Archive for category Mon métier

Attendre… pourquoi ?

J’ai souvent passé du temps à attendre devant mon téléphone… Il va rappeler ce client, oui ou non ? Bon, allez, je vais le rappeler. Non, pas là, plutôt demain. Le lendemain, j’attendais encore.

Et l’histoire traînait, m’encombrait le cerveau, et quand j’avais une réponse, en général négative (pas de réponse rapide = pas de réponse positive !),  je mettais la journée à m’en remettre.

Avec le temps, j’ai trouvé une solution !
Non, les réponses de mes prospects ne se sont pas toutes transformées en “oui” franc et massif, mais j’ai trouvé une formule que j’utilise systématiquement lorsque j’envoie une proposition par e-mail.

Vous trouverez ci-jointe, comme convenu, ma proposition assortie d’un devis. Je vous laisse en prendre connaissance et vous contacterai en début de semaine prochaine

Et voilà, c’est tout bête, n’est-ce pas ? Mais au moins je ne perds plus de temps à attendre et ressasser “quand va-t-il m’appeler, celui-là ?”. Je n’ai pas non plus peur de l’appeler et de le déranger, puisque le “rendez-vous” était déjà formalisé dans mon mail. 
Si l’on me dit non, je peux éventuellement faire une contre-proposition, ou en tout cas demander des explications précises, le dossier étant très “frais” pour tout le monde !

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Quand on fait peur à son interlocuteur…

Et oui, un esprit brillant, des intuitions fulgurantes et un travail aux petits oignons réalisé à la vitesse de l’éclair (et pour pas cher, évidemment !), cela peut parfois faire peur à un client ;-)
Plus sérieusement, il m’est arrivé plusieurs fois de me retrouver en porte-à-faux face à des prospects :

- une fois, mon interlocuteur venait d’arriver dans la société, n’était pas forcément à l’aise sur le sujet sur lequel il me briefait (mais s’était visiblement vendu comme un expert de ce domaine pour signer son CDI) et me recevait sur recommandation de sa chef, avec laquelle j’ai un ami commun. Il a simplement été odieux et s’est efforcé de l’être pendant toute la mission. C’était d’autant plus ridicule que la réussite de la mission était facilement chiffrable et que je l’ai vraiment réussie. Nous ne travaillerons pourtant plus jamais ensemble, et c’est une volonté bilatérale !

- une autre fois, j’ai été reçue par trois personnes, dont deux ne savaient pas que je venais me présenter pour une mission en freelance… Elles m’ont regardée de travers jusqu’à ce que la première aille aux toilettes (!) et à ce moment-là m’ont demandé “bon, vous venez pour quel poste ?”. Une fois que je leur ai expliqué que je n’allais rien prendre à personne, l’ambiance s’est bien détendue !

- plus récemment, j’ai été reçue par une personne à qui j’avais été recommandée. Je lui ai fait remarquer que nous aurions certainement eu d’autres occasions de nous rencontrer car je connaissais très bien un autre freelance qui travaillait pour sa société et un autre membre de son réseau, son alter ego dans une autre société. Ce qui en général permet d’ouvrir une porte en grand… l’a immédiatement refermée. Je n’ai pas eu la mission, et je ne sais toujours pas pour quelle raison !

C’est quand même désolant de constater que parfois nous ratons des missions… simplement parce que nos interlocuteurs ne se sentent pas à l’aise dans leurs baskets !

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L’entrepreneur A.O.C.

Vous voulez créer votre boîte et vous ne savez pas par où commencer ?
C’est pourtant si simple !

1.  Vous avez peur de la compta ?  Choisissez le portage : O papier, 0 contrainte, l’aspect administratif et comptable est entièrement pris en charge.

2. Vous avez peur de la solitude ? Choisissez le co-working, vous aurez un lieu de travail, avec bureau et collègues assortis !

3. Vous avez peur de ne pas savoir communiquer, vous présenter, définir votre offre ? Pas d’inquiétude, il existe des tonnes de formations qui en une demi-journée et pour 3 francs six sous vous permettront d’être opérationnel.

Si avez ça vous n’êtes pas un entrepreneur… Ah mais oui, il ne manquait plus que l’estampille, l’Appellation d’Origine Contrôlée, pour y ajouter encore un kilo de crédibilité !
Il y a quelqu’un sur le créneau ?

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Quand on n’a pas d’idées, on a des livres !

La veille sur internet, c’est très bien ! Mais j’aime bien aussi aller regarder dans les rayons “livres pro” de la FNAC pour voir ce qui peut m’aider à répondre à certaines problématiques de mes clients, à améliorer mon  savoir-faire, à confronter des points de vue, etc.

En général, quand j’arrive dans ce rayon, j’ai une idée derrière la tête. Par exemple, il y a quelque temps, j’ai acheté un bouquin pratique sur les relations presse, parce que je voulais avoir des infos sur la partie “reporting” – simplement pour optimiser mes documents. Et comme à chaque fois, en plus de ce livre que j’étais venue chercher, j’ai choisi un livre “coup de coeur” : ce fut cette fois “la boîte à outils de la créativité” aux Editions Dunod. J’aime bien cette collection et le titre m’a interpellée : de la créativité sous forme d’outils, c’est intéressant ;-)

En rentrant, j’ai posé les deux livres dans mon bureau. Finalement, mon reporting RP fonctionne bien tel quel, et je n’avais pas besoin de “manger de la créativité” à ce moment-là.

Mais quelques semaines plus tard, une demande d’un prospect, intéressante mais inhabituelle, m’est arrivée. J’étais encore au téléphone avec ce prospect qui m’expliquait sa problématique, quand mes yeux se sont posés sur le titre de ce bouquin, rangé à côté de mon bureau. “Yess !” “C’est d’accord Monsieur, je réfléchis à votre problématique, je vous fais une proposition“. Grâce à mon guide de la créativité, j’ai expérimenté diverses propositions de solutions… et pu proposer à mon client différents axes, avec les recommandations correspondantes. Il a acheté !

La morale de l’histoire : achetez toujours le livre dont vous avez besoin, et celui dont vous avez envie… Ca vous fera gagner certainement du temps, peut-être des compétences et aussi de l’argent !

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Que proposez-vous à vos clients ?

L’un de mes clients “relations presse” m’a envoyé un mail, en me proposant de lancer un communiqué sur une réalisation en cours pour l’un de ses clients. Dubitative, je lui ai dit que le client allait probablement communiquer de son côté et qu’il n’était pas franchement recommandé que l’agence et son client communiquent chacun de leur côté sur le même sujet.

Ce à quoi il m’a répondu “Ah mais le client ne communiquera pas, c’est sûr ! En fait, c’est moi qui lui ai proposé de lancer cette action car je suis persuadé que ça peut très bien marcher. Il a débloqué un petit budget, maintenant c’est à nous de convaincre de l’intérêt de cette démarche. J’imagine d’ailleurs que nous pourrons lancer un communiqué commun à la fin de l’opé“.

Bon, j’espère que c’est assez clair, car je ne peux pas vraiment en dire plus, confidentialité de mes missions obligent. Mais ce que je retiens de tout ça, c’est que de mon côté je REPONDS aux DEMANDES de mes clients. Je ne leur PROPOSE pas grand-chose, en fait. Pourtant, c’était un leitmotiv à l’époque où je bossais en agence “que pouvons-nous faire de plus pour nos clients ?”.

Je réfléchis à tout ça… ;-)

 

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Quand une proposition est perdue… On la recycle !

Je n’aime pas perdre les projets qui m’intéressent et sur lesquels j’ai passé du temps… Nos chers amis les prospects ne se rendent pas toujours compte des efforts déployés pour aboutir à une proposition assortie d’un devis ! Je viens donc de faire l’inventaire de mes propositions perdues depuis un an, en regardant pour chacune ce qui pouvait être applicable à d’autres. Oyez, oyez, par ici on arrête le gaspillage et on recycle :-)
Voici mon stock :

- Une stratégie de veille internet sur la marque employeur (plutôt pour une grosse entreprise)
- Des stratégies relations presse + médias sociaux pour l’univers alimentaire (l’une concerne un produit de niche, l’autre la restauration).
- Une stratégie médias sociaux pour une boutique physique
- Une newsletter pour un réseau de prescripteurs (ce n’est ni de l’interne, ni de l’externe, c’est juste entre les deux)
- Une formation à l’animation d’une page Facebook (initiation pour débutants)
- Un blog déco prêt à l’emploi
- Un accompagnement au déploiement d’un plan de communication interne

Il s’agit bien à chaque fois de propositions complètes, assorties d’un tarif… et prêtes à être adaptées, voire mises en oeuvre immédiatement. Si vous êtes intéressé, contactez-moi !
PS : C’est ma journée “laboratoire”, je suis très curieuse de savoir si ce genre d’offre peut aboutir à de nouveaux projets ;-)

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Freelance, une option pour les débutants ?

Je n’aurais jamais pu devenir freelance à la fin de mes études. Pourtant j’ai fait des études utiles pour mon métier actuel (maîtrise en lettres, puis 3ème cycle en communication), mais à mes débuts, je ne savais rien faire de concret : organiser mon travail de manière efficace, répondre correctement  aux demandes de mes clients, gérer les priorités, avoir une vue d’ensemble qui me permette de proposer une solution appropriée à une demande précise, etc. Tout cela s’apprend sur le tas, et ça va beaucoup plus vite si quelqu’un nous montre l’exemple !

Quand je suis devenue freelance il y a 3 ans, j’ai eu à nouveau l’impression de débuter, car même si j’avais abordé la démarche commerciale en agence, cela ne consistait pas pas à vendre mes compétences, mais celles de mon entreprise. Si je n’avais pas eu la confiance que m’a donnée mon expérience professionnelle de 12 ans, j’aurai vite jeté l’éponge, je pense !

Depuis quelque temps, je suis régulièrement contactée par des étudiants qui me questionnent sur mon métier en freelance. A chaque fois, je les mets en garde en leur disant de ne pas se précipiter tête baissée dans l’indépendance. Pourtant, j’ai l’impression que le contexte de crise (enfin, ça a toujours été la crise dans la communication, où il y a toujours eu beaucoup plus de demandeurs que de postes à pourvoir !) incite les professeurs à proposer cette voie aux élèves.

De mon point de vue, c’est une hérésie pour eux (comment vont-ils se former, avancer, les pauvres ?) et pour leurs clients (quelle dimension de conseil vont-ils leur apporter ?). Bref, cette démarche me laisse profondément perplexe.

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Au bout de 3 ans, mon elevator pitch est au point !

“J’ai 3 domaines d’interventions : le rédactionnel tous supports, les relations presse et le community management”. Avec cette phrase, je peux me présenter auprès de tout prospect en agence, qui comprend très bien de quoi je lui parle et qui, parfois, précise même que c’est “intéressant et bien articulé” !

Si je m’adresse à un client “chez l’annonceur”, je dis que mon domaine de prédilection est l’écrit, et que je peux écrire pour le web ou tous documents print, que je fais également des relations presse et que je propose des stratégies de présence sur les médias sociaux. Je peux également me charger d’animer ces communautés.

C’est très simple en fait ! Et pourtant, il en aura fallu du temps, d’abord pour que je me “spécialise” dans ces domaines, et ensuite, pour réussir à exprimer clairement ce que je fais :-)

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Qu’est-ce qu’une stratégie digitale efficace ?

C’est à peu près la question qui m’a été posée récemment dans une agence où j’avais rendez-vous pour parler de community management.
J’ai commencé par “Euh…”, mais finalement, j’avais plein de choses à dire ;-) . Rien de définitif évidemment, parce qu’une stratégie qui marche aujourd’hui sera obsolète demain, et surtout parce qu’une stratégie efficace est avant tout personnalisée (qui est le client/le produit ?/la marque ?  quels sont ses objectifs…), mais quand même, quelques points que je considère comme le B.A-BA.

1. Tout le monde ne doit pas être présent sur tous les médias sociaux : par ex., il ne sert à rien (ou presque !) pour un groupe du Cac 40 d’aller donner des infos corporate sur Facebook. Si Veolia annonce demain la nomination à sa tête de Jean Louis Borloo, le groupe s’expose simplement à des critiques. Quels intérêt ? Je suis pour la communication interactive et transparente (tous mes chefs d’avant le web 2.0 pourraient en témoigner ;-) ) mais je ne pense pas qu’il faille tendre le bâton pour se faire battre, au prétexte de “le monde a changé”.

2. Il faut avoir une stratégie adaptée au média choisi : pour redonner un exemple “Cac 40″, Société Générale qui parle uniquement de rugby sur Facebook procède finement à mon sens. Elle met en avant son action de sponsoring, et renforce son capital sympathie. Auprès d’une cible réduite, soit, mais c’est une erreur de penser que parce que Facebook est “mainstream” on se doit de ratisser large.

3. Il faut arrêter de penser “nombre de fans”. J’aurais peut-être dû commencer par ça. En même temps, j’ai l’impression que le message est passé. C’est la qualité des interactions qui compte, c’est évident, non ?

4. Il ne faut pas faire reposer une campagne sur un profil. Ex : vous avez réalisé un film mettant en scène une actrice nommée Sophie. Pas la peine de faire croire qu’elle existe en lui créant un profil : si Facebook s’en rend compte, le profil sera supprimé sans préavis ! Il faut donc créer une page, pour un “personnage fictif”. Evidemment, ça limite les interactions, car la page ne peut pas solliciter un profil via une “demande d’ami”, mais c’est mieux que rien !

5. Il faut limiter le recours aux fakes. Ce point pourrait être un “4bis” mais la polémique Orangina de la semaine dernière mérite une explication spécifique. Je ne hurle pas avec les loups en disant “quoi, ils ont utilisé des fakes, on ne fait pas ça, c’est grave !”. C’est grave à mon sens car l’agence Fred et Farid a utilisé les fakes pour tromper ses fans (par ex., pour approuver un post qui recueillait beaucoup de critiques – trop facile !!!).
Il y a pourtant un recours intelligent aux fakes : quand on crée un profil qui vient poser des questions, solliciter des avis, et ainsi relancer le débat. Il ne s’agit pas d’utiliser le fake “en vase clos” pour s’auto-féliciter (il ne faut pas manquer d’air, quand même !!) mais pour justement élargir le thème et orienter les fans vers des pistes intéressantes pour eux, mais qu’ils n’auraient pas explorées spontanément. Je l’ai fait pour un client, avec de bons résultats – bien entendu, cela a été fait en accord avec la marque, après leur avoir bien expliqué l’intérêt de le faire. 
Deux articles pour aller plus loin : ”Quand Orangina nous prend pour des idiots” et “La question de l’éthique” l’édito de Sandrine Plasseraud de We are Social.

 6. Le choix du community manager. Hé oui, une fois élaborée la stratégie social média, il faut se rappeler  qu’il y a un community manager qui va la mettre en oeuvre. Et là, clairement, c’est l’alerte rouge : qui va la mettre en oeuvre ? Si c’est un écervelé à grosse tête (oui, oui, remplie d’air :-) ) qui en est chargé, franchement, c’est mal barré ! Facebook et Twitter ont leurs codes, soit, mais surtout la société a les siens, qu’il faut bien connaître, et enfin la communication a ses règles, qu’il faut respecter. Il faut arrêter de croire que n’importe quel digital native est capable de – bien – prendre la parole sur les médias sociaux !

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Bilan d’un mois de prospection

Avec Céline, nous avons décidé de prospecter par téléphone pour présenter notre offre de relations presse.

Après une demi-journée de “préparation du discours et des supports”, nous nous sommes lancées dans le grand bain, hésitant encore sur la cible. Je me suis décidée pour les PagesJaunes et ai prospecté les SSII de Boulogne Billancourt. Les raisons : j’ai travaillé 9 ans dans ce domaine et Boulogne est tout près de chez moi. Ca n’a absolument rien donné. Le jeudi matin suivant, je me suis rabattue sur annuaire répertoriant des noms de dircom, abandonné dans ma bibliothèque. Bilan, nul. Le troisième jeudi, pour nous redonner le moral (Céline avait testé la prospection “réseau”, sans plus de succès) nous avons testé la prospection sur un salon, celui du Bien Etre et de la Thalasso, Porte de Versailles. Une de mes clientes y était présente et m’avait envoyé des invitations. Nous avons erré dans les allées, peu convaincues par les produits présentés, et un peu apitoyées par la pauvreté de la présentation des stands (comment une société qui se présente sur un salon avec pour toute déco trois slides Powerpoint imprimés en A3 peut-elle investir en RP ?). Bref, on a laissé tomber.

Le jeudi suivant, j’avais trop de boulot, nous avons décidé toutes les deux de reporter notre session à la semaine suivante. Mais la semaine suivante, on a oublié.

Pourtant, notre bilan du mois est à la hauteur de nos espérances ! Nous nous étions en effet donné comme objectif de décrocher 4 rendez-vous et 2 nouveaux clients (des chiffres pris un peu au hasard, mais quand on prospecte, on doit avoir des objectifs !) : en fait, j’ai reçu deux mails (de personnes m’ayant identifiée via Google) qui m’ont demandé une proposition de RP, ai été appelée par une amie d’ami, et Céline a repris contact avec une ancienne cliente… Un mois après notre première séance de prospection, nous avons envoyé 4 propositions,  2 ont déjà été signées, et un premier CP a été envoyé.

Quand je vous dis que parfois, les choses se font “comme par magie” ?;-)

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