Articles tagués Rendez-vous

Etre loin, c’est être sélectif

Le blog a un avantage : il permet d’être visible et de limiter les actions de prospection.

Le blog a un inconvénient : il permet d’être visible et génère une multitude de demandes fantaisistes.
Même si j’ai toujours essayé de qualifier les demandes de mes interlocuteurs avant d’accepter un rendez-vous, je me suis retrouvée très souvent, après un long trajet en métro, devant un prospect qui avait au choix, a. un projet mal défini ou pas abouti, b. aucune envie de dépenser plus de 10 euros, c. déjà sollicité la moitié de la planète, etc., etc.
Je rentrais à chaque fois furieuse contre moi, à cause de ce temps perdu qui aurait pu être si utilement consacré à cette mission du moment, ou à cet autre projet si intéressant (ou même à regarder la télé ou faire la sieste, ce que je ne fais jamais en journée, évidemment ;-))…

Depuis que j’habite à Marseille, je suis bien obligée de qualifier plus que jamais. Il n’est en effet pas question de prendre le TGV pour un RDV de prospection si je n’ai pas 150 % de chances de gagner la mission !
Et depuis un mois, j’ai l’impression d’avoir déjà gagné pas mal de temps. Les quelques « demandeurs » à qui j’ai dit non n’ont pas insisté : pour moi c’est bien la preuve que le projet « n’en était pas » ou tout au moins « n’était pas pour moi ».

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C’est pareil… mais complètement différent !

Un brief, logiquement, ce devrait être toujours à peu près la même chose : voilà qui je suis, voilà quels sont mes objectifs, mes publics sont…, mes concurrents sont…, mes délais sont (serrés !), mon budget est de tant.

Et pourtant, cela varie tellement en fonction de l’interlocuteur ! En fait, chacun y met tellement de soi, de ses émotions, de ses envies ou de ses frustrations, que cela se rapproche souvent plus d’un premier rendez-vous chez un psy (enfin, je l’imagine ! Je veux bien l’avis d’un psy qui aurait aussi été freelance en communication !) que d’un entretien cadré.

Je n’émets aucune critique à cela, car même si j’ai désormais toujours sous la main ma « liste à cocher » des questions qui nécessitent absolument une réponse pour bâtir une proposition, je ne m’en sers qu’exceptionnellement et j’aime écouter « mon prospect » dériver sur ses études à la fac et cette expérience tellement marquante en agence…

Si je n’étais pas freelance, mais salariée d’une agence, j’aurais certainement lors de ces rendez-vous des objectifs de « rentabilité » qui me feraient oublier l’écoute et passer à côté de belles rencontres humaines.

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La devinette du jour

Je compose un numéro de téléphone et tombe sur l’inévitable le standard à options « 1, 2, 3… »
Coup de chance, « 1 » correspond à ma demande mais le message m’indique que je dois préparer mon numéro de dossier qui me sera demandé par le conseiller « qui va prendre votre appel dans quelques instants« .

Je raccroche, fouille dans mes dossiers, trouve le numéro, rappelle. J’explique à la conseillère que je souhaite prendre rendez-vous. « Désolée Madame, ce n’est pas possible par téléphone, je vous donne un numéro de fax pour que vous puissiez faire votre demande » (un fax ??? Je rêve !! Elle va aussi me proposer une adresse Minitel ?). Je reste zen : « Merci Madame, mais je n’ai pas de fax à disposition. Y a-t-il une autre solution pour prendre rendez-vous ? ».
Je perçois le soulagement dans sa voix (d’habitude, elle doit se faire insulter à ce moment-là…) : « Bien entendu, vous pouvez vous connecter sur votre site web, rubrique contact, et envoyer un email de demande de rendez-vous« .

Je ne me suis pas attardée à demander directement l’adresse email, j’ai fait ce que m’a dit la dame, saisi 3 fois mon numéro de dossier (deux fois des messages d’erreur inexpliqués…), cliqué dans le menu déroulant sur « autre » dans la liste des justifications de demande de rendez-vous, avant enfin de voir s’ouvrir une fenêtre me permettant d’indiquer ma demande !!
Pour l’instant, pas de nouvelles du rendez-vous, mais j’imagine que je vais devoir patienter quelques jours…

Alors, savez-vous qui/quel organisme 2.0 j’ai essayé de joindre ? 😉 Je donne la réponse uniquement par mail (ou fax, tiens !) à ceux qui en feront la demande !

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Et si on arrêtait de parler de boulot ?

Est-ce qu’il vous arrive des fois de vous retrouver face à quelqu’un dans un contexte « boulot » et d’avoir envie de tout, sauf de vous « vendre » ?

Ca m’arrive. Et parfois (exceptionnellement quand même !), j’oublie carrément pourquoi je suis là. Un jour, j’ai rencontré une femme, une amie d’amie, dans un contexte « réseau peut-être mission future ».
De manière générale, ce genre de rendez-vous me stresse beaucoup, je me mets la pression par rapport à la personne qui m’a recommandée, que je ne veux pas décevoir, et je tiens à faire bonne impression à celle que je vais rencontrer, que je ne sais jamais comment aborder : est-ce que je pars sur le sujet « notre amie commune » ou bien immédiatement sur le sujet « pro, avec explication détaillée de mes dernières missions ? ». Bon, j’ai aussi appris à relativiser, donc quand arrive le rendez-vous, je me laisse porter… en me disant que, s’il y a un projet ensuite, tant mieux, et que sinon, j’aurai un nouveau contact à revoir plus tard !

Et donc, cette fois, cette personne avec qui la conversation avait commencé, à mon initiative, sur des sujets très pro « parcours, missions, objectifs », s’est mise à parler de sujets perso « famille, valeurs, visions de la vie ». Et elle m’a vraiment émue. Je me disais en l’écoutant qu’elle me plaisait vraiment et que j’avais plus envie de l’avoir comme amie que comme cliente. Et du coup, j’ai complètement arrêté de parler de boulot. Et ce fut un rendez-vous très sympa. J’espère qu’elle ne me rappellera pas pour une mission. Ca romprait la magie, je crois 😉

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La question compliquée…

« De combien de temps disposez-vous ? »
C’est LA question que je dois apprendre à poser en débutant un rendez-vous.

Je ne vous dirai pas le nombre de fois où le rendez-vous s’est éternisé tout simplement parce que ni le client, ni moi, n’arrivions à y mettre un point final !

Alors que si j’avais demandé en m’asseyant « de combien de temps disposez-vous ? » « une heure, cela vous convient ? » « très bien », j’aurai pu regarder l’heure sans sembler impolie et une l’heure écoulée, prendre congé tout simplement…

Au prochain rendez-vous, je le fais !

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Faut-il toujours se fier à ses intuitions ?

Mes clients ont tous des parcours et des personnalités différentes, nos prises de contact sont intervenues dans des contextes très variés… mais ils partagent tous des points communs essentiels selon moi : politesse, respect et savoir-vivre.

Récemment, j’ai obtenu un rendez-vous à la suite d’une petite annonce publiée sur Twitter, à laquelle j’avais répondu. La personne m’a contactée dans l’heure au téléphone et s’est montrée particulièrement enthousiaste concernant ma proposition. Nous nous sommes vus quelques jours plus tard, et au bout de dix minutes, alors que je disais « si nous travaillons ensemble… », il m’a coupée d’un « ah mais, c’est décidé, nous travaillons ensemble ».

Je suis sortie de ce rendez-vous plutôt satisfaite (un nouveau client, ça fait toujours plaisir) mais avec une sorte d’appréhension. Tout cela ne me paraissait pas franchement sérieux. Rien de précis n’avait pu être dit concernant ma prestation, ni même ses attentes. J’avais posé de nombreuses questions, auxquelles aucune réponse n’avait été apportée.
J’ai donc décidé de fignoler le contrat en me disant « au moins, s’il ne me paie pas, j’aurai un recours ». C’est bien la première fois que j’envisageais avant même le début d’une collaboration que je n’allais pas être payée !
Concernant le projet, j’ai rédigé un premier document d’une page, lui ai envoyé, l’ai modifié en fonction de ses remarques, ai expliqué que je n’irais pas plus loin sans contrat signé et… j’ai reçu quelques heures plus tard un coup de fil laconique, expliquant qu’il avait décidé de travailler avec quelqu’un de « moins cher et plus expérimenté dans le domaine en question ». Cela une semaine après notre premier rendez-vous.

Si cela m’a plus qu’agacée sur le coup (jamais mes tarifs – élevés pour cette prestation, c’est vrai et c’était volontaire -, ni mon expérience – relativement courte dans ce domaine –  n’avaient été remis en question lors de notre précédent rendez-vous, pas plus que je n’avais été avertie de la mise en concurrence avec d’autres prestataires), une demi-heure plus tard, tout allait bien : un autre prospect me contactait pour me dire qu’il avait pris connaissance de mon devis, qu’il était intéressé et qu’il souhaitait auparavant me confier une autre mission, plus urgente et dont il avait omis de me parler lors de notre rendez-vous.

Bref, tout est bien qui finit bien, mais… lors de mon prochain rendez-vous avec un « prospect suspect », comment devrais-je réagir ?

Comment fonctionnez-vous dans un contexte similaire ? Envisagez-vous une collaboration « à contre-coeur » ou expliquez-vous tout de suite que vous n’êtes pas intéressé ? Et si vous avez eu plusieurs fois de mauvaises intuitions dans un contexte similaire, se sont-elles toujours vérifiées ?

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