Tout vient à temps…

Voilà neuf mois que je suis installée à Marseille.
En ce mois de mai, c’est aussi l’anniversaire de mon lancement en freelance. Il y a cinq ans déjà.

Si je ne me suis pas beaucoup exprimée ces derniers temps, cela ne m’empêche pas de beaucoup cogiter !

Quand j’ai commencé  il y a cinq ans, j’étais sereine et sûre de moi. Ca va marcher, prochainement, vite. Ca a marché, même si cela n’a pas atteint les objectifs (flous) que je me serais fixés dans mes rêves les plus fous.  Je ne suis pas franchement au clair avec ça, car pour moi, réussite rime avec « recrutements, direction d’une agence, chiffre d’affaires doublé chaque année, etc », mais… je n’ai pas envie de faire les sacrifices que cela implique. Un jour, je serai capable de revendiquer que je veux avoir du temps pour profiter de la vie, voir grandir mes enfants, lire, écrire, regarder ce qui se passe autour de moi…, tout en ayant une activité qui me plaît et me permet de gagner suffisamment bien ma vie. Donc, si je dresse le bilan de ces cinq ans en étant parfaitement cohérente et honnête avec moi-même, j’ai réussi à 200 % ;-).

Quand j’étais en région parisienne, sans prospection, je travaillais tous les jours. Et quand une mission se terminait, une autre arrivait. Donc, je n’ai jamais ressenti le besoin de « mettre à plat » ma façon de faire, parce qu’en ne faisant rien de spécial « ça roulait » et j’avais tout simplement trop de travail pour avoir le temps de me poser des questions !
Depuis que je suis arrivée à Marseille, tout est différent. J’ai très peu de travail ici. Mes clients parisiens ne sont pas des « gros » clients,  mes missions ont toujours été « à faible récurrence ». Donc, même si je continue la formation, qui est devenue une part importante de mon activité, pour le reste, mes missions avec des clients parisiens sont des nouvelles missions. En  nombre moins important qu’avant, évidemment, parce que je ne suis plus sur place. Je me rends compte par ailleurs que quand je travaille avec des clients à distance, que je n’ai jamais vus, il me manque tout le « ressenti » que je peux avoir en rendez-vous de visu et qui est très important pour moi.
Je ne sais pas encore, même si quelques pistes se dessinent, comment je vais pouvoir poursuivre mon activité avec un rythme suffisamment soutenu ici…

Comme je crois assez peu au hasard, j’essaie aussi de trouver un sens à cette mise au repos forcée de mes neurones. Peut-être est-il temps de passer à autre chose ? Peut-être dois-je me positionner différemment ?
Que de questions auxquelles le temps donnera forcément des réponses…, donc je me force à accepter ce rythme ralenti, en me répétant que « tout vient à temps à qui sait attendre » 😉

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  1. #1 par Nathalie Bellec le 13 mai 2014 - 09:50

    Bonne philosophie. On ne peut être toute sa carrière à 100% et les déménagements sont là pour nous le rappeler. Je suis confiante que de la « jachère » sortira de belles plantes … Réfléchir, oui, douter, non!

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  2. #3 par Florence Durif le 13 mai 2014 - 10:37

    Sur le point de déménager à Milan, je me pose également ces questions. J’essaye de me rassurer en me disant que je travaille beaucoup à distance aujourd’hui mais… je sais que cela ne sera pas simple. Il faut aussi être positif et se dire que c’est pour une vie meilleure (tu as au moins gagné le soleil… un DRH m’a dit un jour que « cela se payait » !) Allez, imaginons la suite de notre vie !

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    • #4 par Isabelle Prigent le 14 mai 2014 - 14:03

      Bon courage pour ton installation à Milan ! C’est pour quand ? Tu parles italien ??
      Oui, je rencontre ici beaucoup de gens venus d’ailleurs qui disent que le soleil leur coûte cher…

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      • #5 par Florence Durif le 14 mai 2014 - 14:25

        Si tout va bien, c’est pour la rentrée 2014. Je parle italien (même si j’ai besoin d’un petit rafraîchissement) car nous avons déjà vécu dans les Pouilles pendant 3 ans (à Lecce). Je suis ravie de changer d’air et de rencontrer de nouvelles têtes. Je vais également tenter de proposer mes services de réécriture, correction et rédaction pour les entreprises qui veulent se développer en France… on verra s’il y a une demande. Je refais mon cv, mon flyer et mon site internet pour arriver fin prête. A presto !

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  3. #6 par Yves Costiou le 13 mai 2014 - 21:08

    Bonjour Isabelle,
    Pour continuer dans les comparaisons botaniques, on ne fait pas pousser une plante plus vite en tirant dessus, on ne ferait que la déraciner. Il est peut être juste temps de rempoter et de nourrir le sol pour avoir une belle floraison à la belle saison.
    Continue à cultiver de belles idées comme tu sais le faire

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  4. #8 par Captain Turtle le 13 mai 2014 - 23:46

    Prendre le temps de réfléchir ne fait jamais de mal en tout cas ! Ce métier est passionnant mais j’imagine qu’il doit perdre de son charme sans le contact humain. Tous tes clients sont principalement parisiens ? Ou as-tu tout de même trouver des nouveaux contacts dans le sud ? Bonne continuation !

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    • #9 par Isabelle Prigent le 14 mai 2014 - 14:04

      Merci !
      J’ai de nouveaux contacts dans le sud, mais pas assez (loin de là !) pour imaginer aujourd’hui avoir une activité « à temps plein » ici…

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  5. #10 par Cécile Trompette le 14 mai 2014 - 07:07

    Bonjour Isabelle,

    Ta situation initiale à Paris me laisse rêveuse : des clients qui arrivent sans prospecter ! le Graal ! Tu devais avoir un bon réseau et de bonnes recommandations de la part de tes clients pour ne recevoir que des appels entrants ! => une piste à creuser pour Marseille, non ? Comment avais-tu constitué ton réseau parisien ?
    Je crois me souvenir que dans un de tes billets tu parlais aussi de ton blog qui te permettait de décrocher des clients. Etait-ce uniquement des clients parisiens ? Que tu rencontrais systématiquement ? Quid des autres clients géographiquement éloignés ? Tu ne donnais pas suite ?

    Pour partager mon expérience, je suis passée en télétravail (avec mes clients parisiens) lors de ma grossesse et dans les mois qui ont suivi. Cette expérience m’a permis ensuite de faire la transition avec mon déménagement à la Réunion. J’ai perdu quelques clients franciliens mais noué des liens plus forts avec les autres – et plus étonnant, j’ai concrétisé une nouvelle mission longue durée et initié 3 collaborations… à distance . Cela m’a fait réfléchir sur ma façon d’aborder mon travail avec des clients géographiquement proches – dont je m’éloignerai aussi un jour, étant destinée à bouger régulièrement.
    S’il est important de voir ses clients (ceux que j’ai gardés sont ceux que je voyais le plus souvent), je pense qu’une fois le contact établi et la confiance créée, on peut « prendre ses distances géographiques ».

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    • #11 par Isabelle Prigent le 14 mai 2014 - 14:13

      Bonjour Cécile,
      Mes clients arrivaient à Paris essentiellement via mon blog (les deux dernières années), et par recommandation, de mon réseau et de mes clients. Et oui, tout le monde était parisien, mon blog était bien référencé à Paris. Les clients arrivant d’ailleurs étaient rares, mais quand c’était le cas, j’avais toujours l’occasion de les rencontrer, parce qu’ils passaient tous à un moment à Paris.
      J’ai une cliente en Angleterre, par exemple, et nous nous sommes rencontrées avant de commencer à travailler ensemble.
      Oui, je pense qu’on peut prendre de la distance une fois la confiance créée, mais je constate que même si j’aime travailler seule, j’ai du mal à le faire pour des gens qui sont des voix au téléphone ou des lignes sur un mail. En fait, la plupart de mes clients pourraient être des amis, j’ai vraiment des affinités avec eux tous. Et je me dis que si je ne les connais pas « de visu » cela ne pourra pas être le cas. Bref, ce sera différent, mais possible, bien sûr. Il faudra que je m’adapte !
      Mais clairement, je crois que j’aurais du mal à bouger comme toi régulièrement, avec ce sentiment de devoir tout réinitialiser à chaque fois (parce que même si tu gardes tes clients, ta relation avec eux change du fait de la distance…).

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      • #12 par Cécile Trompette le 16 mai 2014 - 12:26

        Ok je comprends…
        J’ai commencé à m’entraîner avec mes amis 🙂 on échange par mail, téléphone, skype et on se revoit à l’occasion de vacances communes.
        Du coup, avec mes clients/prospects je pense dupliquer l’expérience (peut-être pas en passant des vacances ensemble ^_^, mais en programmant des visites groupées lors d’un déplacement parisien).
        Et puis on finit par ressembler à ses clients – ou à choisir des clients qui nous ressemblent : profil international, nomade, geek (enfin à mon niveau geek c’est : skype, FB… et un bon abonnement téléphonique quand skype plante !)
        Bonne reconstitution de ton réseau, marseillais cette fois, et pourquoi pas faire un « événement » pour tes clients parisiens (un soirée pour tous les rassembler autour d’un verre… ou une invitation sur Marseille)
        PS : merci pour la publication de mon portrait sur ton blog – je l’ai diffusé sur mon FB… et un ami m’a contacté, heureux de découvrir que je pouvais certainement l’aider (preuve qu’on ne communique pas assez envers son réseau proche !)

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