Rework, réussir autrement

J’ai entendu parler de ce bouquin à sa sortie, il y a un peu plus de deux ans, et je l’avais depuis dans ma liste « à acheter ». Il m’a sauté aux yeux la semaine dernière alors que je flânais chez Virgin 😉

Le livre fait 200 pages, mais comme il est constitué de courts chapitres illustrés (j’aime beaucoup les dessins !), il se lit en une heure environ. Je l’ai lu dans le train de banlieue, je vous garantis que c’est un moyen sympa de garder le sourire dans les transports !

Moins anecdotiquement,  j’ai marqué 5 pages :

Travaillez-vous pour rien ? Il s’agit d’une liste de questions destinées à nous assurer que nous ne travaillons pas pour rien (Pourquoi faites-vous ce que vous êtes en train de faire ? Quel problème êtes-vous en train de régler ? Est-ce vraiment utile ? Ajoutez-vous de la valeur ? Y-a-t-il une solution plus simple ? Cela vaut-il vraiment la peine ? etc). Une bonne façon de se remettre les idées au clair quand on commence à rêvasser devant son ordi/quand on se retrouve avec une « to do list » du jour longue comme le bras !

Visez l’efficacité plutôt que l’excellence. Tout est dans le titre, mais c’est important de s’en souvenir !

Ne jouez pas au héros. « Souvent, il vaut mieux être un lâcheur qu’un héros ». Ca, c’est une spéciale dédicace à ma copine qui ne veut pas quitter une boîte où elle est exploitée et maltraitée parce qu’elle veut leur prouver qu’elle est à la hauteur de son poste…

Inutile de prendre des notes. Ca m’a laissée perplexe. Je prends des tonnes de notes. Mais je dois bien avouer que très souvent je n’ai pas besoin de les relire, ça me rassure simplement de les avoir, au cas où j’aurais un trou de mémoire 😉

Les communiqués de presse sont des pourriels. Je ne suis pas d’accord. En France du moins, le communiqué de presse classique est le sésame pour toucher les journalistes. De mon point de vue, c’est comme si on n’utilisait pas une formule de politesse de base « Bonjour », ou « s’il vous plaît » avant de poser une question à quelqu’un. Envoyer un communiqué de presse ne suffit pas en soi, je suis bien d’accord. Mais il permet de nouer la conversation avec le journaliste, qu’on ne va pas manquer d’appeler dans les jours qui suivent l’envoi.

Rework – Réussir Autrement, de Jason Fried et David Heinemeier Hansson – Maxima Laurent du Mesnil Editeur.

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  1. #1 par Joël MOUNEU le 12 novembre 2012 - 23:09

    Bonsoir Isabelle,

    Je n’ai pas lu le livre « Rework, réussir autrement ». Je vous imagine en train de le lire : « Ah, oui, c’est vrai ça ! » ; « et dire que ma copine se fait trucider dans sa boîte »…
    Nous vivons en tel décalage par rapport à des réalités bien tangibes que nous ne levons pas le nez du guidon, ou pire du pédalier, (notre environnement vital) dans lequel nous nous engluons, corps, âme, regard et tout notre être.

    Le virtuel prend le pas insidieusement sur nos vies, sur nos modes de pensées, sur nos habitudes de vie, sur nos réflexes… Son voile paralyse notre autonomie, notre manière de penser, nos réflexes, nos facultés de discernement… Je fais le parallèle du voile du virtuel avec le voile que nous rencontrons lors d’une randonnée dans le brouillard. Chaque fois que je suis dans le brouillard (le vrai, le naturel), j’ai l’impression que ce que je sais ne vas me servir à rien. C’est partiellement ce qui se passe aussi. SI je ne connais pas le terrain, si je n’ai pas de boussole, si je n’ai pas de GPS, si je n’ai pas de carte, si je ne sais pas lire la carte, si je n’ai pas de points de repères immédiats : je suis « mal ».

    Il n’y a pas si longtemps (10-20-30 ans) – quand les dinosaures arpentaient la Terre donc – les agriculteurs savaient depuis des siècles que faire pousser une plante demandait de la semer ou de la planter. Ils savaient qu’il fallait du temps, du soin et de l’attention. Et ils savaient aussi que rien ne garantissait la bonne récolte. Les surprises désagréables pouvaient également survenir.

    Quand je lis vos remarques sur la lecture de ce livre, j’ai l’impression que nous ne savons plus aller à l’essentiel. Notre lecture doit passer obligatoirement par des traducteurs qui deviennent nos éclaireurs, nos guides, nos truchements… Aurions-nous perdu notre « bon sens » ?

    Je vous remercie d’avoir lu ce livre à ma place.
    Vous venez de me remémorer ce que nous disait un prof de marketing : « Levez la tête régulièrement, regardez le ciel, les nuages, leur vitesse (métaphore). Anticipez en ayant analysé vous-même. Assurez-vous que les sources d’informations sont fiables. Rédigez votre planning. Et surtout décidez vite ! ». Et souvent, il rajoutait : « Apprenez à apprendre ! Votre futur en dépend. »

    Pour l’avoir écouté et me souvenir de cette expression « apprendre à apprendre » (qui date de quelques décennies pour ma part), il est plus qu’urgent d’apprendre régulièrement certes, mais je rajouterais surtout d’apprendre à se remettre en cause régulièrement ou bien d’apprendre à réapprendre différemment, se réagencer autrement en quelque sorte.
    Il me semble que c’est le message de ce livre.

    Se remettre en cause, ce n’est pas « lire les entrailles du poulet » ou « le marc de café » ou autre « truc ou baliverne » qui permet à celui qui le réalise de vivre gratuitement sur le dos des autres.
    Se remettre en cause, c’est aller visiter nos certitudes, nos a priori, nos habitudes, nos idées reçues, nos impressions, nos idées sans fondements, les opinions exprimées par un journaliste, par un parti politique, par un syndicat, par une religion, par un voisin…
    Se remettre en cause, c’est quelquefois se faire confiance eu égard à notre ressenti, notre intuition, notre travail de « remontage de lego » de la réalité, notre travail de recherche des fondements du sujet à traiter.
    Se remettre en cause, c’est se poser la question qui « tue » : « De ce que je connais, de ce que je sais, qu’y a-t-il là-dedans qui tient la route en 2012 ? ». Quelquefois, la douleur est intense…

    Cela me fait penser aux peintres de la Renaissance qui ont appris comment peindre la perspective. Ils ont appris et ils ont divulgué cette connaissance. La lisibilité des tableaux s’est accrue ainsi.

    Dans ce fatras d’informations très nombreuses et douteuses quelquefois, qui va être assez ingénieux pour nous proposer un (des) outil que nous permettra de lire rapidement et clairement les circonvolutions de la réalité complexe qui s’offre à nous en 2012 ?
    Edgar Morin l’a tenté, mais cela reste encore niché dans les neurones de cette tête pensante.

    Merci à vous, Isabelle, de nous secouer dans notre quotidien.

    Cordialement
    Joël MOUNEU

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    • #2 par Isabelle Prigent le 13 novembre 2012 - 09:25

      Merci Joël pour ce long commentaire !
      Je pense que la remise en question permanente est un des aspects très positifs du travail en freelance. Tous les jours, on est obligé de se demander comment faire mieux, plus vite, autrement, autre chose… Ca oblige à être constamment en éveil.
      Impossible de procéder de la même façon si on est salarié depuis des années, avec le même trajet tous les matins, les mêmes têtes à l’arrivée devant la machine à café, le même chef bougon…
      Ce livre permet d’aller plus loin dans notre aspiration à « travailler autrement ».
      Bonne journée !

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  2. #3 par Cécile Trompette le 19 novembre 2012 - 16:57

    Bonjour Isabelle,

    Merci pour ce résumé et ces pistes de réflexion.

    Je résumerai les 3 premières en un cri : « Pensez petit » que je détaille dans un de mes articles : http://wp.me/p29obj-3D

    Sur la prise de notes, même si on ne les relit pas, le fait d’écrire permet de faire passer l’info par notre cerveau (et donc de la stocker quelque part) ; étant très « stylo/papier » pour cela, je passe progressivement à la prise de notes via I-Pad (sur EverNote) et là c’est très pratique pour retrouver l’information (grâce aux « étiquettes ») et donc les relire : l’info est passée par le cerveau et en plus on peut l’exploiter ultérieurement – c’est tout bénéf’

    Enfin, en tant qu’ancienne attachée de presse, j’ai apprécié l’article « de l’autre côté du miroir : les RP vues (subies ?) par un dir’com’ : http://bit.ly/UCLW9w
    Impressionnant de voir certaines pratiques archaïques qui desservent la profession d’attachés de presse.

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