Travailler moins pour gagner plus

Une amie ancienne freelance m’a dit la semaine dernière « être freelance, c’est avoir deux métiers : celui pour lequel on a été formé, qu’on aime et/ou sait faire  + celui de commercial ».
Je suis entièrement d’accord avec elle, et persuadée que tout le monde peut s’improviser freelance en s’appuyant sur ses compétences + son expérience. Mais sans aptitude commerciale (ou volonté de s’y mettre !), impossible de tenir dans la durée.

J’ai déjà raconté ici comme cela avait été compliqué pour moi au début de ne plus vendre mes prestations au nom d’une entreprise lambda, mais en mon nom propre. Une fois que ce problème a été réglé (merci le coaching !) je me suis beaucoup éparpillée – une grande partie de  l’année 2010 en fait – parce que j’étais persuadée que mon statut de freelance débutante m’obligeait à répondre à toutes les demandes. Je suis quasiment devenue commerciale à plein temps, allant de rendez-vous de prospection en rendez-vous réseau, de chiffrage de projets en écriture de propositions. Evidemment, j’ai travaillé d’arrache-pied, avec des résultats plutôt aléatoires, parce que je n’étais pas assez sélective.

Au début de cette année, mon objectif a été clairement défini : travailler moins pour gagner plus :-). Je n’ai pas décidé de réduire mon champ d’actions (ce qui me plaît avant tout dans mon métier, c’est de travailler avec des clients de toutes tailles, dans tous les secteurs d’activité, et sur des problématiques toujours différentes) mais d’optimiser ma manière de travailler.

C’est passé par une sélection drastique au niveau de mes activités réseau : ça m’intéresse et/ou c’est efficace niveau business, j’y vais, ça ne m’intéresse pas et/ou ça ne me rapporte rien, j’arrête. Idem sur les projets où les ajustements ont été plus compliqués : le sujet m’intéresse / le client a l’air compliqué, je fais quoi ? C’est moyennement intéressant, mais très bien payé, je dis oui ou non ? Le client est très sympa, mais son projet ne tient pas la route… Encore un arbitrage à faire.

Mais je constate que le temps et l’expérience aidant, j’y arrive de mieux en mieux.
L’année prochaine, je pense que je vais continuer d’axer sur des partenariats informels tels que ceux qui se sont improvisés cette année : à plusieurs, c’est avéré, on démutiplie notre efficacité !

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  1. #1 par Florence le 18 octobre 2011 - 09:25

    Bonjour Isabelle

    C’est exactement la remarque que je me suis faite à la rentrée : je commençais à vouloir accepter un peu de tout (pas forcément bien payé) jusqu’à ce qu’un coach m’explique que l’important est de se concentrer sur des missions qui rapportent et où les clients ont une vue à moyen/long terme en ouvrant la voie à d’autres projets… Pas toujours facile de refuser des petits contrats mal payés et sans lendemain mais en effet, mieux vaut concentrer ses efforts sur du « dur ». Je ne dirais peut-être pas  » travailler moins pour gagner plus » mais « sélectionner plus pour gagner plus » 🙂

    Florence

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    • #2 par Isabelle Prigent le 23 octobre 2011 - 21:16

      Hello Florence,
      Et tu verras que ce temps passé à « sélectionner les bons clients » ne sera jamais perdu. Une façon de « travailler moins » en fait 😉

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  2. #3 par Valouchka le 18 octobre 2011 - 20:04

    Bonjour Isabelle
    Je pense pour ma part que « travailler moins pour gagner plus » est quelque chose que l’on peut envisager seulement après 1 ou 2 années en free. Au début, c’est certainement compliqué et j’imagine qu’on prend un peu les jobs comme ils arrivent, d’où la dispersion…
    En tous les cas, bravo pour ce blog, et merci de votre partage.
    Valérie

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    • #4 par Isabelle Prigent le 23 octobre 2011 - 21:14

      Merci Valouchka. Je suis d’accord, rien n’est inné… et d’ailleurs, si je travaille moins, c’est bien parce qu’avant j’ai travaillé plus ! Et peut-être que demain, expérience aidant, je travaillerai plus qu’avant, ou moins que maintenant… Etre freelance est un continuel apprentissage !

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  3. #5 par Florence le 19 octobre 2011 - 07:20

    Bonjour Isabelle,
    Je me reconnais complètement dans le portrait que tu dresses de tes premières années d’activité.
    Je rajouterais que si je ne m’attendais pas à faire du commercial, je ne pensais pas non plus faire du recouvrement! Nous devons être attentifs ainsi à choisir avec soin nos clients, demander des acomptes systématiquement même si c’est parfois difficile pour des petits travaux. Je suis donc d’accord avec Florence : sélectionnons des « bons clients » pour ne pas se disperser !
    Merci de cet article et que ta journée soit productive!
    Florence
    Le Fond et La Forme

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    • #6 par Isabelle Prigent le 23 octobre 2011 - 21:11

      Bienvenue ici Florence ! Exactement, la sélection des bons clients est essentielle dans notre métier 😉

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