5 bons plans pour les auto-entrepreneurs

Et oui, côté auto-entrepreneur, il y a toujours du nouveau, en bien, comme en moins bien ! Petit tour d’horizon :

1. Auto-entrepreneur et portage : Je ne voyais pas, a priori,  l’intérêt pour un auto-entrepreneur de choisir le portage. Et pourtant, il y en a au moins un ! En portage, on est considéré comme salarié, et on peut donc cumuler le portage et une activité en auto-entrepreneur. Intéressant par exemple si l’on décroche une mission à 20 000 euros sur l’année… On fait passer celle-ci en portage et pour les missions ponctuelles, on reste auto-entrepreneur… Et on obtient ainsi un CA parfaitement légal de 52 000 euros sur l’année ! (qui a haussé les épaules en disant « Pff, si c’était aussi simple… ? »!) Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil à ce très bon article de l’entreprise. com.

2. L’auto-entrepreneur n’est pas assujeti à la taxe professionnelle, la taxe professionnelle va disparaître, oui… Mais pour bénéficier de l’exonération, il faut remplir des papiers… J’ai reçu le formulaire hier, juste après avoir lu cette info (ça m’a évité de faire des bonds dans tous les sens ;-)).

3. Auto-entrepreneur sans chiffre d’affaires : attention, vous basculez dans le régime micro-entreprise automatiquement !  Et là, ça ne rigole plus ! Donc, si vous vous êtes déclaré auto-entrepreneur en début d’année, simplement pour être paré le jour où une mission vous tomberait du ciel, il est encore temps de déclarer votre fin d’activité.

4. Pour terminer sur une note positive, une synthèse intéressante pour les Consultants en auto-entrepreneur : 3 étapes pour réussir vos premiers pas

5. Et enfin, parce qu’ils nous ont encore appris plein de choses intéressantes cette semaine, je vous propose de rejoindre, si ce n’est pas déjà fait, la sympathique et fort efficace communauté du salon des Micro-entreprises/Planète auto-entrepreneurs  sur Facebook .

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  1. #1 par Raphaël le 11 décembre 2009 - 13:39

    « vous basculez dans le régime micro-entreprise automatiquement !  »

    Excellent ! C’est gratuit… mais pas vraiment si vous payez pas vous allez payez quand même ! Ça c’est fort, « 12 mois gratuit, si vous payez ! »

    C’est moi, ou il y a quand même un « gros foutage de gueule » derrière ce statut ? Le fonctionnement réelle de ce statut est franchement obscur. Beaucoup vont déchanter… et avoir de mauvaises surprises.

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    • #2 par isabelleprigent le 11 décembre 2009 - 17:26

      Hello,
      Le problème principal avec ce statut, c’est qu’il est récent…
      D’un côté les auto-entrepreneurs ont réalisé un CA inférieur aux prévisions (très optimistes !) de l’Etat, et du coup ce dernier essaie de renflouer ses caisses comme il peut (je n’approuve pas la méthode, soyons clairs !). De l’autre… beaucoup de gens ont choisi « à la légère », le statut d’auto-entrepreneur parce que le formulaire peut être rempli en 5 minutes, sans imaginer qu’ensuite ils avaient le « devoir » de travailler. Les torts sont donc partagés à mon sens, mais effectivement, beaucoup d’auto-entrepreneurs dillettantes vont rencontrer leur insu de vraies difficultés dans les mois à venir, ce dont personne ne peut se réjouir !

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  2. #3 par Pascal CHAUVIN le 12 décembre 2009 - 12:36

    Le statut d’auto-entrepreneur n’est en fait pas si récent que cela. C’est un habillage du statut de la micro-entreprise qui existe depuis bien longtemps.
    Par ailleurs, d’après des indiscrétions de l’URSAFF, si le CA est légèrement supérieur à ce qui est autorisé, il n’y aurait pas d’impact par l’URSAFF.

    Cependant, il faut réfléchir un peu.

    1 – le statut d’auto-entrepreneur est initialement prévu pour ceux (et celles) qui ont déjà un travail et qui veulent travailler plus en gagnant plus… En aucun cas, ce n’était orienté vers les sociétés en création (consultants ou pas). Entre un auto-entrepreneur et un chef d’entreprise comme je le suis, les charges ne sont pas les mêmes, et bien que récupérant la TVA, quand je facture 1.000 € de marge, je ne récupère que 500 € de salaire (au mieux), moins les impôts. ET vous, chers auto-entrepreneurs, combien gagnez-vous ? Est-ce logique ? Et je ne parle pas de la TVA !

    2 – Le statut d’auto-entrepreneur comme statut pour créer une entreprise est une hérésie. En effet, comment créer une entreprise sans capital social, sans investissement en communication (clin d’œil pour Isabelle), sans comptable, sans structure ? Ces sociétés sont pour la grande majorité vouées à l’échec car les analyses ont toutes prouvées que sans capital de départ, sans fond de roulement, sans trésorerie… ne survivent rarement plus d’un an.

    Ma société conçoit des sites internet (si vous venez de la part d’Isabelle, promis je vous fais une réduction) et quand je vois tous ces auto-entrepreneurs qui montent des boutiques en ligne espérant devenir riche, mais qui ont oublié que le stock s’achète et que sans communication un site ne sert à rien… je me demande bien quel est l’avenir de ces personnes.

    Pascal
    http://www.xyloon.fr (Isabelle, tu ne m’en voudras pas pour ce lien j’espère).

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    • #4 par isabelleprigent le 13 décembre 2009 - 12:36

      Bonjour Pascal,

      Comme je le répète souvent, je fais partie des auto-entrepreneurs convaincus de l’intérêt de ce régime… mais pas pour tous.

      1.Quand tu parles « d’habillage du statut de la micro-entreprise », il y a quand même un point essentiel chez l’auto-entrepreneur qui a permis de lever les hésitations de nombreux candidats à l’indépendance (moi-même y compris) : le fait qu’il n’y ait plus d’avance de charges (mais avec la « nouveauté » citée plus haut, cet avantage va très vite disparaître). Effectivement, ce statut avait initialement pour ambition de faire disparaître le travail au noir… Près d’un an après, l’on constate que 40 % des auto-entrepreneurs n’ont pas d’autre activité.

      Ensuite, pour répondre clairement à ta question, bénéficiant de l’ACCRE, lorsque je facture 1000 euros, je récupère aujourd’hui 9 030 euros sur mon compte en banque. Je suis consciente que cela ne durera pas, et réfléchis déjà à la suite. Je choisirai probablement, si les conditions me le permettent, auto-entrepreneur + portage, puis plus tard, EURL ou SARL… Pendant 1, 2, ou 3 ans, j’aurai testé à mon rythme la création d’entreprise, j’aurai perfectionné en permanence mon « sens du business » et serai vraiment armée lorsque je lancerai ma société.

      2. Chez les auto-entrepreneurs, comme partout, certains s’en sortiront, et d’autres échoueront. Mais « la chute » sera moins dure pour les auto-entrepreneurs consultants, car leurs investissements initiaux auront été limités (je mets à part les e-commerçants : je suis d’accord sur le fait qu’être e-commerçant et auto-entrepreneur est très risqué).

      Le vrai scandale, selon moi, c’est que ce statut ait été lancé sans aucun accompagnement (et je ne remercierai jamais assez mon conseiller de l’URSAFF de s’être formé et de m’avoir délivré les bonnes informations au bon moment !), et que au fur et à mesure du (non)-remplissage des caisses de l’Etat grâce aux CA générés par ces gentilles petites fourmis, les informations évoluent, rarement dans le bon sens. Cumuler auto-entrepreneur et ACCRE, c’est très avantageux, basculer d’office d’auto-entrepreneur vers la micro-entreprise parce que l’on est salarié et que finalement on n’a pas eu le temps de prospecter pour trouver des missions, c’est grave, parce que cela n’a pas été prévu au départ, et donc personne n’en a été informé !

      Pas de souci pour le lien, puisqu’il est sans obligation d’achat 😉

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      • #5 par Pascal CHAUVIN le 13 décembre 2009 - 12:45

        Bonjour Isabelle,

        Je pensais créer plus de polémique… flute raté !

        Bien sûr que les consultants pensent à l’avenir. Ils ont l’habitude de réfléchir et d’anticiper… puisque c’est votre métier.

        Il est vrai que l’ACCRE peut sembler positif… pour ceux qui savent vendre, ce qui est ton cas.

        Là où je voulais pointer le doigt, c’est sur deux éléments :
        – la concurrence déloyale des auto-entrepreneurs face aux entreprises grâce à un système très avantageux au niveau des charges ;
        – le fait que ce statut était fait pour ceux qui travaillaient en même temps, ce qui peut expliquer que les CCI aient été dépassées par les questions légitimes des créateurs d’entreprise.

        Mais pour finir par une note positive, je trouve que ce statut est une aubaine pour tester un projet de société.

        Pascal

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      • #6 par isabelleprigent le 14 décembre 2009 - 09:40

        En tout cas, n’hésite pas à donner ton point de vue, l’objectif ici n’est pas que nous soyons tous d’accord 😉
        Quand tu parles de concurrence déloyale, je suis d’accord quand effectivement des auto-entrepreneurs profitent des avantages de leur statut pour facturer à des prix dérisoires. Mais comment vont-ils faire dans les prochaines années ? Augmenter leurs tarifs au fur et à mesure de l’augmentation de leurs charges ? Pas très crédible face aux clients ! Les auto-entrepreneurs que je connais pratiquent les prix « moyens » de leur profession, quel que soit le statut. Ils entrent donc en concurrence loyale avec tous les autres freelances, et garderont ainsi leur légitimité en ne faisant pas évoluer à l’avenir leurs tarifs sur des critères n’ayant rien à voir avec leurs prestations.

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  3. #7 par Raphaël le 14 décembre 2009 - 09:13

    « lorsque je facture 1000 euros, je récupère aujourd’hui 9 030 euros »

    Waou ! T’es forte ! C’est le loto tous les jours chez toi ! ; -)

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    • #8 par isabelleprigent le 14 décembre 2009 - 09:31

      Ce sont les chiffres « officiels arrondis » pour tous les auto-entrepreneurs qui bénéficient de l’ACCRE… à prendre comme une chance pour se mettre sur de bons rails, car effectivement, dès la deuxième année, les charges doublent, et atteignent leur taux « normal » de 21,3 % la quatrième année.

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      • #9 par Raphaël le 14 décembre 2009 - 12:42

        Il manque un 0,

        « facture 10 000 euros, je récupère aujourd’hui 9 030 euros »

        et non « je facture 1000 euros »

        Mais effectivement, les différents niveaux de taxations suivant le statut n’est pas toujours très compréhensible. On peut trouver du Web Design à la maison des artistes ou à l’agessa, avec des taux relativement bas et d’autres qui font le même travail mais en profession libérale avec des taux 3 fois plus élevés.

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      • #10 par isabelleprigent le 14 décembre 2009 - 12:52

        Oups, je suis rouge de honte (et j’ai démontré une fois de plus brillamment mon sens des chiffres ;-))) : il y avait un zéro de trop ! Je facture 1000, je récupère 930… A la maison des Artistes, d’après mes sources les cotisations sont de 15 % (donc inférieures à celles de l’auto-entrepreneur, qui sont je le répète de 21,3 %).

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