Une expérience n’est pas universelle

Régulièrement, je suis contactée par des gens qui font une étude de marché avant de se lancer en freelance.

Je leur réponds poliment (enfin, j’espère !) mais plus ça va, plus je suis persuadée  que cela n’a pas de sens.
Etre consultant en communication en freelance, cela recouvre tellement de métiers différents ! Des spécialistes du web, des formateurs, des attachés de presse,  des rédacteurs,  il y a même des graphistes qui se disent consultants en communication…
Ensuite, on n’exerce pas son métier de la même façon à Paris (où il y a énormément de demandes) et en région (a priori, à Marseille, le marché de la communication n’est pas florissant), si on a 25 ans et une courte expérience ou 40 ans et plus de 15 ans dans différentes entreprises/agences/secteurs…
Avoir un bon réseau permettra à un incompétent de durer plusieurs années, et ne pas en avoir empêchera quelqu’un de doué de se lancer…
Foncez si vous êtes hypermotivé(e) et que vous avez un peu d’argent de côté, ça vous permettra de vous laisser un peu de temps avant les premiers projets… Mais laissez de côté les études de marché, c’est inutile dans notre domaine d’activité.

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  1. #1 par ceciletrompette le 30 septembre 2013 - 09:23

    Bonjour Isabelle,
    Je vous rejoins : rien de tel que de se lancer et de tester le marché in vivo. Les études de marché rassurent les investisseurs (et encore) mais ne garantissent en rien le succès à venir d’une affaire.
    Pour avoir des « retours d’expérience » pourquoi ne pas rejoindre des clubs d’entrepreneurs (spectre bien plus large que le simple secteur de la com’ – déjà très varié, effectivement – + opportunités de développer son réseau).
    La confrontation avec les demandes clients permet par ailleurs de peaufiner son offre de services… voir de repérer un marché de niche !
    Bonne chance à tous.
    Cécile

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    • #2 par Isabelle Prigent le 30 septembre 2013 - 10:37

      Bonjour Cécile,
      Effectivement, c’est en écoutant les demandes des clients qu’on comprend mieux où on est attendu… et cela permet d’affiner son positionnement !
      J’ai testé au début les clubs d’entrepreneurs, mais je ne suis pas trop convaincue de l’intérêt. Vous oui ? Vous continuez ?

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      • #3 par ceciletrompette le 1 octobre 2013 - 13:09

        Au démarrage de mon activité, j’ai fréquenté différents cercles d’entrepreneurs avant de trouver celui qui me convient (fonctionnement, animation, horaires…).
        Ne pas confondre club d’entrepreneurs (convivialité, échange et réseau) et club d’affaires (business, business et business) – avec frais d’entrée élevés pour obtenir des contrats « rapidement et à coup sûr » (enfin presque 🙂
        Développer son business via le réseau demande du temps et de la patience, mais c’est encore le moyen le plus efficace (vs. prospection téléphonique dans le dur par exemple).

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  2. #4 par Laurence Perchet le 30 septembre 2013 - 09:30

    bonjour Isabelle,
    Alors là, je suis 100% d’accord avec toi, quand tu écris : « Avoir un bon réseau permettra à un incompétent de durer plusieurs années, et ne pas en avoir empêchera quelqu’un de doué de se lancer… » ! La première partie de ta phrase est surtout très très vraie ! J’en ai rencontré, des nuls, qui avaient un commerce florissant, parce que simplement un bon réseau… Le pire, c’est que ces nuls pourrissent le métier littéralement ! Ils s’adressent à des entreprises qui ne connaissent rien au métier de communicant, et qui croient faire de la communication avec un partenaire bien naze. Quand toi, avec ta conscience professionnelle, tu expliques avec pédagogie les choses, on te prend pour un zozo… C’est navrant ! Là où je suis, ce genre de zigotos a fleuri… C’est pour ça, en partie, que je jette l’éponge par rapport à l’exercice de mon métier. Trop de boulot pour remettre les choses à plat. Trop de pédagogie à faire. Seule, c’est mission impossible…

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    • #5 par Isabelle Prigent le 30 septembre 2013 - 10:40

      Il y a donc des régions propices à la prolifération des zigotos ? 😉 Au secours, j’espère que ce ne sont pas les concurrents que je vais rencontrer ici !!

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  3. #7 par Pilar LOPEZ le 30 septembre 2013 - 09:39

    Rien à voir avec la choucroute, juste un petit mot doux pour te dire, Isabelle, à quel point je suis contente de retrouver ton style inimitable de concision et d’efficacité dans tes billets. Ils m’avaient tant manqués….

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    • #8 par Isabelle Prigent le 30 septembre 2013 - 10:40

      Coucou Pilar, tu étais dans ma liste « à contacter » pour cette semaine ! Je t’envoie un mail très vite pour prendre de tes nouvelles 😉 Bises.

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  4. #9 par Céline le 1 octobre 2013 - 15:54

    J’ai un point de vue un petit peu différent sur l’étude de marché, que j’appellerai d’ailleurs plutôt l’étude « du » marché.
    Je ne connais rien au marché de la com, mais je pense que lorsqu’on a été salarié pendant de nombreuses années, il est de bon augure de se renseigner un petit peu sur la manière d’exercer son cœur de métier en freelance, ne serait-ce que pour avoir une idée de la manière de tarifer ses prestations ou d’organiser ses missions, ou encore détecter les réseaux professionnels qui existent…

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    • #10 par ceciletrompette le 1 octobre 2013 - 18:23

      Bonsoir Céline,
      Vous pointez effectivement 2 préoccupations du salarié qui veut se lancer dans l’aventure entrepreneuriale :
      – le quoi ? : y a-t-il un marché pour mon expertise (la fameuse étude de marché évoquée par Isabelle) ? => et là c’est à chacun de tester « grandeur nature »
      – le comment ? : quel statut juridique ? quelle gestion de mon temps ? quelle structure de prix ? pour quelle(s) offre(s) ? => et là le retour d’expérience des autres peut être utile, pour faire des choix ou tout simplement pour découvrir l’existence de telle ou telle formule
      Pour ma part j’ai commencé en tant qu’entrepreneur à l’essai (ça existe) dans la couveuse d’entreprise de mon département. L’occasion de « tester mon marché » grandeur nature tout en prenant le temps de répondre aux comment. une transition en douceur et sans stress.

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      • #11 par Isabelle Prigent le 4 octobre 2013 - 08:38

        Exactement ! Sur le « comment » bien entendu, c’est une bonne idée d’en parler avec d’autres pour avoir leur point de vue. Beaucoup trop de personnes confondent avec le « quoi » et s’imaginent qu’en copiant le premier venu, tout se passera bien…

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