Design de contenus, storytelling, inbound marketing…

La liste est longue de ces « grands mots » ! Tous veulent dire à peu près la même chose : il est nécessaire, quel que soit le support, d’utiliser les bons mots pour se faire comprendre et obtenir les résultats attendus. Par exemple, si on vend des ampoules en ligne, il faudra non seulement afficher sur son site les différents modèles d’ampoules et leur prix, mais dans la mesure du possible, en dire plus. Raconter une histoire autour de ces ampoules, qui vous donnent le soir « une lumière chaude et flatteuse pour le teint, à placer au-dessus de la table de votre salle à manger », ou « douce et propice à la conversation, idéale pour l’applique au-dessus de votre canapé »… que sais-je ? (mais pourquoi j’ai pris cet exemple ??? ;-)).

Derrière tous ces mots que je critique, il y a néanmoins une excellente nouvelle que je salue : les mots reprennent le pouvoir ! Il y a encore un ou deux ans, je disais qu’il y en avait marre d’entendre en rendez-vous de prise de brief pour une plaquette (j’y allais seule) « il faut que ce soit joli« , et puis c’est tout !
Et si je répondais « Et je donne quoi comme informations ? Il faut que ce soit sensé, intéressant… » « Pfff, plus personne ne lit« , me répondait-on.
Est-ce complètement dépassé ? Assiste-t-on au retour de l’intérêt pour les mots ? On en voit en tout cas des signes avant-coureurs ! En voici trois, aux origines diverses et variées :

– Après des années où on a dit « l’orthographe, on s’en fiche, il y a des correcteurs dans les logiciels de traitement de texte » on se rend compte que le problème c’est la langue « en général » ! Certains enfants de 6ème ont un vocabulaire réduit à… 500 mots environ. Qu’est-ce que ça donne ? Des personnes susceptibles de croire n’importe quoi et donc des cibles idéales pour un lavage de cerveau.
Je vous recommande la lecture de cet article de Gaëlle, issu de réflexions à la suite de la lecture d’un article de Bérénice Levet « s‘il est une cause qui devrait être décrétée nationale, c’est  bien celle de la langue« . Est-ce qu’on va enfin se remettre à apprendre aux enfants les richesses de notre langue ?

– Deux jeunes créateurs d’un site web de vente en ligne interviewés sur le site « The socialite family » ont comme projet d’ « éditorialiser un maximum le site pour être davantage source d’inspiration« . Pas la peine de les contacter, je leur ai déjà proposé mes services ;-). Comprend-on enfin que les mots ont au moins autant de légitimité que les images ?

– Deux agences qui s’associent pour proposer pour « trouver les mots qui racontent le dessein des marques » (comme c’est joliment dit !) et leur donner « des idées, un sens, un récit mobilisateur… »
Les marques ont-elles besoin d’un « retour du sens » pour continuer à vendre ?

Je trouve tout cela très intéressant et enthousiasmant ! Histoire à suivre 😉

 

 

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  1. #1 par Josélito Tirados le 17 février 2015 - 10:43

    Bonjour,

    Vous avez tout à fait raison de signaler que le besoin de sens est la bataille des prochaines années.

    La plupart des entreprises pensent techniques, outils en oubliant le sens.

    Les experts du marketing parlent de plus en plus du sens car c’est finalement ce que les consommateurs (vous, moi, nous) cherchent lors d’un acte d’achat.

    Il est facile de trouver le bon produit ou service. Le choix n’a jamais été aussi vaste, mais quid du sens de cet achat ?

    Et le constat est le même en b2b ou b2c. Pour autant, de nombreuses entreprises continuent à communiquer sur le produit ou service sans s’interroger sur la valeur pour leurs clients.

    Il faut dire que l’exercice est beaucoup plus délicat et se poser la question du pourquoi est plus complexe que comment ou combien.

    Quand je rencontre un dirigeant d’entreprise et que nous évoquons le marketing automation qui regroupe le storytelling, l’inbound marketing et souvent le buisness model nous tombons facilement d’accord sur les moyens techniques (logiciels) mais j’ai encore du mal à faire admettre que pour que tout cela fonctionne il va falloir investir dans le contenu.

    Et le contenu c’est de l’image de qualité qui à du sens (donc pas du fotolia vu et revu) et du texte….beaucoup de texte.

    Votre compétence est précieuse car donner du sens à un texte est un art difficile qui n’a rien à voir avec le fait de savoir écrire en respectant les règles de la langue française.
    Il s’agit de faire passer des émotions.

    Comme une image qui accroche le regard et vous transporte, vous interroge, vous donne envie de la regarder ou la fuir à jamais, les mots doivent provoquer une réaction.

    Vos prospects seraient étonnés de voir le temps passé sur une landing page ou un e-mail pour trouver le mot qui va bien, le titre qui incite à passer à l’action.
    Les applications que j’utilise mesure cela très bien et il est tout à fait possible de calculer le retour sur investissement d’un contenu.

    Ils doutent ? Invitez les à mesurer la performance sur une page de site que vous aurez retravailler. Ils vont vous regarder comme si vous étiez une magicienne…ce que vous êtes en fait.

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    • #2 par Isabelle Prigent le 2 mars 2015 - 10:47

      Merci Josélito, je vois qu’avec vous je prêche un convaincu, mais effectivement c’est toujours très compliqué de faire comprendre à mes clients l’intérêt d’un contenu de qualité. Et ceux que j’arrive à convaincre facilement…demandent des résultats ultra-rapides et me disent parfois après la publication de trois billets de blog « je n’ai pas constaté de pic de lecture »…
      C’est un travail de longue haleine !

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  2. #3 par Laurence Perchet le 17 février 2015 - 10:47

    Merci Isabelle. Je n’ai personnellement rien a ajouter. La dérive à laquelle nous assistons dans notre société du 21ème siècle qui donne la prédominance à l’image est manifestement un retour en arrière dans notre civilisation. En ce sens, avouons quand même que le Web fait beaucoup de mal… C’est un outil magique mais galvaudé, je trouve, la plupart du temps. L’Homme a évolué avec la parole et… l’écriture ! S’il n’y avait pas eu l’écriture, il n’y aurait pas eu les mathématiques, entre autres, et la formidable conquête de l’Homme sur cette terre. Privilégier l’image uniquement, c’est aller à la simplicité, à la facilité, d’autant qu’on ne peut produire des Leonard de Vinci ou des Michel Ange à la pelle ! Mais l’art c’est encore autre chose… Je vais imprimer ton papier si tu le permets, et en discuter en cours avec mes étudiants de BTS qui pour la plupart sont malheureusement des handicapés des mots, de l’orthographe, de la grammaire… et se destinent pourtant au métier de communicant.

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    • #4 par Isabelle Prigent le 2 mars 2015 - 10:51

      Bonjour Laurence,
      Bien sûr, tu peux faire passer ce billet à tes étudiants, merci !
      Je pense que les débuts du web ont fait du mal à l’écrit – puisque tout ce qui comptait était d’avoir un site « plus beau que celui du concurrent » mais aujourd’hui les algorithmes des moteurs se sont perfectionnés et Google indexe prioritairement les contenus de qualité…
      Disons que les choses devraient progresser 😉

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  3. #5 par Stéphanie le 17 février 2015 - 21:29

    Les mots ont un énorme impact sur le lecteur. Ils peuvent lasser ou motiver, enthousiasmer ou desservir. Bel article !

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    • #6 par Isabelle Prigent le 2 mars 2015 - 10:53

      Merci Stéphanie ! Si tous mes prospects étaient convaincus de l’impact des mots… J’aurais beaucoup trop de boulot pour moi toute seule 😉

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  4. #7 par Josélito Tirados le 18 février 2015 - 09:25

    Bonjour Laurence,

    Vous oubliez Lascaux, Chauvet…et les hiéroglyphes qui ressemble plus à des images qu’à des mots.
    Les d’jeunes vous répondrons qu’une image vaut milles mots et que c’est donc plus efficace et plus rapide aussi.

    Je pourrais, en tant que photographe, vous dire que j’écris avec la lumière et que chaque image est une histoire en soi…

    Las, j’aime autant le mot et l’image au point qu’écrire c’est pour moi, associer des signes donc dessiner des images (je maitrise mieux l’image que les mots).

    La prédominance de l’image que vous évoquez n’est elle pas une simple illusion d’optique ? Combien de mots se promènent sur la toile bras dessus, bras dessous avec des images ?

    Sur instragram les photographes commentent longuement leurs images et expliquent les conditions de la prise de vue (Nat Géo pour la plupart), Twitter se paye de mots et il paraît que sur Facebook les publications avec des mots marchent mieux que les images.

    Les blogs foisonnent et nous pouvons y lire de merveilleuses choses.

    Ce que l’on pourrait déplorer c’est la faiblesse de la qualité des images et des mots. C’est un cout de faire appel à un photographe pour réaliser une banque d’images personnelles. C’est un cout de faire appel à un correcteur humain qui en plus des coquilles et autres horreurs orthographiques va redresser une phrase un brin tordue.

    Et ce cout là, ils ne sont pas nombreux à vouloir le payer puisque par essence Internet est gratuit. Et ce qui ne coute rien ne vaut rien. Pourquoi investir du temps pour une belle image, pour quelques bons mots ?

    Quant à internet, dites vous que de nombreuses personnes pensaient comme vous quand Gutenberg a développé et diffusé l’imprimerie.

    Vos étudiants ne maitrisent pas parfaitement les règles de la langue française… ça viendra doucement et pour autant ce sont eux qui savent aujourd’hui communiquer le mieux avec leur environnement.

    Remarquez d’ailleurs qu’Isabelle ne termine pas son article par un point mais par…une image.

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