Le monde d’après, c’est maintenant… Alors qu’est-ce qu’on fait ?

Nos politiques nous promettent le changement depuis des années. Résultat, nous sommes passés de droite à gauche puis au milieu, sans toujours constater de réel changement. La grogne sociale est toujours là (tapie dans l’ombre depuis quelques semaines, mais les Gilets Jaunes n’ont probablement pas dit leur dernier mot), la prise en compte des enjeux climatiques toujours mise de côté…

Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? Mon fils de 13 ans, après être devenu radicalement végétarien (la viande et le poisson ne sont au menu que maximum trois fois par semaine à la maison depuis plus d’un an, mais il a décidé que pour lui ce ne serait « plus du tout »), vire collapsologue tendance survivaliste. Il a commencé à se renseigner sur la permaculture et le design de jardins urbains (j’en suis très contente, étant moi-même très emballée par ce dernier sujet, mais sinon, je vis trop dans l’instant présent pour m’affoler des prévisions du GIEC).

L’une de mes voisines, retraitée, ne sort plus de son jardin, mais nous nous parlons régulièrement « par-dessus le mur ». Une autre, croisée dans la supérette d’à côté ce week-end (nous étions les deux seules personnes non masquées…) peste contre la peur ambiante « Ca suffit, maintenant ! Je ne me touche pas le visage et je me laverai les mains en rentrant et ça ira ! Je ne veux même plus aller randonner avec les personnes de mon groupe, parce que nous sommes obligés de marcher masqués ! On va où ? Ca les fait fantasmer, les gens, de vivre une guerre ?!« .

Une troisième voisine, jeune maman, m’a dit qu’elle s’était confinée avec sa famille chez sa mère à la campagne, ce qui avait confirmé leur « besoin de vert » et le ras-le-bol de « leur vie de cons« . A la naissance de mes enfants, j’ai aussi trouvé insupportable l’idée de bosser trop et ne pas les voir grandir. En revanche, ayant grandi à la campagne, j’en connais les avantages mais en ai aussi gardé en tête les inconvénients. La vie urbaine avec un bout de jardin est ma vision d’un idéal, que je tiens à conserver ;-).
Mes voisins vont vendre leur appartement et partir s’installer en périphérie de Marseille, avec l’objectif, si le télétravail se développe, de partir à la campagne plus tard.

Et sinon, je constate que le défilé des personnes qui venaient marcher dans ma ruelle pendant le confinement s’est tari. Nos deux poules, qui avaient pris l’habitude de parader dans l’allée devant leurs admirateurs qui se pressaient contre la grille du jardin (j’exagère à peine !), sont retournées à leur quête de vers de terre dans les jardinières ;-).

J’irai voter à la fin du mois de juin, pour une personne qui je l’espère apportera du changement au niveau local. Nous allons continuer à consommer le plus raisonnablement possible, continuer à acheter des fruits et légumes produits près d’ici, et nous avons banni A… de nos fournisseurs officiels. J’espère aussi que l’engouement pour le télétravail permettra aux entreprises de comprendre que le travail à distance fonctionne très bien, et offrira la possibilité aux freelances de travailler de partout en France.

Voilà une partie du « monde de maintenant » vu de mon côté de la lorgnette. Et vous, que voyez-vous ?

,

  1. Poster un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :