Freelance, une option pour les débutants ?

Je n’aurais jamais pu devenir freelance à la fin de mes études. Pourtant j’ai fait des études utiles pour mon métier actuel (maîtrise en lettres, puis 3ème cycle en communication), mais à mes débuts, je ne savais rien faire de concret : organiser mon travail de manière efficace, répondre correctement  aux demandes de mes clients, gérer les priorités, avoir une vue d’ensemble qui me permette de proposer une solution appropriée à une demande précise, etc. Tout cela s’apprend sur le tas, et ça va beaucoup plus vite si quelqu’un nous montre l’exemple !

Quand je suis devenue freelance il y a 3 ans, j’ai eu à nouveau l’impression de débuter, car même si j’avais abordé la démarche commerciale en agence, cela ne consistait pas pas à vendre mes compétences, mais celles de mon entreprise. Si je n’avais pas eu la confiance que m’a donnée mon expérience professionnelle de 12 ans, j’aurai vite jeté l’éponge, je pense !

Depuis quelque temps, je suis régulièrement contactée par des étudiants qui me questionnent sur mon métier en freelance. A chaque fois, je les mets en garde en leur disant de ne pas se précipiter tête baissée dans l’indépendance. Pourtant, j’ai l’impression que le contexte de crise (enfin, ça a toujours été la crise dans la communication, où il y a toujours eu beaucoup plus de demandeurs que de postes à pourvoir !) incite les professeurs à proposer cette voie aux élèves.

De mon point de vue, c’est une hérésie pour eux (comment vont-ils se former, avancer, les pauvres ?) et pour leurs clients (quelle dimension de conseil vont-ils leur apporter ?). Bref, cette démarche me laisse profondément perplexe.

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  1. #1 par laurenceperchet le 15 mars 2012 - 12:27

    bonjour Isabelle
    entièrement d’accord avec toi ! je cautionne à 1000 % ! sans doute as tu été contactée dernièrement par une étudiante pour une étude sur le métier de freelance ? c’est moi qui lui ai donné tes coordonnées…
    j’avais 8 ans d’expérience dans la communication chez l’annonceur dans mon métier, moins que toi vois-tu, même si j’avais 12 ans d’expérience professionnelle quand je me suis lancée à mon compte, et sincèrement, cela a été assez dur ! d’abord de convaincre que comme responsable de com’interne je ne m’étais pas contentée de « faire tourner » le journal interne de ma boite, ensuite que mon expérience était en fait hyper riche et diversifiée (j’avais utilisé et mis en oeuvre tous les supports possibles et imaginables en matière de communication entre 1992 et 2000, travaillant dans une entreprise qui ne lésinait pas sur les moyens pour son plan de com’!) et même parfois supérieure à certains chefs de produit à qui je me « vendais » en agence (et oui…) et qui me regardaient de travers…
    j’avais plus d’écoute auprès des clients en direct qui comprenaient mon langage. c’est peut être pour ça que je n’ai jamais vraiment travaillé en soustraitance avec les agences… en tout cas, c’est une folie de vouloir se lancer tête baissée dans le consulting, (parce que c’est ça être freelance dans la com’, répondre à un besoin en communication d’un client en réfléchissant d’abord !) sans aucune expérience du travail, des relations de travail, de l’entreprise, quelle qu’elle soit.

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    • #2 par Isabelle Prigent le 16 mars 2012 - 09:06

      Hello Laurence,

      oui, j’ai été contactée par une jeune fille en début de semaine, et par une autre la semaine dernière… C’était toi aussi ? 😉

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      • #3 par laurenceperchet le 16 mars 2012 - 09:18

        J’ai communiqué ton nom et ton blog à une seule étudiante de master à Saint Quentin en Yvelines, si ma mémoire est bonne et c’était en début de semaine.
        bonne journée !

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  2. #4 par hoppenot le 15 mars 2012 - 14:25

    tout à fait ! Je pense en effet qu’il faut etre riche avant d’une expérience professionnelle. Le métier ne s’improvise pas, il s’apprend et il vaut mieux avoir de bonnes bases à ses débuts avant de se lancer à son propre compte.

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  3. #5 par Valérie Rieu le 15 mars 2012 - 14:46

    Je suis ce blog depuis peu, je le trouve vraiment très riche.
    De par mon expérience, je trouve ce post très utile et très vrai.
    Je rebondis sur le fait qu’il est déjà très difficile de devenir vendeur de soi-même.
    Après 14 ans passés chez l’annonceur et en agence, j’ai sauté le pas aussi il y a près de 3 ans et décidé d’offrir mes services en freelance. Ma spécialisation est la communication évènementielle.
    A l’inverse de Laurence, il m’est plus difficile de convaincre les clients directs que les agences. En évènementiel, elle sont habituées à travailler avec des chefs de projet freelance. C’est un peu plus flou avec les entreprises qui se sentent plus rassurées de confier leurs events à une agence. Il me faut donc plus de pouvoir de persuasion.
    Tout ça pour dire qu’il doit être bien compliqué à un débutant de maitriser sa commercialisation et d’offrir un service impeccable. Un freelance, c’est quand même un peu un conseil. Le client attend de lui expérience et compétences.
    Comment avoir tout ça en sortant de l’école ?

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    • #6 par Isabelle Prigent le 16 mars 2012 - 09:19

      Effectivement, je ne vois pas comment il est possible d’être à la fois compétent et expérimenté en sortant de l’école 😉
      Pour ma part, je travaille avec des agences et avec des annonceurs, mais je dois adapter mon discours à chaque fois. Les agences, lors d’un premier rendez-vous, me posent des questions sur mon parcours et je vois bien que l’atmosphère se détend quand je leur parle de mon expérience en agence 😉 Quant aux clients chez l’annonceur, je parviens facilement à me mettre à leur place : cela les rassure, et moi aussi ! Je reste persuadée que l’on fait bien ce que l’on connaît bien…

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  4. #7 par Julie - My Little Office le 16 mars 2012 - 07:43

    Personnellement, même si je suis du même avis, je pense aussi que ça dépends du métier. Je suis issue d’une école de commerce et, chaque année, il y a toujours 1 ou 2 étudiants qui finissent par créer leur boite (voire même pendant leurs études) et qui s’en sortent pas si mal.

    Ceci dit, je suis bien d’accord avec le fait qu’acquérir d’abord une expérience en entreprise est un plus ; je le vois tous les jours avec mes clients pour qui la gestion quotidienne est un enfer. Après tout, créer sa boite, c’est bien, encore faut-il être capable de la faire tourner !

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    • #8 par laurenceperchet le 16 mars 2012 - 09:16

      C’est toujours ce que je dis, Julie. Créer, c’est bien, encore faut-il DURER !

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      • #9 par Julie - My Little Office le 17 mars 2012 - 22:17

        Nous sommes bien d’accord, le plus dur ce n’est pas donner la vie à sa boite mais plutôt de lui assurer une vie longue et bien remplie !

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    • #10 par Isabelle Prigent le 16 mars 2012 - 09:23

      D’accord Julie, mais il y a une différence avec « créer sa boîte » éventuellement en s’associant immédiatement, ou avec pour objectif de la développer en s’entourant de personnes expérimentées (effectivement, faire une école de commerce est une bonne préparation pour atteindre cet objectif) et être freelance, c’est-à-dire seul chez soi devant son ordinateur ou son téléphone pour prospecter, seul pour convaincre le client en rendez-vous, seul pour rédiger une proposition, seul pour gérer la mission, alors qu’il y a pléthore de concurrents expérimentés ! Franchement, je ne vois pas comment cela est possible…

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      • #11 par laurenceperchet le 16 mars 2012 - 17:09

        C’est l’expérience qui parle Isabelle ! C’est tellement vrai…

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      • #12 par Julie - My Little Office le 17 mars 2012 - 22:25

        Encore une fois Isabelle, je suis bien d’accord ; être freelance c’est aussi une façon de vivre et de faire vivre sa boite que l’on apprends pas à l’école ou dans les livres.
        Je comprends d’ailleurs parfaitement que tu sois dubitative sur la réussite d’un jeune qui se lance en solo sans expérience. Mais, ces réussites existent et je trouve à la fois un peu fou et admirable de se jeter à l’eau sans « bouées canards » quand on est fraîchement diplômé.

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