Se faire plaisir ou… tracer son chemin ?

Un sujet de conversation récurrent entre freelances : la  volonté de se faire plaisir. C’est vrai, on n’a pas de patron et pas d’emploi du temps pré-défini, ce qui élimine d’emblée deux des grosses contraintes de la vie au travail, alors… on peut choisir de se faire plaisir, n’est-ce pas ?

Oui, mais. Evidemment, il y a un mais… car à moins d’être rentiers et donc freelances uniquement pour avoir une occupation, nous nous devons d’être rentables… et pour cela, il faut remplir à bon escient les cases de notre agenda.

Peut-être que cela nous fait plaisir de donner des cours à l’autre bout de Paris, quatre heures par semaine, durant toute l’année scolaire ?

Peut-être avons-nous envie de prendre en charge cette mission de community management, sur site, en 3/5ème,  en oubliant nos autres clients ?

Peut-être rêvons-nous d’écrire un roman, que nous publierons à compte d’auteur et qui nous occupera plusieurs heures chaque jour, pendant des mois ?

Sur ces points, je ne suis pas très « fun » mais j’ai tranché : avant le plaisir, je vise la sécurité… pas le plus facile sans doute, mais le plus gratifiant, quand on y arrive avec un statut instable par définition 🙂

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  1. #1 par Julie - My Little Office le 12 septembre 2011 - 07:44

    Article très intéressant. Je pense qu’il est possible de concilier les deux, en se gardant quelques heures « plaisir » dans la semaine mais que, pour ça, il faut quand même s’assurer une rentabilité.

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    • #2 par Isabelle Prigent le 12 septembre 2011 - 21:16

      Merci Julie. Je n’oublie pas de me faire plaisir, bien sûr (d’ailleurs, le choix de travailler en freelance et de m’épargner déjà la contrainte des transports aux heures de pointe est un plaisir en soir !), mais je veille à ne pas trop me laisser porter par la « liberté » du freelance… qui me ferait spontanément passer beaucoup de temps sur des missions pas rentables…

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  2. #3 par anna le 12 septembre 2011 - 09:07

    Ayant identifié le plaisir comme étant mon « moteur » je suis obligée d’en injecter le plus possible dans tout ce que j’entreprends pour tracer ma voie… et ça fonctionne assez bien 😉

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    • #4 par Isabelle Prigent le 12 septembre 2011 - 21:18

      Tiens, mon moteur serait donc… l’argent ? 😉
      Sérieusement, oui, je pense que pour moi le plaisir est lié à une certaine impression de sécurité… toute relative, évidemment, car sinon j’aurai choisi d’être fonctionnaire !

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  3. #5 par sophie le 12 septembre 2011 - 09:44

    je viens de perdre un projet qui me tenait à coeur pour avoir voulu y ajouter une note de sécurité.
    Il n’est décidément pas toujours facile de trancher.

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    • #6 par Isabelle Prigent le 12 septembre 2011 - 21:20

      C’est à dire ? Pour sécuriser, tu as doublé le tarif ? C’est pas bien Sophie 😉
      Bon, plus sérieusement, ne t’inquiète pas : si le client a tranché sur une question de tarif… ce n’était pas le projet du siècle !

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      • #7 par sophie le 13 septembre 2011 - 08:53

        le tarif n’était même pas en cause. le problème est survenu avec la notion de devis. faut il accepter de travailler avant signature du devis ? je n’avais pas été assez claire sur ce point. pour le projet précédent j’avais commencé quelques ébauches, pour le plaisir, sans éditer de devis. encore une nouvelle leçon.

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      • #8 par Isabelle Prigent le 16 septembre 2011 - 12:46

        Nooooooooon ! Ne jamais travailler avant signature du devis. Il y a trop d’arnaqueurs en liberté… Je l’ai constaté aussi à mes dépends !

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  4. #9 par Laurence Perchet le 12 septembre 2011 - 09:58

    bonjour Isabelle
    Evidemment un freelance bénéficie d’un espace de liberté qui n’existe pas avec le statut de salarié, et qui l’autorise à rêver, dans le bon sens du terme ! Après toutes ces années d’indépendance, je finis par raisonner comme toi. Je ne me suis pas adonnée davantage à une passion (l’astrologie, la peinture, la photo… quoique, la peinture peut être si vers 2005, 2006…) parce que, potentiellement, j’avais plus de facilités à m’organiser qu’un salarié dans mon emploi du temps, et pas de patron sur le dos ! Mais comme freelance, nous avons des clients ! Un freelance peut se faire plaisir plus souvent par « petite touche » dirais-je, dans son quotidien. Mais bien sûr, avant d’organiser du temps pour une passion, il faut d’abord asseoir son activité, prendre ses marques, s’organiser pour ses clients, et après on voit pour le reste…

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    • #10 par Isabelle Prigent le 12 septembre 2011 - 21:24

      Bonjour Laurence,
      En fait, je ne parlais plutôt de la nécessité que je ressens de trancher entre des projets passionnants mais mal payés, et d’autres, moins intéressants a priori, mais plus rémunérateurs 😉
      Mais je te rejoins sur le fait que notre organisation « plus libre » ne me permet pas non plus de consacrer plus de temps à mes passions ou loisirs…

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  5. #11 par Anaïs le 12 septembre 2011 - 16:30

    Rêver ou avoir les pieds sur terre … c’est cornélien !
    Mais aujourd’hui (après 5 ans d’expérience) je répondrais un peu des deux. Comme Laurence, je n’ai pas accordé plus de temps à mes passions par contre, j’ai sous doute gérer différement mes journées.
    Pas plus de temps pour les passions car j’essaye d’avoir une vision à moyen terme et donc anticiper les fins de contrats, et donc démarcher. Le temps qui reste après les missions et la gestion administrative je l’investie sur le démarchage, sur la lecture de la presse pro et sur le dénichage de nouvelles tendances.
    Un gestion différente des journées car j’essaye de mettre à profit certains temps morts pour faire ce que j’aime : lire quelques pages d’un bon roman, faire quelques rangs de tricot. Ce sont des « coupures » qui me permettent de conserver toujours un certain recul sur mon travail.
    Bonne semaine !

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    • #12 par Isabelle Prigent le 12 septembre 2011 - 21:31

      Tiens, ça me fait penser à une remarque faite par mon père à la petite fille très étourdie que j’étais à 6/7 ans « ta tête, dans les étoiles si tu veux, mais tes pieds, toujours sur terre, n’oublie pas »… Ca m’a marquée, et c’est vrai que quand j’ai tendance à partir dans les étoiles (à rêver en écoutant un prospect me parler d’un projet passionnant qu’il me paiera 2 euros si tout va bien dans 5 ans !) je redescends très vite sur terre et privilégie les vrais projets, qui sont souvent tout aussi passionnants, d’ailleurs !
      Concernant ma gestion de mes journées, j’aimerais comme toi pouvoir m’accorder des pauses à 15h si j’en ai envie… mais je crains toujours de me déconnecter des « heures de travail classiques »… donc je ne m’accorde « que » des pauses déjeuner, quitte à passer beaucoup de temps à « flâner » sur Internet, c’est à dire ne rien faire… mais rester à mon bureau !

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  6. #13 par Christine Degioanni le 23 septembre 2011 - 16:42

    Excellente question Isabelle. Je suis sensible à la notion de plaisir au travail, sans laquelle il est difficile, voire, impossible d’être performant. Tout dépend de ce que l’on entend par « rentable ». Est-ce remplir coûte que coûte un agenda, quelque soient les missions ? (je caricature sinon ce n’est pas drôle !). Je ne le pense pas. Sincèrement.
    Je travaille depuis début septembre pour un gros client. Mais un très GROS. Du genre CAC 40 qui fait bien en référence. J’ai accepté 4 mois de mission pour cette unique raison. Je sais faire mais je n’aime pas faire. Et bien, figure toi que je suis déjà épuisée moralement après 3 semaines seulement. Mon compte en banque est ravi mais le prix à payer est exhorbitant. Peut-on durablement tracer son chemin sans se faire plaisir ?

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    • #14 par Isabelle Prigent le 25 septembre 2011 - 20:28

      Bon, moi aussi j’ai un peu caricaturé ! C’est lié à cette réflexion que j’entends régulièrement de la part de salariés « toi au moins, tu peux te faire plaisir ». Dans l’absolu… oui. Mais je suis consciente que privilégier le seul plaisir ne me permettrait pas de gagner ma vie. Il m’arrive, dans des périodes « de creux » d’accepter des missions qui ne me font pas rêver, mais font bouillir la marmite. Cette mission sur laquelle tu travailles actuellement et qui ne t’apporte aucun plaisir, a l’avantage de te permettre de mettre de l’argent de côté, pour privilégier ce qui te fera vraiment plaisir pendant plusieurs mois plus tard, non ?

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