Portrait : Patricia Lane, copywriter, traductrice et consultante en communication interculturelle

Prénom, métier, âge et parcours
Je m’appelle Patricia, j’ai 52 ans et accompagne des clients formidables qui ont d’importants besoins en communication internationale en anglais. Cet accompagnement s’appuie sur 3 axes : la conception-rédaction en anglais (copywriting), la traductionrédactionnelle et le conseil-formation en communication interculturelle.
Bilingue et biculturelle de naissance, de double nationalité française et américaine et politologue de formation, mon parcours a débuté dans les ONG rattachées à l’ONU à New York, puis a évolué vers le « business development », le marketing, la communication d’entreprise et le pilotage de projets de développement public et privé, notamment au Vietnam où je suis née. Quand je suis rentrée en France en 1995, j’ai d’abord travaillé comme consultante en management interculturel avant d’être nommée directrice du développement européen d’un cabinet international d’architecture d’entreprise.

Depuis quand es-tu indépendante ?
Sortez les bougies ! Cela va faire bientôt 10 ans que je suis en profession libérale et je n’ai jamais remis en question cette décision.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?
J’avais déjà été freelance quand j’étais encore à New York dans les années 80.  La fibre entrepreneuriale est de famille et ce n’était qu’une question de temps une fois
rentrée en France pour que je replonge dans l’aventure.
J’aime : la responsabilité de pouvoir mener un projet de A à Z et la satisfaction d’en voir le résultat ; les relations qui se nouent avec les clients fidèles ; le coup d’adrénaline au lancement d’un projet ; travailler en équipe et faire surgir la créativité ; la variété des projets, de leur rythme et des besoins des clients ; les rencontres, partager les passions, apprendre des autres. Je continue ? La liste est
longue !

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?
Je suis en profession libérale. Quand je me suis installée, les choix étaient limités à la micro-entreprise, le régime réel normal ou une forme de société, la plus simple étant la SARL. Le portage était encore une zone grise sur le plan juridique. Ce choix semblait être le plus judicieux et je ne le regrette pas.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?
Il n’y en a pas, et c’est justement une des raisons pour lesquelles j’aime être à mon compte. La routine métro-boulot-dodo tue la créativité !
Les premières heures du matin me sont particulièrement favorables pour rédiger,
alors j’essaie de les réserver. Puis, je passe une petite heure à gérer mes mails et lire ma revue de presse et ensuite revoir le travail accompli le matin. A l’heure du déjeuner, je grignote quelque chose sur le pouce si je ne suis pas à l’extérieur, passe à La Poste, la banque ou fais quelques courses si besoin est. L’après-midi, je replonge dans les projets en cours, le marketing, l’administratif.
A mon compte, j’ai beaucoup plus de liberté, ce qui me permet de gérer ma vie privée et être présente pour mes proches. Mais j’ai moins de temps libre, non programmé. Le mois de vacances d’été pénard est un agréable souvenir ! Je travaille souvent le week-end. La culture américaine n’a pas cette barrière quasi infranchissable entre vie
professionnelle et vie privée: lorsque l’on aime ce que l’on fait, travailler n’est pas un fardeau qui est mis en opposition avec les loisirs – tant que l’équilibre avec sa vie intime est préservé !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?
J’ai de plus en plus envie de m’associer avec un(e) professionnel(le) complémentaire.  Je travaille déjà avec quelques collègues sur certains projets et aimerais passer
à la vitesse supérieure d’un réel partenariat entre deux personnes qui sont sur la même longueur d’onde et portent les mêmes valeurs professionnelles et de relationnel client. Si cette personne pouvait aussi m’épauler lorsque j’ai un coup de bourre, ce serait super, mais la complémentarité des talents prime.  La richesse d’un tel partage permet à chacun de progresser, de répondre à d’autres besoins clients….et à l’avenir (ce n’est pas pour demain !) de transmettre une petite structure qui roule.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?
De prendre le temps de bien préparer son projet, y compris un business plan avec prévisionnel à trois ans et une cagnotte de réserve d’au moins six mois pour couvrir ses besoins en fonds de roulement et ses frais personnels. Avoir cette clarté et cette assise permet de prendre de bonnes décisions sur sa cible client, le choix des projets, les investissements et les tarifs. Je vois trop de freelances qui bradent leurs compétences et acceptent tout et n’importe quoi – même s’ils ont un excellent réseau ! – pour pouvoir faire bouillir la marmite. A terme, c’est une fort mauvaise stratégie dont je pourrais parler longuement.
La SARL à 1 euro et le statut d’auto-entrepreneur sont attrayants par leur simplicité, encourageant certaines personnes insuffisamment préparées à se lancer, ce qui peut s’avérer risqué. C’est grâce à mon prévisionnel à trois ans que j’ai pu décrocher un prêt de démarrage et provisionner correctement la régularisation des charges qui allaient tomber en année 3 (l’année de tous les dangers m’avait-on dit !)

As-tu un site, un blog, un compte Twitter, un profil Viadeo ou Linkedin, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?
Oui ! Mon site est en anglais et en français, j’invite tes lecteurs à venir discuter sur mon blog (bilingue) et à me rejoindre sur LinkedIn, Viadeo et Twitter !

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