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Chacun son métier (et les vaches…) !

Quand je lis sur le site d’un graphiste qu’il peut se charger de la « conception-rédaction » de tout type de message, ou quand je vois un développeur s’improviser « expert de la communication sur les médias sociaux », parfois je ricane, parfois ça m’énerve vraiment !

Car certains d’entre eux réussissent à gagner des projets dans ces domaines où ils n’ont aucune compétence ! Et quand on voit les résultats, on comprend pourquoi certains de nos clients disent « j’ai fait réécrire tous mes messages par un concepteur rédacteur pour qu’ils soient plus accrocheurs, ça n’a rien donné » ou « j’ai demandé à un expert de mettre en place ma stratégie de communication digitale, mais au bout d’un an, je n’ai pas 100 fans sur Facebook« … et concluent par « la com’, aujourd’hui, c’est du vent !« . Forcément, on peut les comprendre.

J’ai déjà souvent le sentiment de devoir me justifier quand je dis que je suis une communicante qui fait des formations (à la com’ !), des relations presse (pas dans tous les secteurs ! J’ai des références en high-tech et art de vivre)  de la rédaction (et pas de la conception-rédaction, car trouver la formule qui fait mouche, le slogan ou la signature de marque, c’est encore une autre métier !), et de l’accompagnement sur les médias sociaux (je me suis formée « sur le tas », soit, mais j’ai des références et des résultats à montrer !) parce qu’on n’est pas « expert tous domaines » évidemment !

En tout cas, jamais je ne prétendrais avoir un avis intéressant à donner pour la création d’un logo ou la création d’un site e-commerce. Je me cantonne à mon champ de compétences et c’est déjà pas mal ! J’entends ceux qui disent « oui, mais si mes clients me le demandent, je prends ça comme une opportunité et je fonce »… au risque de se prendre un mur ?! Quand un client me demande quelque chose que je ne sais pas faire, je le mets en contact avec quelqu’un qui sait.  Ca me semble être la solution gagnant-gagnant, parce qu’ainsi je suis sûre de ne pas me décrédibiliser auprès de mon client – qui reviendra vers moi à l’occasion – et je peux espérer un retour d’ascenseur de la part de la personne que j’aurai recommandée ;-).

Et vous, vous faites comment ?

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3 Commentaires

« Ca gagne bien, les rédacteurs ! »

Elle est commerciale et s’est lancée avec des amis pour créer un magazine thématique semestriel. Elle m’appelle parce qu’elle a vu « ma pub » (vérification faite, « ma pub », c’est ce blog…) et qu’elle cherche un rédacteur.

– …et vous souhaitez que j’écrive des articles sur quelle thématique ? 
– bah, tout ! Pour meubler entre les pubs… Y’aura 200 pages, dont 150 de pub.

Hé ben, ça va être passionnant, ce nouveau magazine. Comme d’habitude, je n’ose pas écourter immédiatement, et puis je suis curieuse, et puis je me dis que je vois arriver un bon thème pour un billet de blog ! 😉

– Vous avez quel budget ?
– C’est le premier numéro, et nous ne sommes pas Crésus ! Donc, on a du budget, mais ce n’est pas énorme. Et il y aura 2 numéros par an, ce n’est pas un one shot.

Elle ne veut pas me dire combien, très bien !

– Quand vous dites « des articles pour meubler entre deux pubs », j’ai beau être une communicante, cela me pose un sérieux problème ! En tant que lectrice, je déteste acheter un magazine qui ne contient que des publicités…
– Non, c’est le texte qui est important, on est d’accord.
– Eh bien dans ce cas, il faut lui accorder une vraie valeur, et ne pas rechercher une seule rédactrice, mais plusieurs contributeurs, qui vont apporter leurs connaissances du sujet, mais aussi leur sensibilité, leur style, pour que le magazine soit riche et intéressant…
– Bien sûr ! Vous connaissez des gens ?

Nous y revoilà ma cocotte ! Moi aussi je sais éluder les questions quand j’en ai envie !

– Bien sûr, je connais des rédacteurs que je pourrais vous recommander.  Mais avant de les contacter, j’ai besoin de savoir quel budget sera alloué à la rédaction de ces articles.

[conciliabule avec son associée ] – Je comprends, mais j’sais pas moi, environ 1 500-2 000 euros pour un numéro.

– 1 500-2 000 euros pour 50 pages ? Je crois que vous n’avez pas vraiment d’idée du travail que cela demande : définir une ligne éditoriale, imaginer tous les sujets, trouver des personnes à interviewer, organiser les interviews, rédiger… Ecrire 50 pages demandera plusieurs jours de travail ! On ne peut pas là partir d’un tarif classique « au feuillet » en imaginant qu’on va être chez soi devant son ordi et écrire au kilomètre. Donc… en dessous de 10 000 €, je ne pense pas que cela soit possible d’écrire ces 50 pages ! » (bon, j’y suis peut-être allée un peu fort, mais franchement, étant donnée la thématique, je ne me sentais pas capable d’écrire plus de deux pages par jour – en comptant ITV et cie…, donc j’assume ce tarif !).

– Silence puis « Ah, ça gagne bien, la rédaction ! » 

Vous savez, quand on gagne 500 € par journée facturée et qu’on en reverse la moitié en charges et impôts, non, on ne peut se dire riche à la fin du mois ! Je suis désolée de ne pouvoir donner suite à votre proposition et vous souhaite bonne chance dans votre recherche« .

Encore un échange extraordinaire ! Cette personne, qui compte sans doute faire fortune en vendant plusieurs milliers d’euros chaque page de publicité, est prête à investir royalement 40 € par article…

 

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