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Freelances : que peut-on leur demander (ou pas…) ?

Une fois n’est pas coutume, ce billet s’adresse essentiellement à nos (je ne dis pas mes, car je suis persuadée que beaucoup de freelances pourront reprendre à leur compte mes propos ;-)) clients et prospects !

  • Si vous faites une demande à un freelance, vous devez savoir ce que vous voulez. Et si vous ne le savez pas, parlez-lui de votre problème, et donnez-lui carte blanche (à moins que la conversation avec le freelance ne vous ait permis de formuler clairement votre besoin !)
    -> les freelances aiment les clients sérieux (mais le sens de l’humour est apprécié ;-))
  • Si vous avez un besoin, ne contactez pas 50 freelances, pour faire mettre en oeuvre ensuite la meilleure idée par le prestataire le moins cher
    -> les freelances ne se nourrissent pas seulement d’amour et d’eau fraîche !
  • Si vous n’avez pas d’idées, ne contactez pas 50 freelances pour ensuite mettre en oeuvre vous-même les idées qu’ils vous ont données…
    -> les freelances ne sont pas vos esclaves !
  • Si vous avez demandé un devis à un freelance, et qu’il vous a dit qu’il vous enverrait sa proposition dans 3 jours, ne le rappelez pas au bout de 5 minutes en lui demandant s’il est prêt…
    -> les freelances travaillent avec plusieurs clients et ils ont des délais à respecter !
  • Si vous avez énoncé clairement votre demande à un freelance, ne le rappelez pas le lendemain pour lui dire que vous avez changé d’avis (et que vous ne voulez plus d’une campagne de relations presse mais d’une stratégie réseaux sociaux)
    > les freelances n’aiment pas les girouettes et cela se ressentira dans le montant de votre devis !
  • Si vous avez accepté la proposition et le prix d’un freelance pour une prestation, évitez de lui sous-entendre tout au long de la mission que « à ce prix-là, vous seriez vous aussi prêt à changer de métier/statut » (dans ce cas, faites-le, payez vos charges et on en reparle dans trois ans)
    -> les freelances ont autre chose à faire que d’écouter vos insinuations jalouses et mesquines (bon, cela ne concerne pas beaucoup de clients, mais j’en ai une en tête, ce n’est pas la peine qu’elle me rappelle ;-))
  • Si vous avez commencé une mission longue durée avec un freelance, n’ajoutez pas sans arrêt de nouvelles prestations, au titre que « vu le montant global, on peut bien ajouter quelques petites choses »
    -> le freelance n’est pas votre salarié, il vous enverra des avenants !
  • Lorsqu’on a un projet « one shot » (on veut un communiqué de presse pour un événement par exemple), on ne fait pas croire au freelance que ce projet n’est que le début d’une longue collaboration et que ce serait bien d’emblée de vous proposer un tarif forfaité tenant compte des multiples prestations que vous commanderez
    -> les freelances ne sont pas des pigeons !

Quelque chose à ajouter ? 😉

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Le burn-out des indépendants

Je suis tombée par hasard sur un numéro de L’Express de janvier qui parle du burn-out. L’article évoque la souffrance au travail des salariés, à travers le prisme « stress-angoisse-manque de reconnaissance » et ajoute que les indépendants aussi sont touchés par le burn-out, sans plus d’explications.

Un indépendant peut-il en arriver au burn-out à cause de son travail ?

Je me suis demandé pour quelles raisons un indépendant serait en burn-out. Et j’ai beau chercher, je ne trouve rien qui soit intrinsèque à notre activité. Si on est harcelé sur un projet, on peut arrêter. Si les délais sont intenables, on peut également le dire et les allonger, quitte à y perdre une partie de ses honoraires.
En tant qu’indépendant, nous sommes responsables à double titre, de notre activité et de sa bonne marche, je ne vois pas en quoi nous pouvons devenir victimes…

C’est l’administratif qui rend fou !

Mais (oui, il y en a quand même un, de taille !), il y a quand même quelque chose d’inhérent à notre activité et qui pourrait faire sombrer certains d’entre nous, c’est la paperasserie. Tout ces formulaires qu’on doit remplir, sur papier et en ligne, tout ce  pour quoi on est obligé de réclamer en permanence.

De mon côté, depuis mon déménagement, c’est simple, rien ne marche. Heureusement, j’ai trouvé un super expert-comptable qui me dépatouille de plein de choses – en m’évitant l’angoisse de « ne pas avoir payé à temps ».
La semaine dernière, j’ai eu un appel de l’un de ces organismes auprès desquels nous cotisons tous, parce que je n’avais pas pu me connecter sur son site web, sur lequel il m’avait été conseillé de signaler mon déménagement (après l’avoir signalé deux fois par courrier et trois fois par téléphone, je n’ai pas pu le faire en ligne, puisque mon compte avait purement et simplement été supprimé). A chaque fois, j’ai le droit à un festival de bêtises « ah bon, en tant que consultante en communication, vous cotisez auprès de tel organisme, mais vous savez, ce n’est pas normal, ça » (en fait, je n’ai pas d’autre option, donc c’est complètement normal) et « vous me dites que vous avez envoyé des courriers à Paris, mais à Marseille, vous avez essayé ? » (évidemment j’ai aussi envoyé un courrier à Marseille, où l’on me dit que mon déménagement sera enregistré quand ils auront eu le feu vert de Paris…) et à la fin « bon, je vais essayer de trouver ce qui bugge sur votre profil, laissez-moi une semaine, si vous n’avez pas de nouvelles, appelez-moi » (je trouve ça extraordinaire, je me vois bien fournir ce genre de réponse à mes clients « je vais essayer de faire le boulot que vous m’avez commandé, hein ! Mais n’oubliez pas de me rappeler, au cas où je vous aurais oublié !).

Ca me rend dingue, tout ce temps perdu pour des choses qui ne concernent en rien mon boulot. J’en ai même parlé à mon médecin, quand il m’a appris que mes enfants n’étaient plus sur ma carte vitale (j’ai sans doute omis de signaler que j’avais déménagé avec mes enfants de 5 et 7 ans – c’est vrai, ils auraient pu décider de prendre leur indépendance, à leur âge !). Il m’a dit qu’il voyait en permanence dans son bureau des gens se plaindre de notre organisme santé.

Comme je le répète régulièrement, on devrait en tant que créateurs de nos emplois être félicités et encouragés par – je ne sais pas, des abattements d’impôts ??? – mais au lieu de ça, au lieu de nous laisser simplement travailler en paix, on est stressés en permanence par des « multiformulaires » à remplir et des chèques à envoyer pour hier…

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Quelles entreprises travaillent avec des freelances ?

Me demande une copine, tout en me précisant que dans la sienne, cela ne viendrait à l’idée de personne de contacter un indépendant pour une mission « plutôt un intérimaire, ou un stagiaire, ou un contrat de qualif’… et pour un « truc de com' », plutôt une agence, en fait« .

Il se trouve que toutes les entreprises sont susceptibles de travailler avec des freelances, tout autant qu’avec des agences ! Les raisons que j’ai identifiées (par type ou taille d’entreprise) :

les start-up travaillent souvent avec des agences « pour être rassurées » et les agences aiment bien travailler avec des start-up, parce que même si elles sont petites pour l’instant, « elles ont du potentiel ».- les TPE aiment travailler avec des freelances, parce qu’entre petits on se comprend, et puis nous sommes moins chers. Il y a aussi les TPE snobs, qui veulent être grandes et en adoptent d’emblée les signes extérieurs, en choisissant des agences
les PME aiment bien travailler avec des freelances… quand elles les connaissent, ou quand ils leur ont été recommandés de préférence !
les grands groupes travaillent souvent avec des freelances, mais à leur insu ! En effet, impossible pour un freelance de passer la barrière du service achats, mais possible pour une agence… qui a souvent besoin des freelances pour renforcer ses équipes !

Et je le rappelle au passage (un peu de pub pour l’ensemble des freelances, ça ne mange pas de pain !), les freelances sont expérimentés pour la plupart (et si vous avez un doute, posez la question !), experts pour tous (sans expertise, point de survie, je ne connais pas de freelance rentier), disponibles (pas question pour eux de répondre la semaine prochaine à l’appel d’aujourd’hui, c’est aussi une question de survie) et attentionnés (toujours pour la même raison, ils n’ont pas un salaire qui tombe à la fin du mois, donc pour eux, chaque client est important.

Alors, qui va travailler avec des freelances ? 😉

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