C’est vous qui savez !

Qui a le savoir ? Notre client et sa connaissance de son univers métier, ou nous, le prestataire détenteur d’une expertise ?
Ce n’est pas toujours simple de trancher. Je crois que je me suis souvent abritée derrière la formule « le client est roi », en m’adaptant à ses demandes, tout en n’étant pas toujours convaincue qu’il avait raison.
Je persiste à penser – mais peut-être à tort ! – que c’est l’attitude qui convient dans 99 % des cas.

Et pourtant, quand je parle de mes clients avec d’autres freelances, il m’arrive d’entendre de péremptoires « il faut que tu dises ça à ton client » ou « ton client a besoin de ça« . A  partir du moment où il n’y pas de demande clairement formulée du client, j’estime qu’il n’y a pas lieu de monter au front (bien entendu, quand il s’agit d’une démarche « gagnant-gagnant », dont je suis persuadée, je n’hésite pas à m’exprimer !). Par exemple, je ne dirai jamais, comme certains de mes confrères ou consoeurs, « ce n’est pas possible de lancer des relations presse, parce que vous n’avez pas de stratégie d’entreprise. On en reparlera quand ce sera le cas« .

Si mes clients veulent lancer des relations presse, je leur demande pour quelle raison, ce qu’ils en attendent et ce qu’ils souhaitent dire. Ils sont assez grands à ce moment-là pour comprendre que « je veux faire des RP parce que mon concurrent en fait« , « je veux être en une de tous les supports de presse nationale » et « dites-moi ce que je peux dire » ne sont pas des arguments ;-).

Lorsque mes clients me confient une mission de rédaction,  je reste persuadée que leur connaissance métier est capitale et que le texte que je vais écrire ne sera qu’une « mise en forme », un « enrobage » d’un message qu’ils détiennent et je suis totalement ouverte à leurs remarques qui me permettent souvent de mieux comprendre leurs problématiques et donc d’écrire des textes plus percutants.

Il arrive pourtant que des clients me disent « C’est vous qui savez ! C’est pour cette raison que je vous confie la mission« . Je trouve cela flatteur, mais c’est aussi parfois inconfortable. Car j’ai beau me prévaloir d’une expérience, de compétences et d’un esprit de synthèse qui me permettront de conseiller un client en lui présentant d’autres « cas » similaires déjà expérimentés, je reste persuadée que sa compétence métier restera essentielle pour toute action de communication.

… Et vous ? (je ne suis pas sûre d’avoir été hyper claire, mais j’aimerais que vous me donniez votre point de vue si vous êtes confrontés à des situations similaires ;-))

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  1. #1 par Laurence Perchet le 11 mars 2016 - 11:57

    Bonjour Isabelle,
    oui, bien sûr, tes questionnements sont normaux. J’ai eu une expérience récemment sur la chose.
    Une école d’art faisant partie d’un réseau national a ouvert à Tours. Comme toute franchise, le directeur bénéficiait d’un kit communication fournit par l’enseigne, mais ce n’était pas suffisant pour un lancement, évidemment ! Il a donc voulu faire des RP. Il m’a trouvée sur Internet, m’a appelée et on a pris RV.
    Il bénéficiait d’un bel endroit dans une rue semi piétonne de Tours, ancienne boutique transformée par ses soins en atelier pour des cours artistiques, mais on était déjà fin septembre, les inscriptions pour les loisirs étaient déjà bien avancées, voire terminées, et ce directeur s’est avisé qu’il lui fallait 200 candidats pour avoir un retour sur investissements, sans avoir rien fait en terme de com terrain !
    Inutile de te dire que je l’ai prévenu par rapport à la plus-value des RP ! Topo sur l’utilité faible au démarrage d’une activité, axe corporate et non commercial des RP, aléa de la reprise par les journalistes locaux (surtout en province)… Bref ! J’ai bien expliqué que le graal de la réussite ne viendrait pas des RP ! Il a compris mais on a quand même tenté le job, j’ai fait au mieux et ça m’a pris un certain temps parce que j’ai appelé moi même les journalistes susceptibles d’être intéressés par l’info pour donner une chance à l’école d’avoir une brève, un papier etc… On a eu deux retours ! Dans le journal local qui a pignon sur rue et sur un site Internet. C’était pas gras. Mais le client était prévenu. Du coup, il a laissé tomber pour la suite. Dommage, parce que c’est justement par la suite qu’on peut alimenter pour la presse…

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    • #2 par Isabelle Prigent le 15 mars 2016 - 14:53

      Hé oui,un grand classique ! Auquel tous ceux qui font des RP ont été confrontés 😉

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