Ca fait longtemps que je n’avais pas fait allusion ici à la newsletter Management du Journal Du Net !
J’avais laissé de côté cet édito du 4.11.09, de Pascal Abel, Directeur Associé de sefairepayer.com, pour en reparler « le jour où ». Nous y sommes ! Il y évoque trois risques encourus par tous les créateurs d’entreprise.

Les impayés :
« Plus de 70 % des TPE et auto-entrepreneurs déclarent avoir des problèmes de recouvrement importants« . Je ne sais pas d’où il tient ce chiffre énorme, qui s’il est vrai, me semble particulièrement inquiétant. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que tous les projets sont réalisés en l’absence de contrat, sans précision de la date de paiement ? Dans ce cas, il est urgent de suggérer à M. Novelli d’ajouter au remplissage du formulaire « je veux être auto-entrepreneur », la réussite au QCM « le B.A-BA » de l’entrepreneur !

Les clients toxiques :  
Pascal Abel explique également qu’il est fondamental d’identifier les prospects et clients « toxiques ». Seulement, j’en ai parlé récemment, on ne peut faire confiance qu’à l’intuition pour cela, et si l’intuition était un facteur rationnel, ça se saurait ! Bon, on va dire que l’expérience favorise l’identification immédiate du futur client à problème, mais justement, c’est bien là le souci quand on se lance !

Faire attention à ses marges :
« Il est, de plus, important de garder à l’esprit qu’une structure naissante doit conserver un niveau de marge rentable. Les prix pratiqués doivent donc être définis par l’entrepreneur et non le client qui aura tendance à négocier en expliquant qu’il prend un risque… »
Cela me semble également une vérité de la Palisse… mais je crains que cet argumentaire ne soit réellement bâti sur des cas réels. J’avais été très étonnée, par exemple, de constater qu’une infime minorité d’auto-entrepreneurs étaients inscrits fin 2009 sur les sites de la Fédération des Auto-entrepreneurs et du Syndicat National des Auto-Entrepreneurs. Si la création d’entreprise est totalement improvisée, pas étonnant que la relance des impayés, la gestion des clients, comme la définition des tarifs, le soit aussi !

Et vous, que pensez-vous de cela ?

En France, nous sommes hypocrites. Ce n’est pas notre faute, c’est une tradition ;-) . Nous considérons que l’argent est sale, et que faire la charité, c’est très bien.
Et pourtant, l’économie solidaire, c’est mieux, non ?

La semaine dernière, j’ai assisté à la conférence donnée par Muhammad Yunus (lire l’article de Youphil)  au Grand Rex, où il était invité par Danone Communities. J’ai été la première à trouver incongrue sa présence au côté de Franck Riboud. Et pourtant, si les financiers/ceurs n’existaient pas, le modèle du micro-crédit n’aurait pas pu être développé, et le Prix Nobel de l’Economie n’aurait jamais été décerné au Pr Yunus…

En France, traditionnellement, l’argent est sale, et tout ce que l’on fait de « social », doit être bénévole. Pourquoi ? Je ne vais pas aller chercher des explications alambiquées dans la morale judéo-chrétienne ni dans l’histoire de notre pays, mais c’est un fait et c’est finalement très embêtant. Parce qu’il est très difficile aujourd’hui en France d’être solidaire sans être charitable, durable sans être bénévole.
Les mots de Franck Riboud « bien sûr, les investissements faits au Bengladesh permettent à leur bénéficiaires de gagner de l’argent. Sinon ce serait de la charité, et la charité n’est pas durable » ne sont pas ceux d’un démagogue, mais ceux de quelqu’un de parfaitement sensé…

Quand je vois passer toutes ces annonces d’associations et même d’entreprises impliquées dans le développement durable qui cherchent des bénévoles, je me dis que ce modèle va devoir être revu rapidement, sous peine de rester inefficace et peu crédible.
Qu’en pensez-vous ?


« Bons plans » n’est pas le dénominateur commun de toutes les infos de la semaine, je vous laisse dénicher les intrus ;-)

1. Soutenez www.widoobiz.com, la Radio utile des TPE/PME. La radio n’est pas encore lancée, mais son objectif est intéressant :  accompagner les entrepreneurs dans la création et le développement de leur entreprise, avec des informations pratiques, immédiatement applicables. Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur site. 
Perso, je travaille en silence, et même si j’ai un fond sonore (les travaux de mes voisins en ce moment, par exemple !), quand je suis concentrée, je n’entends rien, donc je les écouterai… pendant mes pauses !

2. L’exemple de greenwashing (énorme ! ) de BN : cette pub a fait l’objet d’échanges intéressants sur le forum Communication du Développement Durable de Viadeo cette semaine. Franchement, prendre les enfants pour des imbéciles à ce point-là…
Le pire, c’est qu’ils persistent et signent avec un deuxième film , expliquant comment BN résoud le problème des retraites (rien que ça !). C’est peut-être un exemple d’humour au 36ème degré… mais moi, ça me donne envie d’acheter plutôt des Pépito !

3. Une interview du couple fondateur et dirigeant de BenchMark Group. J’étais ravie de lire cet article, car vu de l’extérieur, je trouvais cette réussite exemplaire : je suis une lectrice assidue de plusieurs de leurs newsletters, de très bonne qualité selon moi, les dossiers sont des références et… j’ai lu aussi les commentaires. Ca me laisse un peu déconfite. Qu’en penser ? Malheureusement, c’est un des « problèmes » liés au web 2.0 : le texte dit blanc, les commentaires noir, et au final, on en déduit que tout est gris, faute d’arbitrage objectif :-(

4. Les cadres souhaitent pour 2010 que l’entreprise porte ses efforts sur… la communication interne (étude Viavoice, janvier 2010) ! J’en suis à la fois très surprise et très heureuse. Même si la fonction communication interne est parfois très gratifiante en entreprise car vous pouvez avoir un retour immédiat sur les actions mises en place (vous avez les salariés « sous la main » alors que les clients sont plus loin…), elle est très souvent frustrante (« hein, y’a un journal interne dans cette boîte ? », « pff, l’intranet, j’y vais jamais ça sert à rien » ou « ta newsletter, j’la lis pas, c’est une ode à la direction » – du vécu, bien entendu !). Donc si les cadres se rendent compte qu’elle est importante, c’est déjà un grand pas !

5. Mieux vaut être un homme, jeune, riche et bien portant : je partage à 100 % ce point de vue de Juliette Fauchet pour 01 Net. Bien entendu, on évoque ici le monde des études et de l’entreprise. Sur le plan de la famille, en revanche, j’ai bien compris que la place des hommes n’était pas toujours clairement définie ;-)   

Bonne lecture et bon week-end !

Mes clients ont tous des parcours et des personnalités différentes, nos prises de contact sont intervenues dans des contextes très variés… mais ils partagent tous des points communs essentiels selon moi : politesse, respect et savoir-vivre.

Récemment, j’ai obtenu un rendez-vous à la suite d’une petite annonce publiée sur Twitter, à laquelle j’avais répondu. La personne m’a contactée dans l’heure au téléphone et s’est montrée particulièrement enthousiaste concernant ma proposition. Nous nous sommes vus quelques jours plus tard, et au bout de dix minutes, alors que je disais « si nous travaillons ensemble… », il m’a coupée d’un  »ah mais, c’est décidé, nous travaillons ensemble ».

Je suis sortie de ce rendez-vous plutôt satisfaite (un nouveau client, ça fait toujours plaisir) mais avec une sorte d’appréhension. Tout cela ne me paraissait pas franchement sérieux. Rien de précis n’avait pu être dit concernant ma prestation, ni même ses attentes. J’avais posé de nombreuses questions, auxquelles aucune réponse n’avait été apportée.
J’ai donc décidé de fignoler le contrat en me disant « au moins, s’il ne me paie pas, j’aurai un recours ». C’est bien la première fois que j’envisageais avant même le début d’une collaboration que je n’allais pas être payée !
Concernant le projet, j’ai rédigé un premier document d’une page, lui ai envoyé, l’ai modifié en fonction de ses remarques, ai expliqué que je n’irais pas plus loin sans contrat signé et… j’ai reçu quelques heures plus tard un coup de fil laconique, expliquant qu’il avait décidé de travailler avec quelqu’un de « moins cher et plus expérimenté dans le domaine en question ». Cela une semaine après notre premier rendez-vous.

Si cela m’a plus qu’agacée sur le coup (jamais mes tarifs - élevés pour cette prestation, c’est vrai et c’était volontaire -, ni mon expérience – relativement courte dans ce domaine -  n’avaient été remis en question lors de notre précédent rendez-vous, pas plus que je n’avais été avertie de la mise en concurrence avec d’autres prestataires), une demi-heure plus tard, tout allait bien : un autre prospect me contactait pour me dire qu’il avait pris connaissance de mon devis, qu’il était intéressé et qu’il souhaitait auparavant me confier une autre mission, plus urgente et dont il avait omis de me parler lors de notre rendez-vous.

Bref, tout est bien qui finit bien, mais… lors de mon prochain rendez-vous avec un « prospect suspect », comment devrais-je réagir ?

Comment fonctionnez-vous dans un contexte similaire ? Envisagez-vous une collaboration « à contre-coeur » ou expliquez-vous tout de suite que vous n’êtes pas intéressé ? Et si vous avez eu plusieurs fois de mauvaises intuitions dans un contexte similaire, se sont-elles toujours vérifiées ?

Ce fut un vrai plébiscite pour Madmagz vendredi dernier ! C’est vrai, s’il est conçu pour tous les communicants, l’outil est révolutionnaire pour les freelances rédacteurs (et photographes ;-) ) qui vont pouvoir ainsi proposer des journaux et magazines clés en main à leurs clients.
J’ai connu Youssef par son blog, je le suis sur Twitter. Il m’a envoyé le communiqué de lancement de Madmagz et j’ai tout de suite flashé sur cet outil, que je vous ai donc évidemment présenté dans « les bons plans ». Après lecture de vos commentaires, je l’ai sollicité pour un portrait, et il m’a répondu très vite ! Merci Youssef !

Prénom, métier, âge et parcours en une phrase ;-)

Je m’appelle Youssef, j’ai 39 ans et, après des études à l’ESC Rouen, j’ai effectué une carrière de cadre dans le marketing et commercial, dont la plupart dans le Web.

Depuis quand as-tu créé ta société ?

J’ai créé ma société, La fée du Net, en décembre 2008.

Pour quelles raisons as-tu choisi  de créer ton entreprise ?

Le goût du risque et de l’indépendance, la nouveauté et le potentiel du projet.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

SARL. Lorsqu’on a des associés, ce qui est mon cas, c’est le statut le plus simple pour démarrer.

C’est quoi, ta journée-type , si ça existe ?

Boulot de 7h à 23h :-( . Mon luxe : la sieste après le déjeuner… pour mieux bosser !

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?Ma société a été un succès, je l’ai revendue et je poursuis d’autres passions.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer  ?

Il faut bien réfléchir, car c’est dur, ce n’est pas à la portée de tout le monde. Mais, en même temps, il ne faut pas trop réfléchir si on sent qu’on en est capable ! De toute façon, l’investissement financier est généralement abordable et, quoiqu’il arrive, on en ressort meilleur et plus fort.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

Blog
Profil Viadeo
Profil Linkedin
Twitter
contact@madmagz.com.

En réponse  à mon billet sur « l’entreprise et les femmes »,  Raphaël avait expliqué que les hommes étaient eux aussi confrontés à certaines problématiques… dans le domaine familial ! Je lui ai proposé d’en parler ici. Voici donc son billet. Merci Raphaël ;-)
(NB : Et si vous souhaitez faire de même, n’hésitez pas à m’envoyer vos articles, je me ferai un plaisir de les publier !)

Ce billet est un commentaire approfondi au billet d’Isabelle sur «l’entreprise et les femmes».  Effectivement, on évoque souvent les difficultés que peuvent rencontrer les femmes pour trouver un équilibre entre l’entreprise et la vie famille, mais très rarement la position des hommes par rapport à leur famille. C’est pourtant, pour moi, deux choses qui sont profondément liées, j’y reviendrai par la suite.

Personnellement, je travaille en freelance depuis près de 10 ans et je m’organise de manière à pouvoir m’occuper de mes enfants et de la vie famille quotidiennement. J’accompagne mes enfants à l’école ou dans leurs loisirs et m’occupe régulièrement des courses et de la cuisine.
Et il y a des jours où j’ai franchement l’impression de passer pour un extraterrestre ! Cela passe par des détails : lors de l’inscription à la cantine, on demande à ma femme un justificatif comme quoi elle travaille ; moi, rien… A la sortie de l’école, une mère qui demande à mon fils ce que je fais comme travail, sous-entendu «il est chômage ? le pauvre…», ou de manière plus positive des amies s’adressant à ma femme «Tu as de la chance toi, ton mari est là pour t’aider !»

Pour confirmer, ce que l’on constate facilement, à savoir que les hommes passent plus de temps en entreprise et donc moins en famille, il faut regarder les statistiques de l’INSEE . Chez les cadres, la durée de travail est de 1 930 heures/annuelles pour les hommes contre 1 700 pour les femmes (en temps complet, 230 jours/an). Soit une heure de plus en moyenne par jour pour les hommes.

En France, il y a une pression sociale forte pour rester au travail. Il faut faire acte de présence, «sous surveillance», notamment chez les hommes qui n’ont pas «l’excuse» d’aller chercher les enfants. Accessoirement, cela explique aussi le faible développement du télétravail en France. Cette situation paternaliste ou scolaire est, à ma connaissance, une particularité française. Dans le monde anglo-saxon ou même en Allemagne, la journée de travail se termine à l’heure dite. Rester tard est signe de lenteur et de désorganisation.

Travailler en freelance permet d’éviter ces pressions sociales liées à un trop gros attachement affectif à une entreprise. On délimite mieux les deux mondes. Le travail est défini à chaque fois par une mission, un prix et un contrat. Si vous êtes présent dans les locaux d’une entreprise, c’est pour une raison donnée, une réunion, une séance de travail. Une fois le travail fini, vous repartez et tout le monde trouve ça normal. Cela me paraît plus sain comme relation.

Les articles parlent souvent du «plafond de verre» que les femmes ne peuvent pas franchir en entreprise, mais il faudrait surtout faire descendre les hommes de leur estrade. Déjà, comme se le demande Isabelle, tout le monde n’a pas pour seule ambition de siéger au Comex, même chez les hommes ! La parité dans les entreprises est souvent évoquée pour les salaires et les postes à responsabilité, mais ce n’est que le petit bout de la lorgnette. Il faudrait appliquer la parité, dans les deux sens, à tous les domaines : du congé parental, aux retraites, à la garde des enfants en cas de divorce,…

Par exemple, le congé paternité actuel est ridicule : deux semaines, et encore pas toujours prises. Sur deux semaines, il y en a une consacrée à la garde des enfants pendant que la mère est la maternité avec le nouveau-né, et juste une ensuite, pour l’aider quand elle revient à la maison. C’est plus que court ! En Suède ou au Danemark, le congé est d’un an à partager entre la mère et le père avec beaucoup de souplesse. Cela permet au père de s’approprier son rôle, de trouver sa place dans la famille et par rapport à ses enfants. Par la suite, il poursuit naturellement ce rôle et il ne devient pas le papa «qui rentre tard le soir, parce qu’il travaille».
Et à partir du moment ou l’équilibre famille/entreprise est respecté pour chacun, j’ai l’impression que l’on résoudrait beaucoup de disparités.

J’ai la chance d’avoir trouvé cet équilibre, mais encore une fois j’ai plus l’impression d’être une exception. Je vois mal, aujourd’hui, comment j’aurais pu faire cela en étant salarié. Bizarrement, il existe de nombreux réseaux de femmes qui se battent pour diverses causes, généralement pour «prendre» la place des hommes dans les entreprises, mais jamais pour «libérer» un peu de place aux hommes dans les familles !

Pour conclure, je vous propose un petit test : proposez à votre conjoint (ou conjointe) de faire «père au foyer» à plein-temps. Voyez sa réaction, imaginez la transition, la réaction des enfants, de l’entourage… J’aimerais bien connaître le résultat !

Sous quelle échéance le secteur de la communication aura-t’il intégré le développement durable ?
C’est l’une des questions posées par Alice Audouin, Anne Courtois et Agnès Rambaud-Paquin dans leur livre « La communication responsable / La communication face au développement durable » (Eyrolles).

Pour tenter d’y répondre, elles ont réuni les membres d’Adwiser autour d’une table ronde pour évoquer… 2020 (cette table ronde date de 2008).

Parmi les points abordés :

- le contexte économique et sociétal
En 2020, les effets du dérèglement climatique seront plus tangibles. La problématique de l’accès à l’eau potable sera récurrente sur tous les continents. Les prix du pétrole et des matières premières continueront de croître face à la raréfaction de l’offre. Des vagues migratoires et des conflits liés à l’accès aux ressources se multiplieront.
Les organisations politiques et économiques commenceront à s’adapter. Le problème des réfugiés climatiques sera au coeur des discussions internationales.
Les normes environnementales se seront généralisées.  L’offre de produits « verts » se sera développée. On vendra davantage de services et les entreprises intégreront la fin de vie des produits dans leur modèle économique.

- Le marketing et la « société des consommateurs »
La société civile aura pris conscience des enjeux environnementaux. La consommation responsable ne sera plus l’apanage d’une minorité de militants ou de consommateurs « éclairés ». Les labels éthiques et environnementaux seront encadrés et davantage réglementés. Certaines entreprises verront leurs revenus souffrir du manque de certification environnementale de leurs produits.
L’usage dictera l’achat : on cherchera le mieux, le durable, le pratique.
Le durable gagnera en attractivité.
L’information deviendra primordiale.

Elles concluent sur le fait que le secteur de la communication reste à la traîne mais que les agences auront fait d’ici à 2020 un grand pas vers le développement durable, en précisant que « la communication doit assumer sa fonction en tant que centre d’expertise, de création et miroir vivant de la société. Elle s’adaptera aux enjeux du développement durable. »

A la lecture de la conclusion de ce livre, je me dis simplement que les choses ont avancé beaucoup plus vite que prévu. En France, le Grenelle de l’Environnement, les reportages télévisés, les échos de Copenhague… tout cela fait que le citoyen est devenu plus responsable. Effectivement, la communication ne l’a pas précédé mais suivi… même s’il reste encore des hordes de gens à convaincre, une multitude de gestes à s’approprier.
Mais de mon côté je n’ai aucun doute sur le fait que d’ici à 2020, la communication, et les consommateurs, auront considérablement revu leurs positions et intégré les pratiques liées au développement durable.
Et vous ?

Plusieurs découvertes intéressantes cette semaine :

1. Madmagz : c’est un outil en ligne qui permet de créer des magazines, puis de les publier au format Flash (feuilletage en ligne) ou papier. La version en ligne est entièrement gratuite.
 J’ai jeté un coup d’oeil, c’est vraiment bien fait et facile à utiliser (contrairement à certains logiciels sur lesquels je me suis arraché les cheveux !). L’intérêt pour un freelance rédacteur ? Pouvoir proposer une solution de journal interne ou de magazine client clé en main à ses clients, tout simplement !

2. Le télétravail, un levier du développement durable. Bah oui, on le savait, mais maintenant c’est le Syntec qui le dit dans un livre blanc. Freelances, nous travaillons pour la planète !

3. Droit de la com’ : un nouveau blog passionnant qui traite du droit dans la publicité. Y sont abordés notamment le greenwashing, la nudité, la publicité comparative… Je vais le suivre de près, il aborde des thèmes sur lesquels nous nous posons tous des questions, en tant que citoyen ou professionnel.

4. Le développement durable est une problématique qui intéresse 54 % des porteurs de projets selon le magazine Durabilis. Bravo, yapluka…

5. Découverte hier sur Twitter, cette initiative intéressante : le lancement de soirées autour des réseaux sociaux. Ces rendez-vous existent déjà à Londres, le premier Tuttle Paris aura lieu jeudi prochain. J’y serai, et vous ?

La Directrice de la Communication d’Orange est destituée. Je ne connaissais pas cette personne, je n’ai donc aucun avis à donner, ni sur elle, ni sur la façon dont elle travaillait. Mais je suis solidaire de tous ces communicants « qui portent le chapeau » quand un PDG se trompe (le mot est faible en l’occurrence).

Didier Lombard est un ingénieur. On peut donc facilement  supposer qu’il est plus à l’aise avec les chiffres qu’avec les lettres, avec les ordinateurs qu’avec les hommes. Je parle à nouveau de quelqu’un que je ne connais pas, donc mon avis n’a que la valeur générique des suppositions.

Je ne comprends pas que cet homme, au moment des suicides chez France Telecom, ait pu parler de « mode » devant les médias (la mode est éphémère, un suicide est définitif… Utiliser des mots légers dans des circonstances graves, forcément, cela marque les esprits). On ne peut pas s’exprimer de cette façon devant des journalistes lorsqu’on a auparavant échangé avec sa dircom. Et pourtant, ce mot malheureux a été qualifié par Didier Lombard de  « couac de communication ».

C’est donc à la communicante, dont les conseils n’ont probablement jamais été écoutés, de porter la responsabilité des mots que son dirigeant a prononcés.
Un petit (gros) couac du patron et puis s’en va… Classique, mais vraiment injuste !

Dans la rubrique « les amis de mes amis sont mes amis », voici le portrait de Stéphanie, qui m’a été chaleureusement recommandée par Aurélie. A la lecture de ses réponses ci-dessous, je me suis déjà découvert de sérieuses affinités avec elle ! Cela se confirmera sans doute très bientôt, car nous avons convenu de déjeuner ensemble prochainement pour faire connaissance « de visu » !

Prénom, métier, âge, et parcours en une phrase

Je suis Stéphanie Brossard, j’ai 38 ans, je dirige ma propre structure aujourd’hui « SB Conseils Force de Vente Externe » dans le secteur du Tourisme, après 15 ans d’expérience en compagnie aérienne, dans le domaine de la négociation commerciale, le marketing et la communication et après avoir suivi le cursus de l’ESMA (École Supérieure des Métiers de l’Aéronautique).

Depuis quand es-tu indépendante ?

Je suis indépendante depuis un an. Après avoir mûrement réfléchi mon projet professionnel pendant deux ans.
 
Pour quelles raisons as-tu choisi d’être indépendante ?

Parce que je souhaitais être libre, j’avais une féroce envie de travailler pour moi, de ne plus dépendre d’une hiérarchie, d’être pleinement responsable de mon activité (si cela fonctionne ou pas, je sais pourquoi, et je sais aussi qui est responsable).
Je pense aussi que j’avais besoin de travailler autrement, car le monde  actuel du travail dans l’entreprise ne me convenait plus.

Quel statut as-tu choisi ? Pourquoi ?

J’ai choisi le statut de la S.A.R.L  à associé unique. C’est un nouveau statut qui est avantageux au niveau des charges.

C’est quoi, ta journée-type, si ça existe ?

Je n’ai pas vraiment de journée-type, seul le rythme donné par le planning de mon fils la charpente. J’emmène mon fils de 10 ans à l’école, le matin est souvent réservé  au travail de bureau, lecture de mails, call-conférences, contrats, prospections, veille marketing…
Le déjeuner et l’après-midi sont consacrés aux rendez-vous clients et aux missions.
Je récupère mon fils à 18h00 et je continue à travailler à mon bureau pendant une heure.
J’ai la chance d’avoir installé mon bureau à la maison, dans une vraie pièce, ce qui est pour moi un grand confort et une grande flexibilité. Ce rythme me convient très bien.

Si tu te projettes dans 10 ans, tu imagines quoi ?

Beaucoup de choses !
Être à la tête d’une entreprise florissante, avoir choisi mon successeur qui me permettrait de piloter à distance  installée au soleil les pieds dans l’eau…

Quel conseil donnerais-tu à un « free qui se lance » ?

De foncer, de se lancer… pour ne pas avoir le regret plus tard, de ne pas avoir essayé.

As-tu un site, un blog, un profil Viadeo, un mail qui permettrait d’entrer en contact avec toi ?

J’ai un profil Viadéo, un blog en construction et un mail sbrossardconseils@gmail.com

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