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La gestion des auto-entrepreneurs…

Je vois passer sur Twitter des questions bizarres de gens qui demandent « je veux être auto-entrepreneur, je peux commencer à travailler chez moi quand je veux ? »… Euh, auto-entrepreneur, c’est pas auto-matique !
Et notamment, même si la gestion est simplifiée, il faut quand même savoir qu’il y a quelques tâches administratives à gérer, et comme c’est la fin du mois et que je vais incessamment sous peu m’occuper des miennes, j’ai été très réceptive à cet article du Journal du Net Management qui traite de ce sujet de manière complète et pertinente, comme d’habitude !

Concrètement, il faut :

1. Savoir où l’on va : on ne décide pas un jour de devenir auto-entrepreneur le lendemain. On a un projet, on vérifie qu’il y a un marché (c’est-à-dire des clients potentiels !) en face. Sinon, on peut beaucoup travailler… pour rien.

2. Choisir son statut en connaissance de cause : « auto-entrepreneur parce que c’est simple », ce n’est pas un argument suffisant pour faire un choix ! Chacun doit vérifier que c’est le statut qui lui convient et pour cela, le mieux reste de contacter le CFE concerné : URSSAF pour les professions libérales, Chambre des Métiers pour les artisans, Chambre de Commerce pour toutes les activités de vente. 

3. Gérer sa comptabilité. Ca non, plus, ça ne se fait pas comme par magie ! Il faut bien conserver ses devis, ses factures, tous les justificatifs que vous avez émis ou reçus. Si comme moi, vous pensez changer de statut un jour, pensez déjà à compliquer l’exercice en ajoutant vos justificatifs de déplacement, notes de déjeuner… Pas de déduction possible pour les auto-entrepreneurs, mais pour d’autres statuts, si, donc autant apprendre dès maintenant comment tout cela fonctionne !

4. Contrôler son activité au quotidien. Indispensable pour les commerçants (qu’ai-je vendu ? Où en sont mes stocks ?), mais pas pour les professions libérales comme moi (ouf ! une corvée de moins ;-))

5. Optimiser sa trésorerie : vous pouvez demander un acompte de 30 % à la commande pour un nouveau client, et éviter si possible les paiements à 60 jours fin de mois… Mentionnez les conditions dans un contrat-type que vous aurez toujours à l’oeil au moment d’en émettre un nouveau…

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Portage vs Auto-entrepreneur

portagevsaeJe connaissais le portage car l’un de mes amis, ingénieur en informatique indépendant, y a recours « de manière contrainte » pour pouvoir effectuer des missions dans des sociétés qui ne travaillent qu’avec des entreprises référencées. Il se fait donc « porter » par une SSII, qui n’est pas, il est vrai, une société spécialisée dans le portage.

Depuis la mise en place du statut d’auto-entrepreneur, les sociétés de portage fleurissent et se font plus agressives commercialement que jamais, alors que leur argument-clé « on s’occupe de la gestion de votre entreprise » n’a pas valeur à convaincre quelque auto-entrepreneur que ce soit (si on ne sait pas gérer en auto-entrepreneur, franchement, il vaut mieux rester salarié…).

A l’époque de la ruée vers l’or, les fabricants de pelles et de pioches ont fait fortune, alors que pour  les chercheurs d’or…
Je n’aime pas du tout l’idée que les sociétés de portage se fassent de l’argent sur le dos des auto-entrepreneurs. Le fait que les « intermédiaires » s’enrichissent plus que ceux qui sont au coeur de l’action me pose réellement problème.
Cela dit, je ne veux pas polémiquer de manière gratuite : je pense que le portage a son intérêt lorsque l’on monte une société et que la « paperasserie » peut devenir un vrai cauchemar pour un néophyte. Seulement, même dans ce cas, le portage n’est pas la seule solution : il est aussi possible de s’adresser à un expert-comptable ou même à un freelance spécialisé dans la gestion des TPE/PME.

A ma connaissance, seul le site Cadremploi a « mis les pieds dans le plat » en proposant un article sur le match entre les options portage et et auto-entrepreneur.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

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