5 points de vue sur l' »identité numérique »

J’ai peut-être parfois un peu discours alarmiste sur le thème « il faut faire attention aux informations que l’on laisse en ligne », « Facebook utilise peut-être vos données », etc.
Il y a pourtant un point essentiel que je n’ai pas évoqué  : en ligne (comme dans la vie, d’ailleurs !), il faut être sincère*. Si vous assumez entièrement ce que vous dites et faites, et que c’est visible sur Internet, cela ne posera pas de problème, car vous saurez vous en justifier le cas échéant.
En revanche, si vous êtes un peu « virevoltant », méfiez-vous 😉

Sur ce sujet, trois points de vue :

1.  J’ai beaucoup aimé le billet de Jérémie Juraver, les enthousiastes et les flippés de l’identité numérique : très pragmatique, il prend pour exemple son propre parcours sur le net et remet les choses à leur place !

2.  Jacques Froissant, lui, a donné son point de vue après avoir assisté à la conférence « Droit à l’oubli » de NKM : ne mélangez pas pro et perso. C’est plutôt basique, efficace, mais pas révolutionnaire.

3. Loïc Le Meur, y va « à fond »  sur le site de Cadremploi :  « laissez un maximum de  traces sur le net«  ! A l’ère du web 2.0, en effet, on n’a pas trouvé mieux pour se faire connaître et recruter !

La version « travaillée » de l’identité numérique, autrement dit le « personal branding » offre également des lectures intéressantes :

4. Fadhila Brahimi explique en dix points comment gérer sa réputation sur le net

5. Le site de l’Expansion propose un dossier complet sur ce thème, (dans lequel Fadhila Brahimi est également citée).
* l’écriture de ce billet a coïncidé avec la lecture de ce billet de Jean-Philippe. Rien à voir avec l’identité numérique, c’est ici de sincérité qu’il s’agit, mais je vous invite à le lire également 😉

Bonne lecture !

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  1. #1 par Jean Philippe le 4 décembre 2009 - 07:54

    Merci beaucoup Isabelle pour le lien. Je suis très heureux d’avoir été une petite inspiratiob pour ce billet. 🙂

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    • #2 par isabelleprigent le 4 décembre 2009 - 17:23

      Sachez Jean-Philippe que vos billets sont très inspirants de manière générale 😉
      A bientôt !

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  2. #3 par Aurélie le 4 décembre 2009 - 14:09

    Merci Isabelle pour ce billet encore une fois clair et exhaustif…
    Pour ma part, je fais juste très attention à ne pas réagir sous le coup de l’émotion en publiant quelque chose que je regretterais par la suite.
    Mais de toute manière, il est illusoire de penser que l’on peut tout contrôler, il faut accepter qu’une partie des informations que l’on publie nous échappent, de la même façon que nous ne maîtrisons pas toujours l’image que nous donnons dans la « vraie vie ».

    En revanche, je pense que l’on peut contrôler son personal branding, parce que c’est une vitrine de soi-même auprès de professionnels (collaborateurs, clients, recruteurs potentiels…), d’où la bonne idée il me semble de séparer le pro du perso 🙂

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    • #4 par isabelleprigent le 4 décembre 2009 - 17:36

      Entièrement d’accord avec toi, il est impossible de tout contrôler, mais un pétage de plombs en ligne est susceptible de nous causer plus de problèmes sur la durée, que l’équivalent dans la vraie vie avec un public restreint 😉
      Je ne pense pas non plus qu’on puisse réellement séparer le pro du perso (je n’ai pas retrouvé un billet de Dominique sur le Blog du Freelance où il explique qu’il utilise Facebook de manière pro et perso, et que cela ne le dérange pas).
      C’est pour cela que le terme « sincérité » me semble important. Si on avance en accord avec soi-même, qui pourra nous le reprocher ?
      Si quelqu’un par exemple est membre d’un parti politique et le met en avant, on pourra lui dire « attention, tu seras éjecté d’office par un recruteur qui ne partage pas tes opinions », mais n’est-ce pas aussi une chance d’être choisi par celui qui partage son point de vue ?

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  3. #5 par fbrahimi le 4 décembre 2009 - 21:46

    Merci bcp pour les liens 🙂
    Suis étonnée de voir que certains continuent à vouloir séparer le prof du perso. C’est avant tout un pb de vie privée et de vie publique. Une distinction reprise par le droit d’ailleurs. La loi ne distingue pas le prof et le perso mais le privé et le public.

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    • #6 par isabelleprigent le 6 décembre 2009 - 22:22

      Bonsoir Fadhila,
      Je vous en prie 😉
      J’ai le sentiment qu’avec Internet, la vie privée investit largement l’espace public. C’est pour cette raison que je préfère moi aussi utiliser les termes de « professionnel » et de « personnel » pour catégoriser les informations que je diffuse, même si en effet, la loi ne reconnaît pas cette distinction.

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  4. #7 par fbrahimi le 6 décembre 2009 - 23:10

    Bonsoir
    Vous pouvez avoir du personnel privé et du personnel public. Du professionnel privé et du professionnel public.
    Le tout est de définir ce qui est public et ce qui est privé peut importe si c’est personnel ou professionnel.
    Exemple: vous pouvez avoir une passion en mode public et considérer que votre vie sentimentale est privée.
    Vous avez un projet professionnel public et un business plan privé. Etc.
    Raison pour laquelle la vraie distinction est public/privé.
    Après vous pouvez décider que tous les éléments de votre vie personnelle reste privée ou inversement.

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  5. #8 par JJ le 7 décembre 2009 - 01:17

    Isabelle, ta citation de mon billet m’honore. Quant à l’exemple de la personne qui aurait peur de son activité politique dans la dimension réputationnelle pour le boulot, et bien, c’est exactement l’exemple que je reprends dans mon billet : d’abord je ne vois pas comment on peut avoir une activité militante au stade de l’activisme et chercher à le cacher. C’est techniquement très casse-gueule ! Et puis surtout : convertissons cela en qualité intrinsèque quant à son boulot ! dans la limite du possible, bien entendu).

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    • #9 par isabelleprigent le 7 décembre 2009 - 17:27

      😉
      Il y a en effet une certaine contradiction entre l’activisme et la discrétion !
      Pourtant, je connais des gens « techniquement très avancés », (des ingénieurs en informatique, évidemment !) qui réussissent à garder dans la durée une frontière étanche entre leurs activités professionnelle et militante, en utilisant systématiquement des pseudo. C’est effectivement compliqué, et pas à la portée de tout le monde, donc il vaut mieux se détendre… et assumer, dans la limite du possible, comme tu le dis 😉

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