Portrait : Elisabeth Prigent, traductrice

Quand je vous disais que « Freelance, c’est de famille »… Elisabeth est ma cousine, et elle aussi travaille « en indépendante », depuis 3 ans maintenant.
Je vous laisse découvrir son parcours !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase 

Elisabeth, 34 ans (enfin presque !), traductrice depuis une dizaine d’années  ; je m’efforce de démontrer au quotidien que l’expression « Traduttore, traditore » (Traducteur, traître) est un non-sens et que la traduction est un moyen pour l’auteur de diffuser plus largement son message, donc un vecteur de communication.

Depuis quand es-tu indépendante ?

Au fond de moi : depuis longtemps, je pense, car j’ai toujours aimé pouvoir gérer ma charge de travail comme je le souhaitais, sans intervention systématique d’un supérieur hiérarchique. Dans les faits : officiellement depuis le 1er octobre 2006.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi d’être indépendante ?

Cette idée a rapidement germé après mes études. C’était d’autant plus réalisable que nombreux sont les traducteurs qui travaillent en freelance, c’est d’ailleurs le statut que choisissent la majorité des traducteurs. Mais j’ai d’abord préféré occuper un poste de salarié afin de gagner en expérience au contact d’une équipe. Puis, au bout de quelques années, alors que j’avais la sensation d’avoir un peu « fait le tour » de mon poste en entreprise et que je traversais une période où je redéfinissais mes propres priorités, j’ai décidé de me lancer en indépendante pour enfin faire mes propres choix sur le plan professionnel et arrêter de subir des règles auxquelles je n’adhérais pas forcément.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

J’ai pris la décision de me lancer en freelance d’autant plus facilement qu’une amie a souhaité m’accompagner dans l’aventure. C’est bien connu, à deux, on est toujours plus fort ! Nous avons décidé de monter une affaire ensemble, plutôt que chacune de notre côté : nous avions des compétences complémentaires, notre offre était donc susceptible de toucher une clientèle plus large. Pour créer une structure à 50/50, nous n’avions pas vraiment le choix, nous devions créer une SARL (Lexicae Traduction). Avec ce statut d’entreprise, nous avons naturellement la possibilité de recruter, ce qui nous permettrait en outre de développer plus largement notre activité, mais ce n’est aucunement dans nos projets. Ce « manque d’ambition » surprend souvent, mais l’idée est pourtant simple : le statut d’indépendant procure une certaine liberté que l’on perd dès lors qu’on devient « responsable » de salariés et cette liberté m’est essentielle aujourd’hui. En outre, j’aime la richesse liée à la diversité des contacts entre indépendants, qu’ils soient nos fournisseurs, nos clients ou tout simplement l’occasion de simples rencontres.

C’est quoi, ta journée-type, si ça existe ?

Je n’ai pas vraiment de journée-type, je m’adapte un peu à l’activité du moment. Dans la traduction, les délais sont souvent courts, la réactivité est donc le maître-mot. Quand la période d’activité est dite « normale », disons que je me mets au travail vers 9 heures et je termine vers 20 heures. S’il s’agit d’une période plus chargée, la journée démarre plutôt vers 8 heures et se termine vers… minuit ! Et à certaines périodes, j’en oublie même la notion « semaine/week-end »… par contre, dès que c’est plus calme, j’en profite pour aller me balader, même en pleine semaine !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Avoir presque 44 ans ! Et continuer à faire mes propres choix tout en ayant moins peur de déplaire aux clients… ben oui, quand on est indépendant, on reste toujours dépendant de quelqu’un, et ce quelqu’un, c’est le client ! Et au départ, ça n’est pas toujours évident à gérer. Et puis qui sait, peut-être que dans 10 ans, c’est moi qui ferais traduire mes propres ouvrages ?!! En résumé, si de nouvelles opportunités s’offrent à moi dans les années à venir, j’espère que je saurai les saisir…

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

Croire à fond en son projet et ignorer les commentaires « négatifs », soi-disant bienveillants, des personnes axées sur la sécurité de l’emploi, le salaire fixe qui tombe à la fin du mois, les vacances, les RTT… Il ne faut pas rêver, rien n’est idéal, le statut d’indépendant non plus. Certes, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et encore moins en tant qu’indépendant ; il y a (presque) toujours des périodes de flottement, de creux d’activité, doutes. Il convient donc de savoir s’entourer de personnes compétentes (expert-comptable, juriste…) pour ne pas avoir trop de préoccupations sur le plan juridique, administratif ou comptable, et pouvoir se concentrer sur ce qu’on sait faire. Je conseillerais également de s’ouvrir aux expériences d’autres indépendants, quel que soit leur domaine d’activité, on apprend toujours au travers des autres.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Je suis joignable via le site web de mon agence de traduction, Lexicae (www.lexicae.fr) ou par email à l’adresse suivante : eprigent@lexicae.fr

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