4 ans plus tard

Ce blog a quatre ans depuis la semaine dernière, je l’ai commencé au tout début de mon activité en freelance.
S’il ne m’est pas vraiment possible de dresser un bilan de ces quatre années qui sont passées très vite, sans jamais se ressembler, je garde le même cap qu’en 2009 : faire ce qui me plaît, apprendre, faire de nouvelles rencontres et ne jamais me lasser !

Pas de regrets donc, même si j’ai des inquiétudes passagères : ce gros projet qui n’est pas encore signé, celui-là qui a été abandonné et donc la nécessité de toujours me projeter vers "autre chose", ce qui n’est pas toujours facile les matins gris !

Il y a aussi un objectif que je m’étais fixé sans être parvenue à l’atteindre à ce jour : prendre en charge de A à Z  la communication d’une petite PME, en y travaillant régulièrement. Cela me plairait évidemment parce qu’un revenu fixe, c’est toujours confortable, mais aussi parce que j’aime l’idée de m’impliquer sur le long terme en mettant à profit tout ce que j’ai pu apprendre dans mon ancienne vie de communicante généraliste dans des PME, justement. A bon entendeur…

Je vous souhaite une belle semaine !

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Com’ ratée, com’ de crise, rumeurs…

La fin de la semaine dernière a été riche en "situations de communication" plutôt complexes.

1. Carambar annoncé jeudi la fin de ses blagues, qui seront bientôt remplacées par des tests et jeux à vocation éducative. Les réseaux sociaux se aussitôt mis à critiquer cette décision – étrange en effet. Les blagues Carambar sont nulles depuis toujours et c’est justement ça qui est drôle… à tel point que "blague Carambar" est devenu une appellation générique pour toute blagounette qui tombe à l’eau (la préférée de mon fils, c’est : "deux saucisses sont dans un micro-ondes. La première dit "tu ne trouves pas qu’il fait chaud ?". La seconde hurle "Au secours, une saucisse qui parle !!!". Génial, non ? ;-) ).
J’ai adoré les commentaires des lecteurs de l’article du Monde évoquant ce tournant dans l’histoire de Carambar.
La seule solution à mon sens : le dircom sans humour de Carambar doit revenir sur sa décision. Et annoncer aujourd’hui le lancement d’une édition collector des blagues préférées des consommateurs en lançant un grand concours.
Edit 9h09 : je viens de lire sur Twitter que c’était une blague, ça va être la fête dans les cours de récré ;-)

2. Un participant est mort sur le tournage de Koh Lanta. Une cellule de crise s’est réunie à TF1 et la décision la plus logique a été prise "on arrête tout, on verra plus tard si on reprend la saison prochaine". Effectivement, ce qui s’est passé est grave, mais en aucun cas la chaîne n’est responsable – c’était le premier jeu, le premier jour de tournage, le candidat avait passé avec succès les tests médicaux. Est-ce que dédier la saison à la mémoire de ce candidat aurait été une solution ? Peut-être, mais elle n’aurait pas été admise par les commentateurs de médias, qui se posent systématiquement en juges et auraient vu dans la décision de la chaîne de poursuivre le cynisme d’une télé-poubelle uniquement soucieuse de remplir les caisses.
Je note qu’il y a aussi chaque saison 7 millions de téléspectateurs – dont la plupart sauraient être parfaitement respectueux de la mémoire d’un jeune homme décédé en participant à un jeu qui le faisait probablement rêver. Bien entendu, je ne connais pas tous les tenants et aboutissants : les autres candidats ont peut-être fermement annoncé qu’ils quittaient le tournage, la famille du jeune homme a peut-être demandé que l’émission ne soit pas diffusée.
Pour aller plus loin, cette analyse intéressante du Nouvel Obs.

3. Les réseaux sociaux ont annoncé hier la mort de Bachar El Assad. Ne pouvant vérifier cette rumeur, les journaux occidentaux n’ont pu que la relayer, toujours en parlant de rumeur et de réseaux sociaux… Aujourd’hui, les médias traditionnels sont systématiquement devancés par les réseaux sociaux. Le journaliste qui vérifie est précédé par Monsieur Tout le Monde qui affirme sans savoir. Je ne sais pas si c’est mieux ou moins bien qu’avant, mais je pense que la chasse au scoop n’est plus un métier de journaliste. La presse écrite, audio et télévisée est en train de devenir la "commentatrice officielle de l’info vérifiée". Le monde change, ma bonne dame ;-) . Bonne semaine à vous !

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La tenue du livre comptable…

Aurais-je imaginé, même dans le pire de mes cauchemars, qu’un jour j’assisterais à ce type de formation ? Eh bien je l’ai fait, la semaine dernière !

En fait, depuis le début de l’année, j’ai changé de statut, je suis désormais "profession libérale". L’auto-entrepreneur, complété ponctuellement avec le portage, c’était bien, mais je me suis dit qu’il fallait que je m’installe "dans la durée"… même si le choix d’un nouveau statut s’est avéré plutôt compliqué !

Bref, j’en reparlerai à l’occasion. Toujours est-il que comme je prône "chacun son métier", j’ai décidé de confier ma compta à un expert du domaine. Après un rendez-vous d’une demi-heure, j’ai pris conscience de ma totale nullité en matière de chiffres et même de vocabulaire : impôts, fiscalité, trésorerie, relevé bancaire, rapprochement comptable… aïe, je n’y comprends vraiment rien, je n’arrive pas à m’y intéresser, mais je déteste me sentir totalement incompétente !

Quand le centre de gestion agréé recommandé par l’expert-comptable m’a envoyé la liste de ses formations gratuites, j’ai donc coché "tenue du livre comptable" et me suis rendue à la formation, pas franchement zen.

Bon, nous étions 8 et je n’ai pas senti que les autres participants avaient les idées plus claires que moi sur le sujet. Faire sa compta, c’est pénible, inintéressant, probablement très long quand on n’y connaît rien… En plus, si vous faites une erreur, même par méconnaissance, c’est tant pis pour vous, on vous accusera d’avoir fraudé. Donc, s’il y a bien un domaine dans lequel il faut savoir déléguer, selon moi, c’est la com’, euh, la compta aussi ;-)

 

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Manque de créativité ou de moyens ?

Après un après-midi passé à explorer les sites internet d’un certain domaine d’activité de la com’ (pas la peine de citer ce secteur, je suis persuadée que la même analyse peut se faire dans pas mal de domaines), je reste sidérée par la pauvreté  rédactionnelle, comme visuelle, de l’ensemble des sites.

Ils sont tous "différents" (de qui, au juste ?) mais ont tous les mêmes valeurs ("l’humain au coeur du dispositif" – si l’humain était à ce point une préoccupation, tous les salariés de la Terre seraient heureux au travail !), ils nous assomment sous des textes pondus au kilomètre  (si l’on ne juge que de la quantité de mots, c’est riche !) mais qui n’expriment que des banalités vues et revues.

Les photos proviennent toutes de la même banque d’images (ah, le "serrage de mains", ah "les collaborateurs Benetton tout sourire"…), beaucoup de sites sont encore en full Flash (ils n’ont pas besoin d’être référencés ?) et je ne parle pas des musiques choisies pour agrémenter la visite et qui ne font qu’arracher le tympan…
Les petites icônes Twitter et Facebook sont souvent présentes en home page, mais lorsqu’on clique dessus, ce n’est pas pour suivre la société sur le réseau social concerné, mais pour signaler sur notre compte que l’on a visité cette page (ou comment faire croire qu’on y est en n’y étant pas ???).

Pourquoi cette médiocrité ? Parce que ces entreprises n’ont pas les moyens ou l’envie d’investir ? Ou pire, parce qu’elles ne se rendent même pas compte de la nullité de leur communication en ligne ?

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Les contrats longue durée pour les agences, les actions ponctuelles pour les freelances ?

A chaque fois que je suis mise en concurrence avec une agence – ce qui n’est finalement plus si rare – il s’agit de demandes de prestations longue durée. 1 an. Comme je le disais hier, la plupart du temps, je perds.

C’est très compliqué je trouve, en étant freelance, de gagner ce type de contrat parce que j’ai l’impression qu’en face de l’agence on est seulement l’option "pas chère". Notre souplesse, notre adaptabilité, notre réactivité, nos compétences et notre expérience… ne pèsent pas lourd face à la proposition d’une agence, dans le cas où son tarif serait à peu près égal au nôtre.

Et pourtant (je généralise, je sais qu’il y a des agences – certaines de celles avec lesquelles j’ai travaillé, d’ailleurs, qui sont très sérieuses), si aujourd’hui une agence accepte des missions d’un an, certes, mais calibrées autour d’interventions de 2 à 4 jours/mois (ce qui représentait avant la crise "des clopinettes" et ne méritait pas la simple lecture du brief il y a quelques années…), c’est parce que les temps sont durs et rarement par intérêt réel pour le projet. Il y a donc de fortes chances que votre interlocuteur soit :

- un stagiaire en fin de mission, qui sera remplacé bientôt par un autre
- un débutant (je ne critique pas, j’ai été débutante, mais aujourd’hui, j’estime qu’à tarif égal, mes 16 ans d’expérience devraient faire la différence)
- le consultant pas motivé qu’on ne met plus sur les sujets "vraiment importants".

Vous serez donc considéré comme la 3ème roue du carrosse, celui dont on regarde le numéro s’afficher en disant "hum, je le rappellerai la semaine prochaine" ou "zut, y’a plus personne ici qui connaisse son dossier, à celui-là".

Bon, faut-il que j’en rajoute sur la démonstration pour vous expliquer que faire appel à une agence, c’est bien, mais c’est forcément mieux quand on en a les moyens ?
Un freelance qui sera enthousiasmé par votre projet sera a priori toujours plus créatif, force de proposition, présent, impliqué… pour répondre au mieux à vos demandes, d’autant plus que pour lui, vous serez un "gros" client.
Qu’en pensez-vous ?

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Toute prestation est adaptable

Toujours dans la rubrique "parfois les clients sont bizarres", il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir des demandes pour des contrats annuels parfaitement claires "aujourd’hui, nous faisons tout seuls, nous avons besoin de sous-traiter, par manque de temps et pour donner enfin de la régularité à nos actions". L’entretien se conclut donc par "merci de m’envoyer votre proposition pour un an".

Souvent, je précise quand même dans ma proposition le tarif pour 6 mois, quand le client ne m’a pas du tout paru conscient des coûts à engager, ou quand j’ai moi-même un doute sur sa capacité à financer les actions de communication sur un an.
La plupart du temps, je ne gagne pas le projet. Oui, dans l’inconscient collectif, les freelances ne sont "pas chers" donc probablement, un contrat d’un an avec plusieurs jours de travail par mois ne devrait pas excéder au total 5 000 € ;-) (ce sera l’objet d’un autre billet très bientôt !).  Quand je demande au client pourquoi il a choisi soit de ne rien faire (l’option la plus courante), soit de confier la mission à un autre prestataire, il me répond que ma proposition sur un an lui a semblé d’un coût trop élevé, donc il a choisi 1/un stagiaire 2/sa femme (pas si rare…) 3/un professionnel qu’il connaît déjà et qui lui propose une facturation au coup par coup…

Dans les cas 1/ et 2/, je m’incline de bonne grâce, je ne peux lutter  ni contre le low cost, ni contre… l’affectif (!), mais dans le 3ème cas, je fais grrr… Dois-je systématiquement proposer un devis à options ? Certainement. C’est en tout cas ce que je vais faire à la prochaine demande d’un contrat d’un an – mieux vaut gagner "une partie" d’une mission longue, que rien du tout, non ?

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Parfois c’est simple

Je rencontre régulièrement des clients ou prospects complètement désemparés parce qu’ils "doivent" communiquer – sur leur projet, leur société, leur produit – mais ne savent pas du tout comment s’y prendre. Ils ont souvent longuement hésité avant de faire appel à "l’externe" (moi en l’occurrence, mais je suis persuadée que la plupart des freelances de la com’ comprennent bien de quoi je veux parler).

Leurs questions récurrentes :

  • Créer un blog, pourquoi ?
  • Mettre en place un site internet, comment ?
  • Etre présent sur les réseaux sociaux, que dire ?
  • Se former, avec qui et pendant combien de temps ?
  • Calculer le ROI des actions mises en oeuvre, comment ?
  • Faire de la veille, où ? Avec quels outils ?

La plupart du temps, la réponse peut leur être fournie directement en RDV. Ensuite, la réalisation consiste en 2 à 3 jours de conseil + 1 journée de formation s’ils souhaitent prendre en main leurs outils.
C’est simple et pas si cher !

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Pas de budget, pas de projet !

C’est plus évident que le bizarrement célèbre "pas de bras, pas de chocolat", non ? ;-)

Et pourtant, je reçois régulièrement des mails de gens qui me parlent de leur projet en me précisant qu’ils n’ont pas de budget…

Qu’imaginent-ils ? Que ma "liberté de freelance" va me permettre d’arbitrer en faveur d’un engagement bénévole ?  Dans l’absolu, j’aimerais bien aider plein de gens à réaliser leurs projets… mais je dois avant tout être rentable.
Donc, je ne réponds jamais "oui" à un projet sans budget.

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"Tout va bien mais…"

J’ai croisé la maîtresse de grande section de mon fils, qui m’a demandé comment se passait son CP. Je lui ai répondu "très bien, il adore lire, ça se passe très bien avec sa maîtresse", elle me répond qu’elle en est ravie et qu’en effet, elle avait déjà eu de bons échos. Plutôt que de mettre fin à l’échange sur cette note positive, j’ajoute "... mais il écrit très mal, vous vous rappelez, l’année dernière, vous me l’aviez déjà fait remarquer" et elle "ah oui, le soin n’est pas son fort". Et là je me suis mordu la langue très fort en me disant "Vraiment, ce n’est pas possible ! Tu ne peux pas te contenter de dire et penser que tout va bien quand c’est le cas ????".

J’ai décidé de supprimer le mot "mais" de mon vocabulaire, de réfléchir avant de parler (oui, parfois il vaut mieux éviter d’être spontané !) et de tourner les choses de manière positive. C’est un exercice compliqué pour moi, car même si dans "la vie de tous les jours" je suis une foncière optimiste, j’ai aussi une sale tendance à la perfectionnite aiguë pour tout ce qui concerne le travail, qui fait que jamais (ou presque) je ne pense que j’ai répondu exactement à la demande, parfaitement bouclé un dossier, bien fait un boulot… Je veux toujours que ce soit "mieux que mieux".

Et mon défaut rejaillit déjà sur le travail de mon fils.  Récemment, je lui ai fait recommencer ses lignes d’écriture et il a jeté son cahier en criant "la perfection, c’est ce que tu exiges de moi en permanence". J’ai sincèrement pensé qu’il exagérait. Mais en fait non. Je demande aux autres ce que j’exige de moi-même, mais parfois c’est trop.

Le bon côté de tout ça ? On a toujours des choses à apprendre et des comportements à améliorer ;-) .  J’ai du pain sur la planche !

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A quoi sert un plan de com ?

Encore une question qui m’a été posée lors d’une formation !

A priori, si les plans de communication existent, c’est qu’ils ont une potentielle utilité, n’est-ce pas ?

A mon sens, un plan de communication est utile quand on a défini sa stratégie, pour l’articuler avec les outils, le calendrier, les ressources et le budget correspondants.  En général, les ressources (vous avez absolument besoin de recruter un journaliste d’entreprise pour rédiger cette nouvelle newsletter quotidienne !) et le budget ne vous sont pas accordés par un coup de baguette magique, il faut aller les défendre chez son responsable… Et là, votre discours convaincant, illustrant un plan de communication clair et précis,  devrait être une bonne base de négociation !

N’oubliez pas non plus de mettre en place des tableaux de bord… A la fin de l’année, si vous présentez des résultats positifs sur l’ensemble des actions mises en place les mois précédents, vous serez d’autant plus crédible pour demander une augmentation… de votre budget com’ !

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