2035 : la communication à l’heure du développement durable

Ce titre, celui d’un cahier de prospective établi par l’UJJEF, m’a alléchée. Mais en fait, je me suis pour l’instant arrêtée au premier chapitre « le voyage immobile, une nouvelle conception du voyage ».

En quoi un voyage immobile peut-il être un voyage ? Comment peut-on croire que c’est possible ? Quelqu’un a eu un jour  l’impression de revenir de voyage en éteignant sa télé, un soir, après avoir regardé un reportage sur un pays lointain ? Je me suis dit souvent « ça me donne envie d’y aller » et jamais « pas la peine d’y aller, j’ai tout vu ! ».

Est-ce que le fait de ne plus pouvoir voyager m’effraie ? En tout cas, je ne crois pas un instant au « voyage immobile » pour remplacer la rencontre avec d’autres peuples, d’autres coutumes, le fait de manger un plat inconnu dans une gargotte improbable, les heures de marche « pour rien » parce que l’on s’est orienté dans la mauvaise direction, les hôtels douteux où l’on ne dort pas parce que dehors des voitures klaxonnent toute la nuit, l’obligation d’emprunter un âne pour les enfants parce que la marche est trop longue (tout ça, ce sont des souvenirs de l’été dernier en Jordanie ;-)).

J’ai commencé à voyager à l’âge adulte et je ne conçois pas un seul instant que mes enfants soient privés de cette chance extraordinaire. Pourquoi, plutôt que de penser à inventer de nouveaux carburants non polluants pour les avions, on imagine des voyages virtuels ? Il doit y avoir d’autres solutions, quand même !

Ce qui me rassure dans tout ça, c’est que ma maîtresse de CE1 disait, avec l’air d’y croire, que « en l’an 2000, nous serons habillés de combinaisons en plastique, nous passerons nos week-ends sur Mars et nous mangerons à chaque repas des pilules de toutes les couleurs ». A l’époque, rien de tout ça ne me faisait peur ;-), mais heureusement, une trentaine d’années plus tard, on commence à laisser de côté les plats surgelés pour acheter des légumes « frais, bio, locaux », on regarde les étiquettes des vêtements pour ne pas acheter que du « made in China » et on se préoccupe de l’avenir de la Terre, plutôt que d’expérimenter des voyages aux coûts astronomiques vers d’autres planètes !

Je me rassure toute seule ? 😉
Promis, je lis l’intégralité de ce cahier d’ici la semaine prochaine, parce que cela m’intéresse de savoir quelle vision de la « communication durable » y est développée, et je vous en reparle !

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  1. #1 par Jean-Philippe le 17 février 2010 - 11:36

    Tout à fait d’accord ! Moi ce qui me plaît dans le voyage, c’est le fait de voyager, tout simplement, le cheminement, les rencontres sur la route, etc…

    VIrtuel ? Ça, jamais. 😉

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    • #2 par isabelleprigent le 20 février 2010 - 19:39

      Je ne comprends même pas que quelqu’un puisse l’envisager… sauf peut-être si cette personne n’a jamais quitté son canapé 😉

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