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Cris et menaces

Je n’ai rien contre le fait de monter au créneau quand la cause est juste. Mais de manière générale, je déteste les situations de conflits.

Il m’arrive de temps à autre d’être face à des clients de mauvaise foi ou « qui poussent le bouchon un peu loin » en en demandant toujours plus pour moins cher. La plupart du temps, je préfère faire le dos rond (quitte à venir râler ici ;-)), et ça passe.

En fin d’année dernière, j’ai travaillé via une agence pour un groupe du CAC 40, de ceux qui ont signé des accords de RSE et qui sont irréprochables sur les délais de paiement. Mais l’agence, elle, a « oublié » de me payer. J’ai réclamé, par mail, une fois, une semaine après expiration du délai « d’un mois à réception de facture ». On m’a répondu que j’allais être payée une semaine plus tard. Toujours rien.

Alors j’ai appelé le directeur et laissé un message « si je ne suis pas payée à la fin de la semaine, j’appelle le client« .
C’est légitime, non ? Hé bien pas pour le directeur de l’agence, qui m’a rappelée en hurlant « qu’est-ce que c’est que ces menaces ? Je déteste les menaces ! Tu ne sais pas ce que c’est que le monde de l’industrie (le secteur d’activité du client), on te paiera quand on te paiera… Et puis, je déteste les gens qui menacent, on ne menace pas, on met à exécution, et puis voilà ! Et si tu joues à ça, je vais te pourrir ta réputation. Essaie de les appeler, on va bien rigoler« . Et il m’a raccroché au nez.

J’ai appelé la cliente. Qui m’a précisé bien sûr que le règlement de l’agence avait été effectué depuis bien longtemps et qui m’a demandé en quoi elle pouvait m’aider. Je lui ai demandé d’envoyer un mail à l’agence, ce qu’elle a fait immédiatement.

J’attends maintenant de pied ferme de savoir ce qui va être fait pour pourrir ma réputation… mais j’ai de quoi contre-attaquer si besoin ;-).

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La confiance, un argument qui ne marche plus ?

« Nous sommes une petite agence, nous voulons nous développer dans le Sud, et comme l’une de nos collaboratrices part en congé maternité, nous avons décidé de la remplacer par des freelances, dont une personne dans le Sud… d’où la raison de mon appel« .

Jusque là, tout va bien. Sauf que si mon interlocutrice a bien préparé son appel, moi, j’étais plongée dans mon boulot du jour, dans le silence complet de mon bureau… Bref, je suis dans la parfaite disposition d’esprit pour me faire arnaquer !

« J’ai déjà une mission de deux jours à vous proposer. Le mois prochain, il y a un autre sujet qui va tomber, et je vous réserve déjà 3 jours dans 6 mois pour un événement auquel j’aimerais que vous participiez. Comme vous le comprenez, c’est du récurrent, pouvez-vous me proposer un tarif qui en tienne compte ? Ce serait combien par jour ? ».

Et là, bien sûr, je fais confiance et je m’engouffre dans la gueule du loup !

Six mois plus tard, le bilan :
J’ai travaillé quatre jours, pour le prix de deux version « récurrent ». La mission n’était absolument pas bordée, le travail préparatoire de l’agence ni fait ni à faire et les objectifs ont été revus deux fois… Donc j’ai en plus la frustration de ne pas avoir atteint les objectifs que je m’étais fixés (il ne faut pas croire que les freelances ne sont pas auto-motivés !)
Je n’ai plus jamais entendu reparler des trois autres jours sur lesquels j’avais été missionnée d’emblée (et pourtant, cela avait été formellement devisé, et sans réponse j’avais relancé et demandé confirmation – confirmation qui m’a été donnée uniquement à l’oral lors d’une conversation téléphonique, bien entendu, mais j’ai fait confiance).
J’ai dû relancer deux fois, pour être payée au bout de trois mois et demi.

La morale de l’histoire :
– Ne pas décrocher son téléphone si on n’est pas psychologiquement préparé 😉
– Ne JAMAIS proposer de tarif « pour du récurrent », mais un dégressif : jusqu’à 5 jours/an, mon tarif est de tant, de 5 à 10 jours de tant, puis de 10 à 20 jours et enfin, « à partir de 20 ». Au pire, notre interlocuteur nous répond d’emblée que nous sommes trop cher et va voir ailleurs… mais ce n’est pas grave, c’était une arnaque !

 

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Freelance, ou collaborateur de l’agence ?

J’ai été contactée il y a quelques mois par une agence pour une proposition qui n’était en partie « pas dans ses cordes ». L’agence s’est chargée de la partie événementielle, et moi de la communication interne. Nous sommes allés ensemble au rendez-vous de présentation.

D’emblée, le responsable de l’agence a annoncé que j’étais freelance, et nos interlocuteurs n’ont pas eu l’air de sourciller. Ensuite, il a ajouté que la partie opérationnelle de l’événementiel serait également gérée par différents prestataires (l’un d’eux avait été présenté aux clients lors d’un rendez-vous précédent).

Le rendez-vous s’est très bien passé, et alors que je suis rarement optimiste quand je sors d’une présentation, j’ai vraiment pensé que nous avions toutes les chances de gagner ce projet.

Et contre toute attente, nous l’avons perdu. Non pas parce que notre proposition n’était pas intéressante, mais parce que l’agence « gagnante » avait assuré que l’ensemble du projet serait pris en charge par ses effectifs internes. Cela les a rassurés.

Il arrive effectivement que je travaille pour des agences en « marque blanche », mais dans ce cas-là, je ne suis jamais en contact direct avec le client. Dans tous les cas où j’ai été amenée à rencontrer le client final, j’ai été présentée en tant que freelance, et jusqu’alors, cela n’avait jamais posé problème.

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Pourquoi travailler avec un freelance plutôt qu’une agence ?

C’est une question que m’a été posée en fin de rendez-vous. Le genre de question qui me donne envie de hurler.
Une agence et un freelance, c’est différent, non ? Et ce n’est pas à moi, freelance, de l’expliquer à mon prospect !

J’ai travaillé dans une agence. Je crois que les clients la choisissaient :
– pour sa réputation
– parce qu’ils étaient assurés d’avoir deux interlocuteurs sur leur dossier (c’était une bonne agence !)
– parce qu’il y avait toute une équipe créative à leur disposition (rédacteur, concepteur rédacteur, graphistes, DA)…

Depuis que je travaille en freelance, mes clients me choisissent parce qu’ils ont entendu parler de moi (même mécanisme de « réputation » que les agences), mais de manière générale, j’ai le sentiment qu’ils choisissent de travailler avec un freelance essentiellement pour des raisons de :
– proximité, géographique d’une part, mais aussi « physique », il est plus simple de nouer une relation de confiance avec un seul interlocuteur
– réactivité – pas besoin d’organiser une réunion avec quatre personnes pour savoir si le projet pourra débuter lundi ou mardi, on peut répondre immédiatement oui ou non au téléphone
– suivi – en agence, on a rarement le temps de le faire
– souplesse, adaptabilité – c’est vrai notamment pour les projets de community management, en freelance on n’est pas « fermé le week-end »
– et last but not least, les tarifs des freelances sont forcément moins élevés que ceux des agences.

Donc un freelance et une agence, c’est différent (mais complémentaire, c’est pour cette raison que nous travaillons souvent ensemble) et il est important de le savoir… avant de lancer des consultations tous azimuts !

 

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Sélection de la semaine

Du léger, du « lourd », de l’important et du « au fond on s’en fiche »… Voici ma sélection de la semaine !

1. Arrêtez de donner des prénoms aux voitures ! J’ai toujours trouvé stupide cette manie de Renault de donner des prénoms aux voitures… et cela m’a même rendue vraiment furieuse le jour où il y a six ans, une collègue, maman d’un petit Logan, m’a dit les larmes aux yeux « Tu te rends compte, Renault va donner à sa voiture low cost le prénom de mon fils ! ».  Après Mégane, Logan, Renault imagine tout simplement d’appeler la prochaine Zoé (même si cela semble compromis…), prénom très à la mode chez les petites filles. Ca suffit !  Leurs agences de com’ ne peuvent pas faire preuve d’un peu plus d’imagination ?

2. Dominique Bourg : « arrêtons la farce du développement durable« . Un titre provocateur, mais un raisonnement intéressant. 

3. C’est Anne qui me l’a fait découvrir il y a quelque temps. Seulement 200 membres, le forum des publicitaires éco-sociaux-innovants n’a pas encore le succès qu’il mérite. Allez-y !  

4. Loïc Le Meur : « manuel de survie des marques plongées dans l’acide social« . J’ai retenu de sa dernière intervention en France avec CB News, entre autres, l’utilisation du terme « community evangelists ». Vont-ils déjà remplacer les community managers ?

5. Quand un site boursier interviewe des consultants de… KPMG… pour les faire parler de communication et développement durable, on se dit que les enjeux sont tels que chacun veut prendre sa part du gâteau. Bonne ET mauvaise nouvelle, probablement !

Bonne lecture et bon week-end !

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Auto-entrepreneurs, des pigeons à plumer ?

« J’ai eu vos coordonnées par un annuaire d’auto-entrepreneurs, je souhaiterais vous rencontrer« .

Il y a un an, cette phrase d’introduction était très positive. Aujourd’hui, non. Il y a un an, un journaliste du Time me contactait avec cette phrase. La semaine dernière, c’était une agence, bien décidée à travailler avec « les free les moins chers du monde ». Une fois encore, on m’a proposé des tarifs incroyablement bas, et j’ai bien vu sur la page du cahier de la dame (rencontrée le lendemain de l’appel) que d’autres avant moi avaient accepté . J’ai dit non, calmement, en expliquant que je ne pouvais pas m’aligner sur ce tarif. Et là, j’ai eu le droit à un étonné « mais vous êtes bien auto-entrepreneur? »…  Je ne sais pas pourquoi dans l’esprit (obtus) de certaines personnes, les auto-entrepreneurs sont quasi des bénévoles !

De retour chez moi, j’ai décidé de supprimer mon nom de tous les annuaires d’auto-entrepreneurs. Et puis non. Mais je l’ai quand même enlevé de certains, ceux qui effectivement laissent supposer que nous sommes « de la main d’oeuvre à bon marché ». J’ai remarqué au passage que certains sites n’offrent pas l’option « désinscription »…

Il y a peu, je disais « je resterai auto-entrepreneur le plus longtemps possible, en passant en portage les grosses missions« .
Aujourd’hui, je doute. Pas parce que le statut ne me convient pas, mais parce que certains de mes interlocuteurs pensent que cela les autorise à me payer moins cher !

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Exister en ligne, et/ou dans la vraie vie ?

Dans le n° de Stratégies daté du 12.11, je me suis arrêtée à la page 4, celle du courrier des lecteurs.
Un courrier de Catherine Michaud, vice-présidente de l’agence Tequila, intitulé « Pardon pour les ego », évoque le site Webmii.com, outil qui permet de connaître sa  notoriété sur Internet. Il est vraiment dommage que je ne puisse copier ici le lien (l’info est réservée aux abonnés), car la lecture de cet article m’a laissée perplexe… Je me permets donc de réagir ici !

1. Webmii, votre notoriété… sur quels critères ?

Je ne connaissais pas ce site, dont le concept me semble plutôt intéressant. Il reprend toutes les informations existant sur Internet concernant un nom et, en fonction des informations recueillies, lui donne une note sur 10. Cela permet par exemple d’assurer un suivi lorsque l’on met en place une vraie stratégie de personal branding, et de voir évoluer sa « note » au fil des mois. Cela dit, j’y mets au moins une limite : le fait d’avoir des homonymes fait monter allègrement la note (et sélectionner la bonne personne parmi la liste des homonymes n’est pas vraiment simple !). Et pour pousser plus loin, je suis allée consulter les notes de Olivier Zara et Fadhila Brahimi, deux experts français du personal branding, qui recueillent pour le premier une note de 6,1 (bien !) et pour la seconde, de 2,7 (franchement pas terrible…). Je persiste à penser que l’idée est bonne, mais l’outil doit être amélioré.

2. Exister virtuellement ou réellement ?

Catherine Michaud explique après avoir testé Webmii que lorsque l’on a investi pour sa notoriété sur Internet, on atteint péniblement 5, et lorsque l’on a professionnellement une existence par son implication et son travail, la notoriété sur Internet suit naturellement… et conclut par « quel intérêt d’exister virtuellement si l’on n’existe pas réellement » ?
Alors là, j’ai du mal à suivre ! Qui existe virtuellement et pas réellement, à part les avatars destinés à nous guider sur certains sites (qui n’ont de toute façon aucune notoriété, sortis de leurs domaines de « compétences »…) ? Est-ce qu’il faut être Britney Spears (8,1 !) pour considérer que l’on existe réellement ET virtuellement ?

Je raisonne probablement étroitement, mais je ne comprends pas comment on peut exister virtuellement si l’on n’existe pas réellement. Beaucoup de personnes très investies professionnellement sont célèbres en ligne, et pas encore dans la vraie vie… Il est donc essentiel de distinguer la « célébrité » (n’importe qui participant à une émission de téléréalité sera très « personnalement brandé » en un temps record, et célèbre – de manière éphémère – auprès du grand public par la même occasion) de « l’existence ».

En schématisant grossièrement, on peut parler de 3 catégories de personnes présentes en ligne et qui ont toutes une existence bien réelle !
1. le célèbre dans la vraie vie (« par hasard »)
2. le célèbre dans la vraie vie qui a travaillé pour cela
3. l’inconnu, blogueur, adepte de Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, peut-être célèbre dans son milieu Web 2.0, pas forcément dans la vraie vie, mais que l’on ne peut en aucun cas accuser de ne pas avoir d’existence !

3. Ras le bol du storytelling à toutes les sauces !

Catherine Michaud transpose ensuite sa réflexion sur les marques et explique que le rôle des publicitaires est de construire pour les marques « des histoires, des histoires qui durent, des histoires ancrées dans la vie réelle des gens (les vraies gens, comme on dit) ».
On arrive là à l’illustration parfaite de ce que dénonce Christian Salmon dans son livre « Storytelling… la machine à raconter des histoires et à formater les esprits ». Le storytelling, qui n’était autrefois que simplement sa traduction littérale « l’art du récit » est vraiment devenu un outil à embobiner les masses, à remplir les temps de cerveau disponible… De nos jours, la qualité intrinsèque d’un produit n’a plus d’intérêt, c’est ce qui se raconte sur lui qui fait vendre. Donc, on raconte n’importe quoi, pour faire rêver. L’exemple qui m’a le plus marquée date d’il y a une dizaine d’années (ça ne s’appelait pas encore le storytelling en France, d’ailleurs…) : je vois dans un magazine sur le thème de la maison une publicité pour une grande marque textile française, qui existe à tout casser depuis les années 60, et je lis sous une grande photo illustrée du logo de la marque « depuis 1800 et quelques ». J’en parle étonnée à une amie qui travaille pour cette société. Elle me répond « c’est l’agence qui nous l’a conseillé, ça fait « ancien, maison de famille », c’est tendance »…
Depuis, cette technique du mensonge « pour faire rêver donc acheter » s’est largement généralisée (elle a même été adoptée par les politiques, mais ça, c’est un autre débat !).

Je suis très curieuse de connaître vos avis sur tout ça 😉

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Portrait : Julie Beaudouin, conceptrice-rédactrice

Julie BeaudouinJulie commentait le Blog du Freelance, que je lisais depuis plusieurs semaines. A chaque fois, je me retrouvais dans ses propos. Le jour où Dominique a publié mon interview, Julie l’a également commentée, disant en gros qu’elle aussi se retrouvait dans mes propos. Je l’ai alors contactée et ai découvert, dépitée, qu’elle habitait… Bordeaux. Cela dit, depuis, de loin en loin « on se tient au courant de notre actu de jeunes freelances » (hum, même si j’ai dix ans de plus qu’elle, oui, je suis malgré tout une jeune freelance moi aussi ;-)) car le blog abolit l’espace, c’est bien connu.

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 😉
Alors Julie, 26 ans, je suis conceptrice-rédactrice pour le web et le print, après un parcours en agence et chez l’annonceur à Paris et Bordeaux ! J’écris, je blogue, je rédige, je parle, je papote…

Depuis quand es-tu indépendante ?
Je suis indépendante depuis février 2009, c’est donc encore tout récent  ! Mais je crois que « indépendante » est un de mes traits de caractère, donc j’ai envie de dire que ça fait depuis toujours…

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?
J’ai choisi d’être indépendante pour plusieurs raisons : l’envie de me prouver à moi-même que je pouvais le faire, l’envie de changer de métier et de faire quelque chose qui me passionne (l’écriture), la prise de risque et surtout ne plus avoir de patron ! Je souhaitais aussi tester MA manière de fonctionner avec les clients et  voir ce que cela pouvait donner de travailler tout le temps avec le sourire, avec des gens compétents et qui s’investissent, résultat c’est quand même beaucoup mieux !

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
J’ai choisi le statut d’auto-entrepreneur qui est tombé à pic pour moi, je ne sais pas si j’aurais eu le courage ou le culot de me lancer sans ce statut. Il est simple, il me permet de gérer ma trésorerie facilement et comme je suis en profession libérale je n’ai pas d’achat, donc ce statut est parfait pour moi ! Le but est tout de même de passer un jour en entreprise individuelle, ce qui voudrait dire que j’ai dépassé le cap du chiffre d’affaires fatidique.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Effectivement, il n’y a pas de journée type, aucune ne se ressemble et c’est cela qui m’intéresse et me stimule ! Pourtant j’essaie de respecter des horaires de bureau pour ne pas me noyer dans le travail ou au contraire attendre que le temps passe, il faut savoir se motiver ! Depuis quelque temps j’ai un bureau ce qui me permet d’encore mieux structurer mes journées. Mais la liberté d’être indépendante c’est aussi pouvoir prendre du temps pour soi lorsque les autres travaillent et de travailler parfois le dimanche pour rattraper !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
J’ai beaucoup de mal à me projeter car je suis encore dans la période « tout nouveau, tout beau » donc je ne vois que les avantages ! Pourtant, au fur et à mesure, je me dis que l’idéal serait peut-être à terme d’être en mi-temps dans une société et de continuer mon activité de freelance à côté. Ce serait l’idéal, alors qui sait peut-être dans 10 ans.

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?
A mon avis, il est impératif de commencer avec un carnet d’adresses et quelques pistes parce que cela permet d’être tout de suite actif et de surfer la vague ! Au départ, il est  facile de se décourager à cause de l’administratif (pour moi ça a été très éprouvant), des clients qui ne viennent pas, des galères en tout genre, donc gardez votre motivation et votre envie d’être free quoi qu’il se passe ! Parce qu’une fois qu’on a son réseau et que cela commence à se stabiliser, on apprécie vraiment…

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Vous pouvez me retrouver sur www.lesmotsdejulie.com ou sur mon blog www.lesmotsdejulie.com/blog (tous les deux bientôt en rénovation !), sinon sur Viadéo.

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Café des Freelances 3

J’ai participé hier soir au Café des Freelances 3, qui est devenu LE rendez-vous de ma nouvelle vie professionnelle.

J’adore y aller, car j’y rencontre des gens passionnés, souriants, ouverts et toujours prêts à rendre service. J’y apprends toujours plein de choses et je m’y sens vraiment dans mon élément !

Nous avons assisté hier à deux conférences :

– la première animée par Eric Messeca, qui nous a expliqué les « trucs et astuces » pour actionner son réseau. Même si je connais désormais bien ce sujet, il m’a fait réfléchir sur 3 points : 1/ le fait qu’un contact n’est pas forcément une relation (hum, OK, j’ai tendance à confondre les deux, d’où mes réticences à « ouvrir » mon réseau Viadeo), 2/ il est important de nouer des partenariats avec d’autres freelances, mais il est essentiel de valider que nous pouvons bien travailler ensemble, car les freelances sont comme les gens de la vraie vie, et on n’a donc pas d’affinités avec tout le monde. 3/ « il faut savoir proposer ses services, mais aussi demander ». Euh, moi, je propose systématiquement d’aider, ce qui n’est pas du tout un effort pour moi, car cela m’est naturel. Mais demander « pourrais-tu m’aider à… » m’est pour l’instant impossible.
Donc, j’ai encore du chemin à parcourir avant de devenir une « pro du réseau » 🙂

– la deuxième conférence était animée par Lauranie Nonotte, experte en chocolat. Bon, évidemment, en grande dévoreuse de chocolat sous toutes ses formes, j’étais séduite d’avance !
Et Lauranie, qui en parle le sourire aux lèvres et les yeux qui brillent, donnerait envie à n’importe quel ascète de se jeter sur la première tablette venue !
J’espère avoir l’occasion un jour de proposer à l’un de mes clients d’organiser avec elle une soirée dégustation.

Et côté rencontres ?
Ma copine Aurélie – qui n’est toujours pas freelance, mais qui réfléchit au statut d’auto-entrepreneur pour septembre 😉 – était également présente hier soir, ainsi que Vanessa (soeur d’une ex-collègue, qui travaille en agence) que je rencontrais pour la première fois, après avoir pas mal échangé ces derniers temps avec elle par mail et par tél.
J’ai fait la connaissance de Gwendal, un copain de Vanessa qui travaille en agence également, de Caroline, nouvelle auto-entrepreneuse comme moi, spécialisée dans la communication événementielle et l’art-thérapie, Simone, DA freelance depuis 4 ans, qui n’a jamais eu besoin de chercher de clients, (la veinarde !), Grégory (dont la photo trafiquée m’intriguait depuis pas mal de temps) et bien sûr d’autres dont j’ai oublié les prénoms (pardon :-((
Cela m’a fait plaisir de revoir également les têtes connues, Dominique et Josselin, les organisateurs (un grand merci à eux !), Florence, Charles, Tiffany…

J’attends avec impatience la prochaine édition !

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Communication interne, vue de l’extérieur

communication_internePendant mes études (j’ai obtenu une maîtrise en lettres modernes avant de me tourner vers le domaine que j’avais choisi initialement, la communication, en 3ème cycle), je me voyais travailler dans l’édition ou la pub, en tout cas dans un métier en rapport avec ma passion depuis l’enfance, l’écrit sous toutes ses formes.

Quand j’ai obtenu mon premier poste, en agence de communication corporate, j’ai souvent été confrontée à des clients qui rencontraient des difficultés liées à un déficit de communication interne. Je me souviens d’une société d’informatique qui, en 1999, recrutait à tour de bras des chimistes et des biologistes, les formait, et… Ils s’empressaient alors d’aller voir ailleurs. Quand j’ai étudié le sujet de plus près, par le biais d’une enquête quali, j’ai entendu tous ces jeunes recrutés me dire « on ne sait pas ce qu’on fait là, on ne sait pas ce qu’on va faire de nous ».

Le PDG était effaré : il avait une équipe commerciale « au top » qui signait énormément de contrats, et il embauchait des ingénieurs par dizaines, prenant même le soin de former toute une population de scientifiques non informaticiens, à qui il était persuadé de rendre service… Il ne leur avait jamais dit qu’il avait « besoin » d’eux, et qu’ils étaient le coeur de métier de l’entreprise.

Ce sont « ces histoires-là » qui m’ont fait me passionner pour la communication interne. J’aime l’humain, et j’aime l’humain quand il se sent bien dans son métier et aussi dans son entreprise.
Nombre de mes actions de communication ont été tournées vers cette recherche du « bonheur au travail ».

Et si aujourd’hui j’ai trouvé moi aussi le chemin professionnel qui me convient, je craignais de devoir me détourner à jamais du sujet « com’ interne », imaginant qu’il n’était pas possible que moi, indépendante, je sollicite des missions de ce type. Et pourtant, sur ce sujet, c’est un client qui est venu à moi. J’ai travaillé avec ses équipes internes, en me rendant plusieurs fois dans ses locaux, et cela m’a vraiment beaucoup plu. Je me suis rendu compte aussi qu’un regard extérieur, en communication interne, c’est un véritable atout, car on voit vraiment les choses de manière dépassionnée, avec du recul, ce qui permet de proposer les bonnes solutions.

J’espère pouvoir continuer à travailler régulièrement sur la communication interne de mes clients !

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