Retrouver ses clients perdus de vue

Mon billet « Comment reprendre contact avec des clients perdus de vue » (une traduction d’un article paru sur un site américain) est de loin le plus lu de ce blog. Il a continué à être consulté des centaines de fois (plus de 2 000 fois chaque année depuis 2017) alors que je ne publiais plus.

Je comprends que ce soit un sujet récurrent pour les freelances. On a tous le souvenir de super missions qu’on aimerait réitérer avec de super clients. Mais quand on a fini telle mission, on a enchaîné sur telle autre, et plus eu le temps. Il/elle a peut-être changé d’employeur, de métier, nous on a changé de région, de sujets, de références… Et puis timide ou pas, ce n’est pas évident de reprendre contact après des mois ou des années…

Voici quand même quelques occasions où cela peut se faire sans craindre de passer pour un/une pénible…

  • Les vœux : grand classique, qui ne se produit qu’une fois par an, donc à ne pas rater. Se noter dès décembre de ne pas oublier la première semaine de janvier, et se faire une liste de ceux qu’on doit absolument contacter.
  • Avant les vacances d’été : l’occasion d’envoyer un bilan par mail, avec ses nouvelles références, en espérant qu’ils nous recontactent parce qu’un sujet aura suscité leur intérêt… C’est bientôt, préparez-vous !
  • A la rentrée : on présente ses projets et résolutions, et on termine par « et les vôtres ? »
  • En ce moment : le confinement a été une période de grande remise à plat… Si vous pensez que vos compétences peuvent être utiles aujourd’hui, prenez votre téléphone !

Au quotidien, on peut essayer de renouer le contact via les réseaux sociaux : en postant sur Linkedin des contenus qui sont susceptibles de les intéresser (et en likant/commentant les leurs, encore plus simple !). Idem via Twitter. Il/elle like ou commente ? Poursuivez la conversation !
Si vous avez un blog, pourquoi ne pas leur proposer une interview ou un billet « invité » si vous sentez que cela peut être positif pour leur business ?
Vous pouvez aussi tenter une prise de contact à l’occasion de la refonte de votre site web « je lance une rubrique témoignages, accepteriez-vous de parler de ce projet qui date, c’est vrai, mais qui est un tellement bon souvenir pour moi ?« …
Parfois, vous vous dites aussi qu’il pourrait y avoir des synergies avec ce nouveau client avec lequel vous venez de signer et celui-là, avec qui vous avez travaillé en 2012. Pourquoi ne pas proposer au premier de le mettre en relation avec le second (après avoir obtenu l’accord du second pour une éventuelle prise de contact) ? Vous rendrez service à tout le monde, et même si les retours d’ascenseur ne sont pas systématiques, vous aurez au moins la satisfaction d’avoir fait une bonne action !

Tout simplement, je me demande pourquoi on craint tellement ce moment : franchement, avez-vous été mécontent(e) quand une personne surgie du passé vous a appelée(e) pour vous demander un conseil, un avis, ou vous confier une mission ? Pour ma part, je me souviens avec une grande joie du jour où mon client préféré « de l’époque où je travaillais en agence » m’a appelée pour me proposer une mission, idem quand cela s’est passé avec d’anciens collègues. Pourquoi l’inverse ne serait pas vrai ?

 

 

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Travailler autrement : en indépendant, en télétravail, à la campagne

Travailler autrement, ailleurs, c’est un peu le sujet du moment, très « post-confinement ».  Evidemment, après avoir été enfermés près de deux mois dans de petits appartements sans balcon, on comprend que les habitants des grandes villes (et plus précisément les Parisiens) aient une forte envie de vert ! En parallèle, le télétravail forcé a séduit tous ceux qui déploraient de passer trop de temps dans les transports.

J’ai un peu expérimenté tout ça. J’ai habité Paris, dans une chambre de bonne au 5e étage sous les toits près de la place de la Nation qui aurait été invivable en période de confinement, puis un appartement plus grand dans le 14e, dans une rue plus « aérée » et à 5 minutes à pied de mon travail. Ensuite, un premier appartement en banlieue, sans balcon, mais avec la forêt au pied de l’immeuble et mon boulot à quelques minutes de bus. C’est quand ma société a été rachetée et que j’ai dû passer 1h15 incompressible matin et soir dans le RER que les choses se sont compliquées. Mon fils est né peu de temps après et sa toute petite enfance a été un enfer : entre les départs à 17h du boulot, un dossier sous le bras la plupart du temps, et l’arrivée à la crèche souvent plus d’une heure trente plus tard, je « prenais mon après-midi » d’un côté et j’étais « en retard » de l’autre. Sourires goguenards d’un côté, sourcils froncés de l’autre.

A la naissance de ma fille, deux ans plus tard, nous avions déménagé dans une maison avec jardin, avec la forêt en haut de la rue cette fois, mais toujours aussi loin de mon boulot. C’est alors que j’ai décidé de travailler en freelance, et ma vie a radicalement changé. La plupart de mes clients étaient « dans Paris », mais je ne prenais pas le RER à 7h pour aller les voir. Quand on a un rendez-vous en fin de matinée ou en début d’après-midi, prendre les transports n’est pas désagréable : on peut s’asseoir, lire… Le reste du temps, j’étais à la maison et expérimentais le « télétravail », même s’il n’était pas salarié.

Le déménagement à Marseille a été une autre étape positive côté « vie perso ». Au début, mon mari venait déjeuner à la maison, on trouvait ça marrant, ce côté « vie de province » (pour reprendre un cliché que je déteste, en fait ;-)). Mais très vite on a arrêté, je n’avais pas envie de préparer un repas tous les midis, et lui appréciait d’aller au resto avec ses collègues. Mes enfants, à l’école primaire, m’ont souvent demandé de rentrer déjeuner à la maison, je pense que c’est assez répandu par ici, mais je n’ai jamais cédé. En revanche, ils ont assez vite arrêté l’étude du soir, je suis allée les chercher à 16h30 tous les jours, et ça c’était le modèle classique dans leur école, où très peu d’enfants restaient après la fin des cours. Ca me faisait une pause dans l’après-midi, ils me racontaient leur journée, puis je reprenais le travail pendant qu’ils faisaient leurs devoir.

Donc côté vie perso, ici, on a tout gagné. Un climat exceptionnel, qui permet de passer beaucoup de temps à l’extérieur, des horaires plus souples et des temps de transport réduits, pour plus de temps en famille, des prix de l’immobilier sans aucune commune mesure avec ceux de la région parisienne, nous avons pu acheter une maison qu’on aime beaucoup (bon, on y fait toujours des travaux, cinq ans après y avoir emménagé, mais un jour, ce sera top !), avec un petit jardin, mais quand même un abricotier, un figuier, des framboisiers, de la lavande et du romarin ;-).
Cependant, je l’ai déjà dit maintes fois, un vrai problème côté boulot, qui n’est pourtant pas partagé par tous. J’ai eu l’occasion ces dernières années, de rencontrer des gens qui ont réussi leur installation professionnelle ici, mais le plus souvent, ils l’avaient préparée. Je suis arrivée à Marseille comme un cheveu sur la soupe et presque sept ans plus tard, je n’ai pas trouvé « le » truc pour travailler sereinement ici, mais je ne désespère pas, j’aime cette ville et ce problème professionnel est compensé en partie par une vie plus facile ici.

Pour continuer sur ces exemples de changement de vie, j’aimerais vous proposer chaque mercredi une interview de quelqu’un qui a décidé de « travailler autrement ». J’ai commencé à solliciter quelques personnes, j’espère pouvoir vous proposer un premier portrait la semaine prochaine !

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Changer notre imaginaire…

J’ai regardé hier en replay sur France 5 « Le monde en face : Effondrement ? Sauve qui peut le monde« . Franchement, j’avais vu un extrait et je croyais que ça allait me faire bien rire, entre complotistes et collapsologues.

C’est tout l’inverse qui s’est produit : à part les interviews discutables de deux Américains (l’un qui vend aux milliardaires des suites à 3 millions de dollars dans son bunker à 75 mètres sous terre et l’autre qui se balade avec une hache dans son sac à dos), le reste est très intéressant, que l’on soit d’accord ou pas. Yves Cochet (toujours extrême), Jean Jouzel (toujours nuancé), Pablo Servigne (écoutez-le dire « nous sommes en guerre« , ça donne vraiment l’impression qu’il a servi de modèle à quelqu’un d’autre – suivez-mon regard ;-)), Virginie Raisson-Victor (que je ne connaissais pas, j’ai vu qu’elle avait donné une conférence TEDX, je vais regarder ça…). Chacun à sa façon explique que la situation est grave et que notre modèle doit changer. Notre imaginaire doit changer, dit l’un des intervenants, car le capitalisme n’est pas un modèle que l’on peut continuer à suivre. Et ceux que j’ai préféré, ce sont les jeunes d’Extinction-Rebellion, Sixtine Dano en tête. Non-violents mais déterminés. Bravo à eux.

Est-ce qu’après le COVID on va enfin réaliser qu’il faut agir pour le climat ? J’ai longtemps pensé que sans décision politique ce n’était pas la peine d’agir à l’échelle individuelle, mais finalement, on a décidé en famille de faire notre part du colibri. Les enfants veulent devenir végétariens, mais cela me semble un peu compliqué à mettre en oeuvre du jour au lendemain. Cela dit, depuis le confinement, on ne mange de la viande seulement deux fois par semaine. Depuis la rentrée dernière, on a deux poules (bon, j’en avais envie comme animaux de compagnie, je les adore) et un composteur, qui se  chargent de tous nos déchets organiques.
J’ai appris à faire ma lessive et mes produits ménagers. On n’est pas encore au point sur le vrac, faute d’avoir trouvé une solution intéressante à proximité, mais ça viendra.
Mon fils commence à dire qu’il ne veut plus voyager en avion… Je ne suis pas prête à renoncer aux voyages pour l’instant, mais qui sait, comme nous ne franchirons pas les frontières cet été, je vais peut-être me convertir durablement aux vacances en France !

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Relançons la machine à consommer !

« Une irrésistible envie de shopping ? », tel était l’objet d’un mail que j’ai reçu vendredi d’un site de vente en ligne. Et voilà, à peine dé-confinés, ce qui est censé nous manquer le plus, c’est de faire chauffer notre carte bleue ? C’est vraiment le genre de discours que je ne peux plus entendre…

Je ne supporte plus depuis longtemps d’être prise pour une « machine à acheter ». Je ne regarde pas la télé, ne me concentre pas sur les publicités à la radio, saute les pages pub des magazines, et suis tout à fait capable de déceler derrière le « j’ai essayé, c’est génial » d’une influenceuse sur Instagram, l’influence du virement bancaire qu’elle a reçu pour nous dire cela… Je crois que je ne suis plus sensible à aucun discours publicitaire.
Mes seuls postes d’achats potentiellement conséquents sont tout ce qui concerne la maison (mais j’achète tout d’occasion, par goût – oui, j’aime les vieux trucs ! -, et en plus, ça coûte moins cher, et c’est meilleur pour la santé, les éventuels composés organiques volatils s’étant répandus dans les airs depuis bien longtemps) et les livres, mais j’ai décidé que quand j’aurai fini de lire mes livres laissés en plan, j’irai à la bibliothèque, quitte à acheter ensuite ceux que j’aurai adorés et que je voudrai avoir chez moi.
Résultat, j’ai passé ma première semaine dé-confinée sans faire un seul achat en ligne, ni entrer dans un magasin, et je compte bien continuer le plus longtemps possible !

Evidemment, je suis une adulte, qui a eu des phases de consommation et d’achats frénétiques, quand j’étais plus jeune, et bien sûr, j’ai mûri et pris le temps de réfléchir à tout ça. Je sais bien aussi que si on n’achète plus que le strict nécessaire, cela fera des emplois en moins… Mais on ne fera pas peser cette responsabilité sur mes épaules, quand on sait aussi que des entreprises licencient uniquement pour présenter de meilleurs chiffres à leurs actionnaires, ou pour mieux payer leurs dirigeants. Je n’ai même pas envie de juger ces comportements, j’aimerais juste qu’on me laisse libre de faire ce que je veux et j’aimerais aussi qu’on ne fasse pas croire encore à tous ceux qui ont eu recours aux associations simplement pour avoir de quoi manger pendant le confinement, que le bonheur, c’est la consommation. Me reviennent ces paroles de « Foule sentimentale » qui correspondent je pense beaucoup plus à nos réelles aspirations que ce que l’on veut bien nous serine à longueur de journée :

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires

J’ai entendu à la radio une femme dire qu’elle avait découvert pendant le confinement qu’elle était capable de faire la cuisine, et que désormais, elle inviterait ses amis chez elle plutôt qu’au restaurant. Une autre a découvert plein de vêtements encore étiquetés dans son placard. Un Parisien, vivant dans un bel appartement, veut partir à la campagne, quitte à prendre le premier boulot venu et moins bien gagner sa vie, pour offrir « du vert » à ses enfants.

Il faut du temps pour apprendre à distinguer le besoin de l’envie, la nécessité de la compulsion.
Il est temps de changer profondément le modèle dans lequel nous vivons. Je ne me fais aucune illusion sur le fait qu’à l’échelle individuelle, cela ne changera rien, mais si nous décidons tous de modifier nos comportements, ceux qui nous dirigent devront bien un jour adapter leurs façons de faire, non ?

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Revue de presse 11-15 mai 2020

Pendant tout le confinement, on n’a entendu parler que de « la vie d’après ». J’étais plutôt pour « observons déjà maintenant », même si comme beaucoup d’entre nous, j’étais et je reste pleine d’espoir concernant un changement… Alors, protéger la planète, vivre à la campagne, télétravailler, être tous freelance, prendre le temps ? Qu’allons-nous décider ? Bonne lecture (et bonne réflexion ;-))

  1. French Xinhuanet : Le chef de l’ONU appelle à protéger la planète à la fois du coronavirus et de la menace existentielle du dérèglement climatique
  2. Les Echos : Coronavirus, tous à la campagne ?
  3. Comarketing News : (Dé)confinement, notre rapport au télétravail a changé
  4. Maddyness : Pourquoi le monde d’après sera freelance ?
  5. Planète-Info : Du bon usage du confinement en temps de pandémie

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Maintenir la distance physique

Hier, je me suis beaucoup baladée.

Le matin, j’avais rendez-vous avec une personne à qui j’ai vendu des livres. Nous appartenons toutes les deux au réseau sur lequel j’avais posté mon annonce de vente de bouquins, mais nous ne nous connaissions pas. J’ai sorti les livres de mon sac pour les lui remettre, puis, devant la grille du parc fermé, nous avons parlé, en restant à un bon mètre de distance. Confinement, dé-confinement, politique locale et nationale, ministre de l’Education et écoles marseillaises. C’est étrange d’avoir une conversation en se parlant d’aussi loin. Ce n’est pas impossible, puisque notre échange a duré une demi-heure.

En début d’après-midi, j’ai marché avec ma fille. Elle voulait aller en direction du collège. Dans le secret espoir peut-être de voir des copains en goguette eux aussi. On n’a croisé que trois ou quatre promeneurs masqués, seuls, aux regards réprobateurs. Nous étions deux, riant le nez au vent.  Ma fille a dit « les gens nous regardent bizarrement, non ? ». Je lui ai répondu que c’était sans doute le masque qui lui donnait cette impression.

A 17h, nouvelle promenade, cette fois avec mon mari. Sur le trottoir encombré d’en face, quelqu’un nous a fait de grands signes. C’était notre voisine. Elle a vite traversé pour venir nous parler. Nous ne sommes pas embrassés… Elle est ravie d’être dé-confinée, et a dit qu’elle avait continué ces deux derniers mois à sortir régulièrement, elle avait besoin de prendre l’air. Elle nous a dit « on se fait un repas à la maison prochainement, d’accord ? ». J’ai pensé à ma soeur, qui me disait dimanche qu’elle ne voulait accueillir personne chez elle, dans les semaines à venir. On a répondu « Mmmm… », puis mon mari a ajouté « quand les enfants seront de retour à l’école, OK ? ». Ca faisait un peu « report aux calendes grecques », mais j’ai trouvé que c’était bien, il me fallait du temps pour réfléchir à la question.

J’y ai repensé en marchant. Quinze jours d’incubation, si on ne fait pas attention, ce sera de nouveau la foule aux urgences fin mai, nouveau pic d’épidémie en juin. Re-confinement. Bon.

De retour à la maison, SMS. Des amis qui ont dû annuler un grand week-end de fête chez eux, nous proposent un dîner. Samedi. « Les enfants, ça vous dit ? » « Samedi ? Ouiiii ». C’est mon fils, qui n’a pas mis le nez dehors (enfin, hors de notre jardin) depuis le 14 mars, qui a répondu le premier. Ca y est, nous sommes donc complètement dé-confinés.

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Et ce confinement, c’était comment ?

Mes enfants et moi, on a aimé être confinés. Ils avaient leurs cours, moi, mon ordi et mes livres. Le printemps a été très beau cette année à Marseille, on a pu déjeuner dehors au soleil quasiment tous les jours. Mon mari, qui avait besoin de sortir et de se rendre utile, a rejoint une association pour aller distribuer courses et repas trois fois par semaine.

Les enfants, tous les deux collégiens, ont apprécié l’autonomie que leur laissaient les cours à distance. Leurs profs de maths respectifs ont conservé les créneaux horaires habituels avec des cours via Zoom, mais les autres enseignants leur ont donné au fil de l’eau cours et exercices, libre à eux de s’organiser comme ils le souhaitaient. L’une, lève-tôt, a conservé les horaires scolaires, l’autre, couche-tard, a pu terminer ses leçons… à pas d’heure, avant de dormir jusqu’à 10 heures tous les matins.

De mon côté, je n’avais pas de travail, et quand cela m’arrive en temps « normal », je me sens coupable. Là, je me suis dit qu’on était nombreux dans le même cas, que je n’y pouvais rien pour le moment. Bien sûr, cela ne m’a pas empêchée d’admirer tous ceux qui ont su « se réinventer » sur les réseaux sociaux, sur Instagram, les profs de yoga, philo, cuisine… qui ont donné des cours, les chanteurs qui ont proposé des concerts…

Je n’ai pas trouvé « mon » idée pour travailler confinée, mais j’ai mis en place de nouvelles habitudes, que j’aimerais conserver. J’ai commencé à écrire les « pages du matin » de Julia Cameron  sans y trouver pour l’instant un intérêt extraordinaire, mais je continue parce que ça donne une première impulsion à ma journée. Je commence par ça, point. Après le petit-déjeuner, comme je ne voulais pas aller courir (je cours habituellement une heure tous les lundis matins avec des amies dans un parc près de la maison), j’ai cherché des cours de gym en ligne (pour tenter de compenser les tonnes de chocolat et de gâteaux ingurgités pendant le confinement – parce que oui, on a aussi passé beaucoup de temps en cuisine, expérience que je n’ai pas décidé de poursuivre !) et j’ai trouvé sur Youtube ceux de C8, j’ai trouvé ça génial. En 25 minutes, échauffement, puis un thème, puis étirements. J’ai commencé il y a environ un mois et j’ai vraiment envie de continuer au quotidien. Quand j’ai fini, je suis toujours pleine d’énergie et d’excellente humeur (bon, je suis toujours comme ça en fait ;-)).

J’ai aussi continué à suivre des MOOC, j’avais commencé à la rentrée dernière avec celui des Colibris sur le Zéro Déchet. J’ai terminé juste avant le confinement un autre MOOC (proposé par FUN-MOOC) sur le thème « réussir sa vie professionnelle », et pendant le confinement j’ai choisi de travailler sur les thèmes « permaculture », « esprit critique », « décoration »et « éco-design ». J’ai abandonné « esprit critique » avant l’évaluation, c’était un très bon cours mais qui demandait de travailler à côté pour bien intégrer les différents courants éthiques, philosophiques, etc, et je n’étais pas suffisamment assidue pour cela. Je m’y remettrai certainement plus tard. Je termine « permaculture » ce mois-ci, c’est très intéressant. Pour « décoration », je suis déçue par le faible niveau des QCM, j’ai toujours tout bon ;-). Pour « éco-design », je n’ai suivi pour l’instant que le premier module. Je commence cette semaine « Filmer avec son smartphone ».

Pendant le confinement, j’ai lu également beaucoup de livres. En début d’année, j’ai fait du tri dans ma bibliothèque et constaté que j’avais une quarantaine de livres, achetés pour certains depuis plusieurs années, toujours pas lus. Je lis très vite les romans en général, mais quand j’en achète, je me laisse aussi tenter par des sujets « développement personnel », ou marketing, sociologie… que j’ai tendance à commencer, puis laisser de côté, puis oublier.

Ces deux derniers mois, j’ai lu entre autres « No Logo » (acheté il y a dix ans au mois…), « Le choc des civilisations », « Freakonomics », « Santé parfaite » (sur l’ayurveda), « La communication non-violente au quotidien », « Vers un monde sans pauvreté » (de M. Yunus, vu en conférence il y a quelques mois, passionnant)…  Sur les 40 identifiés en janvier, il m’en reste 6 à lire. Je ne suis pas sûre de pouvoir rédiger des fiches de lectures précises sur tous ces bouquins, mais j’ai appris quand même pas mal de choses, c’était intéressant.

Finalement, mon confinement c’était les vacances « culturelles et apprenantes » que notre Président nous propose pour cet été ;-). Donc, comme j’ai anticipé, je suis prête à bosser en juillet-août !

Et vous, c’était comment votre confinement ? Du boulot, de nouvelles idées et habitudes ? Ou peut-être est-ce que ça a été une période difficile à vivre, de la peur ou du stress ?

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Alors, ce premier jour de liberté ?

Qui a dansé dans les rues ? 😉

Pas moi ! En deux mois, je suis sortie seulement deux fois, pour aller au supermarché à 300 mètres de la maison. Et à chaque fois, je me suis sentie tellement pas à l’aise, avec mon attestation dans la poche, que je suis vite rentrée chez moi.

Ce matin, vers 10h, je suis allée acheter des fournitures scolaires pour ma fille, soulagée du très lourd poids psychologique de l’attestation !
J’ai décidé d’aller à Cinq-Avenues, en passant par le parc Longchamp. Il était fermé, je l’ai contourné, c’était plus long. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, alors qu’il bruinait (en général, les Marseillais ne sortent pas sous la pluie !). Des gens masqués chez les coiffeurs (des coiffeurs masqués et « visierisés »), une prof toute seule qui fumait sa cigarette devant Acadomia, une queue d’une dizaine de femmes devant un salon d’esthétique (!) et enfin, au bout d’un kilomètre cinq cents environ, le Casino où je voulais aller. Quasi-désert, du gel hydro-alcoolique dans l’entrée.
Je n’ai pas traîné à l’intérieur, et je suis partie dans l’autre sens, pour cette fois passer devant le Palais Longchamp, un des emblèmes de mon quartier, que je n’avais pas vu depuis… A ce moment-là pourtant, j’ai eu le sentiment que j’avais repris mes repères, que c’était « comme avant ».
A un passage piéton, un vieux monsieur masqué a souri avec les yeux pour me proposer de passer devant lui.

Je suis rentrée chez moi un sentiment étrange, comme si rien de spécial ne s’était passé ces deux derniers mois.

Samedi, en prévision du dé-confinement, j’avais posté une petite annonce de vente de livres pour enfants sur un réseau de parents local. Je ne pensais pas être contactée rapidement, mais en fait plusieurs personnes m’ont appelée en quelques heures et deux sont venues cet après-midi. Une femme masquée, accompagnée de son mari et de leur petit garçon, qui sont restés dans le jardin, pendant qu’elle choisissait les livres à l’intérieur. Nous nous sommes tenues à bonne distance, mais nous avons parlé. Un peu plus tard, une autre femme, avec sa fille de deux ans. Elles sont restées plus longtemps, on a discuté un moment.

C’était une journée où la vie reprend son cours normal, malgré la pandémie. Et vous, comment avez-vous vécu ce 11 mai ?

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Après 3 ans, je déconfine mon blog !

C’est aujourd’hui ou jamais non ? Je ne peux pas dire que je n’y ai pas pensé plein de fois, mais il me manquait un déclic pour passer à l’action. Aujourd’hui, 11 mai, nous avons tous enfin le droit de sortir sans attestation, je me dois donc de libérer également mon blog :-).

Evidemment, derrière tout ça, plein de raisons, que vous connaissez aussi certainement si vous êtes freelance. Mon activité n’était pas florissante depuis la rentrée dernière, et le confinement n’a fait qu’accélérer la chute. Mais aujourd’hui, l’idée est de trouver des solutions, et donc de rendre plus visibles mes offres.

Je sais toujours écrire (j’espère !), je continue donc à rechercher des missions de rédaction (tout type de support, du billet de blog à la plaquette au livre en passant par les scénarios de motion design et les contenus de sites)  et je souhaite proposer en direct des formations liées au métier de communicant : 

  • réaliser un plan de communication, mettre en place des tableaux de bord
  • définir et lancer des actions de communication interne
  • prendre en charge les relations presse
  • concevoir une stratégie de marque
  • réussir ses missions de chargé de communication
  • réussir ses missions d’assistant de communication

Je propose également des formations orientées « développement personnel » :

  • prendre la parole en public
  • améliorer sa concentration
  • développer son esprit de synthèse

Ce sont des formations que j’ai eu l’occasion de donner en présentiel et que je peux proposer aujourd’hui « à la carte », en me déplaçant dans votre entreprise (format 1 ou 2 jours), ou en ligne via Zoom (format 2 jours en intensif, avec 4 séances en visio d’une heure et dix heures de mise en situation via différents exercices / ou format 4 semaines, avec une séance en visio par semaine, et des exercices à faire chaque semaine à votre rythme).

Pour les programmes détaillés et tarifs, n’hésitez pas à me contacter par téléphone ou par mail.

Bon, évidemment, si je reviens ici, ce n’est pas que pour proposer un catalogue d’offres, mais aussi pour échanger avec vous régulièrement sur nos activités respectives. J’ai bien aimé le confinement (parce que j’ai eu la chance de le vivre en famille, dans de très bonnes conditions, sans que personne parmi mes proches ne soit malade, je sais bien que cela a été très compliqué pour beaucoup de monde) et j’ai envie de partager l’énergie engrangée pendant cette période. On parle demain de cette première journée de déconfinement ? Je vous souhaite une belle journée !

 

 

 

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Le choc de simplification, c’est pour le prochain président ?

Aïe, ça fait encore longtemps que je ne suis pas venue par ici… En bref, depuis deux mois, j’ai fait pas mal de choses, échangé avec pas mal de monde et lu pas mal de bouquins inspirants… Je fais bouillonner tout ça et en parlerai au fil de l’eau ;-).

Aujourd’hui, je partage encore un coup de gueule ! J’ai reçu un courrier me demandant de faire mon bilan en ligne en tant qu’organisme de formation. En fait, même si je donne des formations depuis 6 ans via différents organismes, je n’ai demandé mon immatriculation en tant que formatrice que l’année dernière, à la suite d’une conversation avec une cliente, intéressée par une formation sur les réseaux sociaux, à la condition de pouvoir se faire financer par un OPCA. Qu’à cela ne tienne, je me suis renseignée, ai rempli mon formulaire en ligne (bon, c’était il y a un an, donc je fais comme si c’était simple, mais ça ne l’était pas tant que ça), suis devenue formatrice agréée comme me l’a confirmé un papier rempli à la main (oui, j’ai reçu un numéro de formateur écrit au stylo bille !!) et ai pu former ma cliente puis me faire payer par son OPCA.

N’ayant pas d’autre client intéressé (bon, je n’ai pas non plus fait de prospection sur cette thématique…), j’ai donné en tout et pour tout une formation de deux jours sur cet exercice comptable. Je dois cependant le déclarer, via un « nouveau site » (je ne le faisais pas avant, donc de toute façon, ce serait nouveau). Bref, ce matin, 8h30, je m’y colle. Je lis que j’ai deux options, remplir en ligne le formulaire, l’imprimer et l’envoyer par La Poste, ou imprimer le formulaire, le remplir à la main et l’envoyer par la Poste. J’écris mal, je choisis « remplir en ligne ». Sauf que une fois que c’est fait, je lis le bandeau en bas de page « votre déclaration désormais en ligne, blabla ». Grrrr… Pourquoi indiquer ça en bas de page et laisser l’autre « méthode » en ligne ? Vous m’expliquez ? Ca n’a aucun sens ! Je m’y colle néanmoins, on est le matin, je suis de bonne humeur… et je me rends sur le  nouveau site pour créer mon compte… Je remplis tout, clique sur « valider » et là, je vois s’afficher en rouge « erreur interne de l’application ».

Ce site a été créé par le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social.
Je demande :
– à quand une administration allégée ?
– à quand des formulaires compréhensibles ?
– à quand des sites ergonomiques ?
Bref, à quand ce choc de simplification ? Il y a 5 ans, on a seriné « le changement c’est maintenant », je n’ai rien vu, mais j’attends, et j’espère pas en vain !

 

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