Archives de la catégorie Réflexions

Et ce confinement, c’était comment ?

Mes enfants et moi, on a aimé être confinés. Ils avaient leurs cours, moi, mon ordi et mes livres. Le printemps a été très beau cette année à Marseille, on a pu déjeuner dehors au soleil quasiment tous les jours. Mon mari, qui avait besoin de sortir et de se rendre utile, a rejoint une association pour aller distribuer courses et repas trois fois par semaine.

Les enfants, tous les deux collégiens, ont apprécié l’autonomie que leur laissaient les cours à distance. Leurs profs de maths respectifs ont conservé les créneaux horaires habituels avec des cours via Zoom, mais les autres enseignants leur ont donné au fil de l’eau cours et exercices, libre à eux de s’organiser comme ils le souhaitaient. L’une, lève-tôt, a conservé les horaires scolaires, l’autre, couche-tard, a pu terminer ses leçons… à pas d’heure, avant de dormir jusqu’à 10 heures tous les matins.

De mon côté, je n’avais pas de travail, et quand cela m’arrive en temps « normal », je me sens coupable. Là, je me suis dit qu’on était nombreux dans le même cas, que je n’y pouvais rien pour le moment. Bien sûr, cela ne m’a pas empêchée d’admirer tous ceux qui ont su « se réinventer » sur les réseaux sociaux, sur Instagram, les profs de yoga, philo, cuisine… qui ont donné des cours, les chanteurs qui ont proposé des concerts…

Je n’ai pas trouvé « mon » idée pour travailler confinée, mais j’ai mis en place de nouvelles habitudes, que j’aimerais conserver. J’ai commencé à écrire les « pages du matin » de Julia Cameron  sans y trouver pour l’instant un intérêt extraordinaire, mais je continue parce que ça donne une première impulsion à ma journée. Je commence par ça, point. Après le petit-déjeuner, comme je ne voulais pas aller courir (je cours habituellement une heure tous les lundis matins avec des amies dans un parc près de la maison), j’ai cherché des cours de gym en ligne (pour tenter de compenser les tonnes de chocolat et de gâteaux ingurgités pendant le confinement – parce que oui, on a aussi passé beaucoup de temps en cuisine, expérience que je n’ai pas décidé de poursuivre !) et j’ai trouvé sur Youtube ceux de C8, j’ai trouvé ça génial. En 25 minutes, échauffement, puis un thème, puis étirements. J’ai commencé il y a environ un mois et j’ai vraiment envie de continuer au quotidien. Quand j’ai fini, je suis toujours pleine d’énergie et d’excellente humeur (bon, je suis toujours comme ça en fait ;-)).

J’ai aussi continué à suivre des MOOC, j’avais commencé à la rentrée dernière avec celui des Colibris sur le Zéro Déchet. J’ai terminé juste avant le confinement un autre MOOC (proposé par FUN-MOOC) sur le thème « réussir sa vie professionnelle », et pendant le confinement j’ai choisi de travailler sur les thèmes « permaculture », « esprit critique », « décoration »et « éco-design ». J’ai abandonné « esprit critique » avant l’évaluation, c’était un très bon cours mais qui demandait de travailler à côté pour bien intégrer les différents courants éthiques, philosophiques, etc, et je n’étais pas suffisamment assidue pour cela. Je m’y remettrai certainement plus tard. Je termine « permaculture » ce mois-ci, c’est très intéressant. Pour « décoration », je suis déçue par le faible niveau des QCM, j’ai toujours tout bon ;-). Pour « éco-design », je n’ai suivi pour l’instant que le premier module. Je commence cette semaine « Filmer avec son smartphone ».

Pendant le confinement, j’ai lu également beaucoup de livres. En début d’année, j’ai fait du tri dans ma bibliothèque et constaté que j’avais une quarantaine de livres, achetés pour certains depuis plusieurs années, toujours pas lus. Je lis très vite les romans en général, mais quand j’en achète, je me laisse aussi tenter par des sujets « développement personnel », ou marketing, sociologie… que j’ai tendance à commencer, puis laisser de côté, puis oublier.

Ces deux derniers mois, j’ai lu entre autres « No Logo » (acheté il y a dix ans au mois…), « Le choc des civilisations », « Freakonomics », « Santé parfaite » (sur l’ayurveda), « La communication non-violente au quotidien », « Vers un monde sans pauvreté » (de M. Yunus, vu en conférence il y a quelques mois, passionnant)…  Sur les 40 identifiés en janvier, il m’en reste 6 à lire. Je ne suis pas sûre de pouvoir rédiger des fiches de lectures précises sur tous ces bouquins, mais j’ai appris quand même pas mal de choses, c’était intéressant.

Finalement, mon confinement c’était les vacances « culturelles et apprenantes » que notre Président nous propose pour cet été ;-). Donc, comme j’ai anticipé, je suis prête à bosser en juillet-août !

Et vous, c’était comment votre confinement ? Du boulot, de nouvelles idées et habitudes ? Ou peut-être est-ce que ça a été une période difficile à vivre, de la peur ou du stress ?

4 Commentaires

Alors, ce premier jour de liberté ?

Qui a dansé dans les rues ? 😉

Pas moi ! En deux mois, je suis sortie seulement deux fois, pour aller au supermarché à 300 mètres de la maison. Et à chaque fois, je me suis sentie tellement pas à l’aise, avec mon attestation dans la poche, que je suis vite rentrée chez moi.

Ce matin, vers 10h, je suis allée acheter des fournitures scolaires pour ma fille, soulagée du très lourd poids psychologique de l’attestation !
J’ai décidé d’aller à Cinq-Avenues, en passant par le parc Longchamp. Il était fermé, je l’ai contourné, c’était plus long. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, alors qu’il bruinait (en général, les Marseillais ne sortent pas sous la pluie !). Des gens masqués chez les coiffeurs (des coiffeurs masqués et « visierisés »), une prof toute seule qui fumait sa cigarette devant Acadomia, une queue d’une dizaine de femmes devant un salon d’esthétique (!) et enfin, au bout d’un kilomètre cinq cents environ, le Casino où je voulais aller. Quasi-désert, du gel hydro-alcoolique dans l’entrée.
Je n’ai pas traîné à l’intérieur, et je suis partie dans l’autre sens, pour cette fois passer devant le Palais Longchamp, un des emblèmes de mon quartier, que je n’avais pas vu depuis… A ce moment-là pourtant, j’ai eu le sentiment que j’avais repris mes repères, que c’était « comme avant ».
A un passage piéton, un vieux monsieur masqué a souri avec les yeux pour me proposer de passer devant lui.

Je suis rentrée chez moi un sentiment étrange, comme si rien de spécial ne s’était passé ces deux derniers mois.

Samedi, en prévision du dé-confinement, j’avais posté une petite annonce de vente de livres pour enfants sur un réseau de parents local. Je ne pensais pas être contactée rapidement, mais en fait plusieurs personnes m’ont appelée en quelques heures et deux sont venues cet après-midi. Une femme masquée, accompagnée de son mari et de leur petit garçon, qui sont restés dans le jardin, pendant qu’elle choisissait les livres à l’intérieur. Nous nous sommes tenues à bonne distance, mais nous avons parlé. Un peu plus tard, une autre femme, avec sa fille de deux ans. Elles sont restées plus longtemps, on a discuté un moment.

C’était une journée où la vie reprend son cours normal, malgré la pandémie. Et vous, comment avez-vous vécu ce 11 mai ?

2 Commentaires

Après 3 ans, je déconfine mon blog !

C’est aujourd’hui ou jamais non ? Je ne peux pas dire que je n’y ai pas pensé plein de fois, mais il me manquait un déclic pour passer à l’action. Aujourd’hui, 11 mai, nous avons tous enfin le droit de sortir sans attestation, je me dois donc de libérer également mon blog :-).

Evidemment, derrière tout ça, plein de raisons, que vous connaissez aussi certainement si vous êtes freelance. Mon activité n’était pas florissante depuis la rentrée dernière, et le confinement n’a fait qu’accélérer la chute. Mais aujourd’hui, l’idée est de trouver des solutions, et donc de rendre plus visibles mes offres.

Je sais toujours écrire (j’espère !), je continue donc à rechercher des missions de rédaction (tout type de support, du billet de blog à la plaquette au livre en passant par les scénarios de motion design et les contenus de sites)  et je souhaite proposer en direct des formations liées au métier de communicant : 

  • réaliser un plan de communication, mettre en place des tableaux de bord
  • définir et lancer des actions de communication interne
  • prendre en charge les relations presse
  • concevoir une stratégie de marque
  • réussir ses missions de chargé de communication
  • réussir ses missions d’assistant de communication

Je propose également des formations orientées « développement personnel » :

  • prendre la parole en public
  • améliorer sa concentration
  • développer son esprit de synthèse

Ce sont des formations que j’ai eu l’occasion de donner en présentiel et que je peux proposer aujourd’hui « à la carte », en me déplaçant dans votre entreprise (format 1 ou 2 jours), ou en ligne via Zoom (format 2 jours en intensif, avec 4 séances en visio d’une heure et dix heures de mise en situation via différents exercices / ou format 4 semaines, avec une séance en visio par semaine, et des exercices à faire chaque semaine à votre rythme).

Pour les programmes détaillés et tarifs, n’hésitez pas à me contacter par téléphone ou par mail.

Bon, évidemment, si je reviens ici, ce n’est pas que pour proposer un catalogue d’offres, mais aussi pour échanger avec vous régulièrement sur nos activités respectives. J’ai bien aimé le confinement (parce que j’ai eu la chance de le vivre en famille, dans de très bonnes conditions, sans que personne parmi mes proches ne soit malade, je sais bien que cela a été très compliqué pour beaucoup de monde) et j’ai envie de partager l’énergie engrangée pendant cette période. On parle demain de cette première journée de déconfinement ? Je vous souhaite une belle journée !

 

 

 

, , ,

7 Commentaires

Je rêve de travailler avec vous !

Une copine salariée m’a confié que pour la première fois, à 40 ans « et quelques », elle était allée voir un conférencier à la fin de son intervention pour lui dire « je rêve de travailler avec vous« . Quelques minutes de discussion et un échange de cartes de visite plus tard, ils se sont promis de se revoir. Elle est très contente d’avoir « osé », car elle est persuadée que cela débouchera un jour ou l’autre sur une collaboration.

Quand on travaille en freelance, nous devons régulièrement proposer à des gens de travailler avec eux (même si on n’en rêve pas systématiquement ;-)). Cela fait partie du job de laisser des cartes de visite, même si ce n’est jamais facile. Il faut choisir le bon moment, être sûr que l’interlocuteur est le bon et sera réceptif… Je me souviens d’une pendaison de crémaillère chez des copains il y a des années, où une toute nouvelle freelance qui s’était probablement donné pour objectif de décrocher une mission ce soir-là avait parlé de boulot avec tout le monde et avait systématiquement distribué sa carte avec des « même si tu n’as pas besoin de mon profil, n’hésite pas à en parler autour de toi » ou « il faut vraiment qu’on déjeune, tu organises et un truc avec ton chef et tu m’appelles ?« . Très rentre-dedans et donc franchement déplacé. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, mais si elle a continué, elle a probablement dû changer de méthode…

Poster un commentaire

Les arnaques aux indépendants

Un artisan qui a travaillé chez moi m’a raconté qu’il avait été sollicité par téléphone en fin d’année dernière par une société qui lui proposait de créer son site web. A la clé, évidemment, plus de clients, plus d’argent, etc, le blabla commercial habituel. N’ayant jamais pensé jusque là qu’il avait besoin d’un site (parce qu’il est tout seul et que ses clients se renouvellent régulièrement via le bouche à oreille), il s’est quand même dit « je vais aller à ce rendez-vous, ça ne mange pas de pain » (notez qu’on ne lui proposait pas de venir le voir, il devait se déplacer, et il a trouvé cela « plus sérieux » !).

Il y est allé tôt un matin, avant sa journée de travail, et a été accueilli par un commercial cravaté qui lui a tendu une feuille sur laquelle étaient affichés toutes sortes de prix barrés (création du site X000 €, graphisme, X000 €, référencement : X000 €…). Avec un grand sourire, ce jeune homme lui a dit  » au lieu de ces milliers d’euros à payer tout de suite, nous vous proposons, si vous signez aujourd’hui, un tarif de exceptionnel de 300 €HT/mois, pendant 4 ans ! »

Vous imaginez, un site vitrine à 14 400 € HT pour un artisan qui bosse tout seul ?
Il n’avait aucune idée de tarif en tête, mais il a simplement répondu « je ne signerai pas aujourd’hui, j’ai besoin de réfléchir ». Le commercial a commencé à ergoter sur le fait que le lendemain, ce serait plus cher… et l’artisan a commencé à lire attentivement le contrat qui mentionnait que les règlements mensuels seraient à effectuer… à un organisme de crédit. Malin, non ? Si vous voulez dénoncer le contrat, c’est impossible, puisque la société avec laquelle vous avez signé n’est plus votre interlocutrice.

Heureusement, ce monsieur n’a pas signé, et en parle autour de lui, mais ils sont combien à s’être faits berner ?

1 commentaire

Faire confiance à ses intuitions

Je fais partie de ces gens qui, surtout dans le cadre du travail, ont longtemps refusé d’écouter leur petite voix intérieure.
Et pourtant, de nombreuses fois, quand un rendez-vous ne donnait pas de suite, une mission ne se passait pas bien, je me disais « c’est vrai, je ne le « sentais » pas, dès le début« .  Et la minute suivante « oui, mais c’est certainement parce que je suis allée à ce rendez-vous/j’ai commencé cette mission avec cet état d’esprit négatif que ça s’est mal passé« . Bref, je ne m’écoutais pas, et quand je le faisais, je me donnais tort.

L’année dernière, j’ai vraiment fait le test. Et j’ai mémorisé (j’aurais dû noter !), pour chaque sujet, chaque projet, ce que mon intuition me disait. Positif, négatif, et même mitigé, mon intuition a toujours eu raison !

Alors ce serait idiot de ne pas continuer à écouter cette petite voix. Vendredi soir, j’ai poussé plus loin le test : avant de m’endormir, je me suis demandé quels leviers je devais actionner pour avoir plus de boulot. Et j’ai fait un rêve, que j’ai mis un peu de temps à interpréter, mais qui maintenant me semble très clair!

J’ai rêvé que j’étais sur une plage, seule avec une poussette canne. Je devais rapporter cette poussette à ses propriétaires et le seul chemin face à moi était une passerelle très étroite, qui montait très haut en arc de cercle et qui ne possédait aucune rambarde de sécurité. Dans mes rêves comme dans la réalité, j’ai le vertige. J’avais très peur, mais je n’avais pas le choix. J’ai franchi la passerelle.
Et je me retrouve à nouveau sur cette plage, dont je dois repartir. Cette fois, je n’ai pas les mains encombrées de cette poussette. J’ai toujours aussi peur, mais je franchis la passerelle une seconde fois.
A l’arrivée, il y a un attroupement devant un kiosque à journaux. Je découvre qu’il y a une pétition des riverains pour la démolition de cette passerelle jugée trop dangereuse.  Je m’approche et je demande aux personnes à côté de moi : « Il y a un autre chemin pour quitter la plage ? » et elles me répondent en choeur :« Heureusement ! Il y a ce petit chemin de sable, là, sur le côté de la plage« .

Qu’y voyez-vous ? 😉
Je vous donnerai « ma réponse », mais bien entendu, si vous en voyez d’autres, cela m’intéresse !  J’en ai en tout cas déjà tiré un enseignement que je suis bien décidée à suivre.

Et vous, vous écoutez vos intuitions ? Et/ou vous faites des rêves qui vous guident, vous donnent des conseils ?

, ,

7 Commentaires

Il faut toujours parler de ses projets

Une de mes amies souhaite commercialiser ses produits en Chine. Elle m’en a parlé comme ça, en passant, à l’anniversaire d’un autre ami. J’ai répondu « chouette projet » et nous sommes passées à autre chose. Le lundi suivant, j’ai appelé un ami freelance pour lui demander de participer avec moi à la réponse à une demande d’un de mes clients. Comme on ne s’était pas parlé depuis un moment, il m’a listé ses derniers projets. Et l’un d’eux concernait… la Chine, justement, où il a déjà pris des contacts.

Et comme par hasard (il n’y a jamais de hasard ;-)), il avait déjà des contacts avec une personne qui est exactement dans le secteur d’activité de mon amie. Cool, non ?

…Je me dis souvent que ce qui me manque à Marseille, c’est ça : ces conversations « boulot » totalement désintéressées, qui finalement aboutissent à des projets. Mais bon, je ne me plains pas, parce qu’à Paris, j’ai encore plein de contacts qui « travaillent pour moi » ;-). Merci à eux tous !

1 commentaire

News de rentrée

Quoi de neuf sous votre soleil ? Cela fait longtemps que je ne suis pas venue ici. Ce n’est pas  parce que je croulais sous le travail (même si ça va, j’ai de quoi m’occuper), mais je crois que je n’ai pas eu grand-chose à dire ces derniers temps.

Comme c’est la rentrée, c’est le moment de repartir du bon pied, avec de bonnes résolutions ! Donc promis, je vais essayer de revenir plus souvent ici !

Quelques anecdotes en passant:

  • hier, je me suis levée à 5 heures du matin pour aller inscrire mes enfants à des cours de musique. La distribution des tickets d’inscription commençait à 8h30, mais dès 6h, j’ai pris place dans la file d’attente, au n°… 38 ! Les deux heures et demie d’attente ont filé très vite, parce qu’entre parents, en regardant le jour se lever, on a parlé (et ri !) de notre dévotion à nos enfants. Hier soir, la sérendipité fonctionnant à plein, j’ai lu le billet de Gaëlle publié sur Linkedin où elle évoquait son article sur la charge mentale.  Effectivement, à chaque rentrée, je sens que ma charge mentale est à son maximum, entre les clients qui me rappellent, ceux que je dois recontacter, la prospection que je veux toujours relancer, les enfants qui rechignent à aller à l’école, les inscriptions aux activités, les équipements à acheter, les certificats médicaux à obtenir…  Vivement octobre !
  • ce matin, au petit déjeuner, mon fils m’a demandé s’il pourrait un jour être déscolarisé (son rêve depuis la petite section de maternelle, même si à l’époque il ne l’exprimait pas de la même façon), et a ajouté « je ne serai jamais salarié, hors de question d’avoir un patron ». Au même âge, je disais « je ne travaillerai jamais dans un bureau », mais je crois que l’envie était la même : pas de monotonie, pas d’obligation à refaire tous les matins le même chemin, revoir les mêmes personnes, rouvrir les mêmes dossiers… Je suis quand même installée à mon bureau, et à cette heure, mon fils doit certainement être en train de faire application (!) ce que la maîtresse lui a demandé.

Bonne journée !

2 Commentaires

Belle année 2016

Que peut-on se souhaiter cette année ? Allez, partons pour les traditionnels santé, bonheur et réussite… auxquels j’ajoute pour cette fois sérénité et douceur, ce ne sera pas du luxe…

DSC06545

PS : ce billet devait paraître lundi, je me suis emmêlé les pinceaux avec mes dates de publication 😉

Poster un commentaire

Evaluations clients : est-ce réellement un critère fiable/intéressant ?

J’ai peu écrit ces derniers temps parce que je suis débordée (et tant mieux !). Il y a néanmoins un truc qui me trotte dans la tête et que j’ai envie de partager, c’est le côté absurde de l’évaluation client, que l’on propose désormais partout (que pensez-vous de ce tapis rouge que vous avez acheté en ligne ? de ce plat de pâtes dégusté dans une brasserie ? de cet hôtel à l’étranger où vous avez séjourné ???).
J’ai été « notée » plusieurs fois récemment, dans deux contextes bien différents :

  • en tant que formatrice, j’interviens principalement pour deux organismes de formation professionnelle. Je remets systématiquement en fin de stage à mes stagiaires des fiches d’évaluation. Et je constate régulièrement que des gens qui se sont montrés particulièrement enthousiastes au cours du stage sont seulement « satisfaits » en fin de formation (il est possible de cocher « très satisfait », bien entendu). Explication d’une statisticienne : « c’est un truc français : on n’est jamais très content par principe. Si on utilise un système de note sur 10, on voit des gens réellement enchantés indiquer… 6 !« . C’est embêtant, mais aussi désolant, cette propension permanente à l’insatisfaction, non ?
  • en tant que nouvelle « hôtesse » AirBnB : il y a au rez-de-chaussée de ma maison un appartement que nous avons fait refaire à neuf. Nous l’avons mis en location sur AirBnB, parce que nous trouvons sympa de rencontrer des voyageurs (et que nous pouvons ainsi garder disponible l’appartement pour la famille et les amis quand ils souhaitent nous rendre visite).
    Nous avons apprécié, en tant que voyageurs, de louer des logements AirBnB (à Palerme, c’était cher, et tout était parfait. A Berlin, notre hôte nous a oubliés la première nuit mais nous a remboursés et tout s’est très bien passé pour les nuits suivantes. A Copenhague, l’appartement n’était franchement pas nickel, mais c’était le moins cher pour la date choisie, donc j’estime qu’en terme de rapport qualité/prix, il correspondait à mes exigences – donc à chaque fois, j’ai été très satisfaite, parce que les prestations ont correspondu à mes attentes).
    Pour mon propre appartement tout neuf, à la déco encore minimaliste (j’ai vraiment envie d’en faire quelque chose de sympa, donc je me laisse le temps de trouver des affiches pour les murs, des coussins pour le canapé, etc.) mais au confort irréprochable (literie neuve, linge de maison neuf, appareils électroménagers idem…), j’ai suivi les conseils de AirBnB et proposé un prix très bas « pour avoir mes premières appréciations et monter les prix ensuite« . Résultat, pour un deux pièces avec jardinet de 45 m2 environ, en ville mais au calme, avec lit fait, serviettes fournies etc, les voyageurs ont payé entre 25 et 30 € la nuit (pour deux). Je pensais que cette prestation recueillerait des 5 étoiles partout. Hé bien non. Les commentaires sont enthousiastes mais mentionnent l’absence de télé (que j’ai bien sûr signalée dans le descriptif) ou la présence de « traces de chantier » (sans autre explication, donc je ne sais pas de quoi il s’agit !) qui vaut un 3 étoiles sur 5 en propreté (!) et mettent un 3 étoiles également pour l’emplacement… Pourtant, je précise la distance par rapport au métro (10 minutes à pied) et au bus (3 minutes) et le fait que l’accès à notre ruelle étant compliqué, il est impossible de s’y garer. Ceux qui choisissent de venir ici le font donc en connaissance de cause (ce sera toujours moins cher que le Vieux-Port puisque ce n’est pas un quartier touristique, mais en contrepartie, on est au calme comme à la campagne) mais critiquent quand même. De quoi s’arracher les cheveux.
    Pour l’instant, je n’ai mis que des 5 étoiles à mes hôtes… mais je me demande si je ne dois pas préciser que « celui-ci n’a pas fait la vaisselle » ou celui-là « a laissé deux cheveux dans le lavabo » pour faire part de mon insatisfaction… légitime ? 😉

Bref, au delà de mon histoire personnelle,  je me dis que ces notations proposées en tout sens ne servent pas le stagiaire suivant, ou le locataire suivant, qui ont des attentes forcément différentes, mais vont pourtant se fier à l’avis de quelqu’un d’autre qui a « expérimenté la formation/le logement ».
Ces notations servent plutôt d’exutoire à l’insatisfaction de gens qui n’ont pas pris le temps de choisir ce qui leur correspondait, ou qui estiment ne jamais en avoir assez pour leur argent !

Pour les formations, je n’ai pas trouvé de « solution ». L’un des organismes pour lequel je travaille s’intéresse énormément à ces évaluations, l’autre pas du tout – pour lui, mon expérience et mon assiduité sont des garanties suffisantes (et puis le formateur n’est pas responsable de tout : j’ai vu des gens insatisfaits parce que leur chaise grinçait… bien entendu, ils n’ont pas pensé à demander à l’échanger contre une autre pendant la formation !).
Pour mon appartement, j’ai… augmenté le prix : je me dis que ceux qui cherchent « le moins cher » trouvent tout trop cher. J’attends les nouvelles réservations pour savoir si j’ai choisi la bonne option 😉

1 commentaire

%d blogueurs aiment cette page :