Ces clients qui nous font progresser… malgré eux !

Je la connais depuis un peu plus de deux ans. Souriante, affable, elle semble sûre d’elle, mais elle glisse très rapidement dans la conversation qu’elle est diplômée d’une prestigieuse université américaine. Son doudou à elle, son rappel qu’elle est « quelqu’un ».

Travailler avec elle, c’est accepter d’être disponible soirs et week-end, car elle ignore toute contrainte horaire… Elle me contacte quand elle est débordée, dit-elle. En réalité, c’est quand elle ne sait pas comment se dépatouiller d’un projet qu’elle ne maîtrise pas mais qu’elle a gagné, grâce à ses belles paroles, son diplôme et son expérience – pas franchement liés à la communication, mais les clients s’en fichent, visiblement !
Si travailler avec elle n’a jamais été une sinécure – délais, stress, horaires, règlement, tout est compliqué ! – ses projets sont toujours passionnants, sur des thèmes plutôt avant-gardistes, souvent pour des grosses sociétés, et très clairement, je n’ai jamais été capable de les gagner par moi-même ! C’est pour ces raisons que j’ai toujours un instant d’hésitation… puis je dis oui !

Quand un grain de sable est venu se placer dans la machine bien huilée de notre collaboration (je faisais, je lui expliquais, elle allait présenter le projet seule devant son client), car cette fois-là, je n’avais sans doute pas été suffisamment précise dans l’explication de ma démarche, elle est devenue  insultante. J’ai ruminé notre conversation – enfin, son monologue ! – téléphonique toute une soirée. Non, je n’allais pas me laisser traiter de la sorte sans rien faire ! Car si cette fois, elle n’avait pas pu répondre aux questions de son client lors du RDV, c’était bien la première fois en deux ans, et ses remerciements n’avaient jamais été aussi virulents que ses cris, quand je lui avais sauvé la mise à plusieurs reprises… Et puis j’avais toujours insisté pour être présente lors des rendez-vous, zut !
Le lendemain, je lui ai envoyé un mail. Quelques lignes, très claires, très concrètes pour expliquer que non, je n’étais pas sa chose et que pour une bonne collaboration, il était nécessaire de s’exprimer autrement.

Elle ne s’est pas excusée, mais elle m’a demandé, par retour de mail, si elle pourrait compter sur moi pour une prochaine collaboration.
J’ai répondu en trois lettres. NON. Cela m’a libérée d’un poids énorme !

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  1. #1 par valerie rocheron le 24 mars 2014 - 11:15

    Toujours évacuer les facheux! Qu’elle repose en paix avec son prestigieux diplôme.

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  2. #3 par Laurence Perchet le 24 mars 2014 - 12:11

    Isabelle,
    j’avoue qu’en lisant ton histoire, avant d’arriver à la fin, j’ai eu un doute sur l’épilogue. Evidemment, on ne peut être bon en tout : le commercial et la pratique du métier. C’est comme ça. Quand on le sait, quand on l’admet, ça va mieux. Si tu as pu avoir de beaux projets, tant mieux. Si cela s’est fait parfois dans des conditions que tu n’approuvais pas, mais que tu acceptais quand même (j’ai connu !), pourquoi pas… Mais au final, la raison reprend souvent le dessus, pour les personnes de bon sens, dont tu fais partie ! Stendhal écrivait : « le bonheur est une longue habitude de raisonner juste ».

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  3. #5 par harmonycom le 24 mars 2014 - 13:04

    Toujours pénible.
    Au final, j’ai appris avec l’expérience que ce genre de collaboration se termine toujours ainsi (donc maintenant, j’évite de m’y engager carrément !). Car ce type de personne tire sur la corde… jusqu’à ce qu’elle casse. Donc à moins d’avoir une personnalité de serpillière, un jour, on les envoie balader ;o)
    Vécu aussi, mais il faut admettre qu’on reste sur une frustration, et une grosse déception…
    S’il y a bien une chose que je ne tolère plus, c’est le manque de respect. Et tant pis si à la fin du mois, c’est un peu raide niveau finances : c’est un choix assumé !
    Non mais zut quoi ;o)

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    • #6 par Isabelle Prigent le 25 mars 2014 - 16:00

      Hello Sandra,
      Oui, tu as raison, ce genre de collaboration se termine toujours mal… et pourtant, je suis persuadée que je serais prête à m’engouffrer encore dans ce genre de projet sous le seul prétexte que « c’est intéressant »… La prochaine fois, tiens, j’en parlerai ici avant de signer 😉

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      • #7 par harmonycom le 25 mars 2014 - 18:26

        Voilà, on te donnera notre avis ;o)

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