Rédacteur, un métier qui ne peut être délocalisé ;-)

Hé oui, c’est une très bonne nouvelle pour tous ceux dont le coeur de métier est « d’écrire en français » !

J’entends autour de moi tellement de gens me dire que leur métier est menacé : DA, graphistes, webdesigners, illustrateurs sonores, photographes… Leurs prestations peuvent être réalisées dans des pays en voie de développement à des tarifs dérisoires et dans des délais ultra-rapides.

Alors que, à moins que les machines n’améliorent considérablement leurs performances dans les années à venir, il ne sera probablement jamais possible de demander à un Chinois ou un Indien de rédiger pour une poignée de dollars une plaquette publicitaire, une fiche produit, un publi-rédactionnel, un article de presse, une rubrique de site web…

Et pourtant… Les tarifs proposés aujourd’hui par certains titres de presse sont pour rester politiquement correcte, extrêmement bas. Ces supports n’ont semble-t’il aucune difficulté à recruter des personnes qui auront une rémunération horaire brute égale à celle (nette !) d’un baby-sitter…

Où est le problème ? Du côté de l’offre ou de la demande ? Certainement au milieu.
Je le répète : il faut arrêter de se brader ! Si tous les freelances proposent des tarifs corrects (très concrètement, je ne comprends pas comment ceux qui gagnent 10 euros de l’heure et travaillent cinq jours par mois peuvent simplement manger à la faim…) les clients seront bien obligés de suivre !

Ceux qui proposent ou acceptent des tarifs trop bas ne pourront pas continuer… mais ils en entraîneront d’autres dans leur chute !
Ce serait quand même plus intelligent de nous tirer tous vers le haut, non ? Qu’en pensez-vous ?

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  1. #1 par christel le 27 mai 2010 - 08:27

    Bonjour Isabelle,
    Je me sens très concernée par ce type de sujet. Je travaille en presse écrite pour des magazines nationaux et web où je l’avoue les tarifs sont outrageusement bas. Et bien sûr, pas le droit de réclamer… Juste pour info une journée pour un site du groupe Lagardère Active est payée autour de 70€ brut la journée, pour 8 heures pleines à raison d’un post toutes les 20 minutes. Je ne te parle même pas de la vérification des sources de ce qu’on écrit dans ces cas là, bien évidemment, cela passe à la trappe.
    Voilà donc comment bosse aujourd’hui un journaliste. Alors que faire ? Bosser pour des privés où quand on a une certaine expertise dans un secteur permet de mettre du beurre dans les épinards ou piger pour le public où les tarifs journaliers sont beaucoup plus attractifs, une fois la carte de presse obtenue. J’ai bossé pour France TV pendant trois ans. La première année, année où je n’avais pas ma carte de presse, je naviguais à un salaire de smicard et encore !! pour un bac + 5 et 3 ans d’expérience. Bref, je crois que quand j’étais baby-sitter en Angleterre, je gagnais mieux ma vie !
    C’est purement scandaleux mais c’est comme ca. Je pourrai disserter pendant des heures sur ce sujet.
    Pourtant contrairement à toi, je ne suis vraiment pas aussi optimiste et je ressens les effets de la mondialisation tous les jours. Des tarifs encore plus bas que bas, ça existe made in Mayotte ou la Madagascar. Hé oui, l’Indonésie aussi est championne dans l’apprentissage des langues étrangères et offre de splendides possibilités à ceux qui sont capables d’écrire dans une autre langue. Les gros groupes étrangers font appel de plus en plus aux producteurs de contenus pour le web à des tarifs sur lesquels un freelance ne peut s’approcher. J’ai fait une fois l’expérience, stop fini.
    Je crois que s’il n’y a pas une prise de conscience rapide que les pays riches sont en train de se tuer eux-mêmes, on court à notre propre perte. Je sais, ça fait un peu noir comme ca ! Je m’efforce de rester positive malgré tout. J’arrive encore à bosser et n’ai quand même pas grand chose pour me plaindre.
    Le boulot de journaliste est passionnant mais demande un investissement de chaque instant épuisant. J’ai la chance de pouvoir aujourd’hui sélectionner les rédactions où l’ambiance est suffisament saine. Car il n’est pas rare de ressentir certaines pressions du genre : « tu sais si t’es pas bonne ou si tu ne veux pas le faire, j’ai 20 postulants derrière.  » Difficile d’être inspirée dans ces cas-là. Mais bon, personne ne me force à être journaliste… Je suis tout simplement incapable de faire autre chose tant j’adore mon métier et pourrais en parler des heures…
    Mais bon, j’ai quelques papiers à aller écrire…
    Bonne journée,
    Christel

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  2. #2 par laurenceperchet le 27 mai 2010 - 10:55

    Isabelle,
    tu m’as volé l’idée de mon prochain papier ! 😉
    D’un côté, ça me rassure car cela veut dire que les préoccupations restent identiques, à Paris, Lille, Nice, Rouen, La Rochelle, Strasbourg, qu’on soit indépendant depuis un an ou… dix ans.
    Avant de rebondir sur la réponse de Christel qui m’abasourdie littéralement, je voudrais préciser une chose : Oui, l’écriture, ça ne se délocalise pas ! Mais à quel prix ?

    Je voulais commencer mon papier sur le devenir de la prestation tarifaire de la rédaction par ces mots, qu’un patron d’agence de pub m’avait dit en 2000, à l’occasion d’une newsletter que j’écrivais pour son plus gros client, dans le capital risque : « Laurence, on ne vous en demande pas tant ! »

    Ah bon… oui, mais le problème c’est, lui ai-je rétorqué « que j’ai toujours appris à travailler avec rigueur dans mon ex entreprise, et au cours de mes études. »

    En fait lui voulait me dire que je pouvais bâcler un peu le boulot, quitte à me payer moins et à en faire plus à côté. Et moi je voulais faire tout simplement du bon boulot pour son principal client, surtout vu le domaine, le capital risque où on n’écrit pas n’importe quoi !

    J’ai pris conscience du fossé qu’il y avait dans les entreprises sur la question par rapport à ma vision de cette prestation.
    Aujourd’hui, j’ai constaté qu’il y a deux types de clients avec des sous catégories :
    – ceux qui se fichent pas mal du rédactionnel, le confie à l’interne, des salariés qui ne sont pas forcément formés pour ça et qui le font en plus de leur mission. Le cas le pire ! Parfois il y a un vague chargé de com’, mal payé et pas motivé, qui fait avec les moyens du bord…
    – ceux qui sous-traitent à l’extérieur.
    Mais dans cette dernière catégorie, il y a ceux qui veulent du courant, et paient l’heure de rédaction au tarif de la baby-sitter, et ceux qui veulent bien mettre le prix et sont hyper exigeants, et en ont le droit, après tout ! Mais qui finissent hélas, par revenir sur leurs bonnes intentions parce que des journalistes pigistes proposent la moitié du prix l’heure de rédaction par rapport à un consultant indépendant.

    Et là, je rebondis sur la réponse de Christel.
    Je n’ai jamais travaillé pour la presse, même si j’ai parfois été contactée par elle, j’ai dû êre trop cher vu les prix pratiqués… donc uniquement en rédaction d’entreprise et j’ai été souvent en concurrence avec des pigistes comme toi, Christel, et là, c’est une catastrophe !!! Pour moi évidemment.

    Je raconte une dernière anecdote qui va faire réfléchir tout le monde et va mettre en avant le fait qu’on se bouffe entre nous !

    Il y a 3 ans, mon ex boite, avec qui je bossais régulièrement en rédactionnel sur les gros dossiers pour son journal (mon ancien journal en fait assez paradoxalement, celui que j’avais géré pendant 8 ans !), me demande un prix pour un dossier de 4 pages ITV du DG, d’un nouveau DGA + analyse de la nouvelle stratégie de la boite. Bref, au moins 3 jours de boulot plein, peut être même 4 avec les allers retours de corrections : un truc que ne gère jamais un journaliste et qu’il n’appréhende jamais dans ses devis pour les entreprises, et quasiment toujours un rédacteur qui perd parfois jusqu’à une journée de boulot. Tarif 500 euros, soit royalement 166 euros de la journée, le double de ton tarif à 80 euros… un tarif d’ami déjà, avec 50% de charges là dessus !

    Et on m’a rétorqué quoi ? « Laurence, tu as explosé tes tarifs ! J’ai le devis d’une journaliste qui est à la moitié de ton tarif heure. Est-ce que tu t’alignes ? »

    Non. je ne m’aligne pas. Je connais la rigueur de mon client. Pas la journaliste. J’argumente : « qu’est-ce que tu as pour ce prix là ? ». « La même chose que toi ». Evidemment non ! « tu n’auras jamais en rédaction la même chose, c’est une évidence. Moi, je vous connais, la personne ne question ne vous connait pas, et surtout votre niveau d’exigence. »
    OK, l’argument fait mouche ! J’attends.
    Une semaine s’écoule. Mon contact me rappelle :  » bon, désolé, je vais travailler avec un nouveau consultant qui vient de s’installer et qui… s’aligne sur le prix de la journaliste ».

    Donc, c’est bien une question de prix, pas de qualité de la prestation. d’interlocuteur aussi ? Sans doute. Moi, à sa place, je n’aurais jamais fait ça, je me serais battue auprès de ma hiérarchie pour faire passer le meilleur rapport qualité prix.

    Je n’ai jamais plus travaillé avec mon ex boite. J’ai gentiment décliné la proposition de boulot suivant.

    Et j’ai appris par la suite, il y a quelques temps, qu’on ne faisait jamais plus appel à un rédacteur extérieur pour écrire dans la newsletter envoyée aux 1800 personnes du groupe. Qu’on se débrouillait en interne.

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  3. #3 par Benoit le 27 mai 2010 - 11:00

    Bonjour Isabelle,

    Si tu le permets il faudrait pousser le raisonnement plus loin et savoir pourquoi certaines personnes en sont réduit à brader leurs prestations, comme d’autres en sont réduit à brader leur salaire pour travailler. La clé est dans la réponse à cette question. La globalisation et la quasi-suppression de nos frontières (qui est, après avoir été symbole de protection et de sécurité est devenu maintenant synonyme de renfermement, de haine de l’autre etc…) permet aux « acheteurs » de trouver à l’étranger ou en France des personnes acceptant de travailler pour presque rien car ce « presque rien » est pour eux beaucoup.
    Cela pose d’ailleurs un certains nombres de questions morales mais si nous ne nous protégeons pas à nos frontières aussi bien pour la circulation des hommes que des prestations et bien le cout des prestations et des services ne sera pas prêt d’augmenter.

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    • #4 par laurenceperchet le 27 mai 2010 - 11:11

      Cela veut dire aussi Benoît que le métier de rédacteur tel qu’on le conçoit, classiquement, est peut être en train de mourir.
      J’ai vécu encore très récemment un exemple d’un entreprise qui a préféré confier l’intégralité de son projet web à une agence qui lui a expliqué que le rédactionnel, c’était pas si important.

      Mais tu poses de vraies questions. Pourquoi en sommes nous là ?
      Parce que nos métiers ne sont pas réglementés, pas encadrés.
      Cette déviance arrive à la marge dans des métiers archi réglementés comme la sante (ex : les français qui vont se faire faire des soins dentaires dans des cliniques à l’étranger où c’est moins cher), alors nous, n’en parlons même pas !
      Ca va arriver pour le web, plus vite que les web agency françaises ne le pensent.

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  4. #5 par Céline le 27 mai 2010 - 12:26

    La rédaction ne peut pas être délocalisée ?
    Cela m’étonne un peu et comme l’a rappelé Christel, on parle français à Mayotte, Madagascar, en Tunisie…

    Dans mon métier de transcription, c’est aussi la catastrophe. Les auto entrepreneurs (pour la plupart) cherchent à s’aligner sur les prix du « off-shore » : 1 euro la minute (négociable) contre 2 euros ici.
    Les tarifs horaires du télésecrétariat commencent à s’aligner à 15 euros et on voit de plus en plus 10 ou 8 euros.
    Combien de temps dureront-ils, je ne sais pas ? mais le mal est bien là !

    Il est clair que je ne travaillerai pas à ce tarif, mais je réfléchis aussi sans cesse à comment faire évoluer mes activités pour continuer à me dégager une rémunération correcte…

    On n’avait pas prévenu que la globalisation et l’ouverture des frontières signifiaient l’uniformisation des rémunérations ?
    Est-ce que quelqu’un avait compris que les Tunisiens (c’est un exemple) allaient s’aligner sur nos salaires ?

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  5. #6 par isabelleprigent le 27 mai 2010 - 14:13

    Je reviens de RDV et vois que le sujet a fait couler de l’encre !
    Christel, je n’ai jamais été confrontée à la problématique que tu évoques, et peut-être le serai-je un jour ou l’autre.
    Malgré tout – avec un optimisme peut-être naïf – je persiste et signe : la rédaction ne se délocalise pas. Il y a un mot que je n’aime pas du tout et qui pourtant aujourd’hui a une vraie signification pour les communicants (pas encore pour les journalistes, mais ça viendra…), c’est le ROI. Si on reprend l’exemple du rédacteur malgache, je ne pense pas un instant que son travail sur le document dont parle Laurence par exemple, peut avoir la même qualité que celui d’un consultant qui traitera le sujet en France, avec sa vision de la société, ses références qui apporteront une vraie valeur ajoutée au document. Si on veut n’importe quoi, effectivement, il faut le confier à n’importe qui. Si on veut du travail de qualité il faut le confier à quelqu’un de qualifié. Et le donneur d’ordre obtiendra le résultat attendu. Si une société cherche pour sa newsletter du texte pondu au kilomètre, elle trouvera un prestataire pas cher. Mais le mieux serait peut-être de se demander par avance ce que l’on attend de cette newsletter… Des clients, des ventes, des questions d’utilisateurs ??? Un bon rédacteur orientera ses propos de façon à obtenir les résultats attendus.

    Mais aujourd’hui, nous avons tellement peur de la concurrence, d’un 8 euros de l’heure écrit sur un bout de papier, que nous sommes prêts à nous brader. A nous d’être les plus forts et de dire non !
    Il y a plein de comparaisons possibles : pensez-vous vraiment que la fraise d’Espagne ait le même goût que celle de Plougastel ? Non. Elles n’ont pas le même prix non plus. Et ce n’est pas parce que la fraise d’Espagne est partout et pas chère que le producteur de Plougastel va vendre va vendre ses fraises moins cher ! Il trouvera quand même des acheteurs.
    Benoît, tu connais comme moi la problématique de la délocalisation dans le domaine de l’informatique. Tu connais beaucoup de société qui en sont réellement satisfaites aujourd’hui ? Combien de projets sont rapatriés en urgence pour cause de dérive complète ? Avant d’avoir peur de l’autre, il faut avoir confiance en soi, non ?

    Je suis persuadée que la solution est ici, en France : si d’autres se focalisent sur
    la quantité, nous devons plus que jamais axer sur la qualité.
    Céline, les auto-entrepreneurs qui se bradent couleront. Ce n’est pas seulement de leur faute, car ils n’ont pas tous en main toutes les données du problème, mais il faut toujours avoir en tête que le prix facturé, c’est la moitié de ce qui arrive sur notre compte en banque (même si pour un auto-entrepreneur qui débute, c’est la moitié). Je ne crois pas non plus que le secret est de diversfier ses prestations. Il faut proposer ce en quoi on est bon. Et au fil du temps, de devenir le meilleur, ou en tout cas, la personne incontournable pour nos clients. Ce jour là, la problématique du tarif devient quasiment accessoire 😉
    Bon, je pourrais disserter encore des heures, mais je pense vraiment que sur ce thème précis de la rédaction le problème est dans nos têtes. Si on parle de photographie ou d’infographie par exemple, l’heure est grave parce que la même qualité peut être obtenue pour bien moins cher, dans des pays où le niveau est moins élevé…
    Laurence, il y a un hub sur Viadeo « Rédactrices et rédacteurs » animé par Stéphane Bourhis, qui réfléchit aux problématiques d’encadrement de ces prestations.

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    • #7 par laurencperchet le 27 mai 2010 - 14:51

      J’ai été voir ce hub et m’y suis inscrite. Merci Isabelle.
      Il y a d’ailleurs une étude sur les tarifs proposés pour la rédaction. Je me rends compte, au vue du retour enregistrés par l’animateur, que je suis plutôt dans la moyenne haute des fourchettes, et je trouve que je ne gagne pas toujours bien ma vie pourtant, sur ce type de mission.
      Notamment, ce que je regrette, c’est que je ne suis presque jamais citée comme rédactrice (ou très très rarement, quand j’ai la main sur la production finale du document, je mets mon nom dans l’ours !).

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  6. #8 par christel le 27 mai 2010 - 18:13

    J’apprécie également cette conversation écrite qui est fort captivante. Je suis entièrement d’accord sur le fait que nous seuls, pouvons fixer nos tarifs en tant que freelance. Car malheureusement, en journalisme, on dépend d’une convention collective où les tarifs manquent cruellement de réalisme. Au final : de nombreux journalistes vivent avec des salaires avoisinant le seuil de pauvreté. J’exagère mais pas tant que ca. Les médias jouent sur les statuts et refusent de plus en plus d’assumer les véritables tarifs de la presse.
    Pour exemple, les journaux locaux comme la Dépêche du Midi par exemple, que je connais très bien, payent de nombreux journalistes en locale en tarif de correspondants ! Moins contraignant pour l’employeur, ce tarif n’offre aucune protection sociale et une paye insuffisante !
    Je suis entièrement convaincue que seule la qualité fera à terme (mais pendant combien de temps quand faudra-t-il encore résister ?)la différence…
    Espérons-le.
    Christel

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  7. #9 par laurencperchet le 27 mai 2010 - 20:49

    Je comprends votre problème Christel, et la situation étant tendue pour les journalistes, ceux ci sont tentés de marcher sur les plate-bandes des rédacteurs de pub ou d’entreprise, en venant… avec leurs tarifs cassés !
    Sincèrement, ça n’existait pas il y a 10 ou 15 ans.
    C’est ce que j’ai vécu à plusieurs reprises et que je relate dans un post plus haut.

    Personnellement, que je sois en compétition avec un rédacteur qui connait bien le monde de l’entreprise et à des références de journalisme d’entreprise ne me posent aucun problème !
    Mais que je sois en compétition avec un journaliste qui écrit pour le grand public, dans des quotidiens, régionaux ou nationaux, dans un style qui lui est propre, mais qui ne connait pas le fonctionnement de l’entreprise, ses valeurs, sa culture, c’est différent.
    Pour moi, on ne peut pas être des deux côtés à la fois.
    Il y a des formations de journaliste d’entreprise homologuées, certifiées, ce qui veut bien dire que c’est un métier à part entière, différent du métier de journaliste, tout court (ou d’investigation), qu’on apprend dans de forts bonnes écoles comme ESJ et j’en passe !
    Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’aucune convention ne régie le métier de rédacteur, qui est un métier qui relève du statut libéral, on est considéré comme chef d’entreprise, et c’est donc le gré à gré qui joue dans les négociations avec le client.
    Il n’y a pas de minimum syndical en matière de tarification ! Jamais pour un indépendant !
    Je trouve que l’information en quotidien régional est de plus en plus légère. Mais je ne m’étonne plus après vos déclarations Christel, impossible de faire du bon boulot quand on est payé au lance pierre !

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  8. #10 par Céline le 28 mai 2010 - 08:17

    Par hasard, je suis tombée sur cet article :

    Les jeunes journalistes sont contraints de s’adapter dans une presse en pleine crise
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/05/25/les-jeunes-journalistes-sont-contraints-de-s-adapter-dans-une-presse-en-pleine-crise_1362731_3236.html

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    • #11 par isabelleprigent le 30 mai 2010 - 21:41

      Inquiétant, comme bilan… De mon côté, j’ai lu sur Twitter une étude (je n’ai malheureusement pas retrouvé le lien), expliquant que le web offre un nouveau terrain d’expression pour les jeunes journalistes. La question des salaires n’y était pas abordée…

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  9. #12 par Jean-Christophe le 28 mai 2010 - 13:20

    Chère Isabelle,
    Après nos conversations passionnées sur ce sujet, je vois que tu le mets sur le web… C’est bien, nous dépérissons à la façon d’une grenouille que l’on fait bouillir progressivement.
    Il faut lutter, créer des cellules de crise, nous protéger, bref tout reste à faire…
    Un Designer Graphiste qui vous veut du bien.

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    • #13 par isabelleprigent le 30 mai 2010 - 21:39

      Hello Jean Christophe, ravie de te retrouver ici 😉
      Eh oui, ce billet s’est alimenté de nos conversations, d’un rendez-vous boulot, d’échos de droite et de gauche… Pour ma part, je crains que la lutte ne soit vaine, car nous ne nous battons pas à armes égales. Si nous ne pouvons rivaliser sur les tarifs, nous pouvons quand même nous battre sur le terrain de la créativité, de l’adaptabilité, du développement durable… et nous avons toutes les chances de gagner, j’en suis persuadée !

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  10. #14 par Stéphane Bourhis le 26 juillet 2010 - 11:15

    Oui, il reste du travail pour faire reconnaitre les métiers de l’écrit. HUmblement, mon Hub vous est ouvert.

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  1. Tarifs secrétaire indépendante auto-entrepreneur |

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