Qui ne tente rien… n’a rien

Quand j’étais étudiante, j’ai travaillé pour une association qui vendait aux étudiants des cartes leur permettant d’obtenir différentes réductions dans des enseignes référencées. La personne qui m’avait formée m’avait expliqué qu’elle ne recrutait jamais d’étudiants en commerce parce qu’elle les trouvait trop formatés et donc peu performants. Elle avait ajouté avec conviction : « Tu peux vendre la carte à tous les étudiants à qui tu en parleras. Il ne tient qu’à toi« .

J’ai suivi ses conseils, et ça a bien marché ! L’été suivant, je suis devenue chef d’équipe. Le premier jour, alors que j’étais assise à une table en train de vendre une carte à un étudiant, j’en ai vu plusieurs autres quitter la salle sans que les personnes inoccupées de mon équipe ne réagissent. Je suis allée les voir en disant « Vous laissez passer des gens ! On doit présenter la carte à tout le monde » « Bah non, il y en a qui n’ont pas d’argent sur eux, ça se voit ! ». Furieuse et avisant le premier étudiant qui s’avançait vers nous, en chemisette et bras ballants, j’ai dit « Ah bon, et celui-là, il en a de l’argent, ou pas ? » « Ah non, c’est sûr ! ».

J’étais bien obligée d’aller le voir. Je lui ai dit trois mots sur la carte, il s’est assis et m’a écoutée attentivement. A la fin de mon argumentaire, il a sorti une chèque signé de la poche de sa chemisette « Ma mère m’avait préparé un chèque pour la mutuelle. Mais ça peut attendre. J’achète cette carte« .

Je l’avais échappée belle, mais au moins, je n’ai pas perdu la face devant mon équipe :-). Et je peux vous assurer qu’ensuite, plus personne n’est passé entre les mailles du filet.

Cette histoire date d’il y a 20 ans, et pourtant, j’y pense encore très souvent aujourd’hui. Aujourd’hui, quand je rencontre un prospect, si j’ai vraiment envie de travailler avec lui, il ne tient qu’à moi de le convaincre. En fait, rien n’est impossible, les seules limites sont souvent celles que nous nous fixons…

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  1. #1 par Patricia Lane le 8 mars 2012 - 08:48

    Yes! Etre pilote de sa vie, ou simplement passager… Cela ne tient qu’à nous.
    Une mesure de confiance en soi + deux mesures de passion de son métier + une grosse louche d’écoute active, voilà la recette gagnante.

    Merci de ta piqûre de rappel et ta chouette histoire, Isabelle !

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    • #2 par Isabelle Prigent le 8 mars 2012 - 22:14

      Merci à toi Patricia ! Quand nous rencontrons-nous ? Avec le printemps, tous les méchants virus devraient avoir disparu 😉

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  2. #3 par Anne de Rozières le 8 mars 2012 - 09:09

    Décidément, Isabelle, tu maîtrises à la perfection l’art de la parabole ! Très sympa ton histoire, et surtout très instructive et très emblématique. 😉

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    • #4 par Isabelle Prigent le 8 mars 2012 - 22:16

      Merci ! Un compliment pareil de la part de la reine de la synthèse, je suis flattée 🙂

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  3. #5 par Swiss Life Mutuelle le 9 mars 2012 - 05:53

    J’aime bien cette histoire, c’est passionnant

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  4. #6 par david le 10 mars 2012 - 15:16

    c’est une de mes expressions favorites qui ne tente rien n’a rien
    david ton bof……..

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