Archives de la catégorie Mon parcours

L’Urssaf – suite !

Je ne résiste pas à partager mes derniers échanges ubuesques avec l’Urssaf. Après que mon dernier interlocuteur m’a raccroché au nez (mon dossier était probablement trop compliqué), j’ai reçu un courrier intitulé « dernier avis avant poursuites », qui me demande de payer trois trimestres 2014 (déjà payés à Paris – et dont le virement a été effectué il y a deux mois à Marseille, comme l’atteste le courrier que j’ai reçu en copie de l’Urssaf IDF) et un trimestre 2015, le tout assorti de pénalités bien sûr, mais il n’y a nulle part mention du dernier trimestre 2014 et des deux premiers trimestres 2015, dont je suis redevable et dont je veux connaître le montant afin de m’en acquitter(bon sang de b… !!!) …
J’ai cette fois décidé de signaler l’erreur par e-mail.

J’ai reçu au bout de trois jours (!) un email me disant que j’avais une réponse sur le site. Evidemment, ce n’est jamais simple de se reconnecter, le mot de passe ne fonctionne jamais, il faut en redemander un  nouveau… Bref, 15 minutes plus tard, j’arrivais à une page, où figurait le .pdf de mon « état de dettes »… Toujours le même !

J’ai rerereresignalé l’erreur. Mon chéquier est prêt. Je n’attends plus que le montant. Mais je pense qu’ils m’enverront un huissier avant d’avoir pris la peine de faire le bon calcul.
Ca les amuse de nous rendre fous ?

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Les dysfonctionnements des organismes collecteurs (ènième édition !)

J’ai déjà parlé des péripéties liées à mon déménagement il y a plus de deux ans. Tout cela n’est toujours pas terminé.

Ma situation n’est toujours pas réglée auprès de l’URSSAF. J’ai signalé mon déménagement en 2013, puis ai continué à recevoir des appels de cotisations de Paris jusqu’au 3ème trimestre 2014. Que j’ai dûment réglés, tout en reprécisant chaque trimestre, par téléphone (appels surtaxés, évidemment) que j’avais déménagé.

Comme je n’ai pas reçu d’appel de cotisation pour le 4ème trimestre 2014, j’ai contacté Paris, qui m’a appris dans un premier temps… que j’avais cessé mon activité (!) avant de me dire que mon dossier avait été transféré à Marseille. Là, j’ai cru que c’était gagné. Mais à partir de là, plus de nouvelles. J’ai appelé, rappelé (mais personne ne pouvait me répondre, je n’avais pas de numéro de compte dans le département), alerté mon expert-comptable, persuadée que j’allais me retrouver un jour assignée au tribunal pour non- règlement de dettes… Merci mon expert-comptable au passage, il m’a rassurée en me m’expliquant que plusieurs de ses clients avaient eu les mêmes problèmes lors d’un déménagement.

Il a fallu que j’attende cet été. Après quinze jours de vacances, je suis rentrée et j’avais une dizaine de courriers de l’URSSAF dans ma boîte aux lettres, et le lundi suivant un recommandé avec accusé de réception émanant d’une société de recouvrement…
J’ai appelé une conseillère, qui m’a dit de tout jeter,  et d’adresser à l’URSSAF mes revenus 2013 et 2014. Après cet appel, je me suis rappelée que je n’avais pas mentionné mes règlements à Paris. J’ai encore téléphoné, suis tombée sur une autre conseillère, nettement plus inquiète que la première, qui m’a dit qu’il fallait que j’appelle Paris parce que les différentes URSSAF ne communiquent pas entre elles (!!!), et peut-être que je vienne les voir (à 1h en transports en commun de chez moi, je n’ai que ça à faire !).

J’ai appelé Paris. La conseillère m’a dit que mon dossier allait être examiné, et que j’aurais une réponse dans 10 jours. 10 jours plus tard, je recevais un avis de transfert de versement. Tout ce que j’avais versé à Paris alors que j’habitais à Marseille avait donc été transféré.

J’ai attendu de recevoir le montant de ce que je devais payer ici. Ce lundi, j’ai reçu un premier avis. Aujourd’hui, un état de dettes avec des majorations de retard (« qui seront remboursées ultérieurement en envoyant un courrier justifié » !!!)  et comprenant… les sommes versées à Paris en 2014 !!

J’ai téléphoné. J’ai eu un conseiller. Ai dit que j’en avais vraiment ras-le-bol. Il m’a répondu de rester en ligne, qu’il avait besoin de quelques minutes pour examiner mon dossier. Au bout d’un quart d’heure de musique d’attente, j’ai entendu un bip…bip. Il avait raccroché.

Je ne vous raconte pas la RAM (une année entière de remboursement de frais médicaux de mes enfants perdue parce qu’ils les ont fait disparaître de ma carte vitale lors de mon déménagement…) et la CIPAV (qui me demande de cotiser cette année à hauteur de près de la moitié de mon bénéfice de l’année dernière).

C’est terminé le stress et les bagarres permanentes avec ces organismes. Je vais passer en portage, au moins j’aurai de la visibilité sur ce que je gagne et je serai probablement moins stressée (si mon compte est bien géré…).
Si vous avez des sociétés de portage à me recommander, cela m’intéresse, merci par avance !

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Mission : changer le monde !

C’est le très modeste intitulé d’un mail que j’ai reçu et immédiatement jeté à la poubelle, sans même cliquer pour lire le contenu, persuadée qu’il s’agissait d’un spam de plus.

Quelques jours plus tard, je reçois un appel d’un homme qui me donne son nom (qui ne me disait rien) et me demande si j’ai lu son mail. « Heu, c’était à quel sujet ? » « Au sujet d’une mission de relations presse sur le marché africain » « Non, désolée, ça ne me dit rien » « Votre mail est bien XXX ? Je vous le renvoie tout de suite« . Et je reçois de nouveau ce mail « Mission : changer le monde » !

J’en prends connaissance alors que je suis encore en ligne avec mon interlocuteur. Le contenu ressemble à une newsletter, avec à nouveau un titre en majuscule, puis une photo sous-titrée, la présentation de la mission, des interlignes… mais jamais rien qui puisse me laisser penser que ce mail requiert une intervention de ma part, sauf la phrase de fin « si cette mission vous intéresse, contactez-moi au 06…« . Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire « pardon, je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’une proposition de mission« , ce à quoi il me répond, agacé : « c’était pourtant le premier mot de l’objet du mail !!« . J’ai réfléchi à toute vitesse et me suis dit que je ne parlais décidément pas la même langue que mon interlocuteur et que ce ne serait pas possible pour moi de lui rédiger un communiqué ou un dossier de presse qui lui convienne !

Je lui ai donc répondu que je ne connaissais pas le marché africain – ce qui est vrai – et lui ai dit que j’allais faire suivre ses coordonnées, s’il me le permettait, à une amie experte dans ce domaine. Il a acquiescé. Quelques jours plus tard, ma copine m’a appelé en riant (je l’avais prévenue à l’avance !) et m’a dit « J’ai décliné, je ne comprends rien à ce que veut ce monsieur« .

Quelques mois plus tard, ce mail et cet échange restent des mystères pour moi !

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Sweet coaching : bilan… et perspectives !

Je vous avais parlé de mon « test de janvier« , le Sweet Coaching proposé par Anna Piot, que j’ai suivi pendant 21 jours.
Peut-être que les débuts d’année sont propices aux remises en question, mais pour moi, qui suis plutôt du genre à vivre à fond aujourd’hui en pensant parfois (pas trop souvent !) à demain, interroger le passé, faire des bilans, est toujours problématique, donc je m’y étais inscrite avec un peu d’appréhension.
Et pendant ces trois semaines, il y a eu les attentats, il y a eu les rassemblements, il y a eu ces moments où dans les regards se lisaient à la fois la peur, la résolution, l’espoir et aussi souvent une plus grande attention à l’autre…

Bref, ce coaching du mois de janvier (un mail par jour, avec des « exercices » à réaliser et des points -téléphoniques ou par mail – avec Anna en fin de semaine pour ceux qui le souhaitent) m’a obligée à faire cette remise à plat, et elle m’a été bénéfique. C’est un travail pas facile (cela dit, j’imagine que cela dépend du tempérament de chacun, et je sais que pour certaines personnes, ce travail d’analyse de « ce qu’on a fait » et « pourquoi » est une forme d’hygiène mentale) mais avec le recul, je dirais qu’il est essentiel.

J’ai eu besoin de temps pour assimiler tout cela et pouvoir en parler. Parmi les grands enseignements de ce coaching, j’ai réalisé notamment que mon travail en freelance, qui devrait comme son nom l’indique se réaliser dans une forme de « liberté », hé bien je le vivais comme une suite de contraintes : le matin, j’allume mon ordi à 8h15, je fais une pause de 12h30 à 13h30, quand je n’ai pas de mission en cours j’envoie des e-mails de prospection… Bref, ma vie professionnelle est une suite de « il faut que » et « je dois », plutôt stressante.

Quand j’ai réalisé tout ça, je ne l’ai pas très bien vécu. Puis je me suis demandé ce que voulait dire « liberté » pour moi (et là je ne peux pas m’empêcher de sourire car j’entends une petite voix qui me souffle ces expressions devenues tellement à la mode dans les médias « se faire plaisir », « ne rien lâcher » ;-)). Je cours le dimanche matin, de manière irrégulière, mais depuis plusieurs années. A chaque fois, je me dis que ça me fait beaucoup de bien.

Donc, j’ai décidé que l’expression de ma liberté, c’était de m’offrir cette possibilité de courir tous les matins. J’ai mis quelques semaines à me conditionner (parce qu’il était hors de question que je commence puis que j’arrête le lendemain !). J’ai commencé lundi dernier. Je cours une demi-heure, dans mon quartier. J’allume mon ordinateur vers 9h30, je ne me sens pas coupable et j’enchaîne sur ma journée de travail. Pour l’instant, cela me fatigue un peu, j’ai des « coups de pompe » dans la journée, parce que j’essaie de courir vite et aussi parce que je me nourris très mal. Mais ensuite, mes journées défilent sans aucun stress. Je vais peut-être devenir complètement zen, même sur mon blog, qui sait ? 😉

La prochaine session de Sweet Coaching commence lundi. Pas la peine de vous préciser que je vous recommande de vous inscrire ;-). Ne réfléchissez pas trop longtemps, allez-y !

 

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Solidarité avec ceux qui manifestent contre le RSI

Je ne peux pas être à Paris aujourd’hui, mais je suis bien évidemment solidaire de ceux qui manifesteront cet après-midi à l’appel de l’association Sauvons nos entreprises pour dénoncer les dysfonctionnements du RSI.

Une remarque au passage : les supports de presse qui évoquent le sujet mettent souvent en avant le fait qu’il s’agit du régime des « artisans et commerçants »… Effectivement, j’ai le sentiment que les consultants et autres professions libérales représentent une toute petite partie des adhérents (c’est ce qui est dit par une restauratrice dans cet article).

Aujourd’hui, la solution, c’est une réforme (je préférerais être affiliée à la Sécu et ne plus avoir de questions à me poser !) ou sinon, à nous de trouver des solutions pour contourner le RSI ?

Question sans réponse de mon côté pour l’instant !

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Le problème des applications en mode Saas

Depuis quelques années, on voit fleurir les applications en mode Saas (software as a service – on n’achète plus un outil mais on loue un service, pour résumer) censées nous faciliter la vie. Ces applications proposent un stockage « sur le cloud » de nos données, ce qui a le gros avantage de permettre de survivre sans dommage à un crash informatique !

Il y a quelques années, j’ai eu des mésaventures avec mon outil de facturation, téléchargé via un DVD gratuit récupéré sur un salon. Toutes mes données étaient hébergées sur mon ordi, et je devais faire une sauvegarde de chaque facture sur un disque dur externe. Long, fastidieux, pas pratique. Evidemment, le jour où mon ordinateur a planté définitivement, je n’avais pas tout sauvegardé et j’ai dû aller chercher une par une, dans mes mails, les dernières factures que j’avais adressées à mes clients !

Lorsque j’ai reçu une pub pour un logiciel de facturation en mode Saas, je me suis précipitée. L’outil était pratique, simple d’accès, et ne coûtait pas cher. Mais effectivement il fallait s’abonner. Et au fil des mois, de nouvelles options, inutiles pour moi, se sont ajoutées. L’abonnement de l’année suivante a coûté beaucoup plus cher. Quand j’ai envoyé un mail de « réclamations » auprès de cette société en expliquant qu’ils devraient proposer des montants d’ abonnements en fonction des options choisies, ils m’ont répondu « que je pouvais faire de la pub pour le logiciel auprès de mes amis pour avoir des remises sur le prix« . Ca s’appelle une réponse appropriée. Bref, je commençais à fulminer.

Je passe sur la suite, le réabonnement obligatoire (sur accord tacite – la fameuse case précochée) qu’il faut dénoncer mais qui ne marche pas, la case à décocher qui se recoche toute seule, les mails de réclamations.

Nous sommes nombreux à nous plaindre de ces appli dont les prix s’envolent. Il y a deux semaines, j’ai rencontré à Marseille une personne qui a lancé un logiciel en mode saas, et qui à la demande de ses clients, garantit sur contrat que les prix ne vont pas changer.

Est-ce que vous avez été confrontés à ce genre de problème, vous aussi ?

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Sweet coaching – semaine 1

Lundi dernier n’était qu’un jour banal de « retour au boulot » après les vacances de Noël. Echanges de voeux, où on se disait déjà « si tout ce qu’on souhaite pouvait se réaliser« …

Lundi dernier était le premier jour d’une semaine que nous n’oublierons jamais. Une semaine d’horreur, une semaine de peur, qui pourtant s’est achevée en un véritable espoir de renouveau.

Lundi dernier, j’ai commencé le sweet coaching d’Anna Piot et ses messages de jeudi et vendredi ont été des lueurs d’espoirs, des sourires et des accolades chaleureuses dans des journées grises.

Mardi, pour suivre à la lettre le programme, j’ai acheté un joli cahier et une pochette de feutres rien que pour moi.

Mercredi matin, j’ai dessiné, pour la première fois depuis longtemps. Après ce qui s’est passé, je crois que je continuerai de dessiner…

Aujourd’hui, je reprends avec joie ce programme de 21 jours, destiné à renouer avec notre moi profond, à identifier nos vraies envies… et à mettre en oeuvre les moyens pour les réaliser. J’en reparlerai !

 

 

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A quoi ça sert d’être bien classé dans les « top blogs » ?

Depuis deux mois, mon blog est beaucoup monté dans le classement Teads , il est positionné en ce mois de décembre en 14ème place du classement entrepreneurs. Cela m’a fait très plaisir quand je l’ai constaté, même je n’ai rien fait pour obtenir ce résultat (j’ai l’impression que c’est le fait d’avoir été interviewée par Gaëlle, dont le blog est très bien classé qui a fait monter le mien), mais en réalité, qu’est-ce que cela m’a apporté ?

Le nombre de lecteurs/jour reste stable : il double le jour où je publie un billet, c’est tout, mais il n’a pas changé depuis quatre ans environ. C’est assez normal, le sujet reste « de niche », et à part les quelques fidèles, il intéresse surtout des personnes qui veulent se lancer en free et cherchent des conseils.

Le positionnement dans les recherches Google sur les critères « consultant communication Marseille » est identique : il est en première page, tant mieux, mais il y a devant moi des agences/personnes qui sont des concurrentes dangereuses 😉

Je n’ai pas plus d’appels entrants : c’est-à-dire, j’en ai un tous les mois, et un tous les trois mois qui se concrétise par une nouvelle mission (à la louche !).  Clairement, ce blog m’apportait entre 50 et 70 % des mes missions à Paris,  avec au moins un appel/semaine et une mission/mois et aujourd’hui, il ne me sert quasiment… à rien du point de vue business ! A Marseille, on fait travailler son réseau physique, pas ses contacts en ligne.

Je suis très sollicitée pour participer à des petits-déjeuners et cocktails… à Paris ! Et donc, je n’y vais pas. Mais je n’irais probablement pas plus si j’étais sur place, parce que la plupart des sujets, purement promotionnels, ne m’intéressent pas.

Je reçois souvent des mails de sociétés me demandant de les promouvoir… gratuitement. Je m’occupe moi-même, pour des clients, de relations blogueurs depuis plusieurs années. Ma consigne : « rien à donner, pas de blogueurs à solliciter« . Clairement, un blogueur blogue soit par plaisir (c’est mon cas, donc je ne parle que de ce dont j’ai envie au moment où j’écris – donc je parlerai peut-être des bouquins et stages des copains, mais pas de ceux des inconnus !), soit pour tester des produits et en parler (et les produits, on les lui donne !), soit pour gagner sa vie (mais ceux-là ne sont pas très nombreux). NB : pour couper court à toute polémique (la dernière fois que j’ai parlé des blogueurs, certain(e)s se sont vexé(e)s !), je précise qu’il y en a plein qui se sont lancé(e)s pour le plaisir, mais qui apprécient aussi de parler de produits qu’on leur envoie de temps à autre ! Cela aurait pu être mon cas, si mon blog avait été orienté « produits »).
J’ai encore un commentaire : je suis une communicante… je sais que quand on sollicite des médias pour se faire de la publicité, ce n’est pas gratuit. Et si j’étais journaliste, je serais payée pour écrire sur les sujets de mon choix. Bref, ne perdez pas de temps à essayer de me « refourguer votre came » sans aucun échange, j’y suis philosophiquement opposée (le temps d’un freelance – même pour publier un billet ! – c’est de l’argent !).

Je reçois des communiqués de presse sur des sujets qui n’ont rien à voir avec ceux dont je traite. Donc je les jette.

Quand je pose une question, j’ai des tonnes de réponses (encore un grand merci à tous d’avoir réceptionné ma bouteille à la mer quand je cherchais un spécialiste des jeux vidéo !)… mais c’était déjà le cas avant !

Premier bilan : OK, ça m’a fait plaisir, mais ça ne me fait pas gagner de clients, et je perdrais du temps à répondre à toutes les sollicitations si je le faisais (je ne le fais plus, même si en effet, je me sens parfois mal à l’aise, mais c’est comme ça !).
Je vous dirai ce qui change quand ce blog aura dégringolé dans le classement 😉

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La confiance, un argument qui ne marche plus ?

« Nous sommes une petite agence, nous voulons nous développer dans le Sud, et comme l’une de nos collaboratrices part en congé maternité, nous avons décidé de la remplacer par des freelances, dont une personne dans le Sud… d’où la raison de mon appel« .

Jusque là, tout va bien. Sauf que si mon interlocutrice a bien préparé son appel, moi, j’étais plongée dans mon boulot du jour, dans le silence complet de mon bureau… Bref, je suis dans la parfaite disposition d’esprit pour me faire arnaquer !

« J’ai déjà une mission de deux jours à vous proposer. Le mois prochain, il y a un autre sujet qui va tomber, et je vous réserve déjà 3 jours dans 6 mois pour un événement auquel j’aimerais que vous participiez. Comme vous le comprenez, c’est du récurrent, pouvez-vous me proposer un tarif qui en tienne compte ? Ce serait combien par jour ? ».

Et là, bien sûr, je fais confiance et je m’engouffre dans la gueule du loup !

Six mois plus tard, le bilan :
J’ai travaillé quatre jours, pour le prix de deux version « récurrent ». La mission n’était absolument pas bordée, le travail préparatoire de l’agence ni fait ni à faire et les objectifs ont été revus deux fois… Donc j’ai en plus la frustration de ne pas avoir atteint les objectifs que je m’étais fixés (il ne faut pas croire que les freelances ne sont pas auto-motivés !)
Je n’ai plus jamais entendu reparler des trois autres jours sur lesquels j’avais été missionnée d’emblée (et pourtant, cela avait été formellement devisé, et sans réponse j’avais relancé et demandé confirmation – confirmation qui m’a été donnée uniquement à l’oral lors d’une conversation téléphonique, bien entendu, mais j’ai fait confiance).
J’ai dû relancer deux fois, pour être payée au bout de trois mois et demi.

La morale de l’histoire :
– Ne pas décrocher son téléphone si on n’est pas psychologiquement préparé 😉
– Ne JAMAIS proposer de tarif « pour du récurrent », mais un dégressif : jusqu’à 5 jours/an, mon tarif est de tant, de 5 à 10 jours de tant, puis de 10 à 20 jours et enfin, « à partir de 20 ». Au pire, notre interlocuteur nous répond d’emblée que nous sommes trop cher et va voir ailleurs… mais ce n’est pas grave, c’était une arnaque !

 

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RSI : les dysfonctionnements, ça s’arrête quand ?

Je suis allée chez mon médecin généraliste avec mes enfants pour les certificats sportifs de rentrée. Au moment où il a inséré ma Carte Vitale dans son appareil il a dit « Ah, vous êtes au RSI… » « Oui, et ? » « Bon courage, parce que c’est un sacré bazar, ce truc-là, tous mes patients qui y sont s’en plaignent« .

Je suis allée chez l’orthoptiste de mon fils et lui ai tendu une lettre du RSI : je n’ai pas été remboursée des 6 premières séances parce que « selon le RSI » ils n’avaient pas reçu la prescription médicale et l’entente préalable (que je leur avais fait bien entendu parvenir au moins 3 semaines avant la première facture de l’orthoptiste) – elle devait donc « télétransmettre de nouveau ». Elle a pâli, m’a dit qu’elle le ferait pour la séance suivante et m’a dit à cette occasion « et dites-leur que ça a intérêt de marcher cette fois, parce que je suis à bout de nerfs avec ces histoires de RSI« .  Elle a ajouté qu’elle avait systématiquement des problèmes avec ses patients affiliés au RSI.

Je suis allée chez l’opticien, parce que mon fils doit changer de lunettes. Au moment où il a lu ma Carte Vitale, il m’a dit « donnez-moi bien le tiers payant de votre mutuelle, parce qu’avec le RSI, vous n’allez pas être remboursée de sitôt« .

En fait, les professions médicales et paramédicales auxquelles nous avons affaire sont les victimes collatérales de ces problèmes qui nous touchent en premier lieu. Il faut faire quoi ? Une manif tous ensemble pour ce grand bazar prenne fin ?

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