même principe – vous avez une question ? Posez-la dans la communauté des experts. Vous voulez échanger des trucs et astuces sur la gestion du temps en télétravail ? Créez votre communauté sur le sujet.

Et comme la vidéo, et notamment Zoom a connu, une adoption massive pendant le confinement, Facebook lance aujourd’hui une solution concurrente, Workplace Rooms, qui permettra de mettre en place des vidéoconférences à partir du RSE.

Voilà, c’est un aperçu rapide, mais j’aimerais savoir, si parmi vous il y a des salariés en télétravail, quel est votre point de vue « post-confinement » sur le réseau social d’entreprise ?

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Après 3 ans, je déconfine mon blog !

C’est aujourd’hui ou jamais non ? Je ne peux pas dire que je n’y ai pas pensé plein de fois, mais il me manquait un déclic pour passer à l’action. Aujourd’hui, 11 mai, nous avons tous enfin le droit de sortir sans attestation, je me dois donc de libérer également mon blog :-).

Evidemment, derrière tout ça, plein de raisons, que vous connaissez aussi certainement si vous êtes freelance. Mon activité n’était pas florissante depuis la rentrée dernière, et le confinement n’a fait qu’accélérer la chute. Mais aujourd’hui, l’idée est de trouver des solutions, et donc de rendre plus visibles mes offres.

Je sais toujours écrire (j’espère !), je continue donc à rechercher des missions de rédaction (tout type de support, du billet de blog à la plaquette au livre en passant par les scénarios de motion design et les contenus de sites)  et je souhaite proposer en direct des formations liées au métier de communicant : 

  • réaliser un plan de communication, mettre en place des tableaux de bord
  • définir et lancer des actions de communication interne
  • prendre en charge les relations presse
  • concevoir une stratégie de marque
  • réussir ses missions de chargé de communication
  • réussir ses missions d’assistant de communication

Je propose également des formations orientées « développement personnel » :

  • prendre la parole en public
  • améliorer sa concentration
  • développer son esprit de synthèse

Ce sont des formations que j’ai eu l’occasion de donner en présentiel et que je peux proposer aujourd’hui « à la carte », en me déplaçant dans votre entreprise (format 1 ou 2 jours), ou en ligne via Zoom (format 2 jours en intensif, avec 4 séances en visio d’une heure et dix heures de mise en situation via différents exercices / ou format 4 semaines, avec une séance en visio par semaine, et des exercices à faire chaque semaine à votre rythme).

Pour les programmes détaillés et tarifs, n’hésitez pas à me contacter par téléphone ou par mail.

Bon, évidemment, si je reviens ici, ce n’est pas que pour proposer un catalogue d’offres, mais aussi pour échanger avec vous régulièrement sur nos activités respectives. J’ai bien aimé le confinement (parce que j’ai eu la chance de le vivre en famille, dans de très bonnes conditions, sans que personne parmi mes proches ne soit malade, je sais bien que cela a été très compliqué pour beaucoup de monde) et j’ai envie de partager l’énergie engrangée pendant cette période. On parle demain de cette première journée de déconfinement ? Je vous souhaite une belle journée !

 

 

 

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com… mercial.e ou com…municant.e ?

Quand j’étais étudiante, il n’y avait pas de débat : communiquer servait à améliorer la notoriété d’une société, à la positionner dans son domaine d’activité et par rapport à ses concurrents, à lancer un nouveau produit et à le faire connaître auprès de ses cibles (qui sont devenues des « publics »), mais en aucun cas à vendre.

Or, depuis que la nécessité de ROI est passé par là, on a tendance à considérer qu’une opération de communication est intéressante uniquement si elle a généré des ventes. Et ce que l’on voit même émerger aujourd’hui, c’est le remplacement pur et simple d’actions commerciales par des actions de communication ! Quelques exemples – pour lesquels j’ai été sollicitée, ou qui m’ont été rapportés par des freelances de mon entourage :

  • A la création de sa start-up, M. X n’a pas fait de business plan. Il n’a pas non plus adhéré à un quelconque réseau. Il n’a pas cherché de circuit de distribution alternatif à son site e-commerce. Il a missionné une agence pour s’occuper de ses relations presse. Raison avouée ? Ca coûte moins cher et potentiellement, ça rapporte plus ! Euh….
  • Mme Y. souhaite se faire élire à la tête de son syndicat professionnel. Elle a envoyé un courrier expliquant sa « profession de foi » aux journaux locaux, mais cela n’a rien donné. Alors, elle pense qu’il faut s’adresser « à un pro » et demande à une communicante freelance de lui établir un plan de communication. En tant que membre de son syndicat, elle est pourtant abonnée à une revue professionnelle qui lui permet d’avoir accès gratuitement à la liste de ses abonnés…
  • Mme Z. a quant à elle travaillé pendant des mois sur le modèle commercial de sa société, et il a finalement choisi l’option « freemium », c’est-à-dire accès gratuit à des services de base, et services complémentaires payants. Pour la lancer, il a choisi de communiquer via des actions sur les réseaux sociaux et relations presse.
  • M. A., lui, a récemment pris la tête d’une petite entreprise familiale qui périclite : ses produits ne se vendent plus qu’auprès de personnes âgées, depuis longtemps fidélisées, et il doit en urgence renouveler sa clientèle. Qu’imagine-t-il ? De demander à une agence de lui bâtir une stratégie de communication !

A mon sens, tous se trompent : M. X n’a pas fait de business plan (première grave erreur) et n’a lancé aucune action commerciale « terrain ». Est-il sûr d’avoir un bon positionnement ? Et ses concurrents, qui sont-ils ? Quelles actions commerciales/de communication ont-ils mis en place ?
Mme Y. doit tout simplement lancer une opération de démarchage téléphonique auprès de ses potentiels électeurs pour tenter de les convaincre de vive voix !
Mme Z. n’a pas mis en place de stratégie d’entreprise… et lance des actons de communication comme des bouteilles d’eau à la mer. Là encore, ce sont des actions « plus commerciales » qui pourraient apporter des résultats : démarchage téléphonique, courrier adressé…
M. A, lui aussi, croit pouvoir remplacer une stratégie d’entreprise par une stratégie de communication : là encore, c’est une grave erreur, car la com’ ne sauvera pas une société dont le modèle économique est dépassé…

On pourrait se réjouir de cette confiance (aveugle) désormais allouée à la com’ : je m’en méfie énormément et refuse toujours les projets du même acabit que ceux évoqués ci-dessus. Ca peut marcher, parfois, mais la plupart du temps, ces actions de communication se font réellement à perte : non seulement elles ne font rien vendre et en plus, elles décrédibilisent les sociétés qui y ont recours. Et qui porte le chapeau ?

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Parmi mes sujets du moment, l’intelligence artificielle et l’analyse prédictive

L’une des raisons pour lesquelles j’aime mon boulot de freelance, c’est parce que les clients, les missions ou les sujets se renouvellent régulièrement, ce qui me permet de continuer à apprendre et de ne jamais m’ennuyer !
En ce moment, par exemple, je travaille pour une mission de relations presse dans le domaine de l’intelligence artificielle et plus spécifiquement de l’analyse prédictive, pour mon client Verteego. Et le sujet – que je ne connaissais pas il y a encore 6 mois – me passionne tellement que j’en rebats les oreilles de mon entourage du petit-déjeuner au dîner (donc pas de raisons que je n’en fasse pas profiter les lecteurs de ce blog !).

Le prédictif concerne énormément de domaines, et peut avoir des applications concrètes dans notre quotidien : par exemple, il est possible, en croisant différentes données, géographiques, locales, météorologiques… de donner par mail chaque matin à un gérant de magasin sa feuille de route, lui précisant quels seront les moments d’affluence, le créneau où il sera recommandé de prendre sa pause déjeuner, la bande sonore qu’il faudra choisir pour inciter les clients à rester plus longtemps … Vous imaginez toute l’attention qui vous est portée quand vous poussez la porte d’un magasin ?!

Dans le domaine des RH, on peut prédire – en croisant cette fois les données issues des réseaux sociaux pro, les comptes-rendus d’entretiens annuels des collaborateurs, l’actualité de l’entreprise et du domaine métier ou encore de la concurrence… – qui sont les personnes qui sont susceptibles de quitter l’entreprise à court terme. Verteego a d’ailleurs mis en place une appli (en anglais) qui vous permet de savoir si vous changerez de boulot cette année : http://2017.verteego.com
Je l’ai testée, il y a 94 % de chances que je continue mon activité en 2017 😉

Pour ceux qui veulent creuser le sujet, Verteego propose une deuxième édition des VerteegoInsights – appliquée cette fois au marketing dans la distribution (prédire les comportements d’achat/ mettre en place des actions marketing ciblées en fonction de l’analyse de tickets de caisse et des programmes fidélité…). Il aura lieu chez Google à Paris le 28 février de 8h30 à 10h30. Inscriptions ici.
Si vous y êtes, je serai ravie de vous y rencontrer ! Et bien sûr, n’hésitez pas à faire passer l’info !

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Les RP, de plus en plus compliquées

Dans ma revue de presse de ce matin, cet excellent article du Nouvel Economiste, « RP, le casse-tête de la mesure » dont le titre ne résume qu’une partie du propos.

En effet, cet article explique d’abord pourquoi les RP ont changé ces 10 dernières années (parce le nombre de journalistes a diminué, parce que les médias se sont diversifiés, parce que les influenceurs se sont multipliés…), et en quoi c’est devenu un travail global avec des résultats attendus sur le moyen ou long terme, en passant bien sûr par le fait qu’il est de plus en plus difficile de quantifier l’impact d’une opération.

Pourtant, j’ai toujours des prospects qui me disent « je veux faire un seul communiqué et en fonction des résultats, je vous attribuerai du budget pour en faire un autre ou pas« , « comment ça, je suis obligé de m’engager sur six mois ?« , ou encore « si vous envoyez le CP mais n’appelez pas les journalistes, ce sera mieux, car ça me coûtera moins cher » et « vous pouvez déjà me dire combien ça va me rapporter au niveau des ventes ? » et l’éternel « j’aimerais un passage télé, dans telle émission, parce que ma mère/ma soeur/ ma copine/ mon ex-patronne » (peut évidemment être décliné au masculin) la regarde« .

Je retiens de cet article l’idée d’un audit initial déclinant les attentes du client. En général, je note sur la proposition ce qui envisageable, mais me rend compte parfois en fin d’opé que le client, dès le début, espérait bien plus. Donc pourquoi ne pas imaginer carrément un tableau avec différents items et en face des colonnes « possible » et « impossible » ?
Cela permettrait d’avoir les idées claires dès le début ;-).

 

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« Le guide des super grands-parents » est paru !

J’en avais parlé ici, j’ai passé pas mal de temps en fin d’année dernière à écrire « Le guide des super grands-parents ». Il est publié aux éditions Mango (Fleurus) et disponible à la vente depuis aujourd’hui ! Plus d’infos ici (je n’ai pas la liste exhaustive des points de vente ;-)).

Merci à Dominique Dufour, qui s’est souvenu  du « fais passer mon nom quand tu pourras » (je lui ai dit ça il y a plusieurs années, quand il a lui-même écrit « Comment devenir un super papa« ), merci à Séverine Charbonnel de m’avoir fait confiance (pas simple quand on a comme seule référence un blog de freelance ;-)) , et merci à Nathalie et Annie, deux lectrices de ce blog, jeunes grands-mères, qui ont spontanément répondu à mon appel à témoignages et à tous les autres grands-parents qui ont participé !

J’ai adoré cette expérience, qui finalement est un concentré de mes missions « traditionnelles » : faire des recherches, lire, analyser, synthétiser, interviewer, rédiger, expliquer… et suis prête à recommencer dès demain (allez, cet après-midi si besoin !). J’attends vos appels 😉

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Combien la journée de formation ?

J’ai été contactée par un organisme de formation qui m’a proposé… 300  € HT la journée.

Sachant qu’à ce prix, on doit réaliser le support – et pour ce faire, j’achète régulièrement 1 ou 2 bouquins pour avoir des sources « de référence » à présenter aux stagiaires, m’inspirer de schémas qui illustreront mon document, etc (50 € à la louche), et que la réalisation du support me prend au grand minimum deux jours pleins (le plus souvent trois, pas parce que je suis inutilement perfectionniste, mais parce que la formation c’est du sérieux et qu’on ne peut pas se présenter devant des stagiaires en étant approximatif, donc il faut faire de la veille, lire, faire une synthèse puis créer un powerpoint qui soit clair et explicite). Ensuite, la veille de la formation, je passe une demi-journée à relire mon support pour l’avoir bien en tête et surtout pour anticiper et préparer les réponses aux demandes des stagiaires.

Bref, vous l’aurez compris, pour deux jours de formation effective rémunérés, je travaille au minimum cinq jours et j’ai des dépenses annexes. Pour cette formation-là, j’aurais gagné royalement… aux alentours de 110 €/ jour HT (les transports sont pris en charge – j’espère – mais bien évidemment pas la baby sitter que je devrai sans doute prendre ce jour-là pour emmener mes enfants à l’école le maintenant puis les récupérer à la sortie de l »étude…). Qui dit mieux ?

Je n’ai pas hésité un instant quand j’ai appris le tarif. J’ai dit « non, à ce prix, c’est impossible« .  Ce à quoi mon interlocutrice m’a répondu « on ne peut pas vous rémunérer plus, parce qu’il n’y aura qu’une personne à cette formation« . En quoi est-ce un argument valable ? On ne maintient pas une formation pour une seule personne. Sauf quand on se dit que le manque à gagner va entièrement être compensé… par une plus faible rémunération du formateur ! La bonne idée, n’est-ce pas ?

En tout cas, pour ce genre de plan, merci, oubliez-moi ! Et les autres formateurs, s’il vous plaît, dites-non, c’est en étant solidaires qu’on maintiendra des tarifs acceptables pour tous.

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