Etre rentable pour un indépendant, qu’est-ce que cela veut dire ?

L’une de mes amies freelance dit « être rentable, c’est vivre de ce que notre activité nous rapporte« . Moi, j’ai tendance à dire « c’est gagner sensiblement l’équivalent de ce que l’on gagnerait en étant salarié, tout en améliorant notre qualité de vie »  (bureau à la maison, présence auprès des enfants, moins de transports, etc)… Oui, je sais que je dérive du sujet en répondant de cette façon ;-).

Je n’ai pas eu besoin de poser la question à un expert-comptable… Il m’a dit d’emblée « un indépendant doit gagner 600€/jour« . Cela me semble cohérent… pour les jours facturés. Ce à quoi il m’a rétorqué que « chaque jour travaillé doit être facturé« .

Si je suis son calcul, mon chiffre d’affaires 2013 devrait dépasser les 100 000 €. L’objectif est (très) ambitieux et pour moi, à première vue, inatteignable. Je sais bien entendu que nombre de consultants l’atteignent, mais pour cela il faut avoir un réseau solide et des clients récurrents. Je n’ai pas constitué ce réseau lorsque j’étais salariée, je suis donc partie de presque zéro il y a 4 ans. Quant à mes clients, ce sont le plus souvent des TPE, les actions de communication sont donc très ponctuelles pour eux.
Il faudrait aussi sans doute que je sois plus efficace (je perds trop de temps à surfer sur le net et à lire des mails inutiles) et plus sélective (oui pour deux RDV enchaînés tel jour à 20 km, mais non pour une heure d’entrevue qui pourrait très bien être remplacée par un coup de fil).

Bref, je suis d’accord pour faire des efforts… et je compte bien en être récompensée !
Et vous, que pensez-vous de ces objectifs ? Les avez-vous en ligne de mire, ou vous dites-vous que votre qualité de vie prime sur votre chiffre d’affaires ?

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  1. #1 par Pilar LOPEZ le 22 janvier 2013 - 08:42

    Je croyais que les free-lances « heureux » devaient gagner ce qu' »il faut » pour être heureux » et mener la vie dont ils ont envie.
    Celui qui veut travailler 6 mois par an et passer le reste de l’année sur son voilier aura des besoins bien plus important.
    Et d’autres avec un niveau de vie frugal se contenteront de travailler moins au profit de leur temps libre (de moins en moins gratuit, je l’accorde)…
    Si je veux prendre ma retraite à 45 ans, combien dois-je gagner pour m’assurer un train de vie confortable ? Et si les revenus de mon conjoint sont suffisamment confortables pour que mon job soit un « hobby », dois-je m’astreindre à gagner une indépendance financière dont je n’ai pas vraiment besoin ?
    Un free-lance doit être rentable ou suffisamment profitable pour être durable ?
    Ah, putain de cas particuliers !

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    • #2 par Isabelle Prigent le 22 janvier 2013 - 08:54

      Hello Pilar,
      Quand tu parles avec ton expert-comptable, il n’y a pas de cas particuliers… juste des exemples de gens qui font « la même chose que toi » mais gagnent 5 fois plus. Et en sortant, tu imagines que peut-être (???) tu pourrais continuer à faire ce boulot que tu aimes, te dire tous les jours que tu es « un peu en vacances » parce que tu bosses chez toi et que tu n’as pas de chefs ni de collègues pénibles, le tout en gagnant bien plus d’argent que si tu étais salarié. Pour un expert-comptable, non seulement c’est possible, mais ce doit être le seul objectif que je dois me fixer… Je dois dire que depuis notre entrevue, c’est « tempête sous un crâne » 😉

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  2. #3 par Valérie ROCHERON (@hervelie) le 22 janvier 2013 - 09:24

    Ah, bonne question…pour se remettre en question, tiens! C’est ce que je cogite en ce moment. Plume en Herbe n’est pas rentable, c’est clair. Je fais rentrer de l’argent avec lequel je paye mes factures et c’est tout. C’est très rare que je dégage quelque chose pour moi. Le seul petit avantage que j’en tire, c’est faire passer en frais des dépenses de la vie courante: essence, téléphone, quelques extras. Dois-je investir pour gagner plus et atteindre enfin ce seuil de rentabilité? Dois-je me contenter de continuer ainsi, tranquilou, juste pour le plaisir? À voir dans les semaines qui viennent…

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    • #4 par Isabelle Prigent le 24 janvier 2013 - 09:37

      Hello Valérie,
      Il faut qu’on se crée un groupe d’action sur ce sujet (j’allais dire « groupe de réflexion », mais bon, réfléchir, ça ne fait pas venir l’argent immédiatement ;-)). Bises

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  3. #5 par Elle & freelance le 22 janvier 2013 - 11:17

    Merci pour cet article, isabelle .
    Excellente question que celle de la véritable rétribution d’un indépendant. 600 euros/jour? Ca me parait énorme. Clairement en m’installant en Corse, je suis aussi payée en qualité de vie, mais il est clair que ce n’est pas ce qui fait bouillir la marmite, la qualité de vie. Quand on dit que pour réussir quand on entreprend il faut un bon mari, je plussoie,sans son salaire, La Freelance n’aurait jamais pu se lancer!

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    • #6 par Isabelle Prigent le 24 janvier 2013 - 09:44

      On est d’accord Aurélie, la qualité de vie ne fait pas bouillir la marmite 😉
      600 €/ c’est le tarif moyen/jour à Paris pour une formation par exemple. Sur une journée de conseil il m’est arrivé de facturer 1 000 €… mais j’ai travaillé au moins une journée avant pour la préparer… Donc, oui, c’est compliqué de faire de 600 € une moyenne/jour annuelle, mais cet expert comptable ne m’a pas sorti ce chiffre de son chapeau comme ça. Il a des clients qui l’atteignent, il faut donc que ce soit un objectif pour moi, car même si j’ai « un bon mari », je ne compte pas me servir de lui comme filet de sécurité toute ma vie 😉

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  4. #7 par laurenceperchet le 22 janvier 2013 - 22:35

    Merci Isabelle d’aborder un sujet sur… l’argent ! Comme on le sait, les français n’aiment pas en parler, je me demande parfois pourquoi… Quand j’ai démarré en 2000 le métier de freelance, « on », c’est à dire des non indépendants (!) m’avait dit qu’un indépendant très coté (heu… surtout à Paris et surtout pour des grandes entreprises et surtout dans l’informatique !) gagnait une moyenne de 5000 francs par jour, soit 762 euros aujourd’hui. Le mieux que j’ai réussi à faire, en 10 bonnes années, c’est 500 à 550 euros par jour, avec de grandes entreprises (du nord) pour quelques missions ponctuelles (donc du genre qui ne s’étalent pas sur plus de 3 jours et qui ne se présentent pas plus de 3 fois dans l’année !). Je tournais et j’ai tourné souvent à beaucoup moins…
    Enfin, tout ce que l’on raconte n’est que pure cogitation la plupart du temps. Il y a longtemps qu’en tant d’adhérente d’une association de gestion agréée, je peux consulter les moyennes des rémunérations dans mon domaine, et là, les masques tombent… C’est assez amusant en fait. Les rares années où j’ai réussi à facturer aux environ de 50 à 60 000euros annuels (sans facture intermédiaire, je précise…) soit la moitié moins de ce que tu es sensé faire en CA, je bossais 70 heures par semaine non stop, et je laissais tout au fisc ou aux organismes sociaux. Si tu y arrives, en travaillant raisonnablement, tu me donneras ta recette Isabelle !

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    • #8 par Isabelle Prigent le 24 janvier 2013 - 10:31

      Les Français n’aiment pas parler d’argent car c’est méprisable de gagner « beaucoup » et on est vite méprisé si on ne gagne « pas assez »… Et comme on ne sait jamais très bien où est placé le curseur, cela est vite est sujet tabou, même avec des proches ;-). 600 à 800 €/jour, oui, c’est un tarif d’ingénieur en informatique… en mission longue durée (600 €, c’est ce qu’il gagne, car s’il est chez un grand compte, il est obligé d’être porté, et il est donc vendu par sa société de portage environ le double…) et bien entendu, quand on est sur des missions ponctuelles c’est compliqué de faire le même CA. Les missions de 6 mois à temps plein n’existent pas dans la com’ ! En tout cas merci d’avoir donné tes chiffres, cela permet d’avoir un point de comparaison intéressant !

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  5. #9 par Nathalie Meriaux le 23 janvier 2013 - 10:41

    Cet article et toutes vos remarques me confortent dans ma réflexion actuelle. Comme pour Isabelle, c’est également « tempête sous un crâne » pour moi actuellement. Freelance depuis 5 mois, j’ai décroché une seule mission de 2 jours, je rencontre beaucoup de monde, réseaute le plus possible, mes interlocuteurs sont convaincus de l’utilité de mon concept… mais ça s’arrête là! Je m’interroge beaucoup du l’avenir à moyen terme : dois-je poursuivre? Combien de temps cela va prendre avant d’atteindre une vitesse de croisière? Suis-je suffisamment solide et patiente pour supporter cette période? Les fonds prévus pour mon démarrage seront-ils suffisants?… Ancienne salariée, je me suis lancée dans le cadre d’un congé création d’un an, renouvelable 2 fois, et je dois décider dans 1 mois si je renouvelle d’un an … ou pas. Je réalise que mon plus grand ennemi dans ce projet, c’est moi. Comment réussissez-vous à faire face dans ces périodes de doute?…
    PS : un bonjour spécial à Laurence (nous avons déjà travaillé ensemble ;-), et à Aurélie dont j’apprécie les articles.

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    • #10 par Elle & freelance le 23 janvier 2013 - 11:22

      Bonjour Nathalie, pourquoi dis tu que  » ton pire ennemi, c’est toi? »

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    • #11 par Isabelle Prigent le 24 janvier 2013 - 10:37

      Bonjour Nathalie,
      Tu travailles dans quel domaine ? Est-ce que tu es accompagnée dans ton congé création ? Tu dis que tes interlocuteurs sont convaincus de l’utilité de ton concept, mais ils ne l’achètent pas. Il y a donc un problème quelque part : ton offre, le marché, ton offre sur le marché aujourd’hui… Pour ma part, j’ai complètement arrêté le réseautage au bout d’un an, car ça prend trop de temps, que je préfère consacrer à mon boulot et à ma famille. A partir du moment où on a des clients, il faut faire de choix… Mais aujourd’hui, je me rends compte que si je veux gagner plus, il me faut des clients récurrents – donc des plus grosses sociétés, a priori (je réfléchis encore ;-))

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  6. #12 par Nathalie Meriaux le 23 janvier 2013 - 11:30

    Parce qu’il y a des jours où on se lève avec une énergie débordante et plein de nouvelles idées, et d’autres où on se met à gamberger, à se demander si on a fait le bon choix, à se remettre en cause, c’est compliqué d’être régulière dans sa motivation.
    Serais-je la seule?…

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    • #13 par Elle & freelance le 23 janvier 2013 - 11:33

      Non tu es exactement comme toute personne qui se lance dans une nouvelle aventure. Je suis dailleurs en train de monter une session de coaching personnalisé pour accompagner les freelancers qui comme toi ont du mal à faire le tri et à retrouver l’essentiel .

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  7. #14 par harmonycom le 24 janvier 2013 - 18:02

    En effet le comptable il est gentil… mais pas très réaliste ;o)
    J’ai fait une école de commerce et on nous disait bien qu’il fallait compter au moins 1 jour sur 3 à prospecter etc…
    Dans la situation actuelle, on passe beaucoup de temps à prospecter, communiquer, réseauter, etc…, pour facturer qqchose.
    Perso je suis dans la com pour TPE et je ne risque pas de faire passer 600 € par jour ! La plupart ne peuvent même pas 600 € tout court…
    Mais pas de gentil mari pour moi, pas de filet, pas de réseau non plus au démarrage il y a 3 ans, donc pas facile tous les jours.
    Il faut pouvoir travailler avec de grands comptes, en temps partagé ou avec des clients récurrents pour vraiment bien gagner sa vie.
    Ah pas facile surtout pour les femmes entrepreneurs en BtB, vous ne trouvez pas ?

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    • #15 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 09:26

      En fait, il m’a demandé combien je facturais – il a ramené ça à une moyenne jour et m’a dit « vous facturez moins de 300 €/jour, ce n’est pas assez »… Quand je lui ai parlé des jours où je ne facturais pas parce que j’étais en RDV, en veille, etc, il m’a fait remarquer que je suis censée facturer tous les jours pour être rentable. 600 €, ce peut être une moyenne, tout à fait atteignable si on fait du conseil : quand on facture 1 200 € jour trois jours par semaine, on s’en sort haut la main, en prospectant 1 jour et en gardant 1 autre journée pour les RDV, veille, préparation des documents… Mais en fait, il y a certaines activités de la com’ qui ne sont pas facturables à ce prix là, et c’est là que se situe le problème, je vais en parler dans un autre billet 😉

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  8. #16 par Philippe SchoepenPHil le 26 janvier 2013 - 23:08

    hmmm moi je suis salarié à plein temps et ai démarré une activité complémentaire dans la communication… souvent, quand j’en ai marre, je me dis : lance-toi à 100% ; pour me calmer, je me dis : combien dois-tu gagner par jour pour avoir le même salaire (au moins) que chez ton employeur ? Et là je me calme. C’est pas encore cette année, et en plus quand je vous lis, mesdames, que je franchirai le cap… Mais pourquoi pas un 4/5 l’an prochain…

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    • #17 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 09:31

      Merci Philippe, enfin un homme qui s’exprime sur ce thème 😉 En fait, c’est aussi une question que je me pose : un homme se satisfait-il de sa « qualité de vie », quitte à gagner moins ? Je pense que non et ton commentaire me conforte dans mon opinion… Quand est-ce qu’un institut de sondage se penchera sur le sujet ? Ca m’intéresse !

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  9. #18 par Magali Izard, Ecrivain public le 28 janvier 2013 - 08:41

    600 euros/jour ? Si là est la seule motivation, c’est… dommage ! Exercer une activité passionnante, ne pas se cantonner à ce que l’on maîtrise, continuer à apprendre, être le décideur de sa propre vie, apprécier sa qualité de vie, avoir du temps pour les siens et pour soi… Voilà pour moi la vraie motivation à être indépendant – tout en réussissant à gagner sa vie correctement, bien sûr !

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    • #19 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 09:28

      Bonjour Magali,
      L’argent n’est évidemment pas la seule motivation de tous ceux qui se sont exprimés ici. Mais c’est important de mettre en parallèle nos aspirations et le discours de notre comptable, cela permet d’avoir un autre point de vue sur notre activité, cela fait réfléchir et avancer 😉

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  10. #20 par Magali Izard, Ecrivain public le 28 janvier 2013 - 10:32

    Réfléchir, oui, et c’est toujours bon à prendre, effectivement. Avancer… Puis je me permettre de dire « peut-être » ? 😉 Ce genre d’analyse peut aussi faire peur et empêcher de se lancer… Quand on sait que c’est tellement difficile, un vrai saut dans l’inconnu pour la plupart des entrepreneurs… Et puis, cela pose aussi cette question toujours latente : être un « vrai » entrepreneur, est-ce gagner « tant » ou avoir franchi le pas ? 😉

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    • #21 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 11:25

      Là on touche un problème de fond : franchir le pas, il n’y a rien de plus facile, puisque ça prend 5 minutes de s’inscrire en auto-entrepreneur. Un vrai entrepreneur, c’est celui qui trouve ses clients, qui les fidélise et qui gagne sa vie. Effectivement, il y a trop de gens qui se lancent aujourd’hui en se disant « c’est bien, je suis courageux »… mais je pense que c’est de l’inconscience. Il ne faut surtout pas encourager « tout le monde » à se lancer, parce que c’est compliqué, il faut le savoir et se sentir capable de d’affronter les difficultés.

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  11. #22 par Mecadyn le 28 janvier 2013 - 11:56

    Puisque je vois que l’avis masculin vous intéresse, je vais donner le mien 😉

    Si la question porte sur la rentabilité et non sur le confort, une entreprise est rentable à partir du moment où elle couvre toutes ses charges et commence à faire du bénéfice. Il en est de même pour une entreprise unipersonnelle comme pour une entreprise de 1000 salariés.

    La rentabilité d’un freelance se mesure donc à partir de ses charges (et non à partir des impressions extrêmement limitées de cet expert-comptable, mais passons…). Plus la rémunération souhaitée est élevée plus il faudra faire de chiffre. C’est aujourd’hui le dilemme des médecins qui estiment que pour conserver leur train de vie il faut qu’ils facturent beaucoup. Pour eux, une facturation à 100 € l’heure n’est pas considérée comme « rentable » alors qu’un chauffeur de taxi sera bien content de n’en facturer ne serait-ce que la moitié…

    Il y a trop de disparités dans les revenus des indépendants pour pouvoir en tirer une règle de rentabilité. J’ai donc tendance à penser comme vous Isabelle: être rentable c’est gagner au moins autant qu’en restant salarié dans la même activité, avec un bénéfice supplémentaire pour les aléas et pour récompenser la prise de risque. Et au delà non seulement on est rentable mais on est confortable !

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    • #23 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 13:16

      Merci de ce point de vue François ! Effectivement, c’est compliqué de comparer différentes situations qui n’ont rien à voir, et qui pourtant sont réunies sous ce même statut de libéral. Cependant, j’ai apprécié d’avoir l’avis d’un expert-comptable, car ses impressions se basent aussi sur les chiffres de ses autres clients qui font le même métier que moi.
      En fait, je trouve cela motivant de viser le « confort » côté revenu, parce que côté vie perso, je l’ai atteint en travaillant en freelance, c’est clair 😉

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  12. #24 par Magali Izard, Ecrivain public le 28 janvier 2013 - 13:03

    « La rentabilité d’un freelance se mesure donc à partir de ses charges (et non à partir des impressions extrêmement limitées de cet expert-comptable, mais passons…) » C’est exactement mon point de vue.
    Isabelle, je lis que vous faites partie de ces nombreuses personnes qui mettent « à part » les auto entrepreneurs… C’est un éternel débat depuis la création de ce statut qui a pourtant de très bons côtés. Pour moi, un AE est avant tout un entrepreneur, même s’il n’a mis que 5 mn – un peu plus, quand même… – à s’inscrire sur le site adéquat… Et il faut être honnête, c’est un statut auquel les entrepreneurs non AE aiment beaucoup faire appel en matière de sous-traitance… Arrêtons l’hypocrisie ! L’AE a la même envie de réussir et d’être rentable, comme n’importe quel chef d’entreprise…

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    • #25 par Isabelle Prigent le 28 janvier 2013 - 13:22

      Je ne critique pas les auto-entrepreneurs Magali, puisque j’ai bénéficié de ce statut jusqu’à la fin de l’année dernière et que je l’ai trouvé plus qu’appréciable, je l’ai souvent dit ici. Seulement, on ne peut pas se dire entrepreneur parce qu’on a rempli un document – quel qu’il soit d’ailleurs, car ce n’est pas créer une SARL qui fait que l’on a automatiquement une entreprise « sur des rails ». Un entrepreneur a un métier, des clients et un chiffre d’affaires.

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  13. #26 par Magali Izard, Ecrivain public le 28 janvier 2013 - 13:47

    Je suis entièrement d’accord avec vous, Isabelle. Pour moi, « sauter le pas », ce n’est pas le fait d’une simple inscription, en effet, mais assurer la pérennité de son entreprise, quelle que soit sa taille, quel que soit son statut. Nous sommes d’accord. 😉

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  14. #27 par harmonycom le 28 janvier 2013 - 17:40

    En effet il ne peut y avoir de réponse unique.
    Tout dépend de sa stratégie commerciale (on ne facture pas en « low cost » comme en sur mesure), du public visé forcément, et de ses motivations / ambitions.
    Pour moi la qualité de vie est importante, donc être rentable c’est en effet payer les charges et dégager de quoi vivre.
    Après chaque personne a sa notion de « confort » et sa situation personnelle : une femme qui a un compagnon qui gagne bien sa vie et fait ça pour s’occuper ou mettre du beurre dans les épinards, n’aura pas les mêmes ambitions que qqun dont c’est la seule source de revenus, voire avec enfants à charge.
    Et puis il y a les fourmis et les cigales, pour lesquelles la notion de « salaire » est bien différente aussi ;o)

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    • #28 par Isabelle Prigent le 4 février 2013 - 21:31

      C’est vrai, pas de réponse unique. Cela dit, on n’augmente/ne diminue jamais le salaire des collaborateurs d’une entreprise sous prétexte qu’ils sont mariés avec quelqu’un qui gagne bien sa vie ou pas, qu’ils ont des enfants ou pas 😉
      C’est important de se rappeler qu’un entrepreneur n’est pas le bénévole d’une association… Il se doit d’être rentable !

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