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Combien la journée de formation ?

J’ai été contactée par un organisme de formation qui m’a proposé… 300  € HT la journée.

Sachant qu’à ce prix, on doit réaliser le support – et pour ce faire, j’achète régulièrement 1 ou 2 bouquins pour avoir des sources « de référence » à présenter aux stagiaires, m’inspirer de schémas qui illustreront mon document, etc (50 € à la louche), et que la réalisation du support me prend au grand minimum deux jours pleins (le plus souvent trois, pas parce que je suis inutilement perfectionniste, mais parce que la formation c’est du sérieux et qu’on ne peut pas se présenter devant des stagiaires en étant approximatif, donc il faut faire de la veille, lire, faire une synthèse puis créer un powerpoint qui soit clair et explicite). Ensuite, la veille de la formation, je passe une demi-journée à relire mon support pour l’avoir bien en tête et surtout pour anticiper et préparer les réponses aux demandes des stagiaires.

Bref, vous l’aurez compris, pour deux jours de formation effective rémunérés, je travaille au minimum cinq jours et j’ai des dépenses annexes. Pour cette formation-là, j’aurais gagné royalement… aux alentours de 110 €/ jour HT (les transports sont pris en charge – j’espère – mais bien évidemment pas la baby sitter que je devrai sans doute prendre ce jour-là pour emmener mes enfants à l’école le maintenant puis les récupérer à la sortie de l »étude…). Qui dit mieux ?

Je n’ai pas hésité un instant quand j’ai appris le tarif. J’ai dit « non, à ce prix, c’est impossible« .  Ce à quoi mon interlocutrice m’a répondu « on ne peut pas vous rémunérer plus, parce qu’il n’y aura qu’une personne à cette formation« . En quoi est-ce un argument valable ? On ne maintient pas une formation pour une seule personne. Sauf quand on se dit que le manque à gagner va entièrement être compensé… par une plus faible rémunération du formateur ! La bonne idée, n’est-ce pas ?

En tout cas, pour ce genre de plan, merci, oubliez-moi ! Et les autres formateurs, s’il vous plaît, dites-non, c’est en étant solidaires qu’on maintiendra des tarifs acceptables pour tous.

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Pour qui les postes à la com’ ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux métiers de la communication (et aux études pour y accéder !) aux alentours de la classe de seconde, j’entendais déjà « ne va pas par là, c’est bouché !« . Seul un conseiller d’orientation m’a dit « choisissez une filière qui vous plaît en premier et second cycle, et orientez vous vers la communication en troisième cycle, parce que pour réussir dans ce domaine, mieux vaut avoir poté pour un cursus long ». J’ai suivi ses conseils et ne l’ai pas regretté. Si, je regrette une chose : à la fac, j’aurais dû faire un double cursus « lettres-anglais ». J’aimerais mieux parler l’anglais… mais rien n’est perdu de ce côté, je peux toujours apprendre ;-).

Bref, j’ai terminé mon cursus en com’ par un stage de 6 mois, puis après 3 mois de recherches (et un boulot de télémarketeuse, le plus dur métier que j’aie connu !) j’ai signé pour mon premier poste en agence. Dans cette agence, j’avais des collègues diplômés en communication. C’était la majorité des effectifs. Ensuite, j’ai travaillé dans de tous petits départements communication, donc ce n’était pas vraiment représentatif, mais il y a avait les « formés sur le tas » et les « diplômés » à 50/50.

Depuis que je donne des formations, je découvre que très peu des personnes qui les suivent ont des diplômes en communication. C’est normal, me direz-vous, on ne vient pas se former quand on sait ! Hé bien si, on peut très bien avoir été diplômé il y a 10 ou 15 ans et s’intéresser aujourd’hui aux réseaux sociaux ou à l’intranet 2.0 et avoir besoin de mettre à jour ses connaissances. Donc, assistent à mes formations les deux profils, avec une très grande majorité de non-diplômés. Il y a des personnes qui viennent des RH (et font de la com’ interne, là, je comprends parfaitement), des documentalistes (qui maîtrisent mieux « l’information » que « la communication », mais qui apprennent vite !), et surtout beaucoup, beaucoup d’assistantes de direction. Là, je comprends moins, car à mon sens, les qualités requises pour une assistante de direction (ordre, rigueur, sens de l’écoute… jusqu’à l’humilité pour accepter les desiderata d’un chef « éventuellement » caractériel) me semblent à l’opposé de celle du communicant (créativité, indépendance, et parfois égocentrisme ;-)).

Sont-elles choisies exprès, parce qu’elles ne vont pas « monter au créneau » et resteront envers et contre tout « la voix de leur maître » ? J’exagère bien sûr, mais je m’interroge quand même…

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