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Portrait : Solweg Fariello, correctrice, rédactrice et formatrice

Solweg_FarielloIl y a quelques années, j’ai travaillé avec Solweg sur une mission que nous avait confié une agence. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rencontrer de visu (elle habite aussi le sud, la région niçoise) mais partageons une vision commune de notre métier ! Nous avons eu une longue discussion téléphonique récemment et avons évoqué nos souhaits, rêves et aspirations professionnels… Vous vous souvenez, j’ai parlé récemment ici de formations en ligne à l’orthographe, puis réalisé que ce que les formations qui me plaisent vraiment sont celles qui concernent mon métier, la communication. Hé bien Solweg, elle, est prête à lancer des formations en ligne à l’orthographe, sujet sur lequel elle s’est déjà penchée via des formations « sur site ». Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à la contacter !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 
Solweg, rédactrice et correctrice, 38 ans, curieuse dans tous les sens du terme !

Depuis quand es-tu indépendante ?
J’ai décidé de me mettre à mon compte en 2008, sans jamais l’avoir regretté.

Pour quelles raisons as-tu choisi d’être indépendante ?
Je saturais des aberrations d’un système qui ne parlait que d’efficience. J’ai alors renoué avec mes premières amours : la langue française. Diplômée en communication, puis formée à la correction, la réécriture et l’écriture journalistique, j’ai souhaité aider ceux qui voulaient améliorer la qualité de leurs écrits en proposant des formations personnalisées. Mais la crise passant par là, j’ai dû rapidement retrouver une activité « bankable », laissant de côté la formation pour me consacrer à la correction de documents en tout genre (essentiellement pour des agences de communication et de presse) et à la rédaction (pour les mêmes clients).

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
Je suis auto-entrepreneuse, enfin « micro-entrepreneuse » d’après une récente décision de l’INSEE… Ce statut présente de nombreux avantages, notamment lorsque l’on débute dans l’entrepreneuriat. Ensuite, c’est d’une simplicité en termes de gestion, moi qui ai débuté en 2008 en micro-entreprise – le statut d’auto-entrepreneur n’existait pas encore.

C’est quoi, ta journée type, si ça existe ?
Je ne suis pas sûre qu’il y ait des journées types chez les freelances, excepté la vérification quotidienne et matinale des mails. Mais en principe, j’organise ma semaine à l’avance. Je consacre mon temps à mes dossiers en cours, puis je cale, en fonction de mes disponibilités, un temps pour la prospection. C’est essentiel, même si ce type d’activité est loin d’être une évidence pour moi. Mais je sais aussi m’accorder des pauses détente comme aller prendre l’air par exemple. Car ces moments-là sont précieux : se déconnecter, sortir et respirer, observer et laisser son esprit vagabonder. Cette sortie a des effets très bénéfiques sur mon travail. Car j’ai réalisé que mon cerveau continue d’assimiler et de synthétiser pendant ces temps-là et, à mon retour, les éventuels blocages survenus une heure plus tôt sautent tout seuls !

Si tu te projettes dans 10 ans, qu’imagines-tu  ?
10 ans… Excellente question ! Franchement, j’espère continuer sur ma lancée et voir mon nouveau projet prendre de l’envergure. Oui, depuis quelques semaines, j’ai laissé la prospection de côté pour relancer mes formations en orthographe et en rédactionnel. J’y avais consacré beaucoup de temps à l’époque et, sous la pression de quelques amis et clients, j’ai décidé de les mettre en ligne, avec une approche totalement personnalisée et respectueuse du rythme et des difficultés de chacun. Je suis en phase « conception du projet » très active !

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?
Il ne fait aucun doute qu’une phase de réflexion est indispensable. Tout comme celle de la préparation. Benchmark, enjeux du secteur, prévisionnel, outils… Toutes les dimensions de l’activité créée sont importantes et doivent être abordées bien en amont de son inscription à l’Urssaf. Mais le plus important finalement, c’est d’y croire et d’exercer avec passion !

As-tu un site, un blog, un profil Linkedin, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Mon site pour les formations en orthographe est en cours de construction, mais je suis joignable à cette adresse mail : solweg@orange.fr pour toute question sur mon nouveau projet ou encore mes prestations de rédaction-correction.
http://fr.linkedin.com/in/solweg
Viadéo/Solweg Fariello
Mon book : http://www.calameo.com/read/0030962142a00403e9a5c

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Portrait : Christel Caulet, journaliste rédactrice

Je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer Christel (elle habite Toulouse), mais je suis sûre que nous avons beaucoup de points communs. Je me retrouve souvent dans ses commentaires ici, et également dans ses billets de blog. Et quand je lui ai dit qu’elle « défendait sa corporation » lorsque j’ai attaqué les journalistes, il fallait le prendre comme un compliment : je suis également, pour ma part, toujours solidaire avec les communicants 😉

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase
Christel, 32 ans, journaliste depuis 15 ans (carte de presse : 101264) et rédactrice depuis  même pas 1 an.

Depuis quand es-tu indépendante ?
Indépendante depuis la maternelle. Mes parents m’ont éduquée comme cela. J’ai très tôt dû prendre mes responsabilités. Mais je ne pensais pas être « obligée » en quelque sorte de monter ma boîte pour vivre. J’ai bossé pour de nombreux média nationaux en télé et en presse magazine. Les budgets « piges » étant régulièrement à la coupe, j’ai dû opter pour une alternative afin de boucler les fins de mois tant cela devenait compliqué de piger.  Je propose désormais mes compétences rédactionnelles et en SEM ( j’ai bossé chez Yahoo pendant 3 ans) en freelance.  Je cumule les deux statuts : celui de pigiste et celui d’auto-entrepreneur, ce qui est un peu compliqué des fois en terme de compta !

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendant(e)/ de créer ton entreprise ?
Je l’ai fait parce que la conjoncture économique m’y a obligée, grosso modo. Et comme je suis une battante, j’ai décidé de faire avec et de tenter l’aventure à fond. J’essaye de trouver des avantages à cette situation même si je la subis. De nombreuses rédactions demandent aujourd’hui le statut d’auto-entrepreneur, ce qui les arrange bien en termes de charges sociales… Je n’ai donc pas eu vraiment le choix.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
J’avais initialement opté pour le statut d’auto-entrepreneur. Mais comme je vais sans doute dépasser les limites imposées en termes de chiffre d’affaires, je vais devoir par conséquent changer de statut très prochainement. Tout cela est très nouveau pour moi et je ne me suis jamais habituée à effectuer des devis et des factures.  Alors passer à un autre statut avec ce que cela implique administrativement m’inquiète un peu.   Je suis d’une nature angoissée et exigeante.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Une journée type, c’est très difficile car cela dépend de l’actualité pour ma part. En fait, selon les collaborations et les commandes que j’ai, côté média, je cours pour accomplir mes missions car on nous impose aujourd’hui une réactivité de dingue. Si je n’ai rien à faire pour les média, je peux être devant mon écran de 9 heures le matin jusqu’à 22 heures le soir si besoin est. Je m’impose une véritable discipline et une rigueur dans mon travail. Les matinées sont généralement consacrées aux interviews et les après-midi au travail purement rédactionnel . Cela peut aller à l’écriture pure d’un blog, la création d’un magazine interne ou externe, du contenu rédactionnel adapté pour des sites internet, des newsletters, des emailings… Je n’ai pas beaucoup de temps pour profiter réellement de mon statut de freelance. Ce qui n’est pas plus mal, pour l’angoissée du boulot que je suis. Cela me ferait trop culpabiliser !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
Ouh là, si je suis réaliste, je vais dire à bosser davantage pour ne pas gagner plus. Si je suis idéaliste, je rêve de bosser avec des gros média sur des thématiques qui me passionnent. Si je suis utopiste, je suis directrice d’un média avec un super salaire qui compenserait, enfin, mes années de galère !

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer  ?
Je lui dirais de bien réfléchir à ce qu’il veut et à ce qui l’attend. Car être auto-entrepreneur, c’est beaucoup d’heures à prospecter et surtout un changement radical dans la perception globale du travail. Et j’ai encore beaucoup de mal avec ça. Au départ, je raisonnais en terme de revenus mensuels alors que l’on doit considérer le chiffre d’affaires qui, lui, est annuel. La partie commerciale, également… 
S’il veut être journaliste, je lui dirais aussi d’être prêt à faire quelques sacrifices… Je suis partie vivre loin des miens pendant des années en travaillant dans les Dom-Tom au début, ensuite en Angleterre et en Irlande. Ces expériences m’ont endurcie et m’ont permis d’apprendre mon métier de journaliste !
Je lui dirais également de savoir faire preuve d’originalité et d’une véritable expertise. Aujourd’hui, toutes les rédactions se ressemblent. Les places sont chères et c’est de plus en plus compliqué pour parvenir à se faire un réseau afin de rester en contact avec les bonnes personnes.  D’où le besoin nécessaire d’avoir une véritable expertise dans un secteur. Cela permet d’être plus facilement pris au sérieux.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
J’ai un blog où je conte mes histoires de journaliste : http://christelcaulet.blogspot.com/
J’ai un site pour mes activités : www.mediaenpassion.com qui va être prochainement restylisé
Et enfin j’ai un blog qui marche bien sur ma passion, le tennis,  où je relate l’actualité de ce sport avec un ton résolument franc et plein de rentre-dedans avec humour bien sûr ! http://cauletchristel.wordpress.com/

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