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La « fausse personnalisation », c’est nul !

Quand je m’occupe de relations presse, j’envoie des communiqués de presse parfaitement classiques à des journalistes, quitte à avoir avec des ceux que je connais bien des conversations « plus perso » quand je les appelle ensuite.
Quand je m’adresse à des blogueurs, je leur envoie des mails personnalisés. J’ai auparavant lu leur blog, vu qu’ils s’intéressaient au domaine de mon client et leur présente son produit en leur proposant de le tester. Pas la peine que je leur précise qu’après le test j’aimerais qu’ils en parlent, ils ne sont pas débiles, ils comprennent bien ! Parfois j’ajoute le communiqué de presse, en précisant bien « pour info, je vous joins le communiqué adressé à la presse ».

Il ne me viendrait jamais à l’idée d’envoyer ce type de mail personnalisé à un journaliste inconnu, ni d’envoyer un communiqué en mailing à des blogueurs… C’est parfaitement contre-productif, tout le monde le sait.

Et pourtant. L’année dernière, lors d’une soirée réseau, j’ai rencontré une consultante super sympa. Elle m’a dit qu’elle était spécialisée dans les réseaux sociaux, m’a parlé de ses clients… On a prévu de se voir pour un déjeuner ensuite, mais finalement cela ne s’est pas fait.

La semaine dernière, elle m’envoie un mail « super, me dis-je, on va se faire un déjeuner de rentrée ! ». Et je commence à lire le mail et me rends compte qu’il s’agit d’un mailing de masse, où elle présente un nouveau service, qu’elle me demande de l’aider à promouvoir. Ca commence pourtant bien par « bonjour Isabelle, comment vas-tu ? Je ne sais plus si nous avions eu l’occasion d’en parler, mais… » et ça se termine par « Vous recevez ce mail car nous nous sommes déjà rencontrés, à moins que nous ne soyons simplement en contact sur les réseaux sociaux 🙂« . Un coup d’oeil en haut du mail m’a permis de vérifier que ce mail avait bien été envoyé via un logiciel d’e-mailing.

Hé ben… passée la déception, je me suis dit que si c’était nul personnellement (je n’ai plus aucune envie de revoir quelqu’un qui s’adresse à moi de cette façon) , je ne vois pas non plus l’intérêt professionnel de la chose. Qui sera séduit par ce type de message et aura envie de l’aider ? Je ne vois pas bien…

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Pourquoi payer pour des actions sur des médias gratuits ?

Facebook, c’est gratuit, Twitter, c’est gratuit, Google+, c’est gratuit, Pinterest, c’est gratuit, un blog avec WordPress.com, c’est gratuit… Hé ben tout va bien, aujourd’hui, on peut mettre en place un dispositif de communication (presque) complet sans débourser un centime !

« Sauf que… quand j’ai dit à des freelances que je voulais communiquer sur les médias sociaux, ils m’ont sorti des devis, je ne vous dis pas ! Ils sont complètement fous ! 100 euros pour écrire un billet de blog « optimisé pour le référencement » !! De quoi on me parle ??? Et tout est à l’avenant ! Facebook aussi, avec  eux, ça devient payant ! Y’en a un qui m’a parlé de ligne éditoriale, de planning rédactionnel, de rythme des publications !! Et sur Twitter, on m’apprend qu’il faut cibler correctement mes abonnements et tester les bons créneaux horaires pour tweeter ! J’vous dis, la proposition, ça fait des pages et le tarif, merci ! Je ne veux même pas en parler tellement ça me semble ridicule. J’ai refusé d’en reparler avec eux, ils se fichent tous de moi. Je vais m’occuper de tout ça moi-même, moi aussi je sais écrire ! La seule chose qui m’embête, c’est d’être obligé de faire le boulot des autres à la place du mien… D’ailleurs, c’est pareil avec mon comptable. Lui aussi je vais lui envoyer un courrier de résiliation ! Si vous saviez ce qu’il me demande pour faire des additions et remplir un formulaire !!! »

J’invente ? Non, j’imagine ce qui se passe dans la tête de certains prospects qui ne m’ont jamais rappelée ;-).

Un média gratuit, c’est une chance extraordinaire de pouvoir (pour un investissement inférieur à celui qu’on ferait dans un média payant) démultiplier les résultats des campagnes de communication. Mais bien entendu, tout cela doit se faire à bon escient.
Et a priori (!), les professionnels de la communication maîtrisent mieux que les néophytes les outils de communication, qu’ils soient payants ou gratuits ! Il ne s’agit pas pour eux de rendre payants des outils qui ne le sont pas, mais de définir des stratégies et donc de passer du temps à travailler pour que les campagnes de communication de leurs clients obtiennent les meilleurs résultats possibles.
Ce qui est facturé, c’est donc de la matière grise, de l’expérience et du temps.

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Les réseaux sociaux, ce n’est pas Big Brother

Tout le monde n’a pas aujourd’hui une utilisation « avancée » des réseaux sociaux. On peut être des parents inquiets devant des adolescents qui postent des films sur Youtube, une sage-femme étonnée de voir que toutes les jeunes mamans de la clinique photographient leurs nouveau-nés « pour Facebook », ou encore un retraité perplexe, se demandant ce que peut bien être  ce « fil Twitter » qui défile au bas de l’écran pendant son une émission politique…

Dans mon boulot, comme à titre perso, je rencontre des tas de gens qui ont « peur des réseaux sociaux ». Quand je leur demande pourquoi, ils ne savent pas vraiment et quand ils formulent une réponse cela ressemble à « on nous espionne, on sait tout sur  nous, on n’a plus de vie privée« .

Sauf que tweeter, facebooker, youtuber, instagrammer… cela ne veut pas dire qu’on participe à une émission de télé-réalité qu’on filmera 24h/24 ! Sur les réseaux sociaux on dit et montre ce qu’on veut et uniquement ce qu’on veut… Donc bien évidemment, il faut en parler avec ses enfants, ses adolescents et leur expliquer que « tout le monde » n’a pas besoin de tout savoir. Il faut se projeter « si tu postes cette photo aujourd’hui, que peut-il se passer demain, dans un an, dans cinq ans… Est-ce que tu assumeras toujours ? »

Quand on est un adulte (au hasard, une maman émerveillée par son bébé si mignon), on doit aussi se demander s’il y a un intérêt/un inconvénient/un avantage/un problème… à poster au quotidien les photos de son rejeton sur Facebook ou Instagram.

Tout cela s’apprend, tout simplement. J’aime  bien cette image, lue il y a déjà quelques années (impossible de rendre à César ce qui lui appartient, je ne sais plus qui s’était exprimé dans ces termes….) « publier une information  sur les réseaux sociaux, c’est comme la crier dans un haut-parleur depuis la fenêtre de votre appartement« . En effet, on ne sait pas qui exactement recevra cette information et ce qu’en feront des destinataires pas tous parfaitement bien intentionnés.

Donc, toujours réfléchir à deux fois et tourner sa langue dans sa bouche sept fois avant de parler… et tout se passera bien 😉

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Bilans de fin d’année – 2. Gagné / Perdu – Pourquoi ?

Toujours dans la rubrique « bilan de fin d’année », j’ai essayé d’analyser le « pourquoi » des projets gagnés ou perdus cette année. J’ai listé l’ensemble des projets sur lesquels j’ai vraiment travaillé, c’est-à-dire au minimum fait une proposition (j’ai bien sûr écarté tout ce qui n’était pas allé plus loin qu’un échange de mail ou un coup de fil). Parmi ces projets, il y a des missions de toutes tailles, je n’ai pas tenu compte des critères « temps » et  « budget ».

J’ai gagné cette année :
–  7 projets pour le compte de mon réseau direct : amis ou connaissances professionnelles.
– 6 projets via un partenariat (réponse à deux ou trois, je n’étais pas à l’initiative du projet)
– 5 projets via des recommandations d’amis ou de connaissances
– 2 projets arrivés via les réseaux sociaux

J’ai perdu cette année :
– 0 projet pour le compte de mon réseau direct
– 6 projets via un partenariat
– 7 projets via des recommandations d’amis ou de connaissances
– 4 projets arrivés via les réseaux sociaux

J’en tire des enseignements très intéressants :
– Quand un ami ou une connaissance me fait appel pour un projet concernant son entreprise, c’est en connaissance de cause : ma proposition correspond à ses attentes et le projet se fait toujours.
– Pour les autres projets, tout est lié à la qualification : certaines personnes me recommandent « parce qu’elles ont envie/besoin de donner un nom », le projet n’est pas qualifié ou pas sérieux, et n’aboutit pas. Idem pour les partenariats : ça marche ou pas, une fois sur deux, difficile de le savoir à l’avance, je n’ai pas de visibilité et ne peux pas réellement qualifier le besoin du client, ni donc lui répondre de manière parfaitement personnalisée.
Enfin, les réseaux sociaux restent une grande loterie, où je perds plus souvent que je ne gagne !

Cette nécessité de qualification est un axe essentiel sur lequel je vais travailler l’année prochaine : je dois éviter de  travailler sur des propositions sans avoir soit rencontré le prospect ou eu accès à un brief précis.  Idem, quand quelqu’un fera passer mon nom, je ferai en sorte de bien qualifier le besoin de mon interlocuteur avant de commencer à travailler. Je réserverai évidemment le meilleur accueil à mes amis et connaissances 🙂

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Entrer en contact, devenir ami…

Très régulièrement, depuis la mise en ligne de la « nouvelle formule Viadéo », je reçois un message de « quelqu’un qui veut entrer en contact avec moi ».  La plupart du temps, je ne connais pas la personne, elle n’a pas jugé utile de se fendre d’un message personnalisé de mise en relation, et comble du comble, elle n’a même pas jeté un coup d’oeil à mon profil ! Extraordinaire, non ? En général, c’est un profil commercial, qui veut « vendre » sa société, le plus rapidement possible, à coups de clics frénétiques. Autant dire que je ne me gêne pas pour leur envoyer la réponse-type « je décline la proposition »…

Cela me conduit à m’interroger sur les pratiques des utilisateurs de Facebook. Régulièrement, j’y ai aussi des « demandes d’amis », de complets inconnus, que j’accepte en me disant « on verra bien » et en général il ne se passe pas grand chose : soit ils me bombardent d’infos totalement inintéressantes, auquel cas je les masque, soit ils ne disent rien, donc je ne vois pas très bien l’intérêt d’être amis, d’autant que je ne dis rien non plus sur Facebook, je ne fais qu’y diffuser mes billets de blog (en automatique), et parfois je commente les statuts de mes (vrais) amis – mais au moins, je n’y sollicite personne, je n’envoie quasiment jamais de « demande d’amis », sauf à des amis…. Pourquoi des inconnus veulent-ils que nous soyons « amis » alors ? Egalement pour « faire du chiffre » ?

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Lectures de la semaine

Pas de grande découverte cette semaine, mais c’est intéressant quand même de voir que certains sujets « tournent » développés sous différents angles :

1. Le Nouvel Obs : Dangers du virtuel sur la vie réelle 
On a beau dire qu’il ne faut pas dire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, je trouve ça fort d’avoir été licencié pour avoir … plaisanté. En plus pour ce qui concerne Alten, ni la société, ni aucun membre de son personnel n’était nommément diffamé. En fait, même si je m’estime avertie, je me dis que j’aurais pu faire ce genre de blague, si je communiquais plus via Google 😉 Les communautés de marque n’existent pas (ou presque)

2. Grégory Pouy, les communautés de marques n’existent pas ou presque. Les commentaires sont aussi intéressants que le billets. Donc merci d’avoir lancé le débat 😉

3. Blog Planète Auto Entrepreneur : 32 % des auto-entrepreneurs veulent passer en entreprise classique. C’est encourageant, non ? L’esprit d’entreprise malgré la crise, en quelque sorte…

4. Les Echos : pourquoi Facebook menace déjà Google

5. Barack Obama, le président qui pollue le plus… C’est décevant, Monsieur Obama, il va falloir faire des efforts, hein !

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Gagné ou perdu ? Projet n°5

C’était au mois de mai, pendant les ponts (vous savez, ce jour de RTT que les salariés prennent entre un jour férié et un week-end ;-)). J’avais coupé mon portable. Le lundi matin, j’avais un message d’un inconnu qui me disait qu’il avait eu mes coordonnées via mon blog et qu’il souhaitait me confier un projet.

Je n’ai pas pensé « top, un nouveau projet », car même si cela n’arrive pas tous les jours, les demandes « tombées du ciel » aboutissent rarement, mais je l’ai bien entendu rappelé pour en savoir plus. Et j’ai été plutôt agréablement surprise. La demande était précise, le projet dans mes cordes. Nous avons pris rendez-vous la semaine suivante pour un déjeuner près de son bureau. Tout s’est très bien passé. Il m’a très spontanément expliqué son parcours, comment il avait créé sa société il y a deux ans, ses objectifs de développement… Je lui ai posé quelques questions pour mieux cibler son projet (il voulait mettre en place une stratégie réseaux sociaux pour des produits high tech) et lui ai envoyé une proposition deux jours plus tard.

Bon, a priori, c’est du projet gagné d’avance, n’est-ce pas ? Dites-moi ce que vous en pensez 😉

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Les 5 bons plans de la semaine

Plusieurs découvertes intéressantes cette semaine :

1. Madmagz : c’est un outil en ligne qui permet de créer des magazines, puis de les publier au format Flash (feuilletage en ligne) ou papier. La version en ligne est entièrement gratuite.
 J’ai jeté un coup d’oeil, c’est vraiment bien fait et facile à utiliser (contrairement à certains logiciels sur lesquels je me suis arraché les cheveux !). L’intérêt pour un freelance rédacteur ? Pouvoir proposer une solution de journal interne ou de magazine client clé en main à ses clients, tout simplement !

2. Le télétravail, un levier du développement durable. Bah oui, on le savait, mais maintenant c’est le Syntec qui le dit dans un livre blanc. Freelances, nous travaillons pour la planète !

3. Droit de la com’ : un nouveau blog passionnant qui traite du droit dans la publicité. Y sont abordés notamment le greenwashing, la nudité, la publicité comparative… Je vais le suivre de près, il aborde des thèmes sur lesquels nous nous posons tous des questions, en tant que citoyen ou professionnel.

4. Le développement durable est une problématique qui intéresse 54 % des porteurs de projets selon le magazine Durabilis. Bravo, yapluka…

5. Découverte hier sur Twitter, cette initiative intéressante : le lancement de soirées autour des réseaux sociaux. Ces rendez-vous existent déjà à Londres, le premier Tuttle Paris aura lieu jeudi prochain. J’y serai, et vous ?

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Viadeo, le meilleur… et le pire !

Il y a quelques mois, j’avais pesté contre Viadeo, qui avait mis en place une option « Visibilité » ,  payante bien entendu, et destinée à valoriser… ses principaux clients, les freelances, donc, qui souscrivent déjà un abonnement Premium ! (logique : nous cherchons des clients toute l’année, alors qu’un salarié recherche un poste allez, tous les 3 ans ?).

Malgré tout, je suis une vraie fan de Viadeo : j’y ai trouvé des clients, noué des contacts précieux avec plein de gens, bref, j’ai développé mon réseau et en ce sens, le site remplit plus que bien ses objectifs.
Alors, en décembre, après avoir payé pour assister à un événement réseau qui ne m’avait rien apporté sinon une perte de temps, je me suis dit que pour la même somme, je pourrais obtenir des contacts bien plus efficaces sur Viadeo.
Et j’ai donc décidé illico presto de tester le service « Visibilité » (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ?).

Dans les heures qui ont suivi, j’ai vu effectivement que beaucoup de personnes cliquaient sur mon profil, mais ces personnes étaient quasi-exclusivement des chercheurs d’emploi et des freelances exerçant une activité proche de la mienne !
Ils étaient très probablement venus chercher l’inspiration afin de remplir leur propre profil !!! Je payais donc 49 cts pour chacune des personnes qui copiaient ma présentation… Trop fort !

J’ai attendu – un peu -, puis au bout de deux jours, j’ai arrêté. Non sans mal, car s’il est très facile de s’abonner à Viadeo, il est très compliqué de se désinscrire… Mais je croyais avoir réussi, jusqu’à hier… où j’ai vu arriver encore plein de profils similaires à ceux de décembre.
Mon sang n’a faut qu’un  tour, j’ai consulté la page « Abonnement visibilité » et constaté que j’étais encore abonnée ! Ils ont mon RIB, et seulement ma bonne foi pour savoir que je me suis désabonnée, alors, pourquoi ne pas en profiter, n’est-ce pas ?

Je suis furieuse, même s’il n’est pas question pour moi d’arrêter mon abonnement Premium… mais dès qu’un concurrent sérieux et moins « profiteur » arrivera sur le marché, je m’en irai sans aucun état d’âme !
D’accord, une de perdue, dix de retrouvés me direz-vous, mais je pense sincèrement que Viadeo, sans réel concurrent et ayant pour objectif premier de gagner de l’argent, pratique aujourd’hui une politique de la terre brûlée… C’est dommage, car ils ont vraiment beaucoup d’atouts pour devenir incontournables et avoir des clients enthousiastes et prescripteurs ! Au lieu de cela, j’entends très souvent « c’est bien, mais… »
C’est même le cas pour l’abonnement Premium, que je soutiens sans réserve : récemment, l’un de mes amis, chercheur d’emploi, a voulu arrêter son abonnement Premium après avoir signé un CDI… Il a dû attendre (et payer pendant) 3 mois pour dénoncer son abonnement, car les reconductions se font sur accord tacite. Il a été très agacé, lui aussi !

Et vous, que pensez-vous de la politique commerciale des réseaux sociaux virtuels auxquels vous êtes abonnés ?

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