L’effet démultiplicateur du « petit + »

J’ai beau être une pure littéraire, je suis aussi l’auteur de théories scientifiques. Enfin, essentiellement de celle citée en objet 😉

« L’effet démultiplicateur du petit + », c’est quelque chose que j’ai constaté maintes fois dans mon métier. L’exemple le plus parlant est celui de la communication événementielle. Lorsqu’on organise un rendez-vous thématique, tôt le matin, dans un lieu pas forcément accessible, sans collation prévue, on est obligé de l’annuler la veille, faute de participants, et on perd son acompte.
Si, dans ce même lieu, on propose le même événement, avec un accueil petit-déjeuner, cela coûte un petit peu plus cher, mais on fait venir 20 personnes, c’est déjà beaucoup mieux !

Et une fois pris dans l’élan, si on décide de choisir un lieu prestigieux, dans un quartier chic, avec café-croissants- jus d’oranges pressées à volonté, on fait se déplacer 100 prospects ! Le coût par participant est le moins cher jamais investi et trois mois plus tard, les commerciaux de l’entreprise ont signé 10 projets d’envergure avec 10 nouveaux clients rencontrés pour la première fois ce jour-là ! Excellent retour sur investissement, n’est-ce pas ?

 Je schématise pour expliquer que « faire pas cher » est rarement intéressant en soi. Il faut toujours avoir en tête son objectif. Et se rappeler que dépenser « un peu plus » permettra souvent de gagner « beaucoup plus ». Qu’en pensez-vous ?

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  1. #1 par etienne le 17 novembre 2011 - 08:35

    Je pense que c’est juste. J’appliquais cette règle dans mon entreprise d’édition de logiciels.
    Ma vieille tante aussi : je vais régulièrement lui dire bonjour.
    1. Par piété filiale.
    2. Parce qu’elle m’invite au resto portugais au coin de la rue.
    Elle a tout compris : le petit plus ne motive pas exclusivement mais encourage fortement.
    Et j’aime sa lucidité de vieille dame cynique.

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    • #2 par Isabelle Prigent le 17 novembre 2011 - 22:16

      Très drôle ! Je crois qu’elle me plairait bien à moi aussi, cette vieille dame cynique… ou réaliste ? 😉

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  2. #3 par Valérie Rocheron le 17 novembre 2011 - 09:13

    Thème très intéressant…je suis dans cette phase actuellement. Dois je prendre ou pas, un distributeur pour accroître la surface de Plume en herbe? Certes, il y a un coût…mais je risque de m’y retrouver quand même…alors qu’en restant « petite », la saturation est proche, et on ne peut pas fonctionner tout le temps en faisant des coups ciblés sur un ou deux points de vente…À méditer, donc.

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    • #4 par Isabelle Prigent le 17 novembre 2011 - 22:19

      Tu vendras plus, donc tu gagneras plus d’argent… mais tu perdras probablement en partie ta liberté… Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? A méditer, en effet !

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  3. #5 par Pascale Varenne le 17 novembre 2011 - 10:36

    C’est tout à fait vrai, la nature humaine est ainsi faite que malgré tout l’intérêt qu’elle porte à un sujet/évènement… elle se déplacera plus sûrement si elle sait qu’elle y trouvera de quoi se remplir l’estomac…
    (blague à part, en communication financière par exemple, il est certain que si vous ne proposez pas un bon moment convivial après votre présentation, non seulement vous vous coupez de bon nombre de gens qui ne se déplaceront pas, mais vous perdez également de bonnes occasion d’échanger avec vos visiteurs.)
    Ceci étant valable pour tout type de manifestation en fait…

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    • #6 par Isabelle Prigent le 17 novembre 2011 - 22:23

      C’est valable pour tout type de manifestation, et probablement, pour tout type de prestation en communication… Investir « un peu plus », en actions de RP, en nombre de plaquettes imprimées, en qualité du papier, en rédaction pour le site web…, permet souvent de démultiplier l’impact de l’opération.

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  4. #7 par Thierry Goemans (@Adjuvamus) le 17 novembre 2011 - 11:33

    Vive les petits déjeuner chez Ladurée ; la cuillère tient plantée dans le chocolat chaud

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    • #8 par Isabelle Prigent le 17 novembre 2011 - 22:23

      Un commentaire d’un connaisseur ! C’est la meilleure adresse, Ladurée, selon toi, pour un petit-déj pro ? 😉

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  5. #9 par laurenceperchet le 17 novembre 2011 - 18:24

    C’est pareil pour les cartes de voeux par exemple. On peut choisir dans un catalogue, personnaliser la carte et envoyer à tout va. On peut aussi dépenser un peu plus dans une carte personnalisée, avec un message, réalisée par un illustrateur par exemple, ce sera plus visible, votre client ou prospect se souviendra mieux de nous. Pour les voeux, j’ai décidé une fois pour toutes : soit je sors un budget pour personnaliser la chose, soit je ne fais rien. Parce que l’entre deux, le politiquement correct, ça n’a aucun impact.

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    • #10 par Isabelle Prigent le 17 novembre 2011 - 22:27

      Entièrement d’accord ! L’année dernière, j’ai préféré adresser un mail vraiment personnalisé à mes clients, plutôt qu’une carte écrite à la chaîne (je me souviens d’une époque, j’étais salariée, où j’étais obligée d’en envoyer 300, avec 5 modèles différents… mais écrites à la main, pour faire croire que… Quelle corvée c’était !)

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